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EAN : 9782818043561
192 pages
P.O.L. (03/01/2019)
3.1/5   25 notes
Résumé :
Entre Lawrence et moi, il y a au moins ceci de commun qu'à un peu plus d'un demi-siècle de distance, nous avons passé l'un et l'autre une partie de notre enfance à Dinard. » Et Jean Rolin s'attache, dans ce nouveau livre, à partager un petit plus encore avec celui que l'on a appelé Lawrence d'Arabie...
En partant sur ses traces, aujourd'hui, au Moyen Orient. En 1909, l'année de son vingt et unième anniversaire, T. E. Lawrence, qui n'est pas encore « d'Arabi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Entre Lawrence de Ned et moi, il y a au moins ceci de commun qu'à peu près d'un demi siècle de distance, nous avons passé l'un et l'autre une partie de notre enfance à Dinard. Je ne connais pas le Crac des Chevaliers, ma femme oui. Lorsque sa famille illégitime s'y établit, Dinard était au fait de sa gloire. Je l'ai visité, il y a longtemps avec mes grands parents. Avant ou après st Malo. Je ne dispose que des 7 piliers de la sagesse. C'est le 2ème livre de jean Rollin que je lis après le pont de Bezons. Il est aussi fils de médecin militaire. Ah Lawrence d'Arabie avait il les yeux aussi bleu que Peter Otoole. Je n'ai jamais visité sa tombe dans le Dorset pourtant , je le souhaitais. 7 palmiers si hauts plus haut qu'à L'os Angeles. Les mâchicoulis en boîte m'étonnent a Lattaquie. Tous les commentaires et critiques sont déjà faits . Certains aiment, pas d'autres.
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Jean Rolin fait partie, comme Jean-Paul Kauffmann, de ces journalistes qui écrivent mieux qu'un certain nombre de romanciers professionnels. Et la réalité dépassant parfois la fiction, leurs récits surpassent fréquemment les créations de leurs cousins auteurs. "Crac" (pourquoi avoir adopté cette graphie ambivalente plutôt que "krak", plus répandue me semble-t-il, ni l'auteur ni l'éditeur ne l'explique) aurait pu être sous-titré "Dans les pas de T.E. Lawrence". Avant d'accéder à la gloire militaire sous le nom de Lawrence d'Arabie pour son rôle dans cette région du monde pendant la Première Guerre mondiale, Lawrence avait en effet rédigé une thèse sur les châteaux forts édifiés par les croisés au Moyen Orient huit siècles auparavant et pour ce faire avait parcouru (à pied, principalement...) la région afin d'observer de visu la quasi-totalité des forteresses franques. Jean Rolin, tout comme Lawrence, a passé une partie de son enfance à Dinard mais, non content de retrouver les plages de la côte d'Émeraude ou les villas Belle Époque que le jeune Lawrence avait pu connaître, il a eu envie de revoir les paysages et les monuments vus et décrits par l'étudiant en histoire dans sa thèse et sa correspondance. Évidemment, en 2017-2018, la situation dans la Syrie de Bachar el-Assad est plus compliquée que celle de ce morceau de l'empire Ottoman au début du XXe siècle. Jean Rolin, au cours de son périple, a souvent été "accompagné" par des soldats plus ou moins amènes et serviables, et le passage de certains checkpoints s'est révélé délicat. Son récit, néanmoins, revenant régulièrement aux écrits de Lawrence et à ceux afférents d'universitaires ou de chercheurs, et bien que très factuel – c'est le moins qu'on puisse attendre d'un journaliste –, est constamment irrigué par un humour léger qui en rend la lecture tout à fait plaisante.
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C'est avec La ligne de front, en 1988, que l'auteur de ce billet découvrit Jean Rolin. Dès les premières lignes de son récit, sous-titré "Voyage" (il y a donc un trentaine d'années !), il sut qu'il l'accompagnerait volontiers sur les chemins du monde,sur terre et sur mer, vu son goût des bateaux.
Peu de chances avec lui d'aller visiter des contrées riantes, touristiques ou à la mode. Son monde est désolé, incongru, hostile, ravagé par toutes le plaies d'Égypte, plein de révolutionnaires, de bandits armés jusqu'aux dents ou d'autochtones indifférents sauf à la misère qui les cerne, jusque dans les proches banlieues de notre capitale. L'homme traverse le globe comme une ombre, de l'Arctique au Tropiques, l'oeil aux aguets, toujours là où on ne l'attend pas.
Il restitue au lecteur des scènes prises sur le vif, souvent drôles, mais aussi tragiques. Cet écrivain est un photographe de guerre sans appareil photo, doté d'un art de l'instantané à la Robert Capa. Avec une attention et une affection particulière pour les oiseaux, dont il sait (en latin) tous les noms, pour les chiens, de préférence errants, pour les bateaux, de préférence cargos, dont il suit les allées et venues comme les trainspotters anglais espionnent les mouvements ferroviaires.

Pourtant, dans ses incertains voyages, ses pérégrinations sont exactement documentées. On peut le suivre à la carte. Et c'est un monde différent que l'on découvre dans sa trace. Si l'on ajoute à cela une connaissance méticuleuse de l'histoire du pays parcouru, évoquée par éclipses, comme pour donner de la profondeur de champ à l'image, on commence à mieux connaitre ce compagnon de voyage avec lequel l'ennui n'est jamais au rendez-vous, puisqu'il sait nous enrichir de riens.

Crac, dernier opus de Jean Rolin, est surplombé par les remparts des forteresses mythiques des Croisés, les fameux Kraks, et les souvenirs archéologiques de Lawrence d'Arabie.
De Lawrence, on retiendra plus ses exploits vélocipédiques en France que ses aventures militaires au Moyen Orient. Son désert mythique n'a plus fière allure. Traverser aujourd'hui ces paysages mitoyens de pays en guerre, mités par d'improbables constructions toujours inachevées quand elles ne sont pas détruites par des bombardements, est une aventure cernés de périls difficiles à identifier. On y retrouvera notre lot de véhicules blindés -ou d'un luxe incongru (Porsche Cayenne)-, de chiens errants jaunâtres se disputant avec des corbeaux à queue courtes, endémiques des régions désertiques et amateurs d'acrobaties aériennes, de kalachnikovs pétaradantes pour le combat comme pour la fête. On notera enfin, sans s'en étonner outre mesure, la préférence de notre auteur, assez souvent illustrée dans ses écrits précédents, pour des boisson plus revigorantes que le maté que l'on s'obstine à lui faire boire tout au long de son périple et dont on a la chance qu'il ne l'ait pas interrompu pour cette seule raison.
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C'est une lecture extrêmement plaisante et riche que nous offre Jean Rolin avec "Crac". Comme dans "Le traquet kurde" avec, comme point de départ, la présence insolite d'un oiseau du Moyen-Orient sur les pentes du Puy de Dôme, le prétexte à l'aventure, qui est cette fois-ci la baignade à Dinart, peut sembler anodin. Mais en apparence seulement. Car Jean Rolin quitte rapidement la Bretagne pour vagabonder au Moyen-Orient et suivre le jeune Lawrence d'Arabie sur les traces des fortifications laissés par les Croisés, dont le fameux Krak des chevaliers. Cette promenade est conduite dans une prose élégante et limpide, avec des propos fort documentés et une bonne dose d'humour et d'ironie. Sous ses faux airs de promeneur dilettante, Jean Rolin fait passer énormément d'informations, de connaissances, effectue des va-et-vient entre les époques, établit des liens curieux ou inattendus entre ses visites ou ses rencontres et le contexte politique actuel qui est celui de la guerre comme à l'époque des croisades. Mais il n'est pas dupe. Ancien grand reporter, il trace sa route, discute, écoute mais n'avale pas toutes les couleuvres qu'on lui sert. Il relativise, observe avec légèreté et humilité le tragique de la vie, donne sa propre vision du réel, prend du recul et porte son regard sur la nature, un paysage, des oiseaux. Restant dans la veine du "traquet kurde", Jean Rolin nous passionne et excelle dans l'art de parler de choses très importantes avec d'autres apparemment secondaires ou dérisoires. Tout cela donne un charme unique à ce petit livre.
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Jean Rolin nous emmène sur les pas de Lawrence d'Arabie, au début du XXème siècle, à la découverte des châteaux érigés par les croisés, que ce soit les Templiers ou les Hospitaliers, entre le Liban et la Syrie. Jusqu'à présent, je n'avais pas été convaincu par les quelques livres lus, de Jean Rolin. Cette fois-ci, je suis conquis. Il m'a fait faire un voyage culturel formidable qui m'a permis d'approfondir mes connaissances sur cette période des croisades, étudiée il y a bien longtemps de façon très superficielle.
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critiques presse (1)
LeDevoir
25 février 2019
Écrivain vagabond, reporter, lauréat du prix Médicis en 1996 pour « L’Organisation », moins romancier que son frère Olivier Rolin, il y a longtemps que Rolin nous fait le récit informé et minutieux de ses déambulations.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
...en compagnie de deux soldats en treillis et de deux moukhabarat en civil, le plus jeune des seconds, et le plus inquiétant, vêtu uniformément de noir, ce qui, outre ses cheveux gominés, lui conférait une ressemblance fortuite avec John Travolta, mais un Travolta avec qui personne n'aurait envie de danser.

Page 115
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Sur le plateau où un siècle plus tôt, dans la neige, gisaient les cadavres raidis de soldats turcs, on est en train de monter un parc d’éoliennes, certaines sont déjà érigées, d’autres encore couchées au sol, en pièces détachées, et tout cela évoque une réunion de géants qui aurait mal tourné.
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Videos de Jean Rolin (58) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Rolin
Auteur d'une trentaine d'ouvrages publiés entre 1980 et 2022, lauréat de plusieurs prix (notamment Médicis, Albert-Londres et Joseph Kessel), Jean Rolin est un observateur minutieux du réel qu'il transcrit dans une écriture d'une rare précision, à la frontière entre le documentaire et la fiction. le monde qu'il évoque a toujours un cadre spatio-temporel bien déterminé : ses romans, nouvelles, récits de voyage, reportages, chroniques et essais portent un regard acéré et ironique sur des lieux aussi divers que les côtes turkmènes de la mer Caspienne, les transports en commun de la région parisienne ou les cafés-théâtres de la Pologne pendant l'état de guerre.
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