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EAN : 9782072844942
304 pages
Éditeur : Gallimard (29/08/2019)

Note moyenne : 2.89/5 (sur 32 notes)
Résumé :
«Bigarré, vertigineux, toujours surprenant, tel demeure le monde aux yeux de qui en est curieux : pas mondialisé, en dépit de tout. Venu du profond de l’enfance, le désir de le voir me tient toujours, écrire naît de là. Chacun des noms qui constellent les cartes m’adresse une invitation personnelle. Ce livre est un voyage à travers mes voyages. Digressions, zigzags, la mémoire vagabonde. Visages, voix, paysages composent un atlas subjectif, désordonné, passionné. Le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Levant
  25 septembre 2019
Je me suis accroché jusqu'à ce que je lise à la page 115, de la part de l'auteur lui-même, Olivier Rolin : "je sens que je perds des lecteurs". Là, effectivement, j'ai lâché prise. En terme scientifique, le module de la force centrifuge a dépassé celui de la force centripète. le lecteur-électron de la galaxie librairie-de-quartier que je suis a été éjecté : Extérieur monde.
Objectif atteint, ne resteront que les plus forts, les vrais, ceux qui sont capables de s'accrocher au noyau de la planète Rolin, de rester concentré dans la tourmente. Je me suis accroché à tout ce qui pouvait passer à ma portée. Mais non. Il a eu raison de moi. Je ne suis pas de taille à suivre le globe-trotter dans ses pérégrinations extraites en fouillis des soixante carnets d'une vie de sédentaire de l'instabilité.
Après la page 115, j'ai papillonné. J'ai certes retrouvé quelques situations et paysages connus au hasard, page 227. Sarajevo. J'ai un peu bougé moi-aussi, mais je n'ai pas été jusqu'à lire Les Misérables au Pôle nord. En fait je n'aime pas me faire brinquebaler. Je préfère tenir le volant.
J'ai eu encore quelques tressaillements nerveux, mais quand on m'a demandé ce que je lisais, et que je n'ai su dire si j'étais au Soudan, à la Terre de feu, dans une librairie de Shanghai ou les bras d'une colombienne, alors là j'ai expiré.

Depuis les cieux où j'ai retrouvé le calme, j'adresse mes plus vifs regrets aux Éditions Gallimard et à Babelio, les remercie vivement pour m'avoir adressé cet ouvrage dans le cadre de l'opération masse critique. Je fais quand même le serment d'y revenir, mais à petite dose. J'aurai alors l'impression de tenir le volant.
Enfin chapeau quand même. Je confirme, le monde est trop petit pour lui. Extérieur monde.
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Kickou
  25 octobre 2019
Olivier Rolin se défend d'avoir écrit ici ses mémoires, il nous dit faire des digressions ; certains lecteurs n'y trouveront pas leur compte, moi, si. D'abord il y a une écriture ; élégante et précise, vivante et poétique, bref un style. Puis il y a un ton ; quelque chose d'à la fois désenchanté, mélancolique mais qui s'émerveille malgré tout, du monde, qui s'en étonne toujours. Les chapitres et tout le livre semblent décousus, passant du coq à l'âne (certains ne verront que cela). Pourtant s'il faut faire une métaphore ce serait plutôt celle du fondu-enchaîné cinématographique, car Olivier Rolin est cohérent, il retombe toujours sur ses pieds, ce fatras est parfaitement maîtrisé. Ainsi, le récit commence aux Açores et se termine là aussi, entre temps le lecteur aura suivi l'auteur en Russie, au Soudan, en Chine ou en Afghanistan, des endroits pas très touristiques en général. Il aura pérégriné, rencontré des femmes et des hommes, surtout des femmes, souvent de simples passantes comme chez Baudelaire (et aussi chez Brassens). Rolin aura bavardé, devisé à propos des auteurs qui l'ont marqué (B. Cendrars, L. Durrell, F. Pessoa, M. Lowry, H. Michaux ... (je ne cite que certains qui me touchent aussi)), de l'écriture, de la littérature, de la politique et de la philosophie, du monde tel qu'il va, du temps qui passe, des saisons et de l'Histoire ... Il utilise beaucoup les parenthèses - digression oblige - d'ailleurs page 124 une parenthèse se referme qui n'a pas été ouverte ! Coquille ? (l'inverse aurait été plus dans l'esprit du livre, enfin ;-) .Parfois Olivier m'agace un peu : page 246 toute une citation en espagnol puis une autre en anglais ! (c'est quoi ? du Hugues Aufray ?) Et page 248 « comme j'aime les femmes d'Asie », oh ! Olive ça ne te ressemble pas, ce pluriel-indéfini ! Mais soit ; 3 pages qui minimisent mon engouement pour ce bouquin, au final c'est peu, non ? Et puis il y a cette citation de J.L. Borges en exergue - je simplifie - : La somme des voyages, des rencontres, des lectures... d'un homme, forme à la fin une sorte de portrait de lui (comme ces photographies-patchwork (il doit y avoir un terme plus technique mais je ne le connais pas)), mais pas des mémoires s'il vous plaît ! Alors 4.5*. Allez, salut et bon voyage.
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Conseildes4
  19 avril 2020

Ceci est une fiche de lecture qui a été réalisé dans le cadre d'un comité de lecture ayant envoyé une délégation pour le prix Goncourt de Belgique, basé sur ce modèle
Résumé, scénario, intrigue (plan ?)
• Intérêt de l'intrigue ?
• Suspense ?
• Émotions ?
• Inventivité de la composition ? structure générale ?
• Cohérence de l'intrigue, fil rouge éventuel ?
Genre
• Présence/intérêt de codes (lesquels ?), cassés ou non ?
• Clichés ?
Personnages principaux
• Aspects physique/sociologique/psychologique + quête, rôle dans l'intrigue : diversité ? complexité ou vision trop manichéenne ?
• Crédibilité ? effet miroir éventuel ? Attachement ?
• En lien avec l'objectif du roman ?
• Liens avec personnages secondaires ?
Personnages secondaires
Idem
Gestion du temps, choix des narrateurs, points de vue…
• Alternance ?
• Flash-back…
Cadre spatio-temporel et social :
• Époque ?
• Décors bien décrits ?
• Permet l'évasion, fait voyager…
• Rayonnement de la francophonie ?
Thèmes principaux :
D'abord les repérer, ensuite les questionner :
• Originalité ?
• Humour ?
• Modernité/ actualité, en lien avec société d'aujourd'hui ?
• Dimension sociale ? message ?
• Engagement ? idéologie ?
• Réflexion philosophique ?
• Complexité./. public cible éventuel ?
Titre + couverture + 4ème de couverture
• Originalité ?
• En lien avec contenu ?
Écriture/Style/ Dimension esthétique :
• Contemporanéité ? fluidité ?
• Rythme ? Ponctuation ?
• Figures de style ?
• Adéquation ou décalage entre vocabulaire/contenu ou prise de parole des personnages ? Effets ?
Moment préféré/passage marquant ?
Faiblesses ?
Vision trop manichéenne, deus ex machina, banalité…
Jugement personnel/prix possible ?
DEBUT DE LA CRITIQUE
Alors, comme ce livre est un peu atypique comparé aux 8 autres de la liste, je pense qu'il est préférable de commencer la fiche de lecture dans le désordre.
Alors, commençons avec le point personnage. Eh bien, dans toute cette panoplie du prix Goncourt 2019, j'ai l'impression qu'on a pas des univers très riches en termes de personnalités, vu que j'ai l'impression qu'à chaque fois, il n'y en a que deux qui méritent qu'on s'y intéressent. Eh bien, ici, il n'y a qu'un seul personnage en la personne de l'auteur himself. Ouais, on nous refait le coup de la part du fils . C'est plus la retranscription de la réalité que de la fiction. Bon, contrairement au Coatalem, je trouve que ce livre-ci est bien plus éligible au prix car on ressent les émotions du « personnage ». Et je trouve que c'est le point fort de cet oeuvre, on sent que l'auteur est mélancolique en écrivant. J'ai ressenti un peu de sa tristesse de ces mondes perdus. Et alors que je suis du genre hermétique à ce que des boomers viennent me dire « le monde est pourri, c'était mieux avant, bla bla bli bli bla bla bla » car, soyons honnêtes et petite parenthèse, c'était bien mieux le bon vieux temps. le temps béni où l'homosexualité était une maladie mentale, où les policiers jetaient des arabes dans la Seine, où le vi*
l conjugal n'était pas reconnu dans la loi, où les restaurants et café étaient interdits aux Italiens comme ils étaient interdits aux chiens. Alors, que bon, maintenant, qu'est-ce qu'on a ? Internet ? Un outil où tout le monde peut partager son opinion alors qu'avant seuls quelques élus pouvaient s'exprimer dans les médias ? Non, le numérique, c'est mal. Mais bon, si je l'ai senti dès le départ comme un vieux réac avec son « on appelle ça manuscrit, mais j'écris sur ordinateur, pas à la main », j'ai aimé qu'il me raconte sa vie. Tout ce roman m'a fait penser à une sorte de littérature orale : quand les personnes âgées racontent leurs vies aux jeunes. Et bon, j'avais une grand-tante qui me racontait sa vie mais moi j'arrêtais pas de lui poser des questions impertinentes avant qu'elle ne parte et en plus je ne me souviens plus de tout ce qu'elle me racontait. Et puis, je dis que l'auteur défend l'ancien monde. Mais quand on lit bien, pas tant que ça. Il lui reproche aussi un certain malheur de vivre. Mais sinon je crois qu'il y a deux principales choses qui m'ont fait apprécier l'écouter : déjà, on voit qu'il a beaucoup voyagé, on découvre des nouveaux horizons et beaucoup d'autres cultures avec lui. C'est vraiment pas un roman occidentale. Et la seconde chose, c'est sa culture générale. Alors, j'aime beaucoup écouter les gens cultivés. Non seulement, quand on comprend les références, on a une certaine fierté. C'est un peu l'effet d'une private joke. Et quand on la comprend pas, on a vraiment l'impression de pas écouter n'importe qui. On est émerveillé. Moi, étant né et vivant dans une famille prolétarienne, donc n'étant pas destiné à recevoir beaucoup de capitaux culturels, je me sens émoustillé en lisant ce livre. Bon, c'est quand même souvent les mêmes noms d'auteurs qui reviennent. Mais j'apprécie ça aussi, ça montre ce pourquoi l'auteur a plus de penchant. Et puis, aussi, c'est trop mignon de le voir galérer avec les femmes. Il est assez touchant.
Bon, donc les personnages, la sensation d'évation, l'intérêt de l'intrigue et les émotions, j'en ai parlé.
Alors parlons de la composition. Bon, l'auteur ne s'est pas forcément démené à raconter sa vie dans l'ordre ni à mettre des transitions à chaque partie. Bon, c'est pas forcément un défaut, il vaut mieux ça que des transitions capilotractés mais ça ne rajoute pas de la qualité.
Mais sur la forme, je suis assez satisfait. Les phrases sont courtes. Et puis, alors que j'ai appris qu'on ne pouvait mettre qu'onze mots maximum entre deux parenthèses, lui les éditeurs le laissent mettre des pavés. À un moment, il y a trois phrases avec cinq virgules entre parenthèses. Donc moi qui a tout le temps du mal à jauger la longueur de mes paragraphes, je m'identifie à l'auteur.
Et puis question style, on a vraiment l'impression que l'auteur est à côté de nous. Même si c'est pas de la fiction, on peut dire qu'il brise le quatrième mur car il s'adresse au lecteur directement. Parti pris risqué mais qui renforce le côté littérature orale dont je parlais tout à l'heure.
Est-ce que c'est engagé ? Ah oui, il y a pas mal de politique et de philosophie dans le livre. Bon, je suis pas forcément d'accord avec toutes les visions de l'auteur (pas toutes, certaines oui) mais je préfère un livre réellement engagé que quelque chose qui se dit hypocritement apolitique.
La quatrième de couverture ? Totalement en adéquation avec le contenu du corps du texte sans en dire trop. Parfait.
Est-ce que c'est actuel ? Je pense que c'est mieux que ça. C'est intemporel grâce à un sentiment universel qui résume tout le roman : la nostalgie. Bon, c'est pas forcément un bon sentiment, mais je pense que si on veut au mieux retranscrire la mélancolie, c'est le meilleur à prendre.
Mon moment préféré, c'est quand l'auteur écrit « Tu mens ! ». Il se parle à lui-même, et c'est là qu'on voit que c'est un roman très personnel.
Faiblesse : c'était trop long quand même. Pour ça, je ne lui mets pas la note maximale : 9/10. Mais il mérite le prix
Fiche de lecture
ROLIN Olivier, « Extérieur monde », s.l., Gallimard, 2019.
BEKAERT MAXIME
Alors, comme ce livre est un peu atypique comparé aux 8 autres de la liste, je pense qu'il est préférable de commencer la fiche de lecture dans le désordre.
Alors, commençons avec le point personnage. Eh bien, dans toute cette panoplie du prix Goncourt 2019, j'ai l'impression qu'on a pas des univers très riches en termes de personnalités, vu que j'ai l'impression qu'à chaque fois, il n'y en a que deux qui méritent qu'on s'y intéressent. Eh bien, ici, il n'y a qu'un seul personnage en la personne de l'auteur himself. Ouais, on nous refait le coup de « La part du fils ». C'est plus la retranscription de la réalité que de la fiction. Bon, contrairement au Coatalem, je trouve que ce livre-ci est bien plus éligible au prix car on ressent les émotions du « personnage ». Et je trouve que c'est le point fort de cet oeuvre, on sent que l'auteur est mélancolique en écrivant. J'ai ressenti un peu de sa tristesse de ces mondes perdus. Et alors que je suis du genre hermétique à ce que des boomers viennent me dire « le monde est pourri, c'était mieux avant, bla bla bli bli bla bla bla » car, soyons honnêtes et petite parenthèse, c'était bien mieux le bon vieux temps. le temps béni où l'homosexualité était une maladie mentale, où les policiers jetaient des arabes dans la Seine, où le vi*l conjugal n'était pas reconnu dans la loi, où les restaurants et café étaient interdits aux Italiens comme ils étaient interdits aux chiens. Alors, que bon, maintenant, qu'est-ce qu'on a ? Internet ? Un outil où tout le monde peut partager son opinion alors qu'avant seuls quelques élus pouvaient s'exprimer dans les médias ? Non, le numérique, c'est mal. Mais bon, si je l'ai senti dès le départ comme un vieux réac avec son « on appelle ça manuscrit, mais j'écris sur ordinateur, pas à la main », j'ai aimé qu'il me raconte sa vie. Tout ce roman m'a fait penser à une sorte de littérature orale : quand les personnes âgées racontent leurs vies aux jeunes. Et bon, j'avais une grand-tante qui me racontait sa vie mais moi j'arrêtais pas de lui poser des questions impertinentes avant qu'elle ne parte et en plus je ne me souviens plus de tout ce qu'elle me racontait. Et puis, je dis que l'auteur défend l'ancien monde. Mais quand on lit bien, pas tant que ça. Il lui reproche aussi un certain malheur de vivre. Mais sinon je crois qu'il y a deux principales choses qui m'ont fait apprécier l'écouter : déjà, on voit qu'il a beaucoup voyagé, on découvre des nouveaux horizons et beaucoup d'autres cultures avec lui. C'est vraiment pas un roman occidentale. Et la seconde chose, c'est sa culture générale. Alors, j'aime beaucoup écouter les gens cultivés. Non seulement, quand on comprend les références, on a une certaine fierté. C'est un peu l'effet d'une private joke. Et quand on la comprend pas, on a vraiment l'impression de pas écouter n'importe qui. On est émerveillé. Moi, étant né et vivant dans une famille prolétarienne, donc n'étant pas destiné à recevoir beaucoup de capitaux culturels, je me sens émoustillé en lisant ce livre. Bon, c'est quand même souvent les mêmes noms d'auteurs qui reviennent. Mais j'apprécie ça aussi, ça montre ce pourquoi l'auteur a plus de penchant. Et puis, aussi, c'est trop mignon de le voir galérer avec les femmes. Il est assez touchant.
Bon, donc les personnages, la sensation d'évation, l'intérêt de l'intrigue et les émotions, j'en ai parlé.
Alors parlons de la composition. Bon, l'auteur ne s'est pas forcément démené à raconter sa vie dans l'ordre ni à mettre des transitions à chaque partie. Bon, c'est pas forcément un défaut, il vaut mieux ça que des transitions capilotractés mais ça ne rajoute pas de la qualité.
Mais sur la forme, je suis assez satisfait. Les phrases sont courtes. Et puis, alors que j'ai appris qu'on ne pouvait mettre qu'onze mots maximum entre deux parenthèses, lui les éditeurs le laissent mettre des pavés. À un moment, il y a trois phrases avec cinq virgules entre parenthèses. Donc moi qui a tout le temps du mal à jauger la longueur de mes paragraphes, je m'identifie à l'auteur.
Et puis question style, on a vraiment l'impression que l'auteur est à côté de nous. Même si c'est pas de la fiction, on peut dire qu'il brise le quatrième mur car il s'adresse au lecteur directement. Parti pris risqué mais qui renforce le côté littérature orale dont je parlais tout à l'heure.
Est-ce que c'est engagé ? Ah oui, il y a pas mal de politique et de philosophie dans le livre. Bon, je suis pas forcément d'accord avec toutes les visions de l'auteur (pas toutes, certaines oui) mais je préfère un livre réellement engagé que quelque chose qui se dit hypocritement apolitique.
La quatrième de couverture ? Totalement en adéquation avec le contenu du corps du texte sans en dire trop. Parfait.
Est-ce que c'est actuel ? Je pense que c'est mieux que ça. C'est intemporel grâce à un sentiment universel qui résume tout le roman : la nostalgie. Bon, c'est pas forcément un bon sentiment, mais je pense que si on veut au mieux retranscrire la mélancolie, c'est le meilleur à prendre.
Mon moment préféré, c'est quand l'auteur écrit « Tu mens ! ». Il se parle à lui-même, et c'est là qu'on voit que c'est un roman très personnel.
Faiblesse : c'était trop long quand même. Mais il mérite le prix

Lien : https://www.senscritique.com..
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SeriallectriceSV
  28 décembre 2019
De belles références littéraires, une écriture un tant soit peu poétique par moment.
Olivier Rolin, je suis néanmoins restée à l'extérieur de votre monde. Je comprends vos intentions de partage d'émotions, de sensations, d'aventures uniques, singulières, mais les digressions m'ont perdue. Je ne les ai pas maîtrisées; elles m'ont donc faussé compagnie.
Tanpis...
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cathe
  06 septembre 2020
D'Olivier Rolin, j'avais lu avec plaisir "Baïkal - Amour" (un improbable road-trip au lac Baïkal, loin des clichés et à l'opposé du tourisme) et "méroé". Cette fois je ne suis pas entrée dans son univers. Trop de digressions, uniquement des digressions, il l'écrit lui-même en précisant très tôt qu'il va perdre son lecteur ! Grand voyageur, il voyage aussi dans sa mémoire avec des associations d'idées qui lui sont très personnelles. Certes de belles pages sur des pays, des rencontres ou des lectures mettent en valeur son style poétique, mais l'accumulation m'a perdue. Je garderai le souvenir d'un esprit brillant si ce n'était quelques jugements péremptoires qui m'ont surprise, pour ne pas dire agacée, par exemple "Le Clézio, un prix Nobel pour boy-scouts" ... Dans la famille Rolin, je préfère Jean, dont j'attends le récent " Pont de Bezons"...
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critiques presse (3)
Actualitte   12 novembre 2019
Au fil des pages, il nous délecte aussi d’histoires de mammouths, de bibliothèques ou cafés lointains ou d’une superbe ode à l’eau – en citant Michaux : « L’âme adore nager ». Il psalmodie les litanies des amours manquées, des amis morts, des rencontres oubliées.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeSoir   30 septembre 2019
« Extérieur monde » court, comme son auteur, à travers le monde pour des rencontres dont il a fait son miel avant de les partager avec nous.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LeFigaro   19 septembre 2019
L’auteur plonge dans le flux de sa vie, qu’il saisit à travers ses voyages et rencontres. Virtuose.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
coco4649coco4649   14 octobre 2019
LE JARDIN DU LUXEMBOURG, CENTRE DE MON ZODIAQUE…


Extrait 4

L’été au Luxembourg est érotique. Robes légères, dont l’ourlet (ô Baudelaire !) bat mollement des jambes bronzées, maillots découvrant des bras fins, shorts minuscules, soutiens-gorge sous la mousseline, seins entr’aperçus, fines sandales, tennis. Multiple crissement des pas sur le gravier. Japonaises à petits chapeaux, à ombrelles, queues-de-cheval, jambes pâles, pépiant. Cheveux qui volent, dansent sur les épaules, relevés sur la nuque, dont une mèche retombe… Taches de rousseur… Seigneur… Toutes les langues du monde tournent et se mélangent autour du bassin, dans un poudroiement de poussière dorée, se nouent un bref moment et se dénouent. Toutes les langues que j’aime à l’égal de la mienne, qui sont les voix multiples du monde, que j’aimerais tant parler comme je parle la mienne.
+ Lire la suite
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   28 décembre 2019
Et puis aussi, finalement, si on va là-bas, à Kaboul, à Beyrouth ou à Sarajevo, (ou à Djouba, à Hodeïda ou à Gaza, que je ne connais pas), c'est parce qu'on est curieux du monde, et qu'il est comme ça aussi, plein de bruit et de fureur qui nous échappent largement, et qu'à un moment on ne se contente plus d'en entendre parler par la radio, on a envie d'aller voir là-bas, loin, à quoi ça ressemble, cette immense cacophonie. Voir, apprendre à voir, c'est du métier d'écrivain. Perec, citant Jules Verne en exergue de La vie mode d'emploi : "Regarde de tous tes yeux regarde !"
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KickouKickou   17 octobre 2019
La réduction des animaux sauvages à l'état résiduel de curiosités touristiques est un des grands mouvements vers le pire qu'aura connus l'époque (...) Pour un archéologue ou un paléontologue du trentième siècle, mettons, s'il y a encore dans ce temps des gens qui se préoccupent de sonder le passé, cette disparition paraîtra sans doute plus significative que les décombres des guerres de Syrie (et je ne dis pas cela pour en diminuer l'importance actuelle, ni l'horreur).
+ Lire la suite
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   27 décembre 2019
Tenter de ressusciter ces grâces aperçues, ces émotions vite évanouies, trouver les quelques traits qui les feront émerger, vivantes de la vie des mots, de la grande cave d'ombre du passé, est une gageure qui n'est pas digne d'un écrivain. Décrire ce qui est délicat, nervures d'une feuille, galbe d'une plume, ce qui est fugace, goutte d'eau brillante, songes que la nuit a emportés...
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ChestakovaChestakova   05 janvier 2020
Et tous les autres dont les visages plus lointains sont là dans l'ombre. Le temps est venu où les répertoires sont pleins d'adresses dont on ne poussera plus jamais la porte, de numéros de téléphone qu'on ne composera plus jamais- mais les rayer parait une profanation. Ces inscriptions sont comme les fantômes qui marquent dans les bibliothèques la place des livres absents.
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Extérieur monde Olivier Rolin Gallimard, août 2019
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