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ISBN : 225300300X
Éditeur : Le Livre de Poche (31/01/1996)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Vaste roman cyclique, ce roman fleuve est un signe d'amour et d'espoir adressé à la génération suivante. Le héros, un musicien de génie, doit lutter contre la médiocrité du monde. Mêlant réalisme et lyrisme, cette fresque est le tableau du monde de la fin du XIXème siècle au début du vingtième.
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  18 février 2018
Dans ce troisième de la série, qui s'intitule justement L'adolescent, le jeune Jean-Christophe a les deux pieds dans cette période troublée et caractéristique. En effet, ce qu'il a vécu jusqu'à ce point, ce n'était pas vraiment sérieux : une amitié exclusive avec un camarade, une amourette impossible avec une fille d'une classe supérieure. À seize ans, il est prêt à vivre autre chose et c'est la mort de son père qui lui en fournira l'occasion. Ses jeunes frères envoyés en apprentissage chez des distants parents, Jean-Christophe convainc sa mère Louisa de se débarrasser de leur maison et, ensemble, ils trouvent un petit appartement au coeur de leur petite ville allemande. Avec son salaire de musicien, il pourra au moins subvenir à leurs besoins. Ils s'entendent plutôt bien avec leurs nouveaux propriétaires, à part le fait qu'ils essaient d'arranger un mariage entre leur fille Rosa (gentille, mais effacée et morne) et le jeune musicien. Ce fille occupe une place discrète mais importante dans la première partie de ce roman. Malheureusement, le garçon préfère l'autre locataire, Sabine, qui sans le vouloir accapare l'attention dans la deuxième partie… Ah, ce que coeur veut…
J'ai trouvé le rythme trop lent au début. Il n'y a pas vraiment de longueurs mais je n'avais pas non plus l'impression de progresser, d'avancer vers quelque chose. Toutes ces pages à décrire la maison Euler, ses occupants… à l'aide ! Je veux que l'histoire de Jean-Christophe progresse, pas faire le tour de toutes ses connaissances. Je veux bien croire que l'auteur Romain Rolland prend son temps pour développer finement la psychologie de ses personnages – et il le réussit pleinement, tous sont criants de vraisemblance – mais j'ai parfois l'impression que c'est au profit de la tension dramatique. du moins, jusqu'à ce que la relation entre le jeune musicien et Sabine prenne son envol. Enfin ! Son amour timide, puis son émoi languissant, son affection attentionnée et ses élans passionnés m'ont convaincu. J'ai commencé à mieux apprécier à partir de ce moment et le dénouement rapide et inattendu de cette histoire m'a complètement rallié.
Après Sabine vient Ada, qui vole la vedette dans la troisième partie. Là, le rythme effréné compense pour la lenteur du début. Tout se passe si vite ! C'est un peu ça, l'amour passionnel (et orageux !) mais, quand on frôle la vingtaine qu'on vit intensément, il peut brûler facilement… Pauvre Jean-Christophe ! Finalement, j'ai hâte de lire le prochain tome de cette saga.
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PiertyM
  23 mars 2014
Le troisième tome de Jean- Christophe est la periode de son adolescence, et, comme nous le savons c'est aussi la periode où l'âme humaine cherche par tous les moyens, s'adonne à l'amour avec passion. Il en a été de même pour Jean-Christophe, cette partie ne se préoccupe pas de la vie artistique de celui-là dont le génie musical s'est revelé à l'âge de six ans, par contre, elle nous plonge dans sa quête de l'amour.
Après s'être installé dans la maison Euler, Jean-Christopha rencontre une adolescente au nom de Rosa, une fille dont la famille et la mère du génie coniennent et s'arrangent à envisager un mariage entre les deux jeunes gens. Aussi Rosa, ayant foi à cette entrevue, présente ses genttillesses à Louisa, la mère de Jean-Christophe, l'aidant dans quelques taches menagères. Mais le coeur de notre musicien n'y est pas que quand ses yeux tombent sur Sabine la voisine d'à côté, il sent son coeur chaviré, les premières sensations de l'amour s'annoncent aussi bien du côté de Sabine que de son côté. Mais les jeunes n'ont pas encore eu le courage de se l'avouer, Ils ont la maitrise de leur élan qu'ils comptent sur le temps.
Tout lecteur, on a l'impression de lire dans rythme de plus en plus haletant, reflet de l'écriture qui augmente en intensité pour nous relater la passion des jeunes amoureux ignorants peut-être. Hélas ! le temps reste le grand maître de tout puisqu'aucun homme ne sait de quoi sera fait le lendemain. Après une tournée musicale de plusieurs semaines, Jean-Christophe, en rentrant, se décide enfin de déclarer la flamme de son coeur sa Sabine. Malheureuse, il ne retrouve que le nom dans les bouches, Sabine est morte…
Rosa, croyant profiter de se faire aimer par lui, beuh non , il se consolera avec une autre Ada à qui il donnera son coeur dès le premier jour de leur rencontre. Quelque temps après Jean-Christophe que sa chère Ada sort aussi avec son frère Ernst…hé oui le monde n'a pas cessé de lui être cruel…
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Gwen21
  12 septembre 2017
Christophe grandit, le voici à cet âge terrible de l'adolescence. Comment comprendre ce corps et cet esprit qui ne semblent plus lui appartenir ? Comment ne pas rougir ou sentir son sang bouillir devant chaque femme rencontrée ? Comment faire entrer l'univers tout entier dans un dé à coudre ?
Romain Rolland poursuit la biographie fictive d'un héros toujours aussi attachant et qu'on comprend intimement. Il faut dire que l'auteur sait y faire pour nous immerger dans la psychologie de son personnage sans lourdeurs ni longueurs. On perçoit très bien les orages intérieurs et on frémit avec Christophe au spectacle des premières désillusions.
Du roman d'apprentissage, Romain Rolland passe subtilement au roman psychologique, avec un talent et une finesse d'analyse remarquables. Et comme je suis curieuse de voir ce jeune homme devenir un homme, je poursuis bien évidemment l'aventure romanesque et musicale de "Jean-Christophe".

Challenge NOBEL
Challenge Petit Bac 2017 - 2018
Challenge ATOUT PRIX 2017
Challenge PAVES 2017
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Allantvers
  03 juin 2019
Je craignais que l'ennui ne s'installe au fil des tomes, or c'est le contraire qui se produit : Retrouver pour la troisième fois ce gamin revêche et hyper sensible s'avère être un vrai plaisir. La plume de Romain Rolland, subtile et empathique, y est bien sûr pour beaucoup.
Le père est mort, et Jean-Christophe est maintenant adolescent, totalement obnubilé par les troubles émois propres à son âge. Une seule chose compte à ses yeux: l'amour, et d'ailleurs ce troisième tome, laissant de côté la carrière musicale du jeune homme, est entièrement centré sur ça : le tumulte de la jeune passion avec la diaphane et évanescente voisine, puis l'éveil et l'embrasement des sens auprès de l'inconsistante mais charnelle Ada.
Encore une fois on admire l'acuité de regard et la finesse de l'auteur à rendre pleinement la réalité de son personnage, surtout sur cette période de vie si délicate, et si inédite en ces termes pour l'époque, de l'adolescence. A suivre!
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Marti94
  27 octobre 2018
Le thème de ce troisième volume de la série "Jean-Christophe" de Romain Rolland est l'adolescence du jeune pianiste virtuose allemand.
Après la mort de son grand-père puis de son père et ses premières désillusions amoureuses, Christophe reste seul avec sa mère et complètement déprimé. Ils vont déménager pour pouvoir payer les dettes du père. Ils se retrouvent dans un appartement de la maison du vieux greffier Justus Euler, un ami de son grand-père. Mais cette famille est bruyante à force de bavardages incessants et difficile à supporter pour un musicien.
C'est une période de remise en cause notamment de l'existence de Dieu auquel il ne croit plus.
Malgré l'amour que lui porte la jeune Rosa, il ne la voit pas même si cet amour rend belle cette jeune fille laide. Ainsi Christophe qui a déjà souffert de l'injustice apprendra à faire souffrir injustement.
Il va pourtant retrouver le bonheur sous le charme de Sabine. C'est une jeune femme de 20 ans déjà veuve. Elle est également locataire du vieux Euler. Elle tient une mercerie mais son oisiveté fait jaser. Sabine ne fait pas semblant, elle est sincère, n'aime ni la musique ni la lecture et sa discrétion et son sourire sont plaisants pour Christophe qui va s'éprendre profondément. Mais cet amour passionnel restera platonique. Sabine choisira de mourir et c'est dans les bras de la volage Ada que Christophe trouveras la consolation. Avec elle il découvrira l'amour charnel qui se soldera également par une déception, éveillant en lui la jalousie sentiment nouveau pour la nature orgueilleuse et pure de Christophe.
Au final toutes ces rencontres l'aideront à faire peau neuve et à grandir.
L'écriture de Romain Rolland est toujours aussi addictive et les aventures amoureuses de Christophe toujours aussi passionnantes. On n'a pas envie de lâcher cette histoire mais je me suis demandé où était passée la musique? C'est vrai que quand on est adolescent les préoccupations sont souvent centrées sur les relations amoureuses mais j'espère que l'esprit créateur de Christophe en sera développé.
La suite au prochain épisode...
Lu en octobre 2018
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   15 septembre 2017
- Veille et prie.
- Je ne crois plus.
Gottfried sourit :
- Tu ne vivrais pas, si tu ne croyais pas. Chacun croit. Prie.
- Prier quoi ?
Gottfried lui montra le soleil, qui paraissait dans l’horizon rouge et glacé :
- Sois pieux devant le jour qui se lève. Ne pense pas à ce qui sera dans un an, dans dix ans. Pense à aujourd’hui. Laisse tes théories. Toutes les théories, vois-tu, même celles de vertu, sont mauvaises, sont sottes, font le mal. Ne violente pas la vie. Vis aujourd’hui. Sois pieux envers chaque jour. Aime-le, respecte-le, ne le flétris pas surtout, ne l’empêche pas de fleurir, Aime-le, même quand il est gris et triste, comme aujourd’hui. Ne t’inquiète pas. Vois. C’est l’hiver maintenant. Tout dort. La bonne terre se réveillera. Il n’y a qu’à être une bonne terre, et patiente comme elle. Sois pieux. Attends. Si tu es bon, tout ira bien. Si tu ne l’es pas, si tu es faible, si tu ne réussis pas, eh bien, il faut encore être heureux ainsi. C’est sans doute que tu ne peux davantage. Alors, pourquoi vouloir plus ? Pourquoi te chagriner de ce que tu ne peux pas faire ? Il faut faire ce qu’on peut… Als ich kann.
- C’est trop peu, dit Christophe, on faisant la grimace.
Gottfried rit amicalement :
- C’est plus que personne ne fait. Tu es un orgueilleux. Tu veux être un héros. C’est pour cela que tu ne fais que des sottises… Un héros !… Je ne sais pas trop ce que c’est ; mais, vois-tu, j’imagine : un héros, c’est celui qui fait ce qu’il peut. Les autres ne le font pas.
- Ah ! soupira Christophe, à quoi bon vivre alors ? Cela n’en vaut pas la peine. Il y a pourtant des gens qui disent que « vouloir c’est pouvoir » !…
Gottfried rit de nouveau, doucement :
- Oui ?… Eh bien, ce sont de grands menteurs, mon petit. Ou ils ne veulent pas grand’chose…
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Gwen21Gwen21   10 septembre 2017
Christophe faisait peau neuve. Christophe faisait âme neuve. Et, voyant tomber l’âme usée et flétrie de son enfance, il ne se doutait pas qu’il lui en poussait une nouvelle, plus jeune et plus puissante. Comme on change de corps au courant de la vie, on change d’âme aussi ; et la métamorphose ne s’accomplit pas toujours lentement, au fil des jours : il est des heures de crise, où tout se renouvelle d’un coup. L’ancienne dépouille tombe. Dans ces heures d’angoisse, l’être croit tout fini. Et tout va commencer. Une vie meurt. Une autre est déjà née.
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Gwen21Gwen21   09 septembre 2017
La plupart des amitiés ne sont guère que des associations de complaisance mutuelle, pour parler de soi avec un autre.
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Gwen21Gwen21   14 septembre 2017
Ada n’avait nulle intelligence : c’était là son moindre défaut. Christophe en eût pris son parti, si elle l’avait pris aussi. Mais quoiqu’elle fût uniquement occupée de niaiseries, elle prétendait se connaître aux choses de l’esprit ; et elle jugeait de tout avec assurance.
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AllantversAllantvers   02 juin 2019
La plupart des hommes meurent à vingt ou trente ans: passé ce terme, ils ne sont plus que leur propre reflet; le reste de leur vie s'écoule à se singer eux-mêmes, à répéter d'une façon de jour en jour plus mécanique et plus grimaçante ce qu'ils ont dit, fait, pensé, aimé, au temps où ils étaient.
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Videos de Romain Rolland (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Romain Rolland
« Un soir, dans sa chambre, les larmes le prirent ; il se jeta désespérément à genoux devant son lit, il pria. Qui priait-il ? Qui pouvait-il prier ! Il ne croyait pas en Dieu, il croyait qu'il n'y avait point de Dieu. Mais il fallait prier, il fallait se prier. Il n'y a que les médiocres qui ne prient jamais. Ils ne savent pas la nécessité où sont les âmes fortes de faire retraite dans leur sanctuaire. Au sortir des humiliations de la journée, Christophe sentit, dans le silence bourdonnant de son c?ur, la présence de son Être éternel.» Romain Rolland, Jean-Christophe.
La prière consiste à tourner son esprit vers Dieu. Serait-elle donc réservée aux croyants ? Ou en existe-t-il une version non religieuse ? Sans doute, en tout cas, le besoin de prier existe même chez les non-croyants. Lorsqu?on est bouleversé par l?inquiétude ou par la gratitude, lorsqu?on est confronté à l?indicible et l?illimité ; à chaque fois que nous nous trouvons face à des phénomènes qui nous dépassent, nous essayons de partager leur mystère par la prière, qu?elle soit adressée à un Dieu que nous connaissons ; à un autre, plus incertain, que nous espérons ; ou encore à des équivalents laïques : destinée, providence, principes qui régissent l?univers?
Quels liens la prière a-t-elle avec la vie intérieure ? À première vue, elle est tournée non pas vers l?intérieur, mais vers le supérieur. Pourtant, toutes les traditions religieuses rappellent que Dieu réside dans le c?ur même de l?être humain?
Dans la prière, il y a un double mouvement : celui de la prise de conscience, de la réflexion, de la tension ; puis celui de l?abandon, du lâcher-prise. La prière, même laïque, est un acte de foi, une confiance sans certitude. Nous offrons nos espérances, nos craintes, nos remerciements, sans avoir la preuve que nous sommes entendus, et encore moins qu?une réponse viendra. C?est enfantin et magnifique. D?où la subtile observation de Claude Nougaro dans sa chanson Plume d?Ange : « La foi est plus belle que Dieu ».
Je n?ai évidemment aucune leçon à donner sur l?art de bien prier, ce n?est pas mon domaine ! Juste une expérience personnelle d?humain, de psychiatre et de méditant?
Chacun sait qu?on prie mieux dans un corps stable, en général immobile, agenouillé ou assis. Mais il y a une autre stabilité importante, celle de notre attention : on ne peut pas prier avec l?esprit dispersé. D?où l?importance de poser son attention, en se focalisant sur son souffle, ou sur la répétition d?un mot ou d?une phrase brève : les Orientaux parlent alors de mantra, les chrétiens de prière monologique (du grec monos-logos : une seule parole). C?est sans doute pour cela que la philosophe Simone Weil écrit : « L?attention absolument pure est prière ».
Pour ne pas être qu?un rituel, que l?on accomplirait l?esprit absent, la prière suppose aussi d?avoir établi un lien sincère et attentif à soi-même. D?où son importance pour la vie intérieure des humains, depuis toujours.
Car les moments de prière sont des espaces où l?on est à l?écoute de sa vie intérieure, mais sous une lumière particulière : celle de Dieu, ou celle des grandes forces qui régissent ce Monde. Ce sont des introspections tournées vers le Ciel ! Et donc baignées par les sentiments d?humilité et d?appartenance. de gratitude aussi : nous sommes dépositaires de qualités qui nous dépassent, que nous n?avons ni mérité ni demandé : la vie, la conscience, l?intelligence? Comment ne pas être bouleversé par cela ? Et comment ne pas avoir envie de prier pour remercier ? Même si l?on ne sait pas très bien à qui adresser tous ces mercis, on peut tout de même prendre le temps de les exprimer intérieurement. Maintenant, par exemple?
À demain, et ne perdez jamais le lien? avec vous-même.
Par Christophe André, en partenariat avec France Culture
Plus d'info : https://www.editions-iconoclaste.fr/livres/la-vie-interieure/
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