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Critique de nekomusume


nekomusume
  18 mai 2017
Tout d'abord merci à Babelio et aux Presses de la Cité pour m'avoir choisie pour lire ce livre.
Lorsque j'ai été contactée pour le Masse Critique spécial d'un thriller ésotérique portant sur la légende du déluge universel intitulé "La dernière licorne", je me suis dit pourquoi pas. J'aime beaucoup les romans policiers en général et je suis toujours très curieuses des théories engendrées par les croyances établies.
J'ai été impressionnée par l'épaisseur du livre, près de 600 pages, mais ça se lit très bien: reçu lundi soir, terminé mercredi soir. L'écriture glisse, c'est facile à lire, assez accrocheur, on a envie de savoir si nos héros vont s'en sortir. Les chapitres s'enchaînent rapidement, nous faisant voyager par bonds de l'Arménie à l'Australie, de la France à Hong-Kong... J'ai même découvert des petits pays que je ne connaissais pas, au pied de l'Ararat, Turquie, Iran, Arménie, Nakhitchevan... le point de de convergence : le mont légendaire où se serait échouée l'Arche de Noé.C'est dans cette région hautement explosive, avec le peuple kurde comme boucle émissaire que la quête de l'Arche nous entraîne.
Plus Indiana Jones que Robert Langdon, Zak entraîne contre son gré Cécile Serval, glaciologue, dans une course mortelle pour la protection d'un secret pluri-millénaire sur lequel se sont constituées les grandes religions et même la justification de l'esclavage.
Notre groupe improbable tente d'échapper aux Néphilim, farouches protecteurs du secret, aux autorités ecclésiastiques, à la police de tous pays et à une mafia azérie. Dans ce livre, personne n'est réellement ce qu'il semble être et l'introduction sporadique d'un chapitre se déroulant 5000 ans avant notre ère apporte un éclairage différent à l'histoire.
Ce livre mérite bien son qualificatif de thriller, en effet les morts pleuvent... j'ai recensé une moyenne d'un mort toutes les 10 pages. Ce n'est qu'une moyenne globale, et très incertaine, le nombre des victimes est parfois indéfinissable. Les mafias de ces régions n'étant pas réputées pour faire de la dentelle, meurtres gratuits, rituels, tortures, ne pas laisser de témoins ou se défendre, tous les prétextes sont bons pour sortir son arme. Parfois même si il n'y a aucune rapport avec l'intrigue. J'ai trouvé qu'à ce niveau, le passage sur les jeunes filles kurdes aux yeux verts était inutile pour l'histoire et ne servait que dans un but voyeuriste à faire monter l'horreur que nous inspire le personnage qui en est responsable.
C'est également une aventure trépidante avec infiltration dans l'enfer de la bibliothèque du Vatican, musée, université, parc d'attraction religieux, ainsi que les visites des grands sites touristiques bien que l'on soit traqué par Interpol. Cela nous entraîne parfois dans des situations un peu "tirées par les cheveux" et des exfiltrations par des moyen qui "tombent à pic ".
De nombreuses versions du mythe du déluge sont abordées, la version biblique, bien sûr, est la plus répandue avec de nombreuses représentations très connues. Seulement si ces oeuvres nous sont présentées parce qu'elles contiennent des éléments propres à étayer la thèse de Zak, on ne sait pas pourquoi ils sont représentés. Rien ne vient confirmer qu'il s'agit bien d'indices laissés par des initiés et non de simples éléments de décor. Même si j'ai beaucoup apprécié me retrouver dans la salle des tapisseries de la dame à la licorne du musée de Cluny, je ne comprends pas pourquoi elles interviennent dans l'enquête. Pourquoi le créateur de l'oeuvre a-t-il représenté la licorne avec un bouc et des sabots de chèvre? Rien n'indique qu'il y ait eu une raison pour cela plus que pour lui avoir fait une tête de cheval et et une corne de narval. Il s'agit à priori d'une chimère comme de nombreuses autres ont été élaborées durant cette période, mais rien ne vient prouver un lien entre les créateurs de l'oeuvre et les licornes "réelles". du coup, il devient assez improbable que Cécile Serval, scientifique cartésienne et laïque affirmée se convertisse à la thèse de Zak après le récit de quelques légendes et l'observation de quelques peintures qui ne sont pas du tout contemporaines de l'histoire évoquée.
Il reste de tout cela une formidable construction autour des différentes recherches scientifiques menées sur "l'anomalie d'Ararat" même si la révélation tant attendue ne me parait pas si exceptionnelle que cela et déjà plus ou moins entendues, et un complot mondial ourdi par le parlement mondial des religions, pour un livre très divertissant.
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