AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
EAN : 9782070405138
208 pages
Gallimard (25/10/2000)
4/5   21 notes
Résumé :
UN ESSAI. Etude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'œuvre : approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse.
UN DOSSIER. Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Éclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents.
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
vincentf
  24 juin 2010
Il est des livres que l'on relit avec le même frisson qu'à la première lecture. Celui-là en est l'emblème. Hugo saisit l'horreur de la peine de mort et l'envoie à la gueule du monde. Il dit : le condamné, c'est moi. Moi, c'est le lecteur. L'identification fonctionne à plein régime. Lire le dernier jour d'un condamné, c'est devenir, quelques heures durant, soi-même un condamné à mort, c'est ressentir avec le personnage principal (ce sans nom, dont on sait juste qu'il a commis un crime, qu'il a de l'éducation et qu'il est jeune) les angoisses les plus ignobles, les espoirs les plus vains, les délires les plus ridicules. C'est osciller sans cesse entre la fatalité, toujours là, ce "condamné à mort" qui ouvre et clôt le premier chapitre, ce "c'est pour aujourd'hui" qui emprisonne le chapitre dix-neuf, et la nécessité d'y échapper, peut-être par l'écriture, cette invraisemblable écriture qui perdure jusqu'au pied de l'échafaud, jusqu'au bord de cet infini de la mort qui, plus encore que le soleil, ne peut se regarder de face. Victor Hugo écrit ici son premier chef-d'oeuvre, ce roman qui est peut-être le premier roman moderne, la première auto-fiction, l'avènement de l'écriture qui dit je. On y sent poindre les deux autres sommets de ce géant des lettres, Les Misérables, avec l'apparition prophétique d'un Jean Valjean non pardonné, et Les Contemplations, avec la petite fille qui perd son père (Hugo renversera la situation, tout se renverse toujours chez Hugo), avec l'ellipse de l'histoire de la vie du condamné, qui deviendra l'ellipse de la mort de Léopoldine. Tout Victor Hugo est présent, certes, mais peu importe. Ce qui compte, c'est l'effet du livre. Comment peut-on, après avoir lu le dernier jour d'un condamné, ne pas vomir la peine de mort ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          62
Leomarchal
  13 août 2022
Par où commencer ? C'est un livre qui porte un témoignage terrible sur la peine de mort. Pendant tout le roman, on suit un personnage, qui n'a pas de nom, nous raconter ses derniers jours de vie, ses doutes et ses pensées. On ne sait pas ce qu'il a fait pour être condamné, on ne sait presque rien de sa vie d'avant à part le fait qu'il soit jeune et que sa fille soit la chose la plus importante de sa vie. le fait qu'on n'ait vraiment aucune info sur lui fait qu'on s'identifie à son malheur et sa tristesse.
Le fait qu'on sache déjà comment toute son histoire va se finir crée une ironie dramatique terrible. Il hésite à s'enfuir pour sa fille, mais finira par y renoncer après qu'il l'ait revu.
Il y a aussi une critique du bagne, le personnage voit des bagnards partir et il est tiraillé entre le fait qu'ils vont vivre et justement le problème qu'ils vont vivre au bagne.
Le roman a quelques fois des longueurs et je me suis par moment un peu ennuyé, mais ça n'enlève rien au livre. Il y a des chapitres qui sont super courts (1 ou 2 paragraphes), ça permet d'enchainer et de ne pas s'arrêter tout de suite, ça nous pousse à continuer la lecture et ça, c'est bien.
Enfin, la pièce de théâtre au début nous permet d'avoir un petit aperçu de la réaction des Français après la publication.
Bref, un très bon livre contre la peine de mort, un grand classique français d'un des auteurs français les plus importants de la littérature. Donc c'est un livre à lire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
wilson93
  22 octobre 2011
je suis le plus déçu par le fait que ce dernier meurt pour une quelconque cause et de ce fait, il est important de réfléchir avant de condamner une personne peu importe sa raison. mais pardonner et le signe de sa compréhension du mot la vérité!!!!!
Commenter  J’apprécie          40
lalectureestunedrogue
  17 mars 2018
Je n'aime pas vraiment Victor Hugo en tant que poète mais j avoue qu'au niveau livre, il excelle ! C'est une lecture "ancienne" mais assez facile,
une petite histoire qui vous fais une soirée mais qui fais bien pleurer... un livre que je n'oublierais pas.
Commenter  J’apprécie          00
StephaneBu
  15 août 2021
La langue et le propos sont d'une égale modernité dans ce roman magnifique d'émotion et de sensibilité. Est-il besoin de faire une critique de Victor Hugo ? Qui suis-je pour le faire ? Mais je dois dire que j'ai été ébloui par la langue, d'une poésie et d'une précision prodigieuse. J'ai sombré avec le personnage, je me suis accroché à ses espoirs, je l'aurais défendu bec et ongle contre la société représentée par son bourreau. Très beau plaidoyer contre la peine de mort !
Mes personnages de nouvelles sont souvent condamnables, je voudrais leur offrir Victor Hugo comme avocat, de mon côté, j'essaie de toujours ne pas les juger.
Lien : https://linstantetlesmots.fr
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Rochdi07Rochdi07   22 août 2016
Je viens de faire mon testament.A quoi bon?Je suis condamné aux frais,et tout ce que j'ai y suffira à peine.la guillotine,c'est fort cher.Je laisse une mère,je laisse une femme,je laisse un enfant.Une petite fille douce, rose, frêle de trois ans,avec de grands yeux noirs et de longs cheveux châtain.Elle avait deux ans et un mois quand je l'ai vue pour la dernière fois Ainsi après ma mort,trois femmes,sans fils,, sans mari,sans père;trois orphelines de différentes espèce;trois veuves du fait de la loi.J'admets que je sois justement puni;ces innocentes,qu'ont-elles fait?N'importe,on les déshonore,on les ruine.C'est la justice.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          32
Rochdi07Rochdi07   23 août 2016
Tout est prison autour de moi; je retrouve la prison sous toutes les formes, sous la forme humaine comme sous la forme de grille ou de verrou.Ce mur c'est de la prison en pierre; cette porte c'est de la prison en bois; c'est guichetiers c'est de la prison en chair et en os.la prison c'est une espèce d'être horrible, complet indivisible, moitié maison, moitié homme

Commenter  J’apprécie          30

Livres les plus populaires de la semaine Voir plus


Autres livres de Myriam Roman (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Expressions tirées de la mythologie gréco-romaine

tomber dans les bras de Morphée, en clair, ça veut dire:

faire une mauvaise chute
tomber amoureux
tomber malade
tomber de sommeil

9 questions
1492 lecteurs ont répondu
Thèmes : mythologie grecque & romaine , expressions , culture généraleCréer un quiz sur ce livre