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EAN : 9782020046411
393 pages
Éditeur : Seuil (01/05/1977)
3.21/5   12 notes
Résumé :
De tous les pays d'Europe, l'Italie est sans doute celui qui a fait l'entrée la plus fracassante dans la modernité. Le chemin qu'elle a emprunté n'est en effet semblable à aucun autre : tardivement unifiée, elle a connu au début du XXe siècle une très rapide industrialisation, tandis que le régime politique se démocratisait. Mais le traumatisme de la Première Guerre mondiale bouleversa tant le pays qu'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
chartel
  15 janvier 2009
"Histoire de l'Italie du Risorgimento à nos jours", de Sergio Romano, est un essai apparemment de référence puisqu'il s'agit d'une cinquième édition, la première ayant été publiée en 1977. Même si je ne peux qu'être admiratif devant l'érudition et la finesse des analyses proposées par Sergio Romano, j'ai été gêné par sa tendance à occulter ou à glisser sur les tendances les moins glorieuses de l'histoire italienne : les atrocités de l'époque coloniale, notamment en Ethiopie, ainsi que la collaboration du régime fasciste avec l'Allemagne hitlérienne, particulièrement dans la répression des Juifs.
Autre bémol, la société italienne contemporaine présentée par l'auteur correspond à une société homogène : européenne et blanche. Mais l'absence des immigrants pose problème, car l'Italie est devenue depuis une trentaine d'années, un foyer d'immigration important en Europe, en partie à cause de sa position géographique, au carrefour d'une Europe communautaire prospère, d'une Europe balkanique déchirée par des conflits ethniques et d'une Afrique engluée dans un sous-développement chronique désespérant pour la majorité de ses habitants. Cette immigration, à mon sens, a une influence notable sur les évolutions économique et politique de l'Italie contemporaine, et en faire abstraction porte préjudice à un ensemble au demeurant d'une grande rigueur et riche d'enseignement quant aux constantes dans les pratiques politiques italiennes : son ingouvernabilité et son instabilité institutionnelle récurrente.
L'une des leçons tirée de cette lecture est la confirmation que les personnalités historiques, bien loin de répondre à des volontés propres, ne sont que les porte-drapeau d'une caste ou d'un groupe d'intérêt particulier, qu'ils ne peuvent agir ni seul, ni à l'encontre de leur groupe, et que leurs actes, leurs décisions sont pris en fonction des circonstances et des possibilités du moment, correspondant aux aspirations et aux valeurs d'une époque et d'une société.
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Nikoz
  02 juin 2020
Date un peu, forcément, mais toutes les bases de compréhension sont là.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
chartelchartel   15 janvier 2009
Le fascisme au gouvernement, surtout dans son premier stade, n’est ni une idéologie, ni un programme politique. Il est tout au plus une intuition. Mussolini a compris que les vieux partis, accrochés à des formules désuètes, se sont rétrécis comme une peau de chagrin et ont cessé de couvrir une très vaste zone du corps social. […] Les seules valeurs qui parlent à l’imagination, les seuls sentiments qui excitent l’enthousiasme sont ceux de la guerre.
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chartelchartel   15 janvier 2009
La donnée fondamentale de la réalité italienne […] est l’absence d’une forte bourgeoisie productive qui, identifiant ses intérêts, son histoire et son devenir avec ceux de l’État, parvienne à imposer à la société son mode de vie et soit prête à payer par des sacrifices personnels le prix de son hégémonie.
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chartelchartel   15 janvier 2009
Les partis sont liés les uns aux autres par un pacte de solidarité et de complicité. Les enquêtes judiciaires de la magistrature milanaise démontreront que cet accord comportait le droit de lever un "impôt informel" sur les travaux publics et sur les commandes de l’État que les partis se partageaient sur la base de leurs quotas de pouvoir. [années 1980].
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NikozNikoz   02 juin 2020
Le sottogoverno fut très rapidement appelé le malgoverno.
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Video de Sergio Romano (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sergio Romano
L'Italie désunie .Sergio Romano, Diplomate, historien et journaliste Italien, Co-auteur de Italia disunita (ed. Longanesi, 2011)Marc Lazar, Professeur des universités en histoire et sociologie politique à Sciences Po. Spécialiste de l'extrême gauche et de la vie politique Italienne. Co-auteur de Italia disunita (ed. Longanesi, 2011)
Dans la catégorie : Histoire de l'ItalieVoir plus
>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Histoire de l'Europe>Histoire de l'Italie (66)
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