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ISBN : 2847345280
Éditeur : Tallandier (28/08/2008)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 28 notes)
Résumé :
4° de couverture :
(Edition source : Editions de Fallois - 08/1997


Ce livre n'est pas une biographie romancée : il rapporte les faits, cite les textes, donne les sources ; mais on pourrait s'y tromper, tant la vie même d'Alcibiade multiplie les aventures et les péripéties les plus romanesques.

Pupille de Périples, ami de Socrate, paré de mille dons, il semblait devoir dominer la vie politique d'Athènes au Ve siècle avant ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Erveine
  03 avril 2016
Alcibiade, fils de Clinias est un homme d'État, orateur et général athénien né en 450 av. J.-C. et mort en 404 av. le même J.-C. Il fut adopté par le principal stratège d'Athènes, Périclès.
Sa vie d'adulte s'étend tout au long de la guerre du Péloponnèse, un conflit de 30 ans, (de 431 à 404) qui opposera Athènes et ses alliés de la Ligue de Délos à Sparte à celle de la Ligue du Péloponnèse ; démocrates les uns et prônant l'oligarchie les autres.
Nous entendrons tour à tour les témoignages de Thucydide, Xénophon, Diodore de Sicile, Plutarque, Cornélius Népos, et c'est sans oublier de plus illustres, Platon et Socrate.
Puis, nous découvrirons combien Alcibiade est beau, riche et intelligent, issu de la haute noblesse, nous saurons comment il séduit, aussi bien les hommes que les femmes et de parfaire à ce rôle, lui aussi, de stratège. Tant et si bien pourvu que jamais Athènes ne lui permettra aucune défaite ; le rejetant pour cause d'intrigues et d'affaires (de celles qui ne manqueront pas de nous projeter dans notre siècle), Athènes le consacre à nouveau, puis elle décide une dernière fois de s'en priver, toute affairée qu'elle était de courir à sa perte. Ce qui laisserait à penser que toute politique menée par l'ambition personnelle et tout régime confondu ne profite jamais à la destinée d'un Pays.
Mais parlons du livre de Jacqueline de Romilly. Académicienne et helléniste de renom, elle n'écrit pas dit-elle un livre « de grec » pour les lecteurs avertis. Non ! Elle s'applique à le faire découvrir à ceux qui ne le connaissent pas, où mal et construit de manière tout à fait abordable un récit qui reste cependant passionné. Ainsi nous entrons dans une lecture qui après le passage de la présentation d'Alcibiade reste accessible et non affectée des multiples noms propres et technicités tout en sauvegardant les spécificités d'usages, comme par exemple, la réflexion sur le principe de l'ostracisme et autres données importantes qui nous situent dans le temps, le régime politique et les institutions. C'est pourquoi j'ai beaucoup aimé cette lecture dont le dynamisme se prête à merveille au personnage d'Alcibiade, qui, quoi qu'il fasse, nous reste extrêmement attachant et éternellement séduisant.
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Pchabannes
  01 novembre 2009
Cette biographie, ce regard est d'abord une clef ! L'Alcibiade de Jacqueline de Romilly ouvre l'intelligence et la curiosité sur les dialogues de Platon, les relations de l'historien Thucydide, les pièces d'Aristophane ou d'Euripide. Ces 250 pages d'érudition patiente attentive à l'ignorance passionnée de ses lecteurs mettent en scène ce personnage unique à un moment décisif à une époque unique.
La vie d'Alcibiade est une suite d'aventures, de péripéties éclatantes avec des hauts et des bas dignes d'une tragédie grecque.
Ce jeune homme pupille de Périclès, proche de Socrate, au centre de la vie politique de toute la fin du Vème siècle, mené par l'ambition et doué de talents rares, présida à la politique d'Athènes puis à celle de Sparte, puis à celle des satrapes perses. Régnant sur tout à Athènes, puis fugitif condamné à mort, il y revint sous les honneurs pour en être de nouveau exilé et finir assassiné sur ordre politique.
Le Vème siècle avant JC est le siècle de la démocratie Athénienne, de la fin des guerres médiques (479 av JC) amenant l'apogée d'Athènes appuyée sur son empire maritime, à la lutte fratricide contre Sparte et la ligue de Péloponnèse amenant sa destruction (404 av JC), de l'Athènes de Périclès et de la virtu, à l'Athènes des marchands et des affaires, de l'équilibre des forces à la volonté de puissance destructrice, de la démocratie à l'oligarchie, du développement de la philosophie avec Socrate, Platon et les sophistes... le Vème siècle est une marque indélébile dans l'histoire du monde occidental.
Ouvrez ce livre où la vulgarisation le dispute à l'érudition pour penser la démocratie, la philosophie et notre histoire. Aujourd'hui comme hier le monde grec est plus près de nous que nous saurions le penser.
‘'Mener le peuple n'est pas le fait d'un homme instruit et de bonnes moeurs, mais cela demande un ignorant, un coquin'' In Cavaliers de Aristophane (450-385 av JC).
Grand merci à la bibliothèque et au goût d'Andrée ma charmante belle-maman.
Alcibiade ou Les Dangers de l'ambition de Jacqueline de Romilly de l'Académie Française, Edition de Fallois, 1995, 250 pages
Lectori salutem,
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guika
  03 avril 2010
Quel destin exceptionnel que celui d'Alcibiade. Je connaissais très vaguement son histoire de traître. Et j'ai découvert un Paganini de la volte face, un virtuose du retournement de veste, qui fait passer nos Sarkozy, Kouchner ou autres Besson pour de gentils amateurs.
L'époque à laquelle vit Alcibiade est une des périodes les plus passionnantes et les plus documentées de l'antiquité. C'est celle de l'apogée puis du déclin de l'empire Athénien. Alcibiade va tour à tour servir puis trahir les trois puissances de la région : Athènes, Sparte et la Perse.
Sa patrie, c'est Athènes. Il va la mener à la catastrophe à cause de la folle ambition qui l'anime : devenir Alcibiade le Grand, un siècle avant Alexandre. Parti pour conquérir la Sicile à la tête d'une invincible armada, il va être la victime d'un complot ourdi par ses adversaires athéniens, qui voient en lui un futur tyran, s'il revient triomphant de sa campagne militaire. Alcibiade, trahi par les siens, va choisir de trahir les siens : il se range du côté de Sparte. Il va ainsi devenir un conseiller politique et militaire déterminant dans la guerre du Péloponnèse, permettant à Sparte de prendre l'avantage sur Athènes.
Il va ensuite proposer sa médiation auprès du roi de Perse, pour tenter de le convaincre d'un rapprochement avec Sparte. Là encore, son éloignement de Sparte va réveiller ses adversaires lacédémoniens. Se sentant menacé, Alcibiade va trahir à nouveau pour devenir conseiller du satrape perse Tissapherne. On pense alors qu'ayant fait le tour de toutes les puissances à trahir, notre héros prendra une heureuse retraite. Pas vraiment …
Alcibiade va alors réussir le plus extraordinaire, le plus magnifique, le plus impensable retournement de situation : revenir à Athènes acclamé en héros.
Jacqueline de Romilly nous livre un magnifique thriller. Tous les ingrédients sont là pour nous tenir en haleine. On tourne les pages fébrilement, surpris par des rebondissements inattendus, conquis par un personnage attachant malgré ses turpitudes.
On trouve aussi matière à réflexion sur la motivation des hommes politiques :
« le goût du faste, qui est étroitement lié à celui du pouvoir, lui [Alcibiade] fait dépenser de l'argent pour des gloires sportives, qui, effectivement, attirèrent les yeux de tous. Mais les achats faits à cette occasion furent financièrement suspects et entraînèrent des procès, qui traînèrent longtemps. Ce sont choses qui arrivent quand l'ambition, liée à l'audace, ignore les limites et les scrupules. Mais ce sont des choses, aussi, qui ne témoignent pas d'un bon état de la démocratie. ».
A méditer …
Lien : http://arnivi.blogspot.com/2..
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Duluoz
  25 octobre 2018
Historienne, Jacqueline de Romilly donne toutes leurs places aux faits historiques mais les personnages peinent à prendre la densité que requiert leur incarnation, ils se faufilent entres les dates et les actes.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
PchabannesPchabannes   01 novembre 2009
‘’Mener le peuple n’est pas le fait d’un homme instruit et de bonnes mœurs, mais cela demande un ignorant, un coquin’’ In Cavaliers de Aristophane (450-385 av JC).
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finitysendfinitysend   01 novembre 2012
Sur la beauté d'Alcibiade ,
Or il faut rappeller que la beauté était alors un mérite , ouvertement reconnu et célèbré . Elle s'alliait aux qualités d'ordre moral pour former l'idéal de l'homme accompli , Kalos Kagatos .
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vdavda   08 décembre 2010
Là où tout passe de Thucydide à Xénophon, on doit avancer, même dans le détail des faits, avec précaution et parfois à tâtons.
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DuluozDuluoz   25 octobre 2018
Or, il ne faut jamais l'oublier, toutes les fonctions publiques, à Athènes, étaient tirées au sort, collégiales, non renouvelables. Jamais une démocratie n'a tant fait pour éviter l'emprise des individus et la constitution d'un personnel politique. Aucune fonction, aucune administration, ne pouvait mener à la moindre forme d'influence.
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Vidéo de Jacqueline de Romilly
Jacqueline de Romilly – La guerre du Péloponnèse par Thucydide.
Heure de culture française - La Grèce antique : La guerre du Péloponnèse par Thucydide. Par Robert Flacelière. Avec Jacqueline de Romilly. France Culture - 1ère diffusion : 03/03/1952, Chaîne Nationale.
>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Biographie générale et généalogie>Politiciens, économistes, juristes, enseignants (844)
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