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ISBN : 2732460486
Éditeur : Editions de la Martinière (22/08/2013)

Note moyenne : 3.22/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Le goût du large : d'un quai du métro parisien à la mer du Nord. Un contrôleur de la RATP encore en formation qui se réjouit d'avoir des collègues et même un chef d'équipe. Un drôle de type qui a envie de manger des huîtres dès 8h du matin, qui pense que manger des fruits de mer Gare du Nord, c'est déjà l'océan. À l'écouter, les parisiens ne savourent pas assez la chance qu'ils ont de prendre le métro tous les jours. Il trouve que ses couloirs sont comme les corbeau... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
lejardindestephanie
  03 novembre 2013
C'est assez simple, en fait...ça commence par une histoire d'huîtres à huit heures du matin, suivent un homard et des rames, pour finir au bord de la mer.
Entre deux, il y a de l'amour, du désamour, de l'amitié, de la haine, du théâtre, de la musique, des regards et des bretzels. Des corbeaux aussi. Quoi tu comprends rien... c'est pourtant pas si difficile.
Ah pardon, tu n'avais pas tilté pour le métro...le titre, le "ticket", les rames ça suffisait pas.
Bon.
Alors soyons plus académique. Il s'agit d'un livre d'un jeune auteur qui comme son personnage principal est une voix: il est acteur et double les films étrangers. (C'est chiant en fait, hein quand c'est un peu académique).
Le style de Stéphane Ronchewski oscille entre la poésie surréaliste et le dialogue de série télé, et crois-moi cela donne un mélange très drôle et aéré, alors que c'est un livre finalement très pessimiste. Cette écriture très moderne se croque à pleines dents...et pas seulement parce qu'il y est beaucoup question de nourriture.
Au fil des pages, me sont revenus en mémoires quelques passages des Poissons ne connaissent pas l'adultère de Carl Aderhold, on y retrouve cette belle idée que de jolies choses sont possibles dans les transports en commun. Très vite le sens des réalités refait surface et engloutit les jolies choses tant espérées.
Je remercie Babelio et les éditions de la Martinière de m'avoir permis de découvrir cet auteur au nom pas très facile à retenir mais que je vais suivre attentivement.
Lien : http://ausautdulivre.blogspo..
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beroune
  12 novembre 2013
Un doubleur de films quitte son travail et devient contrôleur à la RATP. Il aime le métro, la foule et ses collègues (surtout féminines). Malgré le déclin de son salaire, il semble s'y plaire. Mais il est difficile de comprendre ce qu'il vient chercher dans les sous-sols du métro parisien.
"Pour Invalides, changer à Opéra" est le premier roman de Stéphane Ronchewski. Un roman teinté d'humour (parfois grivois) mais aussi de mélancolie et d'espoir, et de quête de soi-même et des autres. C'est un roman fantaisiste de par son thème original et son style incisif. le protagoniste-narrateur sait faire preuve d'autodérision et j'ai apprécié cet humour sans faille même dans des situations parfois pénibles pour lui-même. Il m'a fait sourire plus d'une fois :
« J'enfile le pull réglementaire par-dessus ma chemise ensanglantée. Il ferait presque chic, s'il n'y avait ce petit machin RATP turquoise, cousu sur le téton. Tant pis. La nuit les gens prendront ça pour du Ralph Lauren. » 
« Jeunes oisifs, on calquait notre rythme sur le sien. Lui ne dormait jamais. Requin blanc dans son aquarium, il tournait dans sa grande maison, peignait jour et nuit, portant Jade sur son torse nu. Un requin kangourou. » 
C'est cependant un personnage très ambigu et pour lequel j'ai mis du temps à ressentir de l'affection. Pendant une bonne partie de ma lecture, je l'ai trouvé misogyne sur les bords et, a contrario obsédé par les femmes et le sexe. Tout comme pourrait l'être un célibataire frustré par des années de solitude ou de déceptions. Pourtant, cet homme a une vie rangée : une femme, Élisabeth et des enfants. J'ai eu un peu de mal à entrer dans son histoire justement à cause de ce ressenti que j'avais envers lui. Mais au fil des pages, on découvre que le couple qu'il forme avec sa femme est vraiment particulier. Et ce n'est qu'à ce moment là que j'ai réussi à (presque) le cerner.
Il n'est pas heureux, pas épanoui, comme spectateur de sa propre vie. Les raisons qui l'ont poussées à quitter son boulot pour devenir contrôleur à la RATP n'appartiennent qu'à lui. Et même si on comprend qu'il souhaite changer de vie, c'est un choix que l'on a du mal à saisir, au départ. S'il souhaite repartir de zéro, pourquoi ne pas tout quitter ? Car ses enfants sont importants à ses yeux, même s'il n'est pas un papa parfait. Et pour tout quitter, il faut avoir beaucoup de courage. Mais il veut changer la donne, acquérir enfin un contrôle sur ses actes et sur sa personne. Faire de nouvelles connaissances va lui permettre de se donner de l'importance aux yeux des autres, d'exister à travers leurs regards.
"Pour Invalides, changer à Opéra" est un roman à l'humour amer qui sait aussi émouvoir. Merci à Babelio et aux Editions de la Martinière pour cette découverte.
Lien : http://ulaz.vefblog.net
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mariecloclo
  16 juin 2014
Un titre qui donne envie.
Un premier roman très déconcertant. le personnage principal est un intermittent du spectacle, spécialisé dans les doublages de films, il décide un jour de se confronter à "la vraie vie " et fait une formation pour devenir contrôleur à la RATP. Il raconte alors son quotidien, ses collègues, son travail, mais de manière très détachée. C'est un homme un peu bizarre, décalé, qui pense beaucoup à manger et ne semble pas "avoir le mode d'emploi pour la vie avec les autres". Par moment drôle mais au fond et à la fin, très mélancolique et empreint de tristesse. En tout cas pour un premier roman, ça ne laisse pas indifférent.
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LilieBooks
  08 novembre 2013
Je n'ai pas tellement aimé ce livre dont la couverture et le résumé m'avait attirée. Je me suis vraiment ennuyée à la lecture de ce roman, qui ne correspond pas du tout à mes goûts. C'est un roman assez loufoque et original mais je n'ai pas été séduite. Une déception!
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Maxmax
  17 septembre 2013
J'ai adoré ce roman, vif et subtil, et terriblement drôle ! Je le recommande.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
lejardindestephanielejardindestephanie   03 novembre 2013
Un usager insensible peut parfaitement trouver son trajet monotone. Il passe son chemin un chaperon sur les yeux, sans goûter la poésie d'une infiltration nouvellement apparue, sans s'intéresser à la menace d'un dégât des eaux, ignorant que le métro à l'âge de ses galeries.
Les gens ne regardent pas autour d'eux. Ils ne font d'ailleurs pas plus attention à la coiffure de leurs femmes qu'au fait qu'elles se soient rasé la moustache. C'est peut-être un problème d'éducation. On passe à côté de sa vie.
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MaxmaxMaxmax   17 septembre 2013
Je m'offrais le luxe inouï de changer de vie. Je changeais absolument de conversation, d'esthétique, de femmes, de costume, de peau. Je m'aérais la tête beaucoup plus sûrement que si j'avais été dans les Alpes. Je changeais de caste, je quittais le monde.
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berouneberoune   12 novembre 2013
Nous sommes entourés d'images de rugbymen australiens se préparant à chanter leur hymne. Tout est décidément trop australien ici. Je m'attends maintenant à ce qu'un kangourou vienne me servir ma bière.
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berouneberoune   17 novembre 2013
J'enfile le pull réglementaire par-dessus ma chemise ensanglantée. Il ferait presque chic, s'il n'y avait ce petit machin RATP turquoise, cousu sur le téton. Tant pis. La nuit les gens prendront ça pour du Ralph Lauren.
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berouneberoune   17 novembre 2013
Jeunes oisifs, on calquait notre rythme sur le sien. Lui ne dormait jamais. Requin blanc dans son aquarium, il tournait dans sa grande maison, peignait jour et nuit, portant Jade sur son torse nu. Un requin kangourou.
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