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Citations sur Ce jour-là (14)

claudeparis
claudeparis   16 février 2014
Ma vie a été pavée de déceptions, mais aussi d'immenses joies. Je voudrais ne retenir que ces moments de joie, qui consolent de tous les autres. Quand la vie furtivement vous fait un signe de reconnaissance, vous remercie. Il y a alors une grande complicité avec le hasard, que l'on ressent profondément. Alors, on le remercie aussi. C'est ce que je nomme la joie de l'imprévu
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polarjazz
polarjazz   04 décembre 2017
Il est arrivé que le hasard m'ait mis en face d'une utilisation de mes photographies que je n'avais pas du tout prévue, et avec laquelle je n'étais pas forcément d'accord. Ce sont des problèmes très importants qui se posent alors. Au bout d'un moment, j'ai quitté l'agence, et pendant quinze ans j'ai travaillé en photographe indépendant absolu... Une photo n'est pas un parpaing avec lequel on peut construire n'importe quoi. Je me sens entièrement responsable de l'utilisation de mes images. (P. 134)
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Didili
Didili   17 novembre 2013
Au fond, pendant toute ma vie de photographe, ce sont des moments tout à fait aléatoires que j'aime retenir. Ces moments savent me raconter bien mieux que je ne saurait le faire. Ils expriment mon regard, ma sensibilité. Mon autoportrait, ce sont mes photographies. A chaque photo, il pouvait se passer quelque chose comme il pouvait rien ne se passer. Ma vie a été un pavé de déceptions mais aussi d'immenses joies. Je voudrais ne retenir que ces moments de joies qui consolent de tous les autres. Quand la vie furtivement vous fait un signe de reconnaissance, vous remercie. Il y a alors une grande complicité avec le hasard, que l'on ressent profondément. Alors, on le remercie aussi. C'est ce que je nomme la joie de l'imprévu. Des situations minuscules, comme des têtes d'épingles. Juste avant, il n'y avait rien, et juste après, il n'y a plus rien. Alors il faut toujours être prêt.
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EFourn
EFourn   24 novembre 2012
Il y a parfois des moments qui sont si forts que j'ai que j'ai peur de les tuer en faisant une photo. C'est alors que je doute, je me dis que je suis pas sûr de pouvoir communiquer toutes mes associations, il faut alors que je sois très prudent, que je garde une certaine distance. Quand l'image sera tirée sur le papier, est-ce que cette magie que j'ai ressentie sera encore vivante, palpable ? Je sais que parfois il reste très peu de chose, alors je garde la photo pour moi, comme une mémoire intime, qui ne regarde pas les autres.
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Piatka
Piatka   24 novembre 2013
Devant toutes ces photos, je sais que je reste dans le quotidien, dans ma réalité quotidienne, mais c'est ce que je suis. Je ne suis pas un romancier, je ne peux pas inventer, c'est ce qui est là, sous mes yeux, qui m'intéresse. Le plus difficile est d'arriver à le saisir.
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Jasp3r
Jasp3r   12 novembre 2010
Chez Maxe – Willy Ronis (1947)
Joinville, 1947

Ce jour-là , j ‘étais debout sur une chaise. J ‘étais allé à Joinville pour un reportage sur les guinguettes que m ‘avait demandé Le Figaro qui éditait alors tous les trimestres un bel album sur papier couché, avec des textes d ‘artistes, d ‘écrivains, de poètes.

C ‘était en 1947, un dimanche après-midi. J ‘aimais en particulier l ‘ambiance de ces guinguettes, j ‘y venais régulièrement. Chez Maxe, c ‘était le nom de celle-ci, curieusement écrit avec un « e », et dès que je suis entré, j ‘ai vu un groupe de danseurs vers le fond, que j ‘ai eu envie de photographier. Tout de suite. Mais il me fallait chercher un point de vue, je ne pouvais pas aller directement sur la piste car la photo aurait été prise de trop près, il me fallait trouver un endroit qui me ferait dominer l ‘ensemble de la danse. C ‘est ce mouvement général de la salle et de la danse qui m ‘attirait. Et que je voulais saisir. Alors, j ‘ai grimpé sur une chaise, juste derrière ce couple qui est là , devant, de dos. Ce sera mon premier plan, j ‘ai pensé. Mais une fois sur la chaise, mon attention a été attirée vers un garçon qui faisait danser deux filles, très librement, très élégamment, sur la droite. C ‘est mon sujet, je me suis dit. Je le sens tout de suite quand je trouve mon sujet. Alors, j ‘ai fait signe au danseur pour qu ‘il se rapproche. Lui aussi m ‘avait remarqué, il m ‘a compris aussitôt et, tout en dansant avec les deux filles, il s ‘est avancé vers moi : c ‘est alors que j ‘ai fait ma photo. Il dansait comme un dieu. Et d ‘ailleurs, pour faire danser deux filles comme ça, il fallait qu ‘il ait vraiment du talent. Mais quand la musique s ‘est arrêtée et qu ‘il a repris sa place, je me suis aperà§u qu ‘il avait un pied bot. J ‘étais stupéfait. C ‘était tout à fait invisible quand il dansait.

Le moment où je choisis de prendre une photo est très difficile à définir. C ‘est très complexe. Parfois les choses me sont offertes, avec grâce. C ‘est ce que j ‘appelle le moment juste. Je sais bien que si j ‘attends, ce sera perdu, enfui. J ‘aime cette précision de l ‘instant. D ‘autres fois, j ‘aide le destin. Par exemple, ici, je sais que le premier couple ne s ‘est rendu compte de rien, mais pour avoir cette photo précise, je les ai vraiment appelés mes danseurs.

L ‘histoire ne s ‘arrête pas là . Il y a trois ans, j ‘ai reçu une lettre de la danseuse qui est sur la droite. Elle me disait qu ‘elle voyait cette photo de temps en temps dans la presse et qu ‘elle tenait à me dire combien elle était touchée par tout ce qu ‘elle représentait. Sa jeunesse, l ‘ambiance de ces guinguettes, et bien sûr la jeune fille qui dansait sur la gauche qui était une copine d ‘enfance : depuis la maternelle me précisait-elle. Mais le garçon, non, elles ne l ‘avaient plus jamais revu. Elles n ‘avaient dansé que cette fois-là avec lui.
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fanfanouche24
fanfanouche24   14 octobre 2013
J'étais très ému. Il y a parfois des moments qui sont si forts que j'ai peur de les tuer en faisant une photo. (p.22)
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cardabelle
cardabelle   18 avril 2016

Il a offert à nos vies ce miroir lumineux...

Hommage de Frédéric Mittérand (2009)
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fanfanouche24
fanfanouche24   14 octobre 2013
j'aime tout particulièrement les bords du cadre, ils sont souvent très importants, ils font respirer la scène. J'ai toujours tenu à ce que mes photographies soient composées comme si je faisais un petit tableau de genre, une petite peinture de genre...(p.30)
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fanfanouche24
fanfanouche24   14 octobre 2013
Mon autoportrait, ce sont mes photographies. A chaque photo, il pouvait se passer quelque chose comme il pouvait très bien ne rien se passer. (...)Quand la vie furtivement vous fait un signe de reconnaissance, vous remercie. Il y alors une grande complicité avec le hasard, que l'on ressent profondément. Alors, on le remercie aussi. Des situations minuscules comme des têtes d'épingles. Juste avant, il n'y avait rien, et juste après, il n'y a plus rien. Alors , il faut toujours être prêt. (p96)
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