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Laetitia Devaux (Traducteur)
EAN : 9782757882719
352 pages
Points (04/03/2021)
3.63/5   398 notes
Résumé :
En 2017, le premier roman d’une parfaite inconnue a constitué l’événement de l’année dans le monde des lettres anglo-saxonnes. Son titre ? Conversations entre amis. L’auteur ? Sally Rooney, alors âgée de 26 ans.
Peu de jeunes écrivains parviennent à raconter à la fois une histoire et une époque, ce que Sally Rooney a brillamment réussi avec ce premier texte.
L’action prend place à Dublin. Nous sommes loin du Dublin de Joyce, plutôt dans une ca... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (69) Voir plus Ajouter une critique
3,63

sur 398 notes

Kirzy
  12 septembre 2019
°°° Rentrée littéraire 2019 #19 °°°
Ce roman a connu un vif succès, critique et commercial à sa sortie outre-Manche. Sans doute parce qu'il est profondément contemporain, écrit par une jeune auteure irlandaise qui a su croquer un portrait plutôt tendre de la fameuse génération des Millenials à travers son héroïne narratrice, Frances : 21 ans, bisexuelle, poétesse vivant dans une grande précarité. A la fois mature et naïve, elle vit en pleine confusion des sentiments entre sa meilleure amie, ex-petite amie, Bobbi, et Nick, un bel acteur trentenaire marié, désabusé voire dépressif, dont elle tombe profondément amoureuse.
Cela se lit très facilement, beaucoup de dialogues, de conversations à deux, à trois, à plusieurs, de courriels pour dire au final le manque de courage à faire quelque chose de soi, la difficulté à s'engager, à se conformer, à aimer sans se renier.
Mais voilà, j'ai trouvé ce roman absolument minuscule et me suis profondément ennuyée à suivre ces personnages insignifiants ( je sauverai Nick, très touchant ), et ces petites coucheries entre amis sans réel enjeu. J'ai même souvent été agacée par la vacuité du propos et le manque de profondeur de ces personnages très nombrilistes.
Bon, on va juste dire, pour ne pas faire l'aigrie de service, que ce roman n'était pas pour moi, point final. Et vu les éloges qui ont plu au Royaume-Uni, le comparant à Jane Austen ou Salinger pour sa capacité à capter l'air du temps, ce n'est pas bien grave que je sois passée à côté.
Lu dans le cadre du jury Grand Prix des Lectrices Elle 2020 ( n°5 )
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fertiti65
  16 février 2021
Un premier roman de l'autrice irlandaise, Sally Rooney qui m' a plutôt plu. C'est un roman où l'amour et l'amitié se mêlent.
Frances, l'héroïne et narratrice est une jeune étudiante poétesse de 21 ans. Elle a vécu un temps avec Bobbi, une jeune étudiante du même âge en étant amantes. Un jour, elles rencontrent Melissa, une photographe d'une trentaine d'années, elle voudrait les aider à publier des poèmes. Melissa les invitent toutes les deux chez elle et lui présente son mari, Nick. Bobbi a le coup de foudre avec Melissa. Frances ressent de la jalousie face à cette attirance. Elle-même est très attirée par Nick.
C'est un peu les jeux de l'amour et du hasard...
Un roman où on se laisse aller par cette histoire. On ne sait pas trop l'évolution de ces personnages, mais il y a une certaine langueur qui nous attire à en savoir plus. Frances, on a que son point de vue, débarque dans cette vie artistique. A deux, à quatre ou plus ils conversent sur l'amour, l'amitié, la religion, le capitalisme. de sexe il en est beaucoup question, par contre les sentiments sont tabous, gommés par une certaine pudeur des personnages.
En résumé, j'ai bien aimé cette lecture vagabonde, un peu charmeuse et lointaine à la fois.
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delphp
  16 septembre 2019
✩ Présélection jury Grand Prix des lectrices ELLE 2020 ✩
Non mais là, à un moment, il faut que je vous dise, la vacuité de ce roman... c'est terrifiant... C'est un peu comme regarder dans les yeux d'un veau, sans l'apaisement lié au vide qu'on y perçoit.
Déjà, il faut dire que rarement un livre aura aussi mal porté son titre parce que de conversation il n'est aucunement question, et les personnages sont tout sauf des amis.
L'histoire est la suivante: Frances tombe amoureuse de Nick. Sauf que Nick est marié à Melissa. Melissa elle, elle aime bien Bobbi. Bobbi c'est une fille, c'est la copine de Frances. Elles ont fricoté au lycée. Et Bobbi voit pas d'un très bon oeil la relation de Frances avec Nick, même si elle est pas indifférente à Melissa, qui ne voit pas forcément de problème à ce que Nick et Frances se fréquentent, mais seulement si elle garde le statut de l'épouse de Nick...
Vous n'y comprenez rien? Normal, eux non plus. On dirait une saison des Feux de l'amour, sans la mise à distance kitsch.
Honnêtement je ne sais pas ce que l'auteure a voulu faire ou dire mais en substance c'est une histoire d'amour et d'adultère qu'on a déjà lue ou vue des centaines de fois, le panache en moins.
Autant c'était subversif quand Charlotte Brontë sortait Jane Eyre en 1847, autant aujourd'hui ça n'a plus grand intérêt et je ne pense pas qu'en 2019 il suffise d'ajouter une dose de bisexualité pour rendre la chose plus moderne.
Tout est insipide dans ce roman, les personnages n'ont aucune substance et sont comme des caricatures d'eux mêmes: des bobos artys qui se voudraient avant-gardistes mais se vautrent dans un moralisme social des plus pathétiques.
Tous se présentent ainsi comme progressistes, libres dans leur sexualité et leurs relations, mais en réalité chacun se révèle dans un strict conformisme: Frances veut l'exclusivité dans son couple, Melissa veut garder son statut marital, Nick aussi veut respecter les obligations du mariage...
A ce stade on se dit qu'on sera sauvé de ces pleurnicheries sentimentales par une substance plus politique puisque l'éditeur nous annonce fièrement que le roman se situe dans une "capitale poste crise économique où la jeunesse débat sur les ravages du capitalisme" et que "la voix de Frances (...) est celle de sa génération"
Là encore la désillusion frappe en plein visage, et personnellement j'aime pas trop ça, qu'on me frappe en plein visage.
Parce qu'alors si en 2019 débattre sur les ravages du capitalisme c'est se contenter d'écrire des choses comme "Philip souffrait d'avoir l'air riche lui aussi" ou de se définir comme "communiste" parce qu'on voudrait pas avoir "l'air riche" même si on fait des études en vivant aux crochets de papa et maman, dans un appartement mis à disposition par son tonton, tout en passant ses vacances chez des amis qui ont une villa en Bretagne...
Apparemment c'est encore écrire:
" j'ai dit que je ressentais parfois l'envie de rejeter mon appartenance ethnique, comme si, alors que j'étais de toute évidence blanche, je n'étais pas "vraiment" blanche, en tout cas pas comme les autres Blancs".
Là, alors là, je n'ai pas de mot.
Reprenons donc, on en est là: une bluette type Les mystères de l'amour en moins trash + une réflexion politique aussi intense qu'une mousse d'eau battue à l'air.
En l'absence de fond, reste la forme me direz-vous...
Et c'est encore un mawashi-geri, coup de pied circulaire dans la face tant le roman est dénué de style.
Je pense vraiment qu'il faut arrêter de qualifier de "poésie naïve" le vide syntaxique absolu.
Fait intéressant et révélateur, le parti pris étrange de supprimer les cadratins du récit, alors 1/ qu'on parle de sentiments (amour ou amitié peu importe) 2/ qu'on est supposé parler de "conversations".
Typographiquement, et donc symboliquement, c'est le dialogue qu'on supprime.
Et c'est précisément le gros défaut (enfin le plus gros, parce qu'il y en a beaucoup): il n'y a aucun échange, aucun dialogue.
On est face à un long monologue plaintif et autocentré, dépourvu d'humour et de recul.
On retrouve dans le récit ce qui, selon Brett Easton Ellis, caractérise cette génération des millenials: une quête constante et geignarde d'approbation mêlée à un vide existentiel vertigineux.
Chaque personnage se tripote le nombril en envoyant des textos, c'est à la fois vain et vaniteux, c'est vraiment terrible.
En bref, passez votre chemin, mais genre contournez ce roman de loin, très loin.

Lien : https://chatpitres.blogspot...
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LadyDoubleH
  03 novembre 2019
Sally Rooney est une jeune auteure irlandaise dont les deux premiers romans ont été encensés par la critique anglo-saxonne. Conversations entre amis est son premier roman. le second paraîtra l'an prochain en France. J'étais très curieuse.
Ce roman ne m'a subjuguée ni par son style – que j'ai trouvé assez plat dans les parties narratives – ni par son intrigue – même si elle est bien menée. Et pourtant j'ai été embarquée direct, littéralement emballée, et j'ai dévoré les quatre cent pages de Conversations entre amis en trois jours (je n'étais même pas en vacances !). C'est un livre véritablement habité.
Au coeur de l'histoire il y a Frances, la narratrice. Et puis Bobbi, sa meilleure amie et ancienne amante. Elles ont vingt et un ans, sont étudiantes à Dublin. Lors d'une soirée où elles performent de la poésie, elles rencontrent Melissa, photographe et écrivaine, et son mari Nick, un acteur ; tous deux trentenaires. Conversations entre amis, c'est leur histoire, leurs histoires.
Par moments, j'ai pensé à du Woody Allen. Un quatuor avec des relations imbriquées et complexes, beaucoup de bavardages et d'introspection, le tout saupoudré d'un humour savoureux.
« Nous aussi, on était dans une école religieuse, a dit Bobbi. Ce n'est pas sans conséquences.
Melissa a souri en demandant : lesquelles ?
Eh bien, je suis gay, et Frances est communiste. »
J'ai adoré le ton de ce roman, sa fraîcheur. Sally Rooney cultive à merveille chez Frances et Bobbi l'ironie comme arme de protection massive. Elle raconte la vie de tous les jours d'une génération hyperconnectée et désabusée, aussi naïve que mature, non avare de paradoxes et plus pudique sur les sentiments que sur le sexe. Qu'en est-il de l'amour, de l'amitié et des rapports humains à l'heure de la crise économique et des réseaux sociaux ? Quand les interactions sociales se construisent via textos, mails et messageries instantanées, quand pour s'y retrouver dans une conversation Messenger commencée il y a plusieurs années, on procède à une recherche par mots-clés, pour savoir quand on a ensemble parlé d'amour ?
Sally Rooney ne mâche pas ses mots mais n'oublie jamais d'être tendre. Elle explore avec acuité et finesse l'attachement et sa complexité, les incompréhensions entre individus et toutes les difficultés que l'on peut avoir à communiquer aujourd'hui. J'ai aimé que l'auteure nous livre le portrait d'une Irlande contemporaine ouverte sur les différences.
Je me suis beaucoup attachée à Frances… il y aurait tellement à en dire ! Et en plus la fin du roman est très réussie ! Joie. Franchement, je n'ai qu'une hâte, lire le prochain Sally Rooney.
« Qu'est-ce donc vraiment qu'un ami ? demandait-on avec humour. Qu'est-ce donc vraiment qu'une conversation ? »
Lien : https://lettresdirlandeetdai..
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maevedefrance
  28 septembre 2019
Traduit par Laetitia Devaux
Frances et Bobbi sont, à leurs heures perdues, poétesses et performeuses. Elles ont aussi été en couple mais ont rompu tout en restant amies. Un jour, dans une soirée littéraire, elle rencontre Melissa, une journaliste photographe ayant des accointances avec le milieu littéraire. Celle-ci a 37 ans, est mariée à Nick, acteur de 32 ans. Frances et Bobbi sont plus jeunes, la vingtaine, étudiantes. Rapidement, Frances est attirée par Nick alors que Bobbi trouve Melissa charmante et sympathique. Bobbi n'aime pas Nick. Frances n'a pas vraiment de sympathique pour Melissa. Bon. Et alors ?
Alors, la première partie du roman réside sur le suspense du "Est-ce que Frances va coucher avec Nick et briser le couple qu'il forme avec Melissa ?". Déjà, je me sentais mal barrée au bout d'une centaine de pages, me demandant clairement ce que j'avais comme type de roman entre les mains. Nick et Frances s'envoient des SMS et des mails. Et finalement, ben si ce dont on se doutait n'était pas arrivé, il n'y aurait pas eu ce roman. Bref, il va s'ensuivre un Je-t'aime-moi-non-plus-tu-veux-ou-tu-veux-pas-on-arrete-ou-on-continue-par-devant-ou-par-derriere pendant 393 pages. Trop passionnant non ? :(
Mélissa et Nick sont soi-disant ensemble mais plus vraiment, mais non, sont ensemble mais dorment dans des lits séparés, mais en fait, Nick ne quittera pas Mélissa, et Mélissa, bien sûr, finit par apprendre ce que bidouillent Frances et Nick derrière son dos. Elle envoie un long mail à Frances pour lui dire ses vérités. Entre temps, Nick et Frances ont rompu plusieurs fois, puis se sont remis ensemble, puis ont rompu, puis se sont fait la gueule, puis se sont remis ensemble.
Pendant ce temps, Bobbi est un peu laissée de côté. Et Frances ne lui dit que très tardivement ce qu'elle bidouille avec Nick parce qu'elle a peur de sa réaction et surtout qu'elle se moque d'elle.
Ah oui, au fait, j'oubliais : Frances est pauvre et se dit communiste et féministe. Bobbi est d'un milieu aisé et se dit aussi féministe. Pourtant, on n'entend pas du tout parler de communisme dans cette histoire. Ni de féminisme, d'ailleurs.
Frances a un jour très mal au ventre, au point de faire un malaise et de se retrouver aux urgences. Elle pense faire une fausse couche de l'enfant de Nick. Mais c'est pas ça. Ses malaises se répètent tout au long du roman jusqu'à ce qu'on apprenne enfin ce dont elle souffre : endrométriose. Mais on se demande ce que ce détail vient faire dans cette histoire, d'autant qu'il n'est pas centré sur ce problème féminin mal connu, c'est vrai.
J'ai terminé ce roman avec labeur, tant il est insipide. Il est plein de détails qui ne servent à rien, en particulier de scènes de sexe (qui ne servent pas à grand chose, à mon humble avis !).
"C'était dur de savoir ce qu'il ressentait. Au lit, il ne me mettait jamais la pression, et il était toujours très respectueux de mes envies. Et pourtant, c'était comme s'il était absent, réservé. Il ne me complimentait jamais sur mon physique. Il ne me touchait ni ne m'embrassait jamais de façons spontanée. Je me sentais encore nerveuse en me déshabillant, et la première fois que je lui ai fait une fellation, il est resté si silencieux que j'ai dû m'interrompre pour lui demander si je lui faisais mal. Il dit non, mais quand j'ai repris, il a gardé le silence."
On se croirait dans 50 nuances de grey . C'est ainsi à plusieurs reprises. Je me suis surprise à rire plusieurs fois , non parce que c'était drôle, mais parce que c'était ridicule voire peu crédible. Frances et Nick couchent ensemble dans la maison où est présente Melissa et elle ne les surprend jamais. C'est dingue, non ?
Un roman est littérairement facile, occupé essentiellement par de la romance-sexe. On n'a pas mal à la tête à la fin, on n'a rien appris de nouveau, on ne s'est pas enrichi. Quelques jours après l'avoir refermé, je ne me souviens déjà plus de la fin. Si ce n'est que les 2 amies se remettent en couple et que finalement, non, Nick, c'est mieux que Bobbi. Mais c'est pas sûr. OMG ! Minette, mon meilleur conseil est de consulter un psy !
Sally Rooney a 27 ans. On en parle comme le nouveau prodige de la littérature irlandaise. Je ne comprends pas. Je n'avais aucun a priori sur ce roman, j'étais même impatiente de le découvrir. Ma déception est d'autant plus forte. La presse traditionnelle l'a montée en épingle.
Voici ce qu'en dit le magazine Lire de ce mois : "L'auteure irlandaise se fait le porte-voix des millennials, génération mal aimée. Souvent mise en porte-à-faux, cette jeunesse désenchantée est surtout incomprise. Comparée à Lena Dunham (la créatrice de la série Girls), Sally Rooney en dresse ici un portrait d'une justesse bluffante. Remise en question de la valeur travail, peur de la précarité, sentiment de ne pas être à sa place, émancipation sexuelle, combat féministe, indignation politique... Tout est passé au crible dans ce livre éblouissant." Je suis sidérée quand je lis ces propos car il n'est pas du tout question de la valeur travail, ni même de combat féministe et d'indignation politique. C'est bien facile de caser toute une génération dans une case. Mal aimée ? Ah bon ? Pourquoi ? Il est un chouya question d'argent car Frances est pauvre mais l'intrigue ne tourne pas autour de ça. Combat féministe ? Alors là, que nenni ! Indignation politique ? Ah bon ? ça ne saute pas aux yeux.
Voici ce que dit le magazine Elle de la semaine dernière : "Frances, narratrice et héroïne de ce premier roman, observe d'un oeil dubitatif et fasciné [le milieu de la bourgeoisie intellectuelle] quand une histoire d'amour avec un acteur de quinze ans son aîné la propulse dans la vie d'adulte. "Comme elle, explique Sally Rooney, je comprends l'attraction de ce style de vie sur une jeune femme d'un milieu populaire. Mais, comme elle, je veux rester sceptique vis-à-vis de ces systèmes et, en particulier, du monde de l'édition qui fonctionne comme une facette du capitalisme. Certains écrivains gagnent beaucoup d'argent, d'autres pas du tout." (...) Certains ont voulu faire d'elle l'emblème de la génération des millennials, mais le prisme par lequel Sally Rooney regarde le monde est, dit-elle, "plus marxiste et féministe que générationnel". Les bras m'en tombent ! Il n'est pas question de la condition des écrivains dans ce roman. Ni de capitalisme.
Je n'ai pas lu dans ce livre une analyse fine de la société ou même d'une génération. C'est juste une histoire d'amour passionnelle, et surtout de sexe, qui monopolise les lignes. Mais sans grand intérêt car rien de nouveau sous le soleil. Cette histoire un peu spéciale ne concerne pas une génération en particulier.
Bref, si vous voulez vous faire votre propre opinion vous pouvez le lire. Pour ma part, j'ai un peu en travers les 23€ que j'ai dû débourser pour lire un roman aussi insipide. La parution de son deuxième roman, Normal People est prévu pour bientôt. Je vais passer mon chemin : il y a tant de vraie belle littérature irlandaise à lire, à mon humble avis.
Lien : http://milleetunelecturesdem..
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critiques presse (3)
LaLibreBelgique   31 mars 2021
Les éditeurs se sont battus pour l’éditer, les lecteurs se ruent pour la lire : Sally Rooney est, depuis son premier roman, "Conversations entre amis", ce qu’on doit appeler un phénomène.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaPresse   18 octobre 2019
Dans Conversations entre amis, son premier roman, l’écrivaine irlandaise de 28 ans traduit avec brio cette période de la vie où tout est en mouvement, où rien n’est encore fixé. [...] Les dialogues de Rooney coulent de source, tout est dit finement, sans appuyer. Ce roman est une vraie réussite.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Actualitte   23 septembre 2019
Si l'adultère paraît un thème éculé, le traitement qui en est fait par Rooney est un modèle de subtilité. À la fois roman d'apprentissage et roman psychologique, Conversations entre amis nous entraîne dans les recoins de l'âme de Frances, en plein doute quant à qui elle est vraiment et la première étonnée par l'histoire qu'elle vit avec Nick.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
fertiti65fertiti65   13 février 2021
Melissa n'apparaissait sur aucune des photos, ce reportage sur notre dîner n'avait par conséquent qu'un rapport biaisé avec la véritable scène. En réalité, toutes les conversations avaient tourné autour d'elle. C'était elle qui déclenchait nos expressions hésitantes ou admiratives. C'était à ses plaisanteries que nous riions. Sans trace de sa présence, le dîner prenait une toute autre dimension, se dispersant dans des directions subtiles et étranges.
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Alice_Alice_   25 avril 2020
Tu dois l'aimer, me disait-elle quand j'avais seize ans. C'est ton père.
Qui dit que je dois l'aimer ? disais-je.
J'ai envie de croire que tu es le genre de personne qui aime ses parents.
Crois ce que tu veux.
Je crois que je t'ai appris à être gentille avec les autres. Voilà ce à quoi je crois.
Etais-je gentille ? La réponse n'était pas évident. Je craignais que, si ma véritable personnalité se révélait enfin, je ne fasse partie des méchants. Cette question me taraudait-elle uniquement parce que, en tant que femme, je sentais que je devais faire passer les besoins des autres avant les miens ? La gentillesse était-elle simplement synonyme de soumission ? Adolescente, voici le genre de choses que j'écrivais dans mon journal : en tant que féministe, j'ai le droit de n'aimer personne.
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larmordbmlarmordbm   26 mai 2022
Au bout d'un moment, les traits de mon visage ont semblé se détacher, ou du moins ne plus être reliés entre eux, comme un mot qu'on a lu tant de fois qu'il en perd tout son sens. Je me suis demandé si j'allais faire une crise de panique.
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fertiti65fertiti65   12 février 2021
Melissa nous a expliqué qu'elle travaillait sur un nouveau recueil de textes. Bobbi avait lu son premier livre, mais pas moi.
Il n'est pas très bon, m'a dit Melissa. Attend le prochain.
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Delph68Delph68   03 mai 2022
Blottie dans mon lit, les bras passés autour de mon corps, je me suis dit avec amertume : il a tout le pouvoir, et moi, aucun. Ce n'était pas entièrement vrai, mais ce soir là, pour la première fois, j'avais clairement sous-estimé ma vulnérabilité. J'avais menti à tout le monde, à Mélissa, et même à Bobbi, pour Nick. Je ne m'étais autorisée à me confier à personne, personne ne pouvait éprouver de la compassion pour moi. Et au bout du compte, il en aimait une autre. J'ai fermé les yeux et enfoncé ma tête dans l'oreiller. Je songeais à la veille au soir, quand il m'avait dit qu'il avait envie de moi, ce que j'avais ressenti. Admets-le tout simplement, me suis-je dit. Il n'est pas amoureux de toi. Et c'est ça qui te fait mal.
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Videos de Sally Rooney (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sally Rooney
Kim, libraire du rayon Littérature, présente Où es-tu, monde admirable ? de Sally Rooney paru aux éditions de l'Olivier.
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