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EAN : 9782266265607
736 pages
Éditeur : Pocket (15/06/2017)
3.64/5   39 notes
Résumé :
Une rencontre imprévue, un visage d'autrefois croisé par hasard à la gare de Toulouse, c'est tout ce qu'il faut pour faire ressurgir du passé les souvenirs enfouis d'une mystérieuse octogénaire.
Ancienne résistante, Rose dissimule un secret dont elle cherche désespérément à se libérer. Après avoir connu l'insouciance d'avant-guerre, cette jeune provinciale va plonger au cœur de la barbarie et de la cruauté humaine.
Amours, haine, courage, lâcheté, ce... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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PrettyYoungCat
  09 juillet 2020
J'ai lutté mais je m'avoue vaincue après plus de 250 pages (sachant qu'il m'en restait 500 encore à lire) tant je me suis plongée dans un abîme d'ennui.
Je n'adhère pas du tout à l'écriture de Alain Roquefort qui se perd dans des ellipses et des circonvolutions qui m'ont parues inutiles et ennuyeuses et avec lesquelles il semble prendre un plaisir presque masturbatoire.
En plus de ces longueurs, je lui reproche un grand manque d'authenticité et de crédibilité. L'histoire a déjà été maintes fois prise sous cet angle : une vieille dame se rappelle ce qu'elle a vécu durant la seconde guerre mondiale où elle était résistante en même temps que son fiancé à jamais son amour. Sauf que l'auteur ne fait aucune distinction entre les dialogues et le récit puisqu'en effet ceux-ci se perdent dans des détails superflus et prennent, quel que soit le personnage, ce même langage emprunté qui sonne terriblement faux. Et pour une dame de 84 ans, quelle mémoire exceptionnelle également ! Pourquoi l'auteur a-t-il choisi une narration à la première personne totalement incompatible avec son écriture fouillée ? Qui plus est son personnage se raconte de manière tout à fait improbable à un inconnu rencontré dans le bistrot d'une gare...
Outre le réalisme, il m'a donc manqué de la simplicité et du relief, des sentiments, des personnages qui prennent vie. Rien ici sauf un auteur qui se regarde écrire de belles phrases. Il s'agit de son premier roman, ceci expliquant peut être cela. Je suis bien désolée de ne pas avoir su apprécier ses efforts. Mais reprendre son livre m'en coûtait à chaque fois et mon acharnement prend fin ici pour que la lecture reste ce plaisir qu'elle doit être.
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oran
  20 mars 2017
Une lecture passe-temps agréable, une écriture plaisante (on devine volontiers qu'il s'agit d'un premier livre : verve épanouie , besoin de s'épancher , de faire des apartés pour en dire encore plus) mais une histoire sans grande originalité, avec une introduction quelque peu saugrenue : une vieille dame aborde un inconnu à la terrasse d'un café et parce qu'il ressemble à l'un de ses frères Marius , elle va lui raconter longuement, en menus détails , avec force circonvolution, sa vie, plus précisément sa jeunesse , et les épreuves douloureuses subies pendant la guerre alors qu'elle était dans la Résistance. Il faut y croire, et lire jusqu'au bout pour une chute quelque peu fantasque à mon goût…
Ce n'est pas un vrai roman de « gare » car il est fort épais et quelque peu encombrant à manipuler et à transporter avec ces plus de 600 pages, mais il se lit aisément , on se laisse porter par cette histoire.
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ErikDulaure
  08 février 2021
Contrairement à d'autres commentaires, le côté "gros pavé" de ce roman ne m'a pas gêné. Il se lit assez bien et vite. L'histoire débute en 2003 par une rencontre dans un café entre une dame de 84 ans et un homme de 60. Au fil de la conversation, Rose (le prénom de l'héroïne) va raconter sa vie et plus particulièrement son passé de résistante. Bien sûr, dès le début, j'ai flairé que cette rencontre ne devait pas être innocente et la fin me donna raison. le récit se déroule à Toulouse et dans ses environs, une histoire assez classique de résistants avec tracts, aides aux Juifs et enfin actions violentes contre l'occupant allemand et surtout la milice. Un hommage est donné au maquis de Meilhan massacré réellement en juillet 1944. le lecteur n'échappe pas à la dureté de la répression avec en tête l'interrogatoire de Rose et son viol collectif. J'ai plutôt apprecié ce "énième" récit (annoncé imaginaire à la 1er page du livre) des français qui ont décidé de résister. J'ai moins aimé la trame finale avec la pseudo traque des deux miliciens après-guerre, surtout que l'histoire devient moins crédible avec ce rapt d'enfant un peu téléphoné et qui ne s'explique guère. Ensuite la longue vie d'après-guerre de Rose (pourtant encore jeune à la Libération) aurait pu être un peu mieux imaginé. Dès les premiers chapitres, elle annonce que son mari Xavier meurt en 1948 et qu'après, plus rien, elle lui est restée fidèle, menant une vie de solitaire et de mélancolie jusqu'en 2003. Une vraie traversée du désert. Bof ! A titre de comparaison, dans le scénario du film Titanic, la mort de Léo di Caprio, n'empêche pas Kate Winslet, malgré leur amour de refaire sa vie. C'est beaucoup plus crédible. le coup de théâtre final est gros comme une maison, même s'il nous tient un peu en haleine. Au final, un livre plutôt plaisant pour qui aime la période de la seconde guerre mondiale, même avec ces remarques de ma part.
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ThecosmicSam
  01 juillet 2020
Il m'aura fallu quelques chapitres pour vraiment rentrer dans l'histoire notamment en raison de quelques lenteurs et d'un style parfois un peu «documentaire». En dépit du fait que je n'ai pas eu LE coup de foudre instantané, je suis tout de même tombée sous le charme de cette histoire et de ses héros.
Rose, la protagoniste, nous raconte son histoire, assez tragique, par le biais de flashbacks. de son insouciante jeunesse à Toulouse où elle suit des cours de droit pour devenir Juge d'instruction, à sa rencontre amoureuse avec le ténébreux Xavier, on tire lentement le fil de l'histoire de la jeune femme.
Le bonheur juvénile des premières années va malheureusement rapidement laisser place au désarroi le plus total dès l'entrée des Allemands sur le territoire français. Alors que le Sud résiste un peu plus longtemps, l'ensemble du territoire va bientôt se retrouver placé sous la coupe de l'occupation étrangère.
Révoltés par la propagation du fascisme et la haine au sein de toutes les strates de la population, Rose, Xavier et un groupe de proches se révoltent et fondent un réseau de résistance qui va mener à bien de nombreuses actions.
Les quatre années d'occupation sont abordées et autant dire qu'elles sont riches en événements. Rien ne sera épargné à nos personnages et on explore toute une palette d'émotions fortes avec eux.
Les traitements inhumains subis dans les camps de concentration, le travail forcé des hommes réquisitionnés dans le cadre du STO et le stress post traumatique sont également des thèmes évoqués.
L'ouvrage est très détaillé et documenté, Alain Roquefort nous permet de vivre de l'intérieur les actions de ce groupe de Résistants. C'est avant tout leur résilience et leur courage dans l'adversité qui m'a impressionné. Savoir que des femmes et des hommes ont lutté pour les valeurs et les libertés fondamentales de notre Pays tandis que tant d'autres se sont laissés aller à l'inimitié ou à la résignation…
En effet, Alain Rochefort ne cède pas à cet idéal en vertu duquel la majorité des français se serait révoltés contre l'occupant. Bien au contraire, on réalise à quel point la situation était éloignée de ce que l'on voudrait nous faire croire dans certains livres d'Histoire au nom de la Réhabilitation. L'auteur ne cède pas à la glorification de tous les résistants pour autant et le roman ne passe pas sous silence la vengeance sanglante de ces derniers durant les premiers mois suivant la libération. La violence engendre la violence dans un cercle infernal dont il est bien difficile de sortir et il est effrayant de réaliser que nous ne sommes jamais très loin des pires périodes de notre Histoire.
Malgré la noirceur de ces événements, l'espoir ne se déclare jamais vaincu : des femmes et des hommes vont prendre les armes au nom d'un bonheur perdu et en l'honneur de la devise nationale « liberté, égalité, fraternité ».
En bref : Cette lecture est une fresque poignante qu'il est bon de lire pour notre devoir de mémoire. En effet, fermer la porte sur ces souvenirs collectifs c'est prendre le risque de voir l'Histoire se répéter et d'oublier les actes de bonté de ceux qui se sont battus pour l'Humanité. Je vous recommande chaleureusement cette lecture.
Lien : https://thecosmicsam.com
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Oona
  05 janvier 2015
Les éditions "Nouveaux auteurs" nous offrent encore une pépite! Et je suis pourtant bien embarrassée d'en rédiger la critique car je ne veux surtout pas dévoiler le moindre indice sur l'intrigue afin que celui ou celle qui aurait envie de découvrir 'Sous le velours, l'épine" puisse (non, je ne suis pas sadique) recevoir les 1001 gifles émotionnelles qu'il ne manquera pas d'encaisser...
Ce roman n'est pas un livre qui se raconte; il se vit! Il doit être découvert et lu par le plus grand nombre! Une réussite sur tous les plans: style, intrigues, références historiques, messages... A mes yeux, un des meilleurs romans sur la Résistance et les conséquences de l'Occupation sur la vie intime des familles qui l'ont vécue depuis bien longtemps...
Tout est là: suspens, construction originale, style prenant, références historiques, émotions...
C'est un des livres que je ne risque pas d'oublier! (Petit clin d'oeil à l'originale liste proposée par Gwen21)


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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
oranoran   20 mars 2017
Des centaines de livres étaient rangés là, dans un alignement parfait. J'examinai cette bibliothèque magnifique qui réunissait les grandes œuvres classiques de la littérature française : Hugo, Balzac, Sand, Zola et autres Lamartine et Voltaire... Plus bas, se côtoyaient Verlaine et Rimbaud au-dessus des aînés e anticonformistes Rabelais et Villon. Au milieu du rayonnage, deux volumes étaient positionnés de face : Les Fleurs du Mal et les traductions d'Edgar Poe de Baudelaire.
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rkhettaouirkhettaoui   04 décembre 2018
Depuis quelque temps, je traverse une période difficile et j’éprouve l’impérieux besoin de me claustrer. Cette semaine d’isolement m’a permis de faire le point sur mon passé, mon enfance. J’ai fouillé dans les tiroirs à la recherche de vieilles photos, et dans les profondeurs de ma mémoire pour revivre les instants de bonheur partagés avec ma mère. J’ai mis mon muscle cérébral à rude épreuve pour lui extirper les mots de tendresse et d’amour dont elle m’avait gratifié.
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FDB2014FDB2014   30 juillet 2014
Il faut que le peuple français réagisse ! pensai-je. Qu'il se réveille ! Qu'il se rende compte de la situation dramatique dans laquelle il se trouve ! Je ne devais plus me sentir étrangère au douloureux dilemme qui hantait sûrement la conscience collective.
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rkhettaouirkhettaoui   04 décembre 2018
Mon mari est mort, lui aussi. Il me manque énormément… Je n’ai jamais pu accepter son absence. Je vous l’avoue franchement, j’aurais préféré l’oublier complètement et refaire ma vie avec un autre homme. Tout aurait été bien plus simple pour moi. Avec un autre compagnon, j’aurais pu construire une nouvelle vie, élever des enfants qui auraient bousculé notre paisible quotidien. Une vie banale et linéaire, sans grandes surprises, avec des joies et des peines, comme dans toutes les familles, vous comprenez. Mais ne vous méprenez pas ! Je ne vais pas vous jouer le refrain de la veuve éplorée. Je ne vis pas dans l’ombre de son spectre, me pâmant devant sa photo jaunie posée sur le buffet, ou passant des heures dans un coin de cimetière jusqu’à la tombée du jour…
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FDB2014FDB2014   30 juillet 2014
La haine est un mal dont on ne guérir pas facilement, dit-elle. Elle vous ronge, elle dénature vos pensées.
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