AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782221246429
320 pages
Éditeur : Robert Laffont (16/01/2020)

Note moyenne : 3.14/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Un braqueur en cavale.
Sa fille en danger de mort.
Le casse de l'été.

Visite au parloir de la maison d'arrêt de Fresnes. Alexandra, vingt-quatre ans, exige de son père l'impensable : qu'il abandonne sa vie de braqueur et devienne le père dont elle a toujours rêvé. Mais comment résister à une existence dopée à l'adrénaline ?
Deux mois plus tard, Marc Man s'évade. Contrairement aux apparences, pour Alexandra, c'est un coup de chance... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Eve-Yeshe
  27 février 2020
Le roman démarre plutôt bien : Alex vient voir son père au parloir. Il est en prison depuis qu'elle est enfant, détenu classé dangereux car auteur de vols à mains armée, évasions spectaculaires…
Elle est venue sans le prévenir et souhaite lui dire son ras-le-bol de cette situation et qu'elle veut un vrai père, donc qu'il arrête…
Le prologue est très intéressant car promet une réflexion sur la difficulté d'être la fille d'un braqueur, et son envie de construire une vraie relation.
Ensuite, tout part en vrille : son père s'évade une nouvelle fois et son ami Ludo disparaît, lui laissant un sac contenant une grosse somme d'argent.
Mais, il s'agit, ni plus ni mins que de la « Zakat » l'impôt musulman (270 720 euros en coupures de 500, 200, 100, 50, 20 et 10) que payent les fidèles.
Évidemment, Ludo se fait coincer par l'Émir et ses sbires et on a droit à des scènes de violence, (le terme tortures serait plus adapté).
A la page 36 (sur un livre qui en compte de 236 !) j'ai décidé que cela suffisait, avec des clichés comme « l'Émir qui torture, puis se lave les mains rajoute une prière pour que cet acte de torture sur un mécréant soit absous ipso facto !) …
Définitivement pas pour moi… J'ai choisi ce polar, d'après le résumé de l'éditeur, et la petite phrase d'Olivier Marchal, figurant sur le bandeau « plongez dans les ténèbres ». Certes côté ténèbres j'ai été servie, mais je ne m'attendais pas du tout à cela.
A l'exception d'Alex, tous les personnages sortent de l'imagination de l'auteur nous précise-t-on d'emblée.
Un grand merci, néanmoins à NetGalley et aux Editions Robert Laffont La bête noire qui m'ont permis de découvrir ce roman d'un auteur que je n'avais encore jamais lu…
#Telpèretellefille #NetGalleyFrance

Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          312
stokely
  19 avril 2020
La quatrième de couverture de livre me plaisait beaucoup cette histoire entre un père et sa fille Alex, celle-ci lui reproche de ne pas être assez investi dans son éducation étant donné qu'il a passé une grande partie de sa vie en prison, puis le résumé nous mentionne que le père s'évade de prison.
Je m'attendais certes à une cavale de la part du père mais au final ce n'est pas ce que nous suivons dans la plus grand partie du récit et déjà ce point là m'a dérangé. de plus je suis habituée à lire du thriller sanglant/gore/ avec hémoglobine etc mais la vraiment j'ai trouvé certaines scènes abjectes et que celles-ci étaient juste abjectes pour être abjectes sans rien apporté au récit.
Nous suivons dans ce livre surtout les gens qui poursuivent Ludo qui est le petit-ami d'Alex celui-ci planque chez elle un sac bourré d'argent à son insu, des gens à qui appartient cet argent vont poursuivre le jeune homme et se mettre à la recherche de ce fameux sac. Entraînant Alex malgré elle dans une course poursuite permanente pour leur échapper et cela provoque des dégâts collatéraux.
Les personnages à la poursuite d'Alex sont un émir et des djihadistes ce qui pour moi à considérablement alourdi le récit, je n'ai d'ailleurs a aucun moment eu d'empathie pour Alex ou Louise et j'avoue ne pas avoir cru à cette histoire abracadabrantesque, pour la partie des poursuite/chasse à l'homme on sent bien le vécu de l'auteur mais cela s'arrête la à mes yeux.
Dommage la Bête Noire est une maison d'édition que j'aime énormément mais la cela n'a pas fonctionné.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
Bookinette
  16 mars 2020
Encore une belle découverte chez La Bête Noire que je remercie vivement !
Quel livre original ! Original dans le propos terriblement actuel : deux mondes que l'on n'a pas l'habitude de mettre ensemble qui s'affrontent. Original dans la forme avec un choix narratif audacieux et totalement maîtrisé.
Il y a en outre une véritable authenticité dans le récit, l'auteur sait parfaitement de quoi il parle tant dans les faits violents, brutaux que dans les émotions plus subtiles, parfois à peine ébauchées mais toujours sensibles....
Alex, au centre de l'histoire, est fille de braqueur. Sa vie est totalement impactée par l'absence du père et les visites au parloir. Son petit ami Ludo, lors d'une arrestation pour un fait bénin, profite du tumulte du commissariat et s'échappe en volant au passage une voiture de flic. Il ne sait alors pas qu'à son bord il y a un sac contenant la Zakat d'une organisation djihadiste. Comme un sale gosse fait une mauvaise blague, il se gausse de la situation et n'a pas conscience qu'il vient de signer son destin..... Il place l'argent chez Alex qui va ainsi devenir la cible des djihadistes...
Son père, en cavale et en pleine préparation d'un nouveau casse ne va pas laisser sa fille en danger sans intervenir et c'est avec ses compagnons et amis, Driss, Paco le Gitan..., qu'il va venir s'interposer entre elle et ses poursuivants.
S'en suit une impressionnante opposition entre deux mondes totalement différents et la police ne fait qu'une pale figuration dans l'histoire.....
D'un côté l'on a les braqueurs, criminels endurcis mais avec un véritable code d'honneur. Entre eux, c'est la parole donnée, la loyauté... Ils sont implacables, capables de se salir les mains mais ils ont le sens de la valeur d'une vie et leur violence n'est pas gratuite. Ce sont des bandits à l'ancienne, qui ne vont pas sans rappeler ceux des films français en noir et blanc des années 60 qui faisaient preuve d'honneur....
De l'autre côté, il y a les djihadistes. Entre faux Imam, asocial embrigadé, magouilleurs etc.... ils ne sont qu'étroitesse d'esprit, méfiance, trahison, et pure violence.... c'est sanglant, extrêmement sanglant même, on torture, on égorge, on coupe des têtes etc.... et la fin... OMG ! quelle fin !
Cette violence omniprésente n'est jamais pesante grâce à la plume de l'auteur qui a choisi une langue orale, vivante, familière, pleine de punch, parfois vulgaire.. C'est déroutant de premier abord mais très vite on perçoit la parfaite maîtrise avec les différents niveaux de langage subtilement employés selon les protagonistes.... Il manie les expressions détournées, les métaphores avec brio. D'une écriture incisive, phrases courtes, parfois nominales, il varie les points de vue, l'instantanée des pensées intimes, et laissent affleurer des propres convictions au sujet des religions, sur la nature humaine, la famille, la filiation...il y a beaucoup de très beaux passages sur la relation père-fille, tout en finesse, faits de révolte, de silence étourdissant, de déclaration inachevée, mais d'amour toujours !
Le récit est particulièrement alerte et les événements se succèdent à un rythme effréné, jusqu'à la toute fin.... OMG ! cette fin !
Outre l'intrigue, les personnages sont très denses, détestables ou terriblement attachants, parfois contrastés.... Alex, à fleur de peau, la fois forte et pleine de fragilité, le père pétri de culpabilité et implacable dans ses décisions, et Ludo.... ah Ludo, quel joli personnage ! Il quitte la scène très tôt et pourtant il reste un personnage essentiel... il y a de la poésie chez lui dans le contraste entre son immense culture, ses envolée littéraires, philosophiques ou politiques et sa rébellion d'éternel ado. Quelle force chez lui , quelle lucidité !
Ce n'est pas un coup de coeur mais c'est une très jolie lecture encore une fois et cette fin ! OMG ! Inoubliable ! ....
Lien : https://chezbookinette.blogs..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Sylvie71
  23 février 2020
J'ai choisi ce livre suite aux mots d'Olivier Marchal sur la couverture. Je n'irais pas jusqu'à dire que l'on plonge dans les ténèbres, même si certaines scènes sont assez violente. Mais c'est surtout l'approche de l'intrigue qui est différente des autres livres policiers que j'ai pu lire. Cela est peut-être du au passé de l'auteur (ancien braqueur), qui donne ici une vision différente.
Ce n'est pas facile de vous parler de ce livre, car on n'est pas dans un policier classique.Je sais que ce livre ne plaira pas à tout le monde même si moi j'ai beaucoup aimé. Je pense qu'il faut le lire au 2ème degré.
L'auteur nous entraîne dans son aventure malgré une histoire simple. La lecture est facile et j'ai tourné facilement les pages pour connaître la suite de l'histoire. Certes certaines ficelles sont un peu grossière pour berner les flics, mais parfois il suffit d'un peu de chance.
Commenter  J’apprécie          50
Amnezik666
  18 février 2020
Je connais et apprécie tout particulièrement les polars et thrillers écrits par des auteurs qui appartiennent ou ont appartenu au monde de la justice (qu'il s'agisse de la police ou de l'administration pénitentiaire), tout simplement parce qu'il se dégage de ces romans un parfum d'authenticité inimitable. Avec Fabrice Rose, je découvre un auteur qui a longtemps fricoté avec l'autre côté de la barrière, un braqueur qui a connu la prison, reconverti pour voir sa fille grandir.
J'avoue que je ne sais pas vraiment comment aborder cette chronique, si j'ai indéniablement pris mon pied avec ce bouquin, je n'ai à aucun moment réussi à prendre son intrigue au sérieux. de nombreux éléments m'ont paru tellement caricatural que j'avais parfois l'impression de lire un thriller parodique… mais, et je le répète, je me suis éclaté avec ce roman.
D'un côté on a les voyous sympas (dans le sens où ils n'ont jamais recours à la violence gratuite, ni contre la police, ni contre leurs victimes), et force est de reconnaître que la fine équipe ne peut qu'attirer la sympathie du lecteur.
En face d'eux une bande d'islamistes tellement décérébrés qu'ils en deviennent risibles (ce qui n'exclut pas la violence gratuite et les actes de barbarie). Dans le coin droit un émir autoproclamé qui ne pense qu'avec sa bite et son bide, radicalisé de façade mais dans la pratique, pas plus musulman que moi. Dans le coin gauche, ses sbires, et tout particulièrement Tariq, radicalisés à l'extrême, encéphalogramme plat, les plombs ont sautés et fondus depuis bien longtemps.
Manichéen ? Vous avez dit manichéen ? Juste un tout petit peu… beaucoup !
Prise entre deux feu, Alex, jeune fille un tantinet bohème qui a eu la malchance de s'enticher d'un type qui a le QI d'une huître confite… mais bon elle l'aiiiimeuh, elle l'aimait et elle l'aimera (merci Francis… enfin presque). Il est coutume de dire jusqu'à ce que la mort vous sépare, mais avec Alex l'amour (qui frôle parfois l'idolâtrie niaise) se poursuit post-mortem.
Puis il y a la police (voire les polices), qu'il s'agisse de la brigade criminelle ou de l'antiterrorisme tous ont pour point commun d'être complètement dépassé par les événements.
Le déroulé de l'intrigue est à l'image de ses acteurs, ça dépote bien mais c'est tellement poussé à l'extrême que ça sent à plein nez la grosse farce potiche (même dans les moments les plus dramatiques).
Je suppose que tout cet aspect second degré n'est pas vraiment volontaire, mais pour ma part c'est ce qui sauve le bouquin d'une critique assassine. Peut-être me suis-je régalé à l'insu de son plein gré, mais l'essentiel reste que je me sois régalé.
Bon point pour le ton général de Fabrice Rose, j'ai bien aimé son style proche du langage parlé qui lui (ou à ses personnages en tout cas) autorise des prises de position tranchées et sans emphase.
Lien : https://amnezik666.wordpress..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
Eve-YesheEve-Yeshe   27 février 2020
Elle tente de gouverner sa vie sans la verrouiller à l'amour mille-feuille qu'elle ressent pour son père. Un amour qui s'émiette parfois quand le souvenir de ses désertions afflue. Adolescente, Alex lui a exprimé ses colères noires, elle lui a dessiné ses douleurs d'enfant, lui a même signifié à quinze ans qu'il n'était qu'un père biologique, mais jamais elle n'a rompu le lien...
Commenter  J’apprécie          110
Amnezik666Amnezik666   17 février 2020
Ce qu'il ne dit pas, c'est que s'il y en a un qui n'a pas envie de mourir en moudjahid, c'est bien lui ! Il a beau être plus prédateur sexuel qu'ascète, la promesse de soixante-douze houris l'attendant au paradis pour pratiquer l'acte honteux sous les hospices de Dieu ne lui a jamais fait péter les plombs au point d'aller s'estropier en martyr. L'émir s'en bat les burnes, de ces sornettes. D'ailleurs, faut être sacrément crédule pour les gober.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
collectifpolarcollectifpolar   11 mars 2020
Rien n'a changé, ni ces tabourets, ni cette impossibilité de se rapprocher autrement qu'en tendant les mains. Les box sont à peine éclairés. Sur leurs cloisons défraîchies des cœurs, des prénoms, des tags de dealers sont écrits et dessinés à la va-vite. Des insultes, aussi, tout se croise et se décroise au parloir, esprits chagrins, amoureux transis, mauvais coucheurs, innocents, coupables et leur souffre-douleur. Le brouhaha agace Alex, qui attend l'arrivée de son père en frissonnant. Nous sommes aux prémices du printemps, Fresnes n'est pas très chauffé, le confort n'y est pas la priorité.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
galyalaingalyalain   07 mai 2020
Alex aimerait se réinventer un monde, se le dessiner sans clair-obscur, sans saloperies, un monde sans prothèse, sans sècheresse, sans haine, sans losers, sans vainqueurs. Un monde où les cailleras deviendraient danseurs, où les branleurs ne se laisseraient plus embrigader dans la violence, où les fusils-mitrailleurs seraient recyclés en sculptures éphémères.
Commenter  J’apprécie          20
galyalaingalyalain   07 mai 2020
Loin d’être con, il comprend que les temps changent en prison. Les tapis de prière fleurissent, les barbes poussent et la religion lui révèle que, pour régner sur les pieds nickelés, une foi bien brandie a raison des ardeurs du plus récalcitrant des frères. (Mohamed Aboubakr al-Din)
Commenter  J’apprécie          20
Notre sélection Polar et thriller Voir plus
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox




Quiz Voir plus

Jésus qui est-il ?

Jésus était-il Juif ?

Oui
Non
Plutôt Zen
Catholique

10 questions
1278 lecteurs ont répondu
Thèmes : christianisme , religion , bibleCréer un quiz sur ce livre
.. ..