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EAN : 9782081475175
395 pages
Flammarion (13/02/2019)
4.26/5   104 notes
Résumé :
Nous nous croyons rationnels et informés. Ce n’est pas le cas. Nous nous trompons systématiquement, quel que soit notre niveau d’études, y compris – peut-être même plus – sur les sujets que nous croyons bien connaître.Mais, comme le met au jour Hans Rosling, statisticien de génie et star des conférences TED, les raisons pour lesquelles nous nous trompons sont toujours les mêmes! Hérité d’un ancestral instinct de survie, c’est le fonctionnement même de notre cerveau ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
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Il s'agit apparemment d'un livre de plus sur les biais cognitifs. Pourquoi pas, bien que le sujet soit à la mode et ait déjà été abondamment traité ?-Seulement ce livre ne parle des biais cognitifs qu'en apparence

En effet, il vise principalement, sinon uniquement,, ce qu'il appelle la “construction de fossés", c'est à dire la pensée binaire, l'idée qu'une chose est À ou Non A. L'ennui, c'est qu'il met à mal le principe du tiers exclu, une des bases de la logique formelle et de la logique tout cours, sans lequel tout raisonnement scientifique est impossible.
Pour lui, il n'existe pas d'oppositions mais une transition graduelle entre des stades qui ne s'excluent pas mais se succèdent. Il illustre d'abord son propos à travers une démonstration visant à établir un progrès global et constant de l'humanité depuis le Néolithique.
La thèse apparaît certes juste, mais sans grand rapport avec le mode de démonstration, qui a le tort d'occulter l'existence de ruptures catastrophiques périodiques, véritables collapsus, faisant régresser de plusieurs siècles la civilisation sur tous les plans, tel que l'effondrement de l'empire romain d'Occident
Le raisonnement est certes exact à l'échelle des millénaires, mais ne l'est pas sur des durées plus courtes.
De même, sur le plan spatial, l'auteur raisonne à l'échelle de la planète, et de ce fait sur des concepts souvent fictifs.
Je prendrai ici l'exemple de la population. L'auteur raisonne sur une population mondiale, ce qui ne veut pas dire grand chose ; il existe bien une population totale de la planète, mais celle-ci n'est pas une unité politique, il y a des frontières ; elle se subdivise donc en un certain nombre de populations géographiquement, culturellement, économiquement distinctes (à noter d'ailleurs que l'auteur néglige presque totalement le facteur culture dans ses raisonnements)
Alors il est eaxct que la population totale de la planète se stabilisera autour de dix milliards d'habitants en 2100 (en fait le cap des huit milliards a été franchi plus tôt que prévu, mais cela n'a pas de conséquences pour ce qui nous occupe), toutes choses égales par ailleurs et en l'absence de collapsus ;
Il est vrai que cette baisse se produit dans tous les pays ; il est possible que le taux de fécondité se stabilise autour de deux , non seulement pour une moyenne mondiale, mais dans chaque pays, et chaque aire de civilisation (et d'ailleurs il ne serait pas inutile de relire Huntington, bien qu'il ne soit pas politiquement correct) mais cela n'en prend absolument pas le chemin, pour la bonne raison que certains pays développés, notamment l'Europe Russie comprise, ont déjà des taux de fécondité bien inférieurs à 2, parfois à 1,5, et qu'ils continuent de baisser, au point que certaines nations, dont l'Italie ou l'Allemagne, ont une population sur le point de s'effondrer, avec une pyramide des âges effrayante, et sont menacées de disparition biologique (on le sait, la France s'en tire un peu mieux, entre autres en raison de son système d'allocations familiales, bien raboté pourtant ; je sais que cet argument est honni des néo-féministes)
De l'autre côté de la Méditerranée, et particulièrement en Afrique subsaharienne, les taux de fécondité, même s'ils diminuent eux aussi, restent plus de deux fois supérieurs.
Il en résulte, et il en résultera si le gap de fécondité persiste (admettons à la fin du siècle un taux de 1,2 pour l'Europe et de 2,5 pour l'Afrique) un appel d'air évident pour les citoyens des pays du Sud, naturellement désireux de s'installer dans les pays vieillissants du Nord, où ils espèrent trouver un niveau de vie de type 4.
Cette immigration économique n'est d'ailleurs pas une immigration de la misère, car seuls ceux qui ont atteint au moins un niveau de développement de type 3 peuvent réunir les sommes de plusieurs milliers d'euros exigées par les passeurs.
Cela crée évidemment de nouveaux besoins dans les pays d'accueil, que ces derniers ne sont pas à même de financer, par exemple en matière de santé publique dont les dépenses croissent déjà du seul fait du vieillissement de la population
Ces faits, et d'autres, sont en mesure de créer de ces collapsus que j'ai déjà évoqués, capables de rebattre les cartes, et d'éloigner les lendemains qui chantent
Je précise à ce sujet que la critique de Cailloudegrin et celle de Paul2bo pointent manière bien venue certains raisonnements basés sur des faits biaisés, qui vont au-delà de l' erreur de méthodologie
J'en viens maintenant à ce qui touche au principe même de la thèse de l'auteur. Selon lui, en vertu du gradualisme qu'il postule,et du refus des oppositions binaires qu'il porte, , il n'est pas possible d'opposer radicalement la pauvreté à la richesse.Il distingue en effet quatre stades de développement humain, tant à l'intérieur de chaque société qu'entre sociétés, entre lesquels les individus et les groupes opèrent une progression continue. Il n'y a pas de différences qualitatives, seulement des différences quantitatives momentanées vouées à être comblées. Certes l'auteur admet brièvement une différence qualitative entre les super-riches des sociétés développées et les super-pauvres des sociétés non développées, mais très rapidement il passe à autre chose sans approfondir. Malheureusement les exploités ont souvent du mal à le comprendre, et le citoyen de la France périphérique qui gagne un SMIC ( ne parlons même pas des minima sociaux) aura du mal à comprendre que c'est juste une différence de degré qui sépare son niveau de vie e celui des super-riches de son pays
Il écarte de même 'idée e de contradictions internes dans une société donnée. Donc il n'y a pas de lutte des classes puisque celles-ci se situent dans un continuum évolutif, et donc n'existent pas à proprement parler
Je ne voudrais pas faire de procès d'intention l'auteur, au demeurant bien sympathique ; il me semble que nous sommes bien loin de nos processus cognitifs supposés erronés.Et je crains de devoir dénoncer un tour de de passe-passe qui consiste à appliquer un procédé de raisonnement là où il est inopérant.
En fin de compte, l'auteur décrit un monde sans politique et sans histoire.
Nous ne sommes pas si loin de Fukuyama.
Pour reprendre le vocabulaire de Marx (son analyse n'a bien sûr rien de marxiste puisqu'il nie la lutte des classes) il ne voit que les infrastructures et nie l'influence des superstructures
L'auteur nous dit avoir un petit talent de société : il a appris à avaler des sabres et en fait profiter les auditeurs de ses conférences pour détendre l'atmosphère.
Mais c'est autre chose qu'il entend nous faire avaler.
Pourquoi ne suis-je pas plus surpris que M. Gates, l'un des hommes les plus riches du monde, apprécie particulière ce livre, qui démontre qu'entre lui et nous n'existe qu'une simple différence quantitative appelée à être comblée...
Ce livre peut être rapproché de celui de Rudy Reichstadt ,"l'opium des imbéciles" dont l'auteur, sous prétexte de dénonciation du complotisme, essaie de faire passer toute opposition au capitalisme pour une croyance douteuse et irrationnelle.

Sur les biais cognitifs, on lira avec plus de profit Gérald Bronner, Raymond Boudon, voire Nissim Taleb et d'autres encore

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On me qualifiera sans doute de naïf, peut-être de gogo ou de manipulé. Mais, contrairement à la plupart de mes estimés confrères et consoeurs, qui ont critiqué ce livre, je n'y vois pas d'abord un travail concernant les biais cognitifs.
Certes , Rossling les dénonce, et les a combattu toute sa vie au moyen de graphiques, présentations, conférences et articles. Et finalement en écrivant ce livre, sorte de conférence perpétuelle. Mais là n'est pas son propos.

Rosling était avant tout médecin - spécialiste en santé publique- et comme tout médecin il voulait d'abord un bon diagnostic avant de proposer un traitement. Ceci, à mon sens, le différentiait fondamentalement des politiques et des idéologues qui veulent se proposer en solution quel que soit le problème : prescrivons d'abord, on verra le diagnostic après. Pas étonnant que la cause publique se porte si mal !

Ce livre, qui prend la forme d'une conférence, est le diagnostic posé par Rosling . Un monde beaucoup plus divers, beaucoup moins monolithique ou manichéen que celui dépeint par les idéologues. Une societé où le progrès et la santé côtoient la misère et la maladie. Mais où , sur la période 1960- 2000 en tous cas , la plupart des indicateurs vont dans la bonne direction. Pas à vitesse homogène et pas partout, non. Et avec de très grandes differences : santé et maladie se côtoient, s'entremêlent, dans la société comme dans l'individu.

Ce diagnostic, plusôt positif, est il indicatif du futur ? Cela, Rosling n'en dit rien. Personnellement, songeant aux multiples crises dont les premières sont déja sur nous, je réserverai mon pronostic.
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Sous couvert d'une approche factuelle dénonçant nos biais cognitifs et notre ignorance, à l'origine d'une vision catastrophiste et dichotomique du monde, Hans Rosling se fait l'avocat du système économique et social actuel. Sous couvert d'un livre « scientifique », il donne un message politique. Il promeut une vision du monde ultra positive et optimiste (même s'il se dit « réaliste ») en mettant sciemment de côté différents aspects problématiques de notre mode de vie actuel, et ce, en utilisant de formidables outils -les infographies- et une démarche basée sur les faits. Il dit vouloir rétablir l'équilibre et la vérité sur le monde, mais son approche devient aussi caricaturale que celle des journalistes qu'il critique : son discours manque de nuance, il aurait parfois suffi de seulement quelques phrases pour tempérer ses conclusions et donner une image plus juste.

Bien conscient des biais cognitifs, du pouvoir des graphiques et de la tendance à surgénéraliser, Hans Rosling choisit quelques exemples trompeurs et non représentatifs. Il aborde la préservation des espèces en mentionnant les tigres, les rhinocéros noirs et les pandas géants qui ne sont désormais plus menacés et présente un graphique sur la diminution des inégalités sociales au Brésil. Evidemment, il ne généralise pas explicitement : il ne conclue pas que la biodiversité ou les inégalités sociales s'améliorent de manière générale, mais il sait pertinemment qu'il induit en erreur ses lecteurs et que les moins informés feront implicitement cette généralisation. le choix de ces exemples me semble donc malhonnête ! En effet, l'intégrité intellectuelle serait de tempérer les conclusions hâtives qui pourraient émerger et de bien préciser les tendances générales de la biodiversité et des inégalités sociales.

Il met un point d'honneur à critiquer le système et non les personnes qui évoluent dedans, mais alors pourquoi ne va-t-il pas plus loin en présentant les limites, dérives et effets secondaires du système économique qu'il promeut ? Il explique que les droites ne sont pas forcément linéaires, mais quid des effets de seuil au niveau écologique ? Même s'il répète que les choses peuvent aller « mal et mieux », ce livre pousse à la minimisation et à la banalisation de certains problèmes, et donc à l'inactivisme: les militants sont par exemple présentés comme ceux qui crient au loup.

Pour finir, je tiens à noter quelques passages vraiment douteux sur le DDT, la « chimiophobie » (amalgames entre les anti vaccins et les inquiétudes sur les perturbateurs endocriniens et/ou autres substances toxiques) et la notion de « réfugiés climatiques ». de manière plus anecdotique, se référer au score potentiel de chimpanzés au lieu simplement du hasard (à 33 %) me semble un peu lourde et maladroite.

Pour rendre justice au livre, je tiens également à souligner les éléments qui m'ont particulièrement plu : la critique des politiques migratoires européennes plutôt que le seul blâme des passeurs, les différents niveaux de revenus illustrés en photos, l'exhortation des pays riches à diminuer leurs émissions de CO2 plutôt que d'empêcher les pays « pauvres » de se développer, les deux graphes de 1965/2017 sur la diminution du nombre d'enfants par femme, et enfin l'efficacité des politiques de prévention inscrites dans la communauté pour diminuer la mortalité infantile.

Malgré un message insidieux auquel, vous l'aurez compris, je n'adhère pas du tout, la lecture est agréable, facile et très bien vulgarisée. Je faisais de toute évidence partie de ces ignorants détenant une vision particulièrement négative sur certains aspects du monde et cela m'a donc permis de remettre certaines idées au clair et de changer mon regard sur les conditions de vie des différentes populations. Je suis donc partagée entre les réelles connaissances que ce livre peut apporter et le modèle sous-jacent qu'il défend. Si vous êtes donc amenés à le lire, je ne peux que conseiller prudence et recul !
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J'ai lu ce livre pour la 1ère fois en 2018, à ce moment là je l'ai trouvé remarquable et j'en suis sorti soulagé et enthousiaste sur le futur. Deux ans plus tard, après être allé plus loin dans beaucoup des sujets qu'il aborde, j'ai la désagréable sensation d'avoir été manipulé. Il faut reconnaître que ce livre corrige certainement des idées fausses sur l'état du monde. le problème est qu'il les remplace par d'autres idées fausses, celles-ci bien plus dangereuses.

La force de ce livre est qu'il repose sur des faits. Néanmoins la sélection et le traitement de ces faits est extrêmement biaisé pour montrer ce qui va bien et ignorer ce qui va mal. Cela pourrait se comprendre si le titre du livre était “Tout ce qui va bien dans le monde aujourd'hui”. Néanmoins Hans Rosling déclare en introduction que ce livre “est à propos du monde et comment il est véritablement”. Pourtant, page après page, Hans Rosling ne parle que des aspects des sujets qui l'arrangent. Quand il parle de la qualité de l'air, il montre la diminution de la concentration en dioxyde de soufre mais pas celle des particules fines (qui aurait montré la tendance inverse). Quand il parle de la biodiversité, il tombe malencontreusement dans les mêmes pièges méthodologiques qu'il dénonce, en sélectionnant 3 exemples (tigres, pandas et rhinos) exceptionnels au vue de la tendance générale.

Bref, ce livre me fait penser à une mauvaise conférence TED, c'est très bien vulgarisé, c'est excitant mais dès qu'on y regarde de plus près, c'est trompeur. Tout cela est assez décevant étant donné l'aura médiatique dont a bénéficié Hans Rosling et ce livre. Comment alors expliquer le succès de ce récit ? C'est un sujet intéressant à creuser. Pour moi, une partie de la réponse est que, face à la douloureuse froideur du constat, maintenant solidement établis, de la non-soutenabilité de notre monde, ce livre exploite à merveille notre réflexe psychologique le plus naturel : le déni. Tout va bien, ces crises ne sont qu'un mauvais rêve créé par des prophètes de malheur, le futur est ra-dieux.


Plus d'exemples sur les erreurs et les biais de ce livre dans ma critique complète :

Lien : https://paulboosz.github.io/..
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Hans Rosling [1948 - 2017] a un parcours hors du commun. Medecin Suédois et conférencier il a dédié sa vie à la santé de ses contemporains. Il a exercé au Mozambique ou il était le seul médecin pour 300 000 habitants, il a ensuite donné de nombreuses conférences sur les soins de santé dans les pays à faible revenu, il a également été conseillé auprès de l'organisation mondiale pour la santé et de l'Unicef. Peu après avoir appris qu'il était atteint d'un cancer du Pancréas il eut le temps de terminer son ouvrage en cours "Factfulness", convaincu de délivrer un message utile à ses contemporains.

Dans son livre il développe une thèse selon laquelle monde ne va pas si mal qu'on le prétend. Si beaucoup sont pessimistes et considèrent que c'était mieux avant c'est parce qu'ils ne raisonnent pas de façon objective et qu'ils interprètent les choses plutôt qu'ils n'observent la réalité des faits.

Dans l'introduction l'auteur propose un test au lecteur pour démontrer que notre manque d'objectivité est influencé par une tendance à la dramatisation. Je dois avouer que ce test est assez concluant même si je ne m'en suis pas si mal tiré [6 points sur 13]. Notre vision dramatique du monde nous conduit à choisir les réponses les plus spectaculaires et les plus négatives. Cela provient de la façon dont notre cerveau fonctionne. Nous sommes équipés d'instincts qui ont permis à nos ancêtres de survivre. Notre cerveau évite de trop penser et se hâte de conclure.

Ce livre a pour but de faire changer les façons de penser des gens, calmer leurs peurs irrationnelles, rediriger leur énergie vers des activités constructives.

Factfulness est un mot exprimant l'attitude qui consiste à fonder son opinion sur les faits et non sur les préjugés. Les explications de l'auteur sont assez convaincantes même si l'on peut identifier ici ou là une tendance à présenter ses arguments sous leur meilleur jour sans rentrer dans les détails.

Il a notamment posé cette question à un panel international :
“Ces vingt dernières années, la proportion de la population mondiale vivant dans une extrême pauvreté :
A —A presque doublé.
B —Est resté à peu près stable
C — A presque diminué de moitié”

4 % des Français interrogés répondent A ou B alors que la bonne réponse est C. L'auteur précise qu'il s'agit pourtant de données objectives facilement vérifiables et accessibles à tous.

Tout le reste du livre développe les conséquences de ce constat et donne des pistes pour retrouver une pensée objective débarrassée des préjugés.

S'il est vrai que beaucoup de choses vont mal dans le monde d'aujourd'hui nous avons néanmoins tendance à exagérer le côté négatif. Ce livre nous incite à pondérer notre opinion en construisant nos raisonnements sur des réalités et non sur des impressions ou des peurs.

L'auteur utilise beaucoup de statistiques et de graphiques pour étayer son propos. Il montre notamment de nombreux graphiques [32] montrant les phénomènes négatifs en recul [par exemple le nombre de morts à la guerre] et des phénomènes positifs en progression [par exemple : survie infantile au cancer].

D'après l'auteur notre instinct négatif nous induit en erreur. Un des moyens de lutter contre cette tendance est de se rappeler que nous avons beaucoup plus de chance de recevoir des informations sur des évènements négatifs que sur des évènements positifs. Quand les choses vont mieux, souvent, on n'en entend pas parler.

Ce livre pourrait être utile pour combattre le stress et le pessimisme.

Un petit bémol toutefois, les arguments, les chiffres et les graphiques proposés sont souvent utilisés par d'autres auteurs pour démontrer que le système économique dans lequel nous vivons est un bon système. Prudence donc sur les conclusions à tirer de la thèse d'Hans Rosling. Je dois avouer que la préface signée Dominique Seux m'a un peu alerté, car je ne partage pas la plupart de ses analyses surtout axées sur la bonne marche des entreprises et de la bourse sans trop s'intéresser aux inégalités sociales.

Je ne pense pas que ce livre ait été écrit pour défendre un système, mais il pourrait être utilisé opportunément par certains pour justifier un certain modèle économique et politique.

Ce n'est pas parce que nous vivons globalement mieux qu'il y a un siècle qu'il faut se complaire dans un optimisme béat.

Je retiens de ce livre son message essentiel : il ne faut pas céder à notre tendance à la dramatisation, il faut s'en tenir aux faits.

Un ouvrage bien écrit agréable à lire, très clair et agrémenté de nombreuses illustrations.

- “‘Factfulness' Hans Rosling, Flammarion [2019], 396 pages.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Factfulness is … recognizing when we get negative news, and remembering that information about bad events is much more likely to reach us. When things are getting better we often don’t hear about them. This gives us a systematically too-negative impression of the world around us, which is very stressful. To control the negativity instinct, expect bad news.


Convince yourself that things can be both better and bad.
Good news is not news. Good news is almost never reported.
So news is almost always bad. When you see bad news, ask whether equally positive news would have reached you.

Gradual improvement is not news.
When a trend is gradually improving, with periodic dips, you are more likely to notice the dips than the overall improvement.

More news does not equal more suffering. More bad news is sometimes due to better surveillance of suffering, not a worsening world.

Beware of rosy pasts. People often glorify their early experiences, and nations often glorify their histories.
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The human brain is a product of millions years of evolution and we are hard-wired with instincts that helped our ancestors to survive in small groups. Our brains often jump to swift conclusions without much thinking, which used to help us to avoid immediate dangers.
... We still need these dramatics instincts ...
If we sifted every input and analyzed every decision rationally, a normal life would be impossible.
... But uncontrolled, our appetite for the dramatic goes too far, prevents us from seeing the world as it is, and leads us terribly astray.
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ust as I have urged you to look behind the statistics at the individual stories,
I also urge you to look behind the individual stories at the statistics.
The world cannot be understood without numbers.
And it cannot be understood with numbers alone.
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Because how should someone at the check-in desk at an airline be able to work out in 45 seconds whether someone is a refugee or is not a refugee according to the Geneva Convention? Something that would take the embassy at least eight months?

Why, then, must they come in such terrible boats? Actually, EU policy is behind that as well, because it is EU policy to confiscate the boats when they arrive. So boats can be used for one trip only.
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Les sociétés et les cultures sont en mouvement permanent. Même des changements qui semblent petits et lents finissent par s'additionner avec le temps : 1% de croissance annuelle correspond, au bout de soixante-dix ans, à un doublement ; 2% de croissance annuelle correspond à un doublement au bout de trente-cinq ans ; 3% de croissance annuelle correspond à un doublement en vingt-quatre ans.
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