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EAN : 9782253177548
384 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (23/04/2014)
2.88/5   449 notes
Résumé :
L'Enveloppe a valu au jeune romancier Nicolas Kolt un succès international et une notoriété dans laquelle il tend à se complaire. C'est en découvrant la véritable identité de son père et en fouillant jusqu'en Russie dans l'histoire de ses ancêtres qu'il a trouvé la trame de son premier livre. Depuis, il peine à fournir un autre best-seller à son éditrice. Trois jours dans un hôtel de luxe sur la côte toscane, en compagnie de la jolie Malvina, devraient l'aider à pre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (118) Voir plus Ajouter une critique
2,88

sur 449 notes

Gwen21
  18 septembre 2019
Il y a des romans, quand on les termine, on se demande à quoi ou à qui ils servent. Moi je suis tentée de les placer dans ma corbeille à papier. Ils me donnent l'impression que leurs auteurs les ont écrits simplement pour justifier le fait qu'ils se sont faits écrivains comme d'autres se font boulangers ou médecins, à la différence que ces derniers apportent vraiment quelque chose de plaisant ou d'apaisant aux autres. Un écrivain qui a décidé qu'il vivrait de sa plume et rendrait à son éditeur un livre par an, je trouve ça triste et c'est l'impression que me donne Tatiana de Rosnay que je découvre avec ce roman trouvé dans une boîte à livres publique. Il semblerait que dans ces boîtes échouent les livres qui ont échoué en librairies, ceux que les lecteurs regrettent d'avoir choisis et qu'ils abandonnent pour ne pas avoir à les ranger sur leurs étagères, à côté des livres auxquels ils tiennent, les livres qu'ils ont aimés.
Je ne vois pas à quoi ou à qui sert "A l'encre russe". Je l'ai choisi parmi de vieilles éditions de France Loisir qui côtoyaient des revues déchirées et des tromblons issus des bibliothèques rose et verte, à croire que dans une boîte à livres on vide aussi les coffres du grenier ou les livres hérités de Mémé, aux pages jaunies et au lourd parfum d'enfance et de poussière. Autant dire que je ne savais rien de ce roman, à peine avais-je entendu prononcer le nom de son auteure dans une publicité radiophonique, d'une boîte publique là encore.
Je ne vais pas vous raconter de quoi parle ce roman, il perdrait à vos yeux le peu d'intérêt qu'il contient. Je dévoilerai juste quelques éléments : on y parle d'écriture et d'édition, d'Italie, de Russie et de Paris, et aussi un peu de New York, cela semble en effet indispensable de passer par New York - et d'évoquer le 11 septembre - quand on a le tort d'être le personnage d'un auteur d'aujourd'hui, en tout cas d'un auteur qui souhaite vendre pour vivre de ses ventes.
Ce roman, c'est le portrait de Nicolas Kolt, l'écrivain d'un seul livre à succès qui est clairement un type auquel vous ne pourrez pas vous attacher car c'est un minable, un médiocre, un vaniteux, un salaud et pas de ceux dont on s'éprend, pas d'un salaud à panache, pas d'un Humbert Humbert, non juste un salaud enrichi et rongé d'orgueil, en plus d'être un pervers-narcissique. D'ailleurs, on ne sait pas si Tatiana de Rosnay a envie qu'on aime ou qu'on déteste son anti-héros et pour finir, on n'a pas à se poser la question bien longtemps vu qu'il n'y a aucune émotion entre les pages du roman. Trahisons et mensonges par dizaine, drames indécemment puisés dans les faits divers, déballage outrancier de luxe bling-bling, l'auteure met pourtant le paquet mais non, rien, rien de rien, on ne ressent vraiment rien, ça passe comme de l'eau sur les ailes d'un canard. Pour dire vrai, on s'ennuie à cent sous de l'heure. Pas de relief, pas de couleurs, pas d'odeurs, et pourtant tout se passe sur une île paradisiaque au large de la Toscane. Des personnages féminins multiples dont aucune n'est respectée ou respectable, à croire que ce n'est pas une femme de lettres qui écrit cette histoire. Nicolas est un tombeur, ou plutôt un baiseur, que personnellement je ne juge pas représentatif de son sexe ; il ne peut croiser une femme sans vouloir la "baiser" ou commenter son physique et sa cervelle ; du coup, la masturbation est son lot tri-quotidien et l'auteure ne vous en fera pas perdre une goutte. Pour son malheur comme pour son bonheur, Nicolas est très entouré par la gent féminine, elles sont toutes folles de lui et ne rêvent que de se "faire baiser", pauvres servantes écarlates aussi éphémères que des mouchoirs en papier : éditrices, ex, fiancée, assistantes, serveuses, touristes, la concupiscence de notre (h)éros les salit toutes.
Je disais donc qu'un écrivain qui veut vivre de sa plume aujourd'hui doit vendre et pour ce faire il suit quelques recettes certes éculées mais qui ont fait leurs preuves commercialement parlant, comme on dit dans le métier : du sexe cru et vulgaire pour commencer, à peu près toutes les cinq pages, c'est la base ; puis vient le secret de famille sur les origines douteuses d'un père ou d'une mère, le père est un homme fascinant qui pourrait être agent secret ou armateur, un truc qui a de la gueule, la mère une femme de cinquante ans encore belle et chic, rang de perles en sautoir et d'une fragilité qui dissimule mal une grande force car elle a beaucoup aimé et par conséquent beaucoup souffert... Ensuite, vient le fric, cru et vulgaire, et son cortège de marques et d'emblèmes, ici ce seront les montres et les cigares, Tatiana ne s'est pas trop foulée.
Ça y est, je l'ai dit, voilà l'impression pénible qui m'a accompagnée pendant toute ma lecture : Tatiana ne s'est pas trop foulée. Quand tout semble trop facile, rien n'est passionnant. Un roman sans recherche(s) ni profondeur et dont le vernis de fausse sophistication parisienne laisse apparaître la couche plébéienne d'une littérature de salle d'attente. Un roman de plus sur les rayonnages du Relay. Une nouvelle commande qui réjouira un imprimeur à défaut des lecteurs. Quoique, si ça se vend, il faut bien des volontaires, des âmes candides prises au filet. La facilité, on la trouve dans le style ("mozzarella de buffle" ? Non, un buffle ne donne pas de lait, même un buffle italien. Accusons le traducteur puisque bien qu'étant francophone, Tatiana de Rosnay écrit en anglais, un genre comme un autre, chaque écrivain se doit de cultiver ses petites particularités s'il veut marquer les esprits), comme dans la narration : Nicolas ne part-il pas à Saint-Pétersbourg sur un coup de tête quand tout voyageur lambda ayant la prétention de fouler le sol russe doit d'abord conquérir un visa auprès de l'ambassade ? Ne réussit-il pas ensuite à obtenir en moins de deux jours des autorités civiles russes des informations archivées du temps de l'Union Soviétique ? Je vous épargne d'autres exemples mais l'ensemble manque vraiment de cohérence. Enfin, la cerise sur le gâteau du best-seller en devenir : les clichés. Ils sont là, par dizaines, ces stéréotypes mille fois servis et réchauffés, assaisonnés de lieux communs et de phrases à effets emphatiques ; ils ont le cuir épais et il semble qu'on ne peut s'en lasser. Le dénouement nous épargnera-t-il ou nous donnera-t-il le coup de grâce ? Pas de répit pour les braves qui seront allés jusqu'à tourner la dernière page : la rédemption du bad boy est là, dans un grand simulacre parodique du naufrage du Titanic (sans le romantisme).
Ce roman, je pense ne pas le remettre à sa place dans la boîte à livres publique, elle n'est pas à confondre avec une poubelle publique. Je vais le placer en toute simplicité dans ma corbeille à papier, il fera le bonheur d'un recycleur et, peut-être, qui sait, l'an prochain, d'un imprimeur ?

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jeunejane
  01 février 2018
Nicolas Duhamel a écrit un roman qui a remporté un énorme succès.
Parti de son histoire personnelle, à 24 ans, il devait renouveler son passeport et il s'aperçoit qu'en réalité, son père s'appelait Koltchine.
Celui-ci avait disparu au large, Nicolas se lance à sa recherche jusqu'à Saint Petersbourg.
Cette histoire publiée sous la forme d'un roman remporte un vif succès et nous retrouvons le jeune écrivain toujours sous l'euphorie de son triomphe mais bien loin de retrouver de l'inspiration pour créer un deuxième roman.
Dans un palace, on le trouve en compagnie d'une jeune femme très superficielle. Il passe son temps sur Tweeter et sur Facebook pour mesurer l'ampleur de son succès.
On a bien l'impression que la page blanche n'est pas loin bien que le contrat soit signé avec son éditeur.
C'est sans doute une étape vécue par certains écrivains mais c'était bien difficile d'éprouver de l'empathie pour ce jeune monsieur.
Tatiana de Rosnay m'avait habituée à plus de profondeur.
En lisant, je me suis posé la question de savoir si elle- même n'était pas en panne d'inspiration à ce moment de son parcours.
C'est un ouvrage qui se laisse lire mais qui contient beaucoup de plages vides à remplir par des mots.
Je l'avais lu en 2013 à sa sortie et avais rédigé une fiche qui renvoyait à des extraits.
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missmolko1
  31 août 2016
Je prends toujours plaisir à lire un livre de Tatiana de Rosnay et meme si À l'encre russe n'est pas mon préféré de l'auteur, il reste une bonne lecture.
On fait la connaissance de Nicolas Duhamel, un jeune auteur qui vient d'écrire un best-seller et qui peine à écrire un deuxième roman.
"(Les écrivains) règnent sur la littérature comme des rois, comme des empereurs. Dans un royaume où les émotions n'existent pas, où la vérité n'existe pas, où l'histoire n'a pas d'importance. La seule vérité, ce sont les mots sur la page et la façon dont ils prennent vie. C'est pour çà que les écrivains sont orgueilleux. Parce qu'ils sont les seuls à savoir leur donner vie."
Son premier roman portait sur les origines de son père. On fil d'un week-end dans un somptueux hôtel italien, on va découvrir son histoire et la genèse de son premier roman. Ces trois jours vont aussi être désastreux pour Nicolas et sa vie va changer. Il faut dire que Nicolas est devenu avec le succès, un être méprisable, fière, peu disponible pour son entourage. Et pourtant en tant que lecteur, il est difficile de lâcher le roman car on veut connaître la fin.
J'ai beaucoup aimé certains passages notamment sur l'écriture, les écrivains ou le milieu de l'édition :
"Russel Banks, par exemple, n'aimait pas écrire sur son ordinateur, cela endiguait le flot des idées. Il rédigeait le premier jet en suivant un simple fil rouge. Nelson Novezan avouait qu'écrire était une telle torture qu'il lui fallait recourir à l'alcool, à la drogue et au sexe pour tenir le coup, et s'enfermer dans la chambre d'un palace. Magaret Atwood, qui tweetait autant que Nicolas, imprimait ses chapitres et les étalait par terre, en modifiant l'ordre selon ses besoins[...]. Orhan Pamuk écrivait lui aussi à la main, se conformant à un plan structuré dont il ne déviait pas d'un iota. Michael Ontaadje découpait et collait des paragraphes entiers dans d'épais carnets. Kazuo Ishiguro se livrait à des corrections implacables et supprimait parfois jusqu'à cent pages. […] Ernest Hemingway produisait cinq cent mots par jour. Ian McEwan, mille. Tom Wolfe, mille huit cents. Stephen King, deux mille. Il fallait toute une journée à James Joyce pour ne rédiger que quelques rares phrases. Georges Simenon pondait un roman tous les quatre mois et dénichait le nom des personnages dans l'annuaire. […] Amos Oz partait faire un tour à pied pendant quarante-cinq minutes dès six heures du matin puis se mettait au travail. Joyce Carol Oats préférait écrire avant son petit déjeuner. Toni Morisson privilégiait l'aube, pour voir le soleil se lever. John Steinbeck fumait la pipe..."
Il y a juste un seul bémol pour moi, c'est l'introduction de certain fait-divers comme l'affaire DSK ou encore le naufrage du paquebot... Je suis toujours un peu sceptique et me demande comment le roman va vieillir quand tout cela sera oublié.....
Bref c'est un bon moment de lecture, pas à la hauteur de Boomerang ou de Rose mais on retrouve le style de l'auteure avec plaisir.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Jangelis
  29 juin 2015
Comment croire que ce livre a été écrit par l'auteur de "Elle s'appelait Sarah" ? ou même d'autres livres comme Rose ou Boomerang.
Quel ennui ! J'ai persévéré à la fois grâce à l'écriture de Tatiana de Rosnay, qu'on suit facilement, et parce que je pensais sans cesse qu'il allait se passer quelque chose.
Intéressée au départ parce qu'il s'agit d'une histoire de secret de famille, puis dès le début parce que j'aime bien les romans se déroulant dans un hôtel de luxe.
Je ne m'attendais pas à des pages et des pages de description des people, et des états d'âme inintéressants de ce jeune homme odieux d'un bout à l'autre.
Madame de Rosnay semble avoir rassemblé ici en vrac plusieurs sujets qui la touchent de près, ou des actualités qu'on avait suivi : une famille russe, le nom de ses ancêtres, la disparition de son oncle Arnaud, un premier livre à succès planétaire adapté au cinéma, sa difficulté à prouver sa nationalité française lors du changement de loi (j'avais suivi sur les réseaux sociaux cette histoire assez agaçante, il me semblait y avoir là matière à un bon roman de sa part), le naufrage du Concordia ....
Aussi une satire qui aurait pu être intéressante sur l'addiction aux réseaux sociaux.
Mais trop bavarde, trop de répétitions. On a l'impression de ne pas avancer.
Pratiquement pas de personnages sympathiques, le héros est odieux, sa copine inexistante, les comparses peu agréables. Quant à la mère, quand elle se manifeste, c'est pour enfoncer, au lieu d'aider, et elle est encore plus odieuse que son fils.
La seule qu'on aurait envie de croiser un peu plus est sans doute sa guide en Russie.
C'est d'ailleurs le seul passage où j'ai bien accroché, et j'ai eu du plaisir à lire.
Même le passage sur les manies des écrivains, qui aurait dû me plaire, s'avère trop long, une simple énumération, très vite on s'ennuie.
Je suis habituellement plutôt "bon public" pour les romans, surtout ceux faciles, mais là, je regrette, je n'ai vraiment pas réussi.
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fabienne1809
  02 août 2020
J'ai reçu ce livre en cadeau à l'achat de deux livres de poche.
Mon choix s'est porté sur ce livre parce que j'aime généralement cette auteure.
J'ai dû ronger mon frein tant le personnage principal m'agaçait par sa vacuité et sa vanité...
J'ai également longtemps attendu l'arrivée, lors du week-end toscan du personnage principal, de ce moment où sa vie va basculer, dont il est question sur la 4ème de couverture. Pour moi, c'est quasiment à la fin du roman que tout bascule !
Il y a de très jolies choses néanmoins dans ce roman, où le personnage principal découvre les secrets de sa famille. J'ai dû passer le cap de la page 180 environ pour avoir envie de continuer ma lecture. Pour moi, il n'était pas requis de nous balader pendant 372 pages. Un peu plus de la moitié aurait suffi.
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critiques presse (3)
LaLibreBelgique   07 juin 2013
Véritable geek, l’écrivaine prolonge le trouble de son roman intelligemment mené et plein de surprises en oscillant sans cesse entre réalité et fiction.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Culturebox   25 mars 2013
Il y est question de secret de famille, d'identité et d'écriture. On y retrouve le talent de l'auteur franco-britannique pour tenir en haleine son lecteur avec un récit divertissant et riche en rebondissements. Rencontre avec l'auteur français le plus lu en Europe et aux Etats-Unis.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Lexpress   22 mars 2013
Au-delà d'un scénario bien ficelé, elle opère une étonnante mise en abyme de sa gloire soudaine et de sa rançon corrosive. Avec un sens prononcé de l'autodérision, la romancière multiplie les clins d'oeil sur le monde de l'édition et ses requins...
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (73) Voir plus Ajouter une citation
NadaelNadael   09 septembre 2013
« Russel Banks, par exemple, n'aimait pas écrire sur son ordinateur, cela endiguait le flot des idées. Il rédigeait le premier jet en suivant un simple fil rouge. Nelson Novezan avouait qu'écrire était une telle torture qu'il lui fallait recourir à l'alcool, à la drogue et au sexe pour tenir le coup, et s'enfermer dans la chambre d'un palace. Magaret Atwood, qui tweetait autant que Nicolas, imprimait ses chapitres et les étalait par terre, en modifiant l'ordre selon ses besoins(...). Orhan Pamuk écrivait lui aussi à la main, se conformant à un plan structuré dont il ne déviait pas d'un iota. Michael Ontaadje découpait et collait des paragraphes entiers dans d'épais carnets. Kazuo Ishiguro se livrait à des corrections implacables et supprimait parfois jusqu'à cent pages. (…) Ernest Hemingway produisait cinq cent mots par jour. Ian McEwan, mille. Tom Wolfe, mille huit cents. Stephen King, deux mille. Il fallait toute une journée à James Joyce pour ne rédiger que quelques rares phrases. Georges Simenon pondait un roman tous les quatre mois et dénichait le nom des personnages dans l'annuaire. (…) Amos Oz partait faire un tour à pied pendant quarante-cinq minutes dès six heures du matin puis se mettait au travail. Joyce Carol Oats préférait écrire avant son petit déjeuner. Toni Morisson privigégiait l'aube, pour voir le soleil se lever. John Steinbeck fumait la pipe... »
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Gwen21Gwen21   17 septembre 2019
Inévitablement, il se reconnectait, comme un alcoolique se sert un autre verre tout en se haïssant. Il fallait qu'il se débarrasse de cette addiction. Il existait des programmes pour aider les gens comme lui à s'en sortir. Ces temps-ci, tout le monde scrutait ses textos, ses courriels, sa page Facebook, son flux Twitter. Les couples dînaient au restaurant en silence, rivés à leurs téléphones. Même pendant un mariage ou des obsèques, au beau milieu d'un film au cinéma, Nicolas avait surpris des gens sur leurs portables. Ceux qui se refusaient à en avoir restaient pour lui un mystère. Vivaient-ils donc au Moyen Age ? Mais aujourd'hui, alors que son inertie intellectuelle le plongeait dans une angoisse chaque jour plus abyssale, il se demandait si ce n'étaient pas eux qui avaient raison.
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jeunejanejeunejane   01 février 2018
Depuis qu'ils avaient signé le nouveau contrat avec panache, il se reposait sur ses lauriers, s'abandonnait sans limites à l'adulation des fans, se vautrait dans le luxe des premières classes, du champagne qui coulait à flots, des cadeaux somptueux, déployant son sourire pour des photos sur papier glacé ou lors des séances de dédicaces.
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Gwen21Gwen21   19 septembre 2019
Brusquement lui revient l'image d'un enterrement auquel il a assisté l'année dernière. La mère d'un de ses amis. A la fin de la messe, l'ami en question avait lu, la voix brisée, une lettre déchirante adressée à sa mère défunte. Il avait avoué qu'il ne s'était jamais soucié d'elle, qu'il comprenait maintenant, les mères ne sont pas immortelles, elles ne seront pas toujours là pour prendre soin de leurs enfants.
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cocacoca   15 août 2014
Les couples dînaient au restaurant en silence, rivés à leurs téléphones. Même pendant un mariage ou des obsèques, au beau milieu d'un film au cinéma, Nicolas avait surpris des gens sur leurs portables. Ceux qui refusaient à en avoir restaient pour lui un mystère. Vivaient-ils donc au Moyen-Age ? Mais aujourd'hui, alors que son inertie intellectuelle le plongeait dans une angoisse chaque jour plus abyssale, il se demandait si ce n'étaient pas eux qui avaient raison. Le trop-plein d'Internet engourdissait-il le cerveau ?
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Vidéo de Tatiana de Rosnay
À l'occasion de la sortie de son podcast "Territoires intimes" (Kobo Originals), Tatiana de Rosnay est l'invitée du Salon Fnac Livres pour une rencontre en livestream sur LaClaqueFnac.com. Influencée par Émile Zola, Virginia Woolf et Daphnée du Maurier, l'auteure franco-anglaise nous embarque dans les livres audios qu'elle leur a consacrés. Elle nous partage cette expérience mêlant littérature et création audio, et propose une lecture en direct de ce nouveau format.
Toute la programmation et les infos pratiques du Salon Fnac Livres sur La Claque Fnac : https://www.laclaquefnac.com#bl=YTFnac
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#SalonFnacLivres #TatianaDeRosnay #TerritoiresIntimes #Kobo #Podcast
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