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EAN : 9782253125693
288 pages
Le Livre de Poche (01/04/2009)
3.7/5   620 notes
Résumé :
Justine mène une petite vie tranquille entre son mari, ses deux enfants et son boulot de traductrice free-lance. Mais un mercredi après-midi, tout bascule. Un chauffard renverse son fils en plein Paris, et prend la fuite, à bord d’une berline couleur moka. Malcolm sombre dans le coma, l’enquête piétine… Seule contre tous – ou presque, Justine veut découvrir la vérité. Jusqu’au bout. Et à n’importe quel prix.
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Critiques, Analyses et Avis (112) Voir plus Ajouter une critique
3,7

sur 620 notes

gouelan
  21 avril 2016
Malcolm est percuté par un chauffard. Une voiture couleur moka qui le fait sombrer dans le coma. Un instant et la vie s'effondre. Justine, la maman, ne peut avancer qu'en cherchant les réponses. Qui est ce chauffeur assez lâche pour pouvoir prendre la fuite après avoir provoqué un tel désastre ? Son mari réagit différemment. Chacun s'isole dans son silence.
Justine mène le combat pour ne pas tomber. Le bonheur tranquille des amis l'insupporte. Elle n'arrive même plus à se souvenir des moments de joies simples de son passé. Tout est terne et fade. Elle ne se sent vivante que par la terreur et la peur qui l'habitent. La joie, la sérénité et la douceur ont déserté sa vie.
Une histoire touchante mêlée de culture « franglaise ». La tension est omniprésente tout au long du récit. Il suffit d'un abruti au volant d'une voiture pour faire éclater une vie en morceaux, laissant une famille anéantie.

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Pancrace
  21 avril 2022
Dans ce cas, Moka, c'est une couleur, la couleur d'une Merco, une auto.
Un vieux modèle de Mercedes 500SL renverse Malcolm, un ado.
Déboule à fond et s'enfuit avec presque sa vie…Coma profond.
Justine est défaite. Que justice soit faite.
Cette mère entame une descente aux enfers, un calvaire.
Trop de douleur et police-lenteur, c'est elle qui va faire.
Sans pathos, seul demeure l'esprit vengeur du mousquetaire.
Retrouver ce chauffard. Un espoir, un cauchemar aussi.
Est-ce une lumineuse idée ou une sombre connerie ?
Les tortures endurées par Justine, la mère accablée du roman de Tatiana de Rosnay jette un trouble sur le lecteur que je suis. Je me suis également souvenu de la détresse dans les yeux expressifs, déterminés d'Emmanuelle Devos pour l'adaptation cinématographique.
L'impact de chaque page me projette dans sa torpeur avec l'impression de porter sa croix.
Comment aurais-je réagi en pareil événement ?
De femme comblée à mère brisée en un choc, c'est comme sauter brutalement à l'élastique émotionnel du haut de son bonheur au bout de sa vie.
Se venger seul, c'est surement aller de justicier gonflé à créature ratatinée sans passer par la case raisonnable. le soulagement se mesure-t-il ?
C'était mon premier « de Rosnay » au sujet pesant et opprimant mais à la lecture aisée et plaisante. J'y retournerai surement un jour.

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NathalC
  27 juillet 2017
Moka, c'est le deuxième livre que je lis de Tatiana de Rosnay, et à priori, pas le dernier.
L'écriture est fluide. On se laisse emporter par l'histoire qui n'est pourtant pas facile.
Ici, c'est l'histoire d'une maman dont l'enfant s'est fait renverser par une voiture. Nous savons que l'enfant est dans le coma. Pas d'apitoiement à ce niveau. Ce n'est pas l'histoire de l'adolescent que l'on suit, mais la réaction de la maman... Ce qui lui permet de tenir, la recherche du coupable...
Comment quelques secondes peuvent changer la vision du monde, la vision que l'on a sur les autres...
Comment aurais je réagi ? Je ne sais pas, et j'espère ne jamais le savoir !...
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jeunejane
  16 août 2016
Justine voit sa vie basculer dans l'horreur le jour où Malcolm, son fils de treize ans, se fait renverser par une Mercedes couleur moka. La personne qui conduisait prend la fuite. Malcolm plonge dans le coma et ses parents sont tout à fait déboussolés, chacun à leur façon en s'éloignant l'un de l'autre.
La police tarde à retrouver le fuyard et Justine décide de prendre les choses en main. C'est là que le suspense commence.
J'ai relu le livre car j'ai vu que le film inspiré du roman sort prochainement.
Je l'ai trouvé bien construit, traditionnellement mais j'ai tourné les pages trop vite: c'est devenu pour moi un "page turner" comme vous dites si bien maintenant.
Le petit effet de surprise de la fin vient un peu pimenter l'histoire.
Beau début d'exploitation de film, en effet.
Je n'ai pas pu traîner sur des passages profondément exprimés.
J'ai lu tous les livres de Tatiana de Rosnay : celui-ci n'est pas mon préféré. J'aimais la délicatesse de "Rose", le suspense de "Boomerang" et bien sûr le grandiose "Elle
s'appelait Sarah".
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Renatan
  24 avril 2016
« Pourquoi nous? Pourquoi ça nous arrive, à nous? Qui décide de tout ça? »

Le 23 mai à 14h30, Justine ne se doutait pas que sa vie allait basculer. Elle s'est levée ce jour-là en se croyant à l'abri. Un seul coup de fil a suffi pour comprendre que plus rien ne serait jamais pareil. Comment voit-on le désastre venir? Son fils Malcolm, 13 ans, s'est fait happer par une voiture, le chauffard a pris la fuite. Il repose dans le coma. D'aussi loin qu'il se trouve, qu'on le touche ou lui parle, il ne réagit pas... Mais que savons-nous de ce faux sommeil? le petit entend-il sa mère? A-t-il des rêves?

En sortant de cette lecture, on ne peut faire autrement que se poser mille questions, à commencer par comment apprendre à vivre « avec ça »? Y arrive-t-on seulement? La terre continue de tourner et pourtant, il y a ce poids constant au creux de la poitrine qui empêche d'avancer. L'absence, le vide, les souvenirs qui remontent, la peur dans laquelle la solitude nous plonge. Il y a le supplice de l'attente, l'incertitude. Ceux qui nous soutiennent et ceux qui nous abandonnent, parce qu'ils n'auront pas su comment s'y prendre. Il y a Andrew, son mari, le gars stoïque, la forteresse qui s'effondre et le couple qui fout le camp. Comment fera-t-elle pour le soutenir alors qu'il était toujours celui qui consolait, qui rassurait? Il y a le discours prudent des médecins, le jour J de l'accident, la culpabilité d'avoir survécu. Une envie de revenir en arrière et de tout reconstruire, d'être allée chercher Malcolm après son cours de musique. Et d'avoir évité le pire…

« le plus dur, c'était de tenir. Calquer le quotidien sur l'horreur qui nous arrivait. Et puis le réveil. le moment où on ouvrait les yeux, on ne se souvenait de rien, on se sentait léger. Puis tout revenait. »

« Quelqu'un m'avait dit, il y a longtemps, que c'était dans l'épreuve qu'un couple se révélait. Dans la douleur. C'était ainsi qu'un couple tenait, ou pas. »

Le 23 mai à 14h30, Justine ne se doutait pas que sa vie allait basculer. Qui était le conducteur de la Mercedes couleur Moka qui a plongé son fils dans le coma?

Tatiana de Rosnay explore avec finesse la longue descente dans le monde du sommeil profond. Je suis chaque fois charmée par sa plume, les sujets délicats dont elle sait parler avec justesse. Son livre me ramène quelques années en arrière au si beau roman de Marie Laberge, Revenir de loin.

****************

Malcolm, entends-tu? C'est Big Ben qui sonne et la voix de Churchill, ta chanson favorite. Attends, je pose le casque d'écoute sur tes oreilles d'enfant. Tu entends? : “We shall go on to the end. We shall fight on the seas and the oceans.”

"History recalls how great the fall can be
When everybody's sleeping, the boats put out to sea
Borne on the wings of time
It seemed the answers were so easy to find"

R'n'B
Lien : http://www.lamarreedesmots.c..
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Citations et extraits (62) Voir plus Ajouter une citation
NathalCNathalC   25 juillet 2017
Comment les gens faisaient-ils pour tourner la page ? Les gens qui vivaient un malheur ? Les gens qui connaissaient le pire ? Comment faisaient-ils ? Peut-être qu'ils ne tournaient jamais la page. Peut-être que ces pages-là, les plus lourdes, les plus terribles, on ne les tournait pas. On devait apprendre à vivre avec. Comment ?
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NathalCNathalC   26 juillet 2017
C'était donc ça, la quarantaine, parvenir à mépriser ses parents sans en être coupable ? Ce n'était pas à l'adolescence qu'on les méprisait, non, c'était bien plus tard, quand on se rendait compte avec une sorte de terreur joyeuse qu'il n'était pas question qu'on finisse comme eux. Qu'il n'était pas question qu'on leur ressemble, plus tard.
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NathalCNathalC   23 juillet 2017
Quand il était dans mon ventre, j'avais eu peur de le perdre. Il n'était plus dans mon ventre, mais j'avais toujours aussi peur. Peut-être que toutes les mères sont comme ca. Peut-être qu'être mère,c'est ça, c'est cette peur qui ne vous quitte jamais, qui ne vous lâche jamais.
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ssstellassstella   15 mars 2013
Quelque chose d'énorme, de monstrueux est monté en moi. Une sensation d'étouffement, d'injustice, de panique. Et si Malcolm ne se réveillait pas. Et s'il mourait pendant la nuit. Il allait mourir, et j'allais rester avec tous les objets de sa vie quotidienne. J'allais devoir rester avec tout ça sur les bras, ses vêtements, sa brosse à dents, ses cahiers d'école, ses rollers, son ordinateur, ses tennis, son cochon d'Inde, tout ça, et pas lui. Plus lui. Vivre sans lui. Vivre avec sa mort.
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gouelangouelan   22 avril 2016
Être « en vie » : je comprenais à présent ce que cela voulait dire. Mais maintenant je savais que c’était la peur, la terreur, et les sensations les plus dures, les plus extrêmes, les plus aigües, les plus douloureuses qui véhiculaient cette vitalité inédite. Pas la joie. Pas l’amour. Pas la douceur. Pas la sérénité d’avant. Rien de ce que j’avais connu avant.
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Vidéo de Tatiana de Rosnay
À l'occasion de la sortie de son podcast "Territoires intimes" (Kobo Originals), Tatiana de Rosnay est l'invitée du Salon Fnac Livres pour une rencontre en livestream sur LaClaqueFnac.com. Influencée par Émile Zola, Virginia Woolf et Daphnée du Maurier, l'auteure franco-anglaise nous embarque dans les livres audios qu'elle leur a consacrés. Elle nous partage cette expérience mêlant littérature et création audio, et propose une lecture en direct de ce nouveau format.
Toute la programmation et les infos pratiques du Salon Fnac Livres sur La Claque Fnac : https://www.laclaquefnac.com#bl=YTFnac
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#SalonFnacLivres #TatianaDeRosnay #TerritoiresIntimes #Kobo #Podcast
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