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EAN : 9782266321549
304 pages
Pocket (10/11/2021)
3.74/5   80 notes
Résumé :
« L’art de Tamara de Lempicka me fascine depuis l’adolescence. Je ne savais rien du tumulte de sa vie ni de l’ampleur de son ambition. Qui était-elle ? Où vivait-elle ? Comment est-elle devenue cette artiste extraordinaire ?
Ce livre est mon voyage dans son monde intime, où j’ai exploré ses secrets et ses desseins, au rythme du palpitant Paris des années vingt. Avec mes mots, j’ai raconté son histoire, tandis que ma fille Charlotte l’évoque à travers sa photo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
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Mon premier cadeau de Noël reçu dans ma boite aux lettres, grâce à la très bonne idée d'un couple d'amis... Une artiste qui m'intéresse et m'intrigue depuis fort longtemps...Me voilà fort gâtée !

"J'ai quinze ans lorsque tu débarques dans ma vie. Je ne connais pas encore ton nom. Je ne sais rien de toi. Ton autoportrait, au volant d'une Bugatti verte, c'est la première chose que je vois de toi, en feuilletant un magazine d'art. Ton élégance. Ta sophistication. (...)
C'est comme si tu disais: Regardez-moi. Je sais ce que je veux ? (....) je suis au volant d'un bolide, et c'est ainsi que je vis ma vie. (...)
Ton nom.

Presque un nom de plume. Un nom de scène. Un nom d'ensorceleuse. Un nom que tu inscris fièrement au bas de tes oeuvres.

Qui se cache derrière l'image de perfection absolue que tu souhaites tant projeter ?

Je veux emprunter les pistes secondaires de ton chemin de gloire, creuser l'envers du décor. C'est ce que j'ai envie d'aller chercher : ton entrée dans la lumière. Ton parcours de météore. Mais qu'as-tu abandonné dans l'ombre ? Comment as-tu forgé ta légende ?

Toi, la reine des Années folles, l'artiste emblématique de cette époque dorée. (...)
Laisse-moi raconter ton histoire. (p. 7)"

Ce très beau livre est une grande réussite qui allie la qualité des reproductions , du texte de Tatiana de Rosnay qui ne peut que nous accrocher et nous toucher... puisqu'elle choisit de s'adresser directement à cette artiste qui la fascine depuis ses 15 ans..., de la tutoyer... Deuxième très belle idée: la collaboration photographique de sa fille, Charlotte, qui ajoute un deuxième regard très personnel...sur cette artiste originale, fantasque, sulfureuse ! Une très belle publication à "quatre mains"..., une complicité
intellectuelle, artistique entre mère et fille, des plus jubilatoires...

Ce beau livre nous offre également une mise en page des plus soignées et dynamiques... prolongée d'une bibliographie sélective...D'abondantes reproductions des oeuvres de cette peintre, dont un tableau étonnant d'André Gide que je connaissais pas du tout....

J'ai également découvert une seconde période tardive où Tamara de Lempicka changea de style du tout au tout...des oeuvres avec des fondus de couleurs, ... des toiles étonnantes... où l'Italie a une place de choix...

J'ai appris de nouveaux éléments sur le parcours de Tamara de Lempicka, dont sa rencontre avec la toute jeune Françoise Sagan , où elle se retrouve telle qu'elle était lorsqu'elle était elle-même jeune...Uns sympathie née spontanément !

Un très fort moment de lecture et de plaisir pour les yeux...Une très belle idée de cadeau ou de surprise pour tous les passionnés d'art et de biographies atypiques !

"Traquer ce que tu ne voulais pas forcément montrer, comme je le fais avec les mots.

Fouiller derrière tes tableaux magnifiquement composés, impeccablement maîtrisés. Ton travail ne révèle rien de la vie agitée que tu mènes.

Et jusqu'ici, Tamara, tu n'as dévoilé qu'une armure de guerrière.

Tu t'es forgé une carapace de sophistication et de glamour, une vision fantasmée que tu mets à la mode.

Mais combien de temps ton armure va-t-elle tenir ?

Jusqu'où cette quête de la perfection va-t-elle te mener ? N'as-tu jamais eu peur de te brûler les ailes ?

Tu n'as pas trente ans et tu vis ta vie avec un appétit d'ogre." (p. 107)
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Ce roman est la biographie romancée de la peintre Art Déco Tamara de Lempicka (1898-1980)

« Mon but : ne copie jamais. Crée un nouveau style, clair, des couleurs lumineuses, et perçois l'élégance dans tes modèles. »
Tamara de Lempicka

D'abord élève à l'Académie des beaux-arts de Saint-Pétersbourg, elle fait route, avec son mari et sa fille, au Paris de l'entre deux guerres, et suit des cours de peinture en tant qu'étudiante libre dans les académies de Montparnasse. Elle s'initie au cubisme avec le peintre André Lhote mais se crée un style bien à elle.

Tatiana de Rosnay a décidé d'écrire ce roman comme un grand monologue à la femme, la peintre. Elle la raconte, et lui raconte sa vie tumultueuse … femme qui aime la fête, le champagne, les hommes … la peintre femme indépendante, qui ne veut dépendre de personne. Peintre qui a connu le succès et des périodes d'ombres. Un roman court, avec des phrases simples et concises. J'ai pu enfin connaître cette artiste de renommée, cette grande femme féministe avant l'heure. Passionnant !
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C'est la première fois que je lis un ouvrage de Tatiana de Rosnay et je ne suis pas déçue!

J'ai aimé cheminer avec l'auteure et découvrir la vie de Tamara de Lempicka, femme peintre dont j'avais découvert la peinture il y a quelques années sur la couverture d'un livre.

On pourra dire ce qu'on veut de Tamara de Lempicka, aimer ses peintures ou pas, approuver ou pas la manière dont elle a vécu mais une chose est sûre: elle a été incroyablement libre, de tous les points de vue, et elle a assumé cette liberté. Rien que pour ça : respect!

J'ai aussi aimé l'oeil incroyablement tendre de Tatiana de Rosnay quand elle dépeint la vie de Tamara et on comprend pourquoi: elle l'a admirée dès l'adolescence, ses peintures l'ont fascinée dès cet instant.

J'ai vraiment aimé et le recommande!
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Ce court ouvrage est la version poche d'un livre illustré par des photographies de la fille de Tatiana de Rosnay.
Après la belle biographie qu'était Manderley for ever, Tatiana de Rosnay choisit, à travers un texte rédigé à la deuxième personne, de marcher dans les pas de Tamara de Lempicka, aujourd'hui reconnue comme peintre emblématique de l'art déco.
Au fil de chapitres courts, constitués de chapitres reprenant chacun une période de la vie de l'artiste, on découvre la personne qui est derrière ces tableaux si célèbres, aux angles marqués et à l'élan caractéristique des années qui ont suivi le carnage de la première guerre mondiale.
On suit ainsi Tamara de Lempicka dans les rues de Paris, et on assiste à ses débuts, à son ascension, puis à une longue errance en quête de repères disparus.
Ce portrait est beau, sans concession et nous offre un côté artistique que renforcent sans doute les photos de la version illustrée.
Une écriture fluide et élégante guide le lecteur tout au long de cet agréable moment.
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Ce livre n'est pas une fiction. Ce n'est pas non plus une biographie. « Ta vie est un roman, Tamara. Nul besoin d'inventer, de broder. Tout y est. » (p. 44) C'est plutôt la lente déambulation amoureuse d'une autrice dans l'existence d'une artiste qui a marqué sa sensibilité. Tatiana suit Tamara, de son enfance russe luxueuse à sa vie de bohème parisienne, de son mariage à ses secrètes amours lesbiennes ou bisexuelles, de ses folles nuits d'ivresse et de fête dans les cafés parisiens à ses heures ininterrompues de travail devant la toile. « Je me demande si tu aurais été l'artiste que tu fus sans la sauvagerie de la révolution russe. » (p. 44) Tatiana s'adresse à Tamara, dans un tutoiement qui tient autant de la connivence que de la tendresse. Il y a des liens invisibles entre elles, ceux que l'autrice se plaît à tisser et ceux qui, indéniablement, relient les deux femmes.

L'artiste que l'on découvre sous la plume de l'écrivaine, c'est une femme ambitieuse, sûre de son talent et de son art, avide de reconnaissance et de lumière. « Tu n'es pas plus jolie que les autres. Mais ton audace est immense. Presque démesurée. Il suffit d'un regard. Une démarche féline. Pas grand-chose après tout. » (p. 112) Provocante, séductrice, sensuelle et perfectionniste, Tamara de Lempicka vit mal le passage du temps. Après la gloire et la beauté insolentes, la peintre connaît le divorce, le veuvage, la dépression et, pire que tout, le désintérêt du marché de l'art. « Les tableaux ont la vie éternelle. Mais pas les artistes. Même pas toi. » (p. 270) Toutefois, grâce à Tatiana de Rosnay, les projecteurs se braquent une nouvelle fois sur l'artiste des années folle. C'est un bel hommage que l'autrice rend à cette artiste, et je l'ai de loin préféré à celui qu'elle a rendu à Daphné du Maurier. Je l'ai trouvé plus sincère, moins autocentré, plus généreux surtout.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Ta voix. Rien à voir avec la voix d'une vieille dame. Une tonalité grave et sensuelle, inoubliable. (...)
Non, vraiment, tu n'avais rien d'une arrière-grand-mère.

Elles (arrières-petites-filles) prennent ta défense lorsque je leur parle d'égocentrisme, de vanité. Tu n'avais pas le choix, selon elles. Tu étais arrivée à Paris avec presque rien. Tu as construit toute seule. Tu devais survivre, par toi-même. J'entends la fierté dans leur voix. Tu as été la première de ta génération à devenir une "self-made-woman", une femme indépendante, à imposer ton propre marketing, à contrôler ton image.
Cristina m'apprend que tes tableaux se vendent aujourd'hui à dix millions de dollars. Un joli rire résonne dans mon téléphone. Tu aurais tant aimé cette consécration. (p. 212)
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J'ai quinze ans lorsque tu débarques dans ma vie. Je ne connais pas encore ton nom. Je ne sais rien de toi. Ton autoportrait, au volant d'une Bugatti verte, c'est la première chose que je vois de toi, en feuilletant un magazine d'art. Ton élégance. Ta sophistication. (...)
C'est comme si tu disais: Regardez-moi. Je sais ce que je veux ? (....) je suis au volant d'un bolide, et c'est ainsi que je vis ma vie. (...)
Ton nom.

Presque un nom de plume. Un nom de scène. Un nom d'ensorceleuse. Un nom que tu inscris fièrement au bas de tes oeuvres.

Qui se cache derrière l'image de perfection absolue que tu souhaites tant projeter ?

Je veux emprunter les pistes secondaires de ton chemin de gloire, creuser l'envers du décor. C'est ce que j'ai envie d'aller chercher : ton entrée dans la lumière. Ton parcours de météore. Mais qu'as-tu abandonné dans l'ombre ? Comment as-tu forgé ta légende ?
Toi, la reine des Années folles, l'artiste emblématique de cette époque dorée. (...)
Laisse-moi raconter ton histoire. (p. 7)
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Cela a dû te faire quelque chose, Tamara, de les voir toutes là, tes toiles illustres, dans cette immense pièce. De les regarder les unes après les autres, réunies pour la première fois, maintenant, en 1972.

Ton travail de jeunesse. Le labeur à qui tu as tout donné, en sacrifiant ta vie de famille. Les témoins silencieux et fidèles de tes excès d'amour, de perdition, de folie.

Les sentinelles de ton passé.

Regarde-les bien, Tamara. Les voilà ressuscitées devant toi, nettoyées, flamboyantes, et tu ne peux pas t'empêcher d'être émue.

A travers elles, tu te vois toi, telle que tu as été.

Un étrange miroir à la Dorian Gray, dans lequel tu aimerais tant te perdre, mais qui reste interdit.

Car on ne peut jamais retourner en arrière, Tamara. Tu le sais, à présent.

Les tableaux ont la vie éternelle. Mais pas les artistes. (p.204)
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Traquer ce que tu ne voulais pas forcément montrer, comme je le fais avec les mots.

Fouiller derrière tes tableaux magnifiquement composés, impeccablement maîtrisés. Ton travail ne révèle rien de la vie agitée que tu mènes.

Et jusqu'ici, Tamara, tu n'as dévoilé qu'une armure de guerrière.

Tu t'es forgé une carapace de sophistication et de glamour, une vision fantasmée que tu mets à la mode.

Mais combien de temps ton armure va-t-elle tenir ?

Jusqu'où cette quête de la perfection va-t-elle te mener ? N'as-tu jamais eu peur de te brûler les ailes ?

Tu n'as pas trente ans et tu vis ta vie avec un appétit d'ogre. (p. 107)
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J'observe ma fille qui trace son chemin de photographe dans ton art et ta vie. Son univers poétique est à l'opposé du tien.

Tu veux montrer la perfection et tu la brandis, comme si elle était une propagande, un diktat. Tu veux peindre la beauté, la richesse, l'opulance, les happy few. Ce que tu nous proposes est autoritaire, sans appel.

Tu mets en scène la vanité, l'érotisme, la séduction..

Tu ne laisses pas de place au doute. Tu imposes.

Tu veux être le reflet du monde flamboyant qui te fait vibrer.

Charlotte, elle, travaille la suggestion, l'émotion, la fragilité, le doute , justement.

Lorsque je lui demande comment elle va retranscrire ton monde, elle me répond qu'elle veut justement aller derrière ta perfection, derrière ton vernis. (p. 106)
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Vidéo de Tatiana de Rosnay
Dimanche 14 avril - Marylin / Bardot
Au-delà de la célébrité de ces deux icônes du cinéma, Marilyn Monroe et Brigitte Bardot, Simonetta Greggio et Tatiana de Rosnay révèlent la complexité de leur personnalité et de la condition féminine.
En présence de Tatiana de Rosnay (Poussière blonde, Albin Michel) et de Simonetta Greggio (Mes nuits sans Bardot, Albin Michel). Une rencontre animée par Régis Penalva.
Notre site internet : https://www.festivaldulivredeparis.fr/
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Elle s'appelait Sarah

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