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Yves Lochard (Éditeur scientifique)
ISBN : 2080720635
Éditeur : Flammarion (01/11/1998)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 27 notes)
Résumé :

La terre, dans plusieurs millénaires : partout le désert, hormis quelques oasis où une poignée d'hommes tente de survivre. Qu'un tremblement de terre advienne, entraînant la diminution des réserves d'eau, et c'est le genre humain qui est menacé. Mais tous ne plient pas devant la fatalité : mû par l'amour d'Érê, Targ part à la recherche d'un site habitable, où sa famille et lui pourront vivre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
  11 janvier 2013
Je n'ai rien Contre Jules Vernes qui est incontestablement le grand père , ou le précurseur , de la SF française .
Il est incontestablement l'auteur d'une oeuvre de mise en fiction de la science ...
Mais savez-vous que Wells refusa toute affiliation avec Jules Vernes ? Il ne le fit pas par francophobie ou par mépris de la remarquable oeuvre de Jules Vernes .
Il le fit pour une question de fond :
En effet la science-fiction était déjà née et Wells ne comptait pas Vernes au nombre des auteurs de science-fiction .
Et je vais vous dire qu'il n'avait pas tort !
A mon humble avis l'auguste Vernes était plutôt , dans une dynamique scientiste , très XIXème siècle , que dans la science-fiction , même s'il fit incontestablement bouger les lignes .
Le père de la science-fiction française , est : Jean Rosny Aisne , l'auteur de la guerre du feu et fondateur de l'utilisation du merveilleux scientifique dans une authentique mise en fiction de la science sur de vastes perspectives temporelles avec une véritable volonté de prospective et d'analyse des variables découlant de ce processus ( sciences dures et autres ) .
Les fictions préhistoriques ou bien celles de lointains futurs relèvent au final de la même dynamique .
Il est difficile de trouver l'ensemble de ses oeuvres , mais tout est généralement réédité au lance pierre , régulièrement ...
Il est l'auteur de fabuleux récits de science-fiction au sens strict et contemporain du terme .
La mort de la terre date de 1912 , le style est marqué par une vive éloquence tragique , qui vient à point chanter un chant funèbre .
Celui de la mort de la terre et de la disparition des hommes , les derniers hommes ( un intitulé bien connu de P. Bordage ), ainsi que des oiseaux et de tout ce qui vit .
Ce monde d'un lointain futur voit l'eau se raréfier dramatiquement , les océans ont disparus de longue date .
Un nouveau règne du vivant , les ferromamagnétaux , prennent le statut de règne dominant du vivant .
Un ordre qui rend la vie impossible à tout ce qui est du règne précèdent , car inexorablement ils aspirent le fer présent dans toute matière vivante .
Uniquement le fer travaillé par la métallurgie humaine ou par la biochimie naturelle ...
Le roman est une longue suite de tragédies , des sources qui disparaissent , des gestions de pénuries , des recherches d'eau et des explorations de nouvelles contrées , ainsi que d'endiguement des ferromagnétaux , qui avancent et évoluent inexorablement vers la dominance de cette terre qui n'est pas morte pour tout le monde , mais qui vit autrement .
Alors que la terre que nous connaissons et que l'homme meurt aussi , l'amour perdure et cet aspect des choses fait de ce texte une véritable tragédie aux accents lyriques et classiques .
Ce qui est visionnaire , c'est que l'auteur déploie en filigrane de son récit , la responsabilité humaine dans cette catastrophe annoncée , qui est décrite et qu'il argumente .
L'homme en méprisant son milieu , se détruit lui-même en même temps qu'il détruit tout ou partie de la création et surtout , la science à ce stade , aussi avancée qu'elle soit , ne le sauvera pas !
Mais de cette destruction nait autre chose où les règnes du vivant que nous connaissons , n'ont et n'auront plus jamais leur place !
Un texte visionnaire et lyrique , de la science-fiction pure et dure , du début du siècle .
Si jean Rosny ainé était américain , il y a longtemps que l'on aurais tiré des films de ses oeuvres et il y longtemps que ce patrimoine serait conservé et qu'on l'enseignerait en facultés ...
Mais non , nous sommes en France , et on se moque donc de cultiver et de préserver ce patrimoine , dont la conservation relève simplement d'un élan altruiste , sporadique et héroïque d'éditeurs et de simples lecteurs .
Typique et désolant ...
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Madspirit
  05 août 2016
Il est de ces livres qui atterrissent dans votre bibliothèque sans que personne ne vous ait demandé votre avis. Soit qu'on leur voue rancune de cette indélicatesse soit qu'il se trouve simplement qu'ils n'ont à première vue rien, vraiment rien, pour aiguiser votre appétit littéraire - sans doute un peu de deux - ils finissent à peu près oubliés dans un sombre recoin. A la longue, si vous avez été obligé de les apercevoir ou de les toucher trop souvent, leur seule vue suffira peut-être à vous rendre très mal à l'aise : à défaut de s'en débarrasser il faut les cacher.
La mort de la terre, roman de science-fiction de Rosny Aîné, faisait chez moi partie de ceux-là. L'édition étant datée de 1997 il y a sans doute pas moins de dix ans qu'il attendait que je daigne l'ouvrir pour en lire ne serait-ce que la première page. Qu'est-ce qui m'a tant rebuté chez ce modeste ouvrage de quelques 150 pages ? le titre un rien inquiétant ? La mystérieuse mention Specimen, sur le dos de la couverture, à peine atténuée par un rassurant Texte intégral en surplomb, qui suggérait que ce montage de papier n'était pas tout à fait un livre de plein droit ? Une couverture franchement peu avenante ou tout simplement pas à mon goût ? Une méfiance vis à vis de l'auteur dont je me souvenais pourtant avoir lu avec plaisir La guerre du feu étant enfant ? Une suspicion persistante par rapport à la science-fiction ?
Toujours est-il que ce livre a enfin su trouver grâce à mes yeux à la faveur de cet insipide après-midi de Fête nationale. Ayant du temps à tuer j'allais voir mourir la terre... Deux jours après avoir relu, pioché au hasard en prévision d'un long trajet, Les thanatonautes de Werber on reste dans de bien riantes thématiques ! Je me surprends d'ailleurs ces derniers temps à abuser d'un humour très noir... Rien de morbide pourtant dans mes pensées du moment !
Les vers ont à peine fini de digérer Jules Verne, la Première boucherie mondiale est encore masquée derrière la ligne d'horizon, nous sommes en 1910, déjà Rosny Aîné semble avoir abandonné le positivisme dans son bref roman aux allures d'avertissement.
Le récit se déroule dans un futur lointain. Targ, le héros, est l'un de ces humains qui survivent dans de rares Oasis au milieu du désert hostile qu'est devenu notre planète. Si Targ est animé d'un véritable instinct de survie transcendé par l'amour de la douce Erê, les hommes semblent tombés dans une apathique fatalité et s'éteignent à petit feu depuis des milliers d'années...
La science, au cours des millénaires, depuis "l'ère radio-active", a montré toutes ses limites, elle a détruit le milieu de vie et n'a pas su le remplacer, après avoir pris une extension destructrice le règne sans partage de l'homme péréclite... "La planète laissa prospérer l'homme : son règne fut le plus féroce, le plus puissant (...) Il fut le destructeur prodigieux de la vie. Les forêts moururent et leurs hôtes sans nombre, toute bête fut exterminée ou avilie. Et il y eut un temps où les énergies subtiles et les minéraux obscurs semblèrent eux-mêmes esclaves ; le vainqueur capta la force mystérieuse qui a assemblé les atomes."
Résignée mais bien ordonnée face à la "volonté lente et irrésistible" de la Terre la société ne vit plus que pour assurer sa survie qui passe par la recherche d'eau et la peur des secousses sismiques. L'étincelle qui la faisait courir pour aller toujours plus loin semble définitivement éteinte...
... Tandis qu'émerge avec vigueur une nouvelle forme de vie nécessairement concurrente : les ferromagnétaux nés des ruines mêmes de l'industrie humaine.
Mais je n'en dirai pas plus. Ce roman mérite bien, après-tout, qu'on lui consacre quelques toutes petites heures !
Un signal d'alarme centenaire dont les idées sont pourtant plus que jamais d'actualité... "L'ombre de la déchéance avait de loin précédé les catastrophes. (...) maints savants prédisent (...) mais quel effet pouvaient avoir ces prédictions sur des peuples qui voyaient des glaciers couvrir leurs montagnes, des rivières sans nombres arroser leurs sites, d'immenses mers battre leurs continents ?"
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Le_chien_critique
  08 décembre 2016
" Je pense que l'humanité n'est pas nécessairement la favorite de la nature,
que l'humanité peut très bien disparaître,
que nous ne sommes pas une espèce sacrée,
qu'il y a eu 10 millions d'espèces animales jusqu'ici,
que neuf millions ont été éliminées...
On n'est pas l'espèce élue, comme on l'a cru pendant longtemps ;
la nature peut très bien se passer de nous. "
Hubert Reeves, Hubert Reeves : conteur d'étoiles (2002)
Certains auteurs feront du sujet du bouleversement climatique et de la raréfaction de l'eau des centaines de pages, voir des milliers. Je pense notamment à Jean Marc Ligny et Justin Cronin, sans préjugé de la qualité de leur textes.
J.-H. Rosny aîné se paye le luxe de le traiter en deux cents pages et d'y ajouter une réflexion profonde sur l'évolution de la vie.
Auteur pas dupe pour un sou :
« La mort de la terre est un petit roman que j'aurais pu sans peine délayer en trois cents pages. Je ne l'ai pas fait, parce que, à mon avis, le merveilleux scientifique est un genre de littérature qui exige la concision : ceux qui le pratiquent sont trop souvent enclin au bavardage.» Rosny Ainé
Après des siècles de surexploitation des ressources, de l'élimination de la faune et de la flore et de science "atomique", la terre est devenue désertique, l'humanité est réduite à sa plus simple expression. Quelques hommes vivent dans des oasis précaires régies par des lois iniques et en osmose avec quelques oiseaux devenus intelligents. Les tremblements de terre finissent d'éradiquer les "derniers hommes", avec l'aide d'une nouvelle forme de vie vampirique, les ferromagnétaux. Quelques hommes refusent cependant la fatalité de l'extinction humaine. En pure perte ?
L'auteur replace l'homme dans le cycle de l'évolution globale de la terre et de la vie. La science que l'homme a pratiqué s'est retournée contre la nature qui tente de reprendre ses droits.
Un texte écrit il y a 106 ans, visionnaire donc par rapport aux connaissances de l'époque et l'évolution possible de la société.
Dans ce futur très lointain, l'intelligence des rares oiseaux s'est développé et une certaine osmose s'est créé avec l'homme. Rosny aîné invente une nouvelle forme de vie qui vampirise celle de l'humanité, comme l'homme en son temps qui a utilisé l'environnement à ses propres fins.
Roman, tragédie, actuel de par ses thématiques, et qui a très peu vieilli stylistiquement. Un appel poignant à la réflexion sur nos modes de vie.
Texte empreint d'une profonde tristesse mais pas désespéré. Voir avec une note d'espoir sur la continuation de la vie.
Courrez chez votre libraire vous le procurer. Ah non, il est épuisé.
Pas grave, il vous reste Harry Potter...
Triste époque.
Disponible cependant en ligne gratuitement (domaine public) : https://fr.wikisource.org/wiki/La_Mort_de_la_Terre_-_Contes/La_Mort_de_la_Terre/Texte_entier
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NMTB
  25 août 2017
Rosny Aîné, est le célèbre auteur de la Guerre du Feu sur les premiers hommes. Avec La Mort de la Terre il s'intéresse à l'autre bout de l'humanité, les Derniers Hommes. C'est un livre de science-fiction, une fiction basée sur la théorie de l'Evolution.
La Mort de la Terre n'est pas pour tout de suite, on a le temps de voir venir. D'ailleurs le titre n'est pas très approprié, il est uniquement question de la mort de l'humanité. Ce livre pose des questions sur le sens de la vie avec des choix inévitables auxquels nous sommes déjà confrontés et qui impliquent toute une conception de la vie et de sa finalité. Comment réagiriez-vous si vous saviez que l'humanité va s'éteindre à coup sûr dans quatre petites années parce que l'eau disparait irrémédiablement ? Avant d'en arriver là, vous auriez été obligatoirement eugéniste parce qu'humaniste, vous auriez limité la procréation, éliminé les plus faibles, pratiqué l'euthanasie à grande échelle pour essayer de préserver les ressources pour un petit nombre, une petite chance de sauver l'humanité, et si à la fin vous avez quand même survécu à tout ça, que vous n'êtes plus qu'une poignée de survivants, il faudrait être un peu ignoble pour garder espoir, non ? ou peut-être un faux conscient, un fou ? Je me suis posé ces questions en lisant ce livre, on peut s'en poser d'autres. le scénario est très bon mais il n'est pas assez étoffé pour faire un bon roman, il a de bonnes idées mais ne les mène pas au bout, d'un côté il répète les mêmes actions et d'un autre côté il va trop vite, il ne fouille pas assez les méandres de l'âme humaine. Il oppose trop caricaturalement l'espoir au désespoir, il méconnait l'absurde.
Je suis peut-être sibyllin, car je ne veux pas dévoiler l'intrigue, ce serait dommage, mais voilà où je veux en venir : aussi fantastique que puisse paraître cette fin de l'humanité imaginée par Rosny, et tragique, c'est la plus raisonnable que puissent imaginer les optimistes, celle qui, malgré toute son horreur, ne fait pas désespérer totalement et qui est beaucoup plus envisageable qu'une vie extra-terrestre ou les voyages intergalactiques. Malgré l'ambiance apocalyptique, ce qui arrive dans ce livre, ou quelque chose d'approchant, serait la meilleure fin que pourrait connaître l'humanité, tout ce qu'on pourrait souhaiter raisonnablement à la Vie et à l'Esprit. Ce serait merveilleux car l'humanité n'aurait pas été vaine.
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Elana
  19 décembre 2014
Ce livre est un petit bouleversement dans ma bibliothèque.
Il faisait parti de la sélection qu'on était oblige de lire au collège. C'est le premier livre que j'ai réellement fini (voir même dévoré). J'ai envie que se ne soit qu'une fiction mais avec le temps je me rends compte que cette fin pourrait arriver. Depuis écologie, biodiversité et préservation font partis de moi.
Un livre qui change une vie en somme !
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
brigetounbrigetoun   05 janvier 2012
Pourquoi nos ancêtres ont-ils vécu ? Une folie inconcevable les a fait résister, pendant des millénaires, au décret de la nature. Ils ont voulu se perpétuer dans un monde qui n’était plus le leur. Ils ont accepté une existence abjecte…, uniquement pour ne pas disparaître. Comment est-il possible que nous ayons suivi leur pitoyable exemple ?… Il est si doux de mourir !
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archervertarchervert   14 mai 2010
Même, elle [la population humaine] se flattait de vivre prochainement de produits organiques élaborés par les chimistes. Plusieurs fois, ce vieux rêve parut réalisé : chaque fois, d’étranges maladies ou des dégénérescences rapides décimèrent les groupes soumis aux expériences. Il fallut s’en tenir aux aliments qui nourrissaient l’homme depuis les premiers ancêtres. À la vérité, ces aliments subissaient de subtiles métamorphoses, tant du fait de l’élevage et de l’agriculture que du fait des manipulations savantes. Des rations réduites suffisaient à l’entretien d’un homme ; et les organes digestifs avaient accusé, en moins de cent siècles, une diminution notable, tandis que l’appareil respiratoire s’accroissait en raison directe de la raréfaction de l’atmosphère.
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brigetounbrigetoun   05 janvier 2012
Le long atavisme de résignation retombait sur elles ; leur passivité parut même s’accroître, à la manière dont s’aggravent, après un répit, des maladies chroniques. Toute foi, même légère, les abandonna. Déjà la mort tenait ces mornes existences.
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   08 décembre 2016
Depuis cinq cents siècles, les hommes n’occupaient plus, sur la planète, que des îlots dérisoires. L’ombre de la déchéance avait de loin précédé les catastrophes. À des époques fort anciennes, aux premiers siècles de l’ère radio-active, on signale déjà la décroissance des eaux : maints savants prédisent que l’Humanité périra par la sécheresse. Mais quel effet ces prédictions pouvaient-elles produire sur des peuples qui voyaient des glaciers couvrir leurs montagnes, des rivières sans nombre arroser leurs sites, d’immenses mers battre leurs continents ?
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brigetounbrigetoun   05 janvier 2012
Targ se transfigura ; il fut presque dieu ; les âmes, pareilles aux âmes anciennes, élevaient vers lui un enthousiasme mystique ; des faces déferlaient, des yeux mornes s’emplissaient de feu, une espérance démesurée rompait le long atavisme de la résignation.
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J. H. ROSNY Aîné – La Jeune Vampire
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