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Critiques sur Le félin géant (8)
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finitysend
  18 mars 2015
le Félin géant est un des romans préhistoriques de l'auteur qui possède le plus de cachet.

On est dans ce texte sur un mode quête , la recherche de nouveaux territoires de chasse par deux électrons libres et intrépides et sur celui également , des rencontres merveilleuses , ici principalement avec le lion des cavernes , et avec diverses espèces humaines.
C'est l'histoire d'un voyage et d'une exploration et ce roman déploie les caractéristiques de ce genre de récits .

Le lecteur sera le témoin de la rencontre inquiétante avec un redoutable animal au fond d'une caverne .
De nombreux moments dans ce texte mouvementé semblent venir étayer l'idée , qu'il y a souvent un bien à trouver dans le plus noir des évènements.

Le récit nous plonge dans l'évocation éloquente d'une nature dangereuse et grandiose …
Avec une suite de perpétuelles aventures imposées par ce monde redoutable , à la nature toute puissante animée par une force irrésistible.

Ce roman est éloquent et agréable . Il met sans triomphalisme ridicule , en valeur le potentiel prometteur de l'humanité en même temps que la fragilité de notre espèce devant l'immensité de la tâche qui est à sa portée tout en étant une sorte de nécessité consubstantielle à la nature humaine .
Une tache de prise de pouvoir laborieuse de l'homme sur la création , une aventure le plus souvent plus potentielle que effective .

Le récit est fréquemment émouvant , indépendamment du fait que les descriptions sont assez envoutantes , l'homme y est assez touchant de faiblesse et d'humanité , malgré le versant obscure et malfaisant qui accompagnera notre espèce tout au long de sa longue aventure qui est présent ici sans pathos désagréable et lourd .

Il y a de pas mal d'affects qui sont brandis par l'auteur dans ces pages tumultueuses et bruyantes . La narration variée , elle , est tour à tour colorée de frayeur , d'angoisse ou encore de mélancolie.

La langue n'a pas réellement vieillie , elle affiche un ton et une éloquence classique du meilleurs effet , elle n'est pas désuète .

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lokipg
  09 janvier 2019
Aoûn, fils de Naoh (le héros de la Guerre du Feu), accompagné de son fidèle ami Zoûhr, partent à la recherche de nouveaux territoires de chasse pour la tribu des Oulamhrs. Il espère bien avoir l'occasion d'accomplir quelques exploits aptes à le rendre digne de prendre la succession de son père à la tête de la tribu.

Aoûn le fort et Zoûhr le rusé vont vivre des aventures pleines de peripéties. Au programme, luttes contre des animaux sauvages, dont une large variété de fauves, et découverte de tribus étrangères, Lémuriens, Femmes-louves et Hommes-du-feu. le point d'orgue étant la rencontre avec le fameux félin géant. J.-H. Rosny aîné reprend la même recette que pour la Guerre du Feu, au point qu'on pourrait avoir un sentiment de déjà lu par moment. Mais l'auteur parvient malgré tout à se renouveler et le charme opère encore une fois.
La fin opère même un retournement de situation intéressant avec une morale simple, mais touchante.

J'apprécies toujours autant le style de l'auteur, qui a très bien vieilli à mon goût, et ses talents de naturaliste. La préhistoire prend vie sous nos yeux avec sa faune primitive et ses paysages grandioses. Nos ancêtres, pas encore tout à fait des hommes, ne manquent pas d'une certaine noblesse.

Ce court roman a été une lecture agréable, que je recommande à tous ceux qui ont apprécié la Guerre du Feu et qui voudraient prolonger le plaisir.
Lien : http://lenainloki2.canalblog..
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5Arabella
  14 mai 2019
En 1920, c'est à dire une dizaine d'années après le très grand succès de la guerre du feu, Rosny aîné revient au roman préhistorique avec ce livre. Il s'agit en quelque sorte d'une suite du précédent : le personnage principal est le fils de Naoh, le héros de la conquête du feu. Aoûn n'est pas destiné à prendre la suite de son père comme chef de la tribu, il s'est lié d'amitié avec Zoûhr, le dernier des Hommes-sans-épaules, la peuplade que Naoh avait rencontré dans son voyage et de qui il a appris l'art de faire jaillir le feu des pierres.

Aoûn et Zoûhr se lancent dans un voyage pour explorer des territoires derrière une haute montagne, ils vont connaître des aventures sans nombre, rencontrer d'autres groupes humains, lutter contre des animaux redoutables, se lier avec un grand fauve, et Aoûn rencontrera même l'amour. Ils reviendront à jamais transformé de ce périple.

J'ai moins apprécié ce roman que les précédentes tentatives de Rosny aîné dans les âges de la préhistoire. Il manque une certaine cohérence d'ensemble au livre, le voyage des deux amis semble un peu gratuit au départ, les péripéties s'enchaînent de façon moins évidente et nécessaire, et j'ai eu du mal à croire à l'amitié avec le fameux félin géant. Par ailleurs, l'auteur donne moins de magnifiques descriptions lyriques de la nature, des plantes, paysages et animaux.

Cela reste plaisant à lire, mais il m'a manqué un souffle, une vision d'ensemble dans ce volume.
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Parthenia
  24 mai 2014
Le Félin géant est tout d'abord le roman d'une belle amitié, celle qui lie Aoûn, le fils de Naoh (eh oui, vous ne rêvez pas, enfin pour ceux qui connaissent, mais Aoûn est le rejeton de l'inoubliable héros de la guerre du feu ! ) à Zoûhr le Wah, dernier représentant de la race des Hommes-sans-Epaules.

Ils partagent également le même goût pour l'aventure, ce qui les conduit à quitter leur tribu, les Oulhamr, pour explorer de nouveaux territoires de chasse. Ils découvrent une région giboyeuse où les félins de toutes sortes règnent en maîtres. Blessés par un machairodus (si ce terme vous paraît abscons, c'est normal, il désigne une race de tigres à dents de sabre aujourd'hui disparus !), ils trouvent refuge dans une caverne où ils ne tardent pas à s'apercevoir qu'un lion des cavernes a élu domicile dans la deuxième partie de la grotte. Une fente infranchissable les en protège tandis qu'au fil des jours, hommes et bête s'habituent à leur présence respective... jusqu'à ce que l'impensable se produise !

Roman d'amitié, roman d'aventures, l'histoire retrace la lutte impitoyable pour la survie de ces hommes primitifs dans un environnement hostile, le développement des sentiments nobles comme l'amour, l'amitié, la pitié. Les descriptions sont d'une rares justesse, servies par une plume magnifique au vocabulaire riche et très évocateur : on ressent toute la puissance de cette animalité qui menace l'humanité à son aube, la fragilité de ces hommes qui évoluent dans une nature intacte où le danger est toujours présent, leur humilité mêlée d'orgueil face à ce décor grandiose et terrifiant.

L'auteur dépeint à merveille la vie nocturne et diurne, les rumeurs de la savane, les sens toujours en éveil des "bêtes verticales" pour échapper aux prédateurs plus puissants qu'elles, même sous la protection du feu.

Comme dans La guerre du feu, l'auteur fait coexister des espèces humaines à des stades différents d'évolution. Aoûn, fils de l'Urus, et Zoûhr, fils de la Terre, s'allient tour à tour aux Hommes-Lémuriens (tribu pacifique dont les membres ont encore une apparence simiesque, condamnée à disparaître) et aux Femmes-Louves (dont le mode de vie fait penser à celui des Amazones) contre leurs ennemis communs, les Hommes-du-Feu (encore appelés les Chelléens), tribu belliciste et anthropophage !
Zoûhr lui-même est le dernier représentant de sa race, celle qui a domestiqué le feu et qui disparaîtra avec lui...

Pour conclure, l'auteur nous invite à une véritable épopée préhistorique qui nous transporte littéralement sur cette terre sauvage et indomptée. Grâce au fabuleux talent de conteur de Rosny Aîné, le lecteur a l'impression de vivre aux côtés des deux guerriers Oulahmr, luttant au jour le jour pour leur survie. Certains passages, d'une très grande poésie, se dégustent avec ses sens. Bref, j'ai adoré et je compte me plonger dans l'intégrale de ses oeuvres préhistoriques !
En plus, j'ai appris une parole d'intimidation, qu'il me tarde de pouvoir recaser :
"« Parthenia ouvrira vos poitrines. Elle donnera vos chairs aux hyènes.»"

Alors, on fait moins les malins, hein ?!?
Lien : http://parthenia01.eklablog...
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JunoR
  02 juin 2018
[Roman audio, lu par Raminagrobis]
La guerre du feu, du même auteur, était véritablement à l'intersection d'une littérature typiquement fin du 19ème siècle (même s'il a été écrit plus tard) et de la littérature pour la jeunesse. J'aime beaucoup ce mélange un peu paradoxal par la simplicité des thèmes et la complexité des mots.

Cette suite est dans la même veine et présente les même qualités que le roman qui la précède, un peu trop même, peut-être. Ce n'est plus le grand mammouth qui est apprivoisé et utilisé pour se défaire des vilains ennemis mangeurs d'hommes mais bien le félin géant. À part ce détail, tout est très similaire. Un peu moins épique, un peu plus cosmopolite et globalement sans surprise si ce n'est la fin peut-être... On sait pour quoi on paye et c'est servi exactement tel qu'annoncé.

La lecture par Raminagrobis est un peu monocorde, selon moi, et a probablement influencé vers le bas mon impression du livre. Elle est trop rapide, saccadée et son timbre fait parfois penser à celui d'une machine. Dommage. Un travail de bonne qualité dans l'ensemble, néanmoins.
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lehibook
  17 juin 2019
. Aoûn fils de l'Urus et son compagnon Zhoûr sont les héros de cette aventure préhistorique dans le droit fil de « la guerre du Feu » .Aoûn est d'ailleurs de la descendance de Naoh le héros de ce premier opus. Encore une histoire délectable , qui insiste sur l'amitié (entre homme et entre humains et animal ), la suprématie de l'intelligence sur la force ; Bref , de l'action , des évocations splendides d'un monde disparu et de bons sentiments ( mais de la violence aussi ce ne sont pas des Bisounours) que demande le peuple ? Et tant pis si la rigueur scientifique n'est pas de mise , l'imagination elle est satisfaite.
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FabriceW
  29 juin 2016
une de mes premières lectures ^^
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19chantal
  30 octobre 2014
Je ne crois pas l'avoir déjà lu et pourtant j'ai une désagréable impression de déjà vu. Ce qui voudrait dire que d'autres auteurs plus récents se sont largement inspirés de Rosny ainé, notamment la scène du félin dans la caverne séparé de Zouhr par un pan de muraille à claire voie. Pouvez-vous m'aider à retrouver l'éventuel plagieur ? Sinon pour une fan de préhistoire comme moi, il y a tout : l'amitié qui fait la force, l'ingéniosité nécessaire à la survie mais aussi la peur, la faiblesse, la mort qui guette.Honnêtement, le style a vieilli et les descriptions précises des animaux, des lieux et des différentes hordes forment peut-être un sujet un peu lourd pour les nouvelles générations. Les jeunes préféreront sans doute les adaptations cinématographiques nombreuses à leur disposition
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