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EAN : 9782800113500
48 pages
Éditeur : Dupuis (01/11/1988)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Un admirateur de Tif et Tondu a invité nos deux amis à venir se détendre dans sa villa du sud en bord de mer. Les voilà donc se rendant dans ce petit havre de paix qui semble de prime abord un peu désert. Nos deux comparses font le tour du propriétaire, découvrant ici un jardin touffu mais délicieux, là une cuisine garnie, et là une cave bien dotée. Le plus surprenant reste la pièce où un automate de Monsieur Choc attend Tondu. Mais ce n'est pas la seule surprise qu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Barbuz
  07 mars 2021
"La Villa du Long-Cri" fut d'abord prépublié dans le périodique "Spirou", du nº1373 du 6 août au nº1394 du 31 décembre 1964. Puis Dupuis le réédite, en janvier 1966, sous la forme d'un recueil de quarante-quatre planches ; c'est le huitième numéro de la seconde série classique. Rosy en écrit le scénario (c'est son cinquième pour ce titre) et Will en produit la partie graphique, le dessin, l'encrage, ainsi que - sauf erreur - la mise en couleur.
Voyageant dans un coupé cabriolet Narval, Tif et Tondu se rapprochent de leur destination, Coquelette, un village sur la Côte d'Azur. Leur éditeur les a informés qu'un admirateur a mis sa propriété à leur disposition, pour qu'ils puissent y travailler - en paix - à la "rédaction de leurs mémoires". Les deux aventuriers sont ravis : un coin peu fréquenté, "hors des sentiers battus", sans radio, téléphone, ou télévision. Pour Tif, c'est le rêve. le nom de la villa - "Long-Cri" - l'interpelle ; il espère qu'elle n'est pas située près d'un cimetière... Parvenus à un embranchement, ils hésitent sur la direction à prendre. Tif consulte une carte routière, mais leur patelin n'y est pas indiqué. Tondu commence à déplorer qu'il n'y a personne pour les renseigner, lorsqu'une voix les hèle, un quidam, la tête coiffée d'une casquette de marin, fumant posément une pipe. Il n'a pas l'habitude de voir du monde dans le coin, "un brin de causette" ne "fera pas de tort"...
Sept ans se sont écoulés entre "Plein Gaz" et "La Villa du Long-Cri". Will devient directeur artistique du "Journal de Tintin" en 1958. Il revient chez "Spirou" en 1960, où il travaille - entre autres - comme décoriste des premiers volumes de "Benoît Brisefer". Ce n'est qu'en 1964 qu'il reprend "Tif et Tondu", toujours avec Rosy au scénario. Rien n'a changé : Rosy conserve la même formule, les héros, leur ennemi juré et un mélange équilibré d'aventure et d'humour. "La Villa du Long-Cri" commence comme un roman de suspense. Tif et Tondu - surtout le second - sont témoins d'étranges événements qui éveillent leurs soupçons. Ce premier acte s'étale sur une quinzaine de planches. La deuxième partie est bâtie sur une série de quiproquos. Elle est centrée sur Tondu, qui réussit à reprendre l'initiative notamment grâce à un allié inespéré. le dernier chapitre est consacré à la découverte du pot aux roses et au dénouement. Il ne s'agit pas d'un huis clos, mais la quasi-totalité de l'intrigue se déroule autour de la fameuse villa, dans une zone géographique définie et limitée : deux maisons, le village de Coquelette et un peu de mer constituent le cadre de cette intrigue. le premier tiers fonctionne plutôt bien, mais la suite présente un scénario un peu plus convenu. Choc aura été nettement plus ambitieux que cela, mais comme il le dit si bien lui-même à ses deux ennemis : "Vous nous avez coûté très cher". La trame se caractérise par une linéarité forte. Elle est de plus rythmée par des développements qui s'avèrent malheureusement assez prévisibles et par le manque - sporadique, mais récurrent - de tension qui s'installe à l'issue du premier chapitre.
Cette interruption de sept ans n'aura pas engendré de changement dans le travail de Will. L'artiste, bien sûr, conserve l'identité visuelle de la série en restant fidèle au canon de l'école de Marcinelle, style caricatural (nez gros ou longs ; silhouettes maigres et longilignes, ou ventripotentes et sans cou ; etc.) et phylactères arrondis. La densité de cases par planche se situe en moyenne entre neuf et onze vignettes, voire douze. Elles sont agencées dans un quadrillage sage et classique, dont l'avantage est que le sens de lecture est totalement évident. Les dimensions des cases varient généralement peu. le découpage de l'action est toujours aussi clair : les séquences s'enchaînent avec limpidité, sans la moindre friction. Enfin, en dépit de quelques arrière-plans optimisés, Will produit un niveau de détail satisfaisant dans l'ensemble, surtout dans les scènes d'intérieur, avec des objets et accessoires divers (par exemple de la décoration, des meubles) qui leur offrent de la substance.
Après une pause de sept ans, retour aux affaires pour "Tif et Tondu" ! La formule reste inchangée. Certes, "La Villa du Long-Cri" n'est pas du meilleur tonneau, mais cet ouvrage constitue néanmoins un divertissement très honorable. En attendant mieux.
Lien : https://les-bd-de-barbuz.blo..
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ChristianAttard
  08 juin 2018
Tif et Tondu se retrouvent à nouveau sur la Côte d'Azur, les veinards ! En 1964, zut ! J'aurais pu les croiser et leur demander un autographe !
Bon, au départ, c'est pour écrire leurs mémoires mais c'est sans compter sur M. Choc qui va y rajouter un chapitre !
Une histoire assez originale sur un canevas éprouvé : nos héros prisonniers auront bien sûr finalement raison du gentleman au heaume.
Souvenir de l'album précédent, Tif et Tondu se pavanent dans une splendide Narval rouge et les policiers filent en 403 noire et la Côte n'est pas encore bétonnée. Heureuse époque !
Commenter  J’apprécie          100
jamiK
  10 avril 2021
Tif et Tondu se rendent sur la côte méditerranéenne dans une villa au bord de mer prêtée par un admirateur inconnu. Cette villégiature va vite s'avérer être un piège tendu à nos deux héros. Même si on se doute très vite de l'identité du piégeur, le suspense est très prenant, le rythme est soutenu,...et j'ai aimé y découvrir quelques petites particularités du milieu des années 60 : peu de monde a le téléphone et la côte n'est pas encore complètement bétonnée. C'est une aventure sympathique et distrayante.
Commenter  J’apprécie          90
Patroth
  25 janvier 2020

Un bon album de Tif et Tondu , dessin et scénario. Plein de mystères dans cette histoire , même si on devine rapidement qui se cache derrière tout ça .Une bonne Bd comme on aimait dans les années 60..
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critiques presse (2)
Chro   04 août 2014
Bien sûr, on peut se pâmer d’admiration devant le dessin de Will et le génie d’intrigue de Rosy, mais qu’a-t-on appris que nous ne savions déjà ? [...] Pas grand chose, en se contentant de les regarder de l’extérieur [...].
Lire la critique sur le site : Chro
LeMonde   15 juillet 2014
Placés sous les strips d'origine (reproduits en noir et blanc, naturellement), les commentaires du spécialiste Hugues Dayez décryptent avec concision une oeuvre très influencée par le Hitchcock de La Mort aux trousses, mais aussi par Gaston Leroux, Agatha Christie ou encore l'architecte américain Frank Lloyd Wright. Longtemps critiqué en raison d'un certain statisme, le dessin de Will apparaît ici renversant de simplicité.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
BarbuzBarbuz   07 mars 2021
Vous nous avez coûté très cher, il est de bonne justice que ce soit vous qui nous aidiez, maintenant.
Commenter  J’apprécie          20
BarbuzBarbuz   07 mars 2021
Eh oui, jeune homme, le 14 juillet, c'est une possibilité qui se présente une fois tous les ans.
Commenter  J’apprécie          20
jamiKjamiK   10 avril 2021
Et nous n'aurons ni radio, ni téléphone, ni télévision, le rêve, quoi.
Commenter  J’apprécie          30
BarbuzBarbuz   07 mars 2021
Villa du Long-Cri... Avec un nom pareil, j’espère que ce n'est pas près du cimetière.
Commenter  J’apprécie          20

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