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Édith Ochs (Traducteur)
EAN : 9782749103334
432 pages
Le Cherche midi (05/05/2005)
3.54/5   35 notes
Résumé :
Daniel Silverman, un romancier dont le dernier succès remonte à près de vingt ans, est invité par le collège évangélique d'une petite ville perdue du Minnesota : on lui demande de faire une conférence. Lorsqu'il arrive à destination, il découvre que les membres du collège en question sont des fondamentalistes chrétiens, dont le mode de vie et la vision du monde sont plutôt déroutants. Quel intérêt présente alors à leurs yeux Daniel Silverman, juif athée et homosexue... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
bagus35
  05 décembre 2021
Daniel Silverman ,un écrivain juif homosexuel ,est contraint d'accepter une conférence dans le Minnesota parce qu'il ne peut refuser le cachet de 12000 dollars .Persuadé de revenir à San Francisco dans 48 heures et excité de voyager en première classe ,il va vite déchanter en arrivant à destination quand il découvre qu'il va parler devant des religieux conservateurs .D'autant qu'une tempête de neige va le contraindre de rester sur place plus longtemps que prévu .Un bon roman .
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Sara2a
  30 novembre 2012

Lecture plaisir …
Lire des romans qui parlent d'écrivains, j'adore, et se retrouver dans la tête de Daniel Silverman a été jubilatoire.
Daniel Silverman n'est pas un auteur à succès qu'on retrouve en tête des meilleures ventes, mais un écrivain pur et dur qui s'entête à écrire au stylo ce qui lui parait être de la littérature intrinsèque . Ses écrits ne répondent pas au marché commercial, son style est récurrent : reprendre des standards de la littératures en écrivant l'histoire sous l'angle d'un nouveau personnage . Exemple : Moby Dick du point de vue de la baleine ou bien Notre dame de Paris raconté par une gargouille…
Malheureusement Daniel Silverman n'est pas invité pour ses talents d'écrivain dans ce collège évangélique où il a plutôt l'impression de se retrouver dans la peau d'un anthropologue parachuté dans une tribu aux rites curieux qui semble lui réserver un sort pour le moins étonnant.
Silverman est un personnage déjanté, attachant, drôle et pertinent . Usant d'une dialectique savoureuse il fait vivre au lecteur une aventure sidérante dans une ambiance qui flirte allégrement avec l'angoisse, l'humour et le mysticisme.
Du suspens, du rire, de la réflexion bref un excellent moment de lecture que je recommande aux amateurs du genre.

L'éditeur classe ce roman "Thriller", à mon humble avis, même si l'ambiance est assez pesante, la reflexion et l'humour l'emportent sur le reste .
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Christophe_bj
  09 février 2020
Quelle trouvaille ! Pris complètement par hasard à la bibliothèque en dépit d'une couverture atroce et sans grand rapport avec l'histoire, ce roman est une vraie merveille. Dire qu'il m'a passionné est encore sous-estimer son impact. J'y ai adoré tout à la fois l'humour décapant et les joutes verbales à propos de la religion, toutes très bien fondées, très justement argumentées, captivantes. En fait, ça m'a même ouvert les yeux sur les raisons profondes qui font que les fondamentalistes chrétiens haïssent l'homosexualité ; je n'avais jamais vraiment compris car pour moi, naïvement (comme le personnage de Silverman !), la religion c'est avant tout un humanisme – et qui est chrétien est nécessairement « gentil ». Or, comme un des intégristes du roman le dit, Dieu n'a rien à voir avec la gentillesse ! Ma seule réserve, l'épilogue, passage obligé du roman américain contemporain, auquel l'auteur a cédé : je trouve cette façon de sur-clore assez détestable. Mais pour le reste, un moment de pure délectation.
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Ingannmic
  03 août 2021
Romancier ayant autrefois connu un certain succès, Daniel Silverman vit à San Francisco avec son compagnon Marty. Tous deux pratiquant une activité professionnelle irrégulière, le couple a parfois du mal à boucler les fins de mois. C'est pourquoi, lorsque le Collège Évangélique de North Folk propose à Daniel de le rémunérer 12 000 dollars pour y tenir, en tant qu'"humaniste juif", une conférence, celui-ci l'accepte.
Seulement, à son arrivée dans cette bourgade perdue du Minnesota, il doit composer avec des conditions météo désastreuses qui l'obligent à prolonger son séjour, et faire face à l'agressivité haineuse et fanatique de certains de ses hôtes pour lesquels il représente l'incarnation du mal…
J'ai trouvé en ce roman un très bon "thriller". En effet, il n'est question ici ni de diables à queue fourchue, ni de manifestations sataniques surnaturelles, et pourtant le lecteur a bien l'impression d'être plongé dans l'horreur et l'incroyable… Il suffit pour cela qu'un groupe d'extrémistes religieux soit mis en présence d'un être qui incarne pour eux le summum du sacrilège et du maléfique : un homosexuel qui de surcroît exprime sur l'avortement un point de vue trop libéral…
La force de leur dégoût et de leur mépris inspire à Daniel une terreur très communicative, renforcée par la présence des intempéries qui l'isolent du monde extérieur. N'est-ce pas d'ailleurs cela, la véritable horreur : savoir que les hommes sont capables d'une telle haine et d'un tel désir d'anéantissement de l'autre, simplement parce qu'il est différent et que cette différence les effraie ?
En plus d'être un bon thriller, "Le diable et Daniel Silverman" est le prétexte à la confrontation des points de vue de 2 mondes opposés : l'un, moderne, qui accepte la différence et le droit de chacun à disposer de sa liberté ; l'autre, rigide, régi par la crainte de la tentation du démon, et du châtiment de Dieu. Ces débats mettent en lumière le danger des déviances religieuses liées au fanatisme et à l'obscurantisme, mais amènent aussi Daniel à s'interroger sur ses propres convictions. Lui qui prône la tolérance en constate également les limites (jusqu'à quel point peut-on tolérer l'intolérance ?...) et est mis face aux influences religieuses qu'il a lui-même subi plus ou moins consciemment durant son enfance.
Dommage que la fin n'ait pas été selon moi à la hauteur du reste de l'ouvrage : je l'ai trouvée expéditive et un peu trop "happy end", en inadéquation avec l'atmosphère dégagée tout au long du récit.
Lien : https://bookin-ingannmic.blo..
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denisbourez
  05 juin 2015
Daniel Silverman est un écrivain un peu has-been vivant à San Francisco. Issu d'une famille juive, il est athée et homosexuel. Ses difficultés à joindre les deux bouts font qu'il ne peut résister à l'invitation à donner une conférence dans une petite ville du Minnesota, un premier janvier, moyennant une somme rondelette.
Mais la conférence en question promet d'être atypique. Qui l'invite ? Les frères de l'Église évangélique réformée libre dans le Christ. En quelle qualité ? En tant qu'humaniste juif. Voilà qui s'annonce diablement compliqué, mais il se promet qu'il ne fera que l'aller-retour.
Les exceptionnelles conditions météorologiques vont en décider autrement.
Le pitch est explosif. Avant même d'attaquer la première page du roman, on se doute que tout cela va tourner au vinaigre. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce roman. Intelligent et stylé, il vous réserve des moments très drôles, quelques rebondissements plutôt bien sentis et une réflexion sur les religions et leur histoire souvent passionnante.
(.../...)
Ma critique complète peut être consultée sur mon site.
Lien : https://www.bourez.net/conte..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
emi13emi13   10 septembre 2016
La vidéo-nirvana était un truc qu'il utilisait quand il était en proie à l'angoisse de la page blanche. Chez Silverman , l'angoisse de la page blanche prenait la forme de neurones hyperactifs , un bouillonnant sur l'écran scintillant y parvenaient toujours.
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bagus35bagus35   20 novembre 2021
C'était son amour de l'écriture qui le rendait aussi désespérément vulnérable. Parcequ'il savait au tréfonds de lui qu'il ne pourrait jamais renoncer à ce plaisir dont il était devenu dépendant
.
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aturninsaturnins   26 avril 2011
La conviction qu'il y a une vérité seule et unique et qu'on la détient me paraît être la racine la plus profonde de tout le mal qui existe dans le monde .
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bagus35bagus35   27 novembre 2021
Le vent ferraillait contre l'étoffe mince de ses vêtements comme une rapière, le laissant transi jusqu'aux orteils.
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emi13emi13   10 septembre 2016
" Si le seigneur tout- puissant existe et s'il veut promette à son peuple un morceau de terrain à bâtir , pourquoi pas la côte d'Azur ? Pourquoi un bout de désert aride qui ne vaut pas un clou ," Ce genre d'opinion avait fait de son père un paria aux yeux de ses oncles et tantes , frères et sœurs de tous bords.
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