AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Céline Zins (Autre)
ISBN : 2070371859
Éditeur : Gallimard (08/04/1980)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 112 notes)
Résumé :
En six nouvelles, l'auteur de Portnoy et son complexe démonte la société américaine et ses rapports avec le monde juif.
Goodbye, Colombus raconte la brève aventure d'un jeune intellectuel avec une étudiante. Conversation des Juifs montre un rabbin victime d'une espièglerie d'enfant. Le Défenseur de la foi se déroule dans l'armée. L'habit ne fait pas le moine décrit l'amitié insolite entre un étudiant de bonne famille et deux jeunes dévoyés. Dans Eli le fanati... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
michemuche
  20 mars 2020
" Goodbye, Columbus" étant un recueil de nouvelles il est toujours difficile de rédiger un billet.
Dans ce livre sorti en 1959 Philip Roth a 26 ans, sa première oeuvre, on sent l'écrivain en devenir.
Comme tout recueil de nouvelles il y a les histoires que l'on a adoré comme " défenseur de la foi" ou " Eli le fanatique " d'autres qui m'ont laissé sur ma faim comme " Goodbye, Columbus "ou qui m'ont dérouté comme " Epstein".
Le fil rouge de ces histoires est la religion, cheval de bataille de Philip Roth.
Comment concilier une appartenance à une communauté religieuse le judaïsme et être américain.
Dans la nouvelle " Défenseur de la foi " Nathan Marx un sous- officier américain et juif va choisir son pays plutôt que sa religion et dénoncer un communautarisme juif dans la caserne.
Dans " Eli le fanatique" Philip Roth nous parle du fanatisme religieux face à une croyance moins voyante. Comme dit le dicton " L'habit ne fait pas le moine " ou comment Eli l'avocat va tomber dans son propre piège.
" Cet Abraham dans la bible allait tuer son propre enfant en sacrifice. Elle en fait des cauchemars, ( sa fille) nom de Dieu ! tu appelles ça de la religion ? aujourd'hui un type comme ça on l'enfermerait."
Une chose est sure c'est que " Goodbye, Columbus " écrit en 1959 par un juif américain, parlant de judaïsme a été un séisme dans la communauté juive.
Il fallait oser, Philip Roth l'a fait.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          552
gonewiththegreen
  05 août 2019
Je n'avais jamais lu Philip Roth, honte à moi. L'occasion m'en a été donnée par une babeliote et je l'en remercie. Sans doute n'ai je pas commencé par la substantifique moelle de l'oeuvre de l'auteur mais cependant, le premier des 6 textes m'a emballé . Enfin , texte, la nouvelle fait 170 pages, autant dire deux la taille des romans de certains.
On est au début des années 60, ou à la fin de la décennie précédente, on s'en fout, dans le milieu juif de la cote est, le New Jersey pour être précis. Un jeune homme , bibliothécaire, tombe amoureux de Brenda , qui passe son été entre la piscine privée, le golf et le tennis (on est en 1960, ça fixe le niveau ....). La nouvelle raconte l'idylle entre les deux jeunes mais l'auteur fait une grande place à la description de ses personnages, les installe précisément dans l'intrigue et rend l'ensemble très clair pour le lecteur lambda que je suis. Il y a sans doute quelques subtilités de la religion qui m'ont échappées mais l'auteur joue remarquablement avec les standards de l'époque et noue son histoire et ses relations autour de la bienséance des années 60.
J'ai trouvé l'écriture remarquable.
A croire que Philip a tout donné dans cette nouvelle et s'est laissé aller sur les 5 autres textes de maxi 50 pages . Rien de bien folichon, trop rapide, trop pale , trop creux .
Il me tarde de m'attaquer au coeur de cet auteur qui a su me toucher par son style et la précision de son approche des personnages.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          295
Allantvers
  05 août 2019
Je mentirais si je disais que ces nouvelles du grand Philip Roth m'ont autant séduite que ses romans. Peut-être est-ce principalement du au format court si inhabituel chez un auteur dont j'adore la manière de prendre le temps d'installer ses personnages et de distiller son époque dans tous ses détails, avec le style acéré et élégant qui va avec.
Il y a quand même de jolies pièces dans ce recueil qui explore différentes facettes de la culture de la société juive américaine dans les années cinquante.
Ma préférence va à la nouvelle inaugurale : Goodbye Colombus, toute en atmosphère et suggestions, qui relate les amours estivales d'un étudiant avec une jeune fille de bonne famille juive; mais surtout à la dernière, Eli le fanatique, qui pose le sujet de l'intégration des Juifs d'Europe à l'American way of life à travers la figure obsédante d'u fondamentaliste en chapeau noir.
Ce titre de Roth m'intriguait depuis longtemps; le voilà lu, et pour le coup cette satisfaction me suffira.
Commenter  J’apprécie          190
FredMartineau
  25 décembre 2016
Goodbye Columbus est un recueil de nouvelles qui préfigurent la carrière de Philip Roth ? Eh bien, il va me falloir lire une autre de ses oeuvres pour répondre à cette question. Sinon, ces tranches de vie de la communauté juive américaine de l'après-guerre n'ont qu'à la marge retenu l'attention du goyim que je suis...
Commenter  J’apprécie          190
helhiv
  06 septembre 2018
Il y a des auteurs du XXe siècle à côté desquels il semble incongru de passer parce que tout le monde loue leur oeuvre et que tout le monde ne peut pas avoir toujours tort. Philip Roth en fait partie, lui dont on a dit, lors de sa mort il y a quelques mois, qu'il aurait dû recevoir le prix Nobel de littérature et que nul mieux que lui n'avait interrogé l'identité américaine.
Goodbye, Columbus est un recueil de six nouvelles qui l'ont fait connaître et reconnaître. Les six histoires se déroulent durant les années 40 et 50.
J'arrive après la bataille, c'est-à-dire après qu'il a disparu, mais je me demande bien ce que le public a bien pu trouvé d'extraordinaire chez cet auteur. Je crois que je me le demanderai tant que je n'aurai pas lu autre chose de lui ...
La nouvelle éponyme Goodbye, Columbus est d'une lourde romance qui a bien mal vieilli. Deux gens se séduisent couchent ensemble et se sépare quand les parents de la jeune fille le découvre. Super ennuyeux. Les deux nouvelles suivantes passeraient à coup sûr pour antisémites si elles étaient écrites aujourd'hui par un non-juif. Dans La conversion des Juifs, un enfant fait du chantage au suicide sur sa mère et son rabbin s'ils ne reconnaissent pas les incohérences de la religion. Dans le défenseur de la loi, un conscrit juif essaie de jouer sur la fibre religieuse de son supérieur et coreligionnaire pour obtenir des avantages et tirer au flanc. Epstein est une sorte de vaudeville pâlichon, ça se chamaille, ça se trompe et ça se retrouve dans le drame. Bof. L'habit ne fait pas le moine, ce sont les souvenirs de lycée du narrateur qui a fréquenté de futurs malfrats. Et alors ? Uniquement pour amateurs d'anecdotes lycéennes. Eli le fanatique sauve un peu le lot même si cette nouvelle manque de réalisme. Elle pose le problème de la place de la religion et des coutumes associées dans une société. La conclusion, à laquelle j'adhère, semble être que la religion est un piège qui se referme sur celui qui s'y soumet.
Le jour où je ne saurais plus quoi lire (c'est pas demain la veille !), j'attaquerai un autre livre de Philip Roth. Sinon, comme c'est le cas chez d'autres auteurs, même du XXe siècle, Philip Roth semble être un auteur très masculin pour lequel les femmes n'ont qu'un rôle très décoratif. C'est étonnant pour un auteur newyorkais, réputé pour son expertise sociologique. Peut-être que ça ne se confirme pas dans la suite de son oeuvre ...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          53
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
FredMartineauFredMartineau   25 décembre 2016
Ce dimanche matin, en se réveillant, Epstein sentit monter l'odeur du café. Lorsqu'il se glissa au bas de l'escalier, passant devant la cuisine - on lui avait donné l'ordre d'utiliser la salle de bains du sous-sol jusqu'à ce qu'il ait vu un médecin - il sentit l'odeur du saumon fumé.
Commenter  J’apprécie          120
julienleclerc45julienleclerc45   07 juin 2019
Ainsi passa l’été. Je voyais Brenda tous les soirs : nous allions nous baigner, nous allions faire des promenades à pied, en voiture, dans la montagne, si loin et si longtemps que lorsque nous nous apprêtions à redescendre, le brouillard avait commencé à émerger des arbres et à envahir la route ; je crispais mes mains sur le volant et Brenda mettait ses lunettes pour surveiller la ligne blanche. Et nous mangions – quelques nuits après après ma découverte du réfrigérateur à fruits, Brenda m’y mena elle-même. Nous remplissions d’énormes soupières de cerises, et dans les plats à rôti nous empilions des tranches de pastèques. Puis nous remontions, passions par la porte du sous-sol qui donne sur l’arrière de la maison, allions nous asseoir sur la pelouse sous l’arbre à sports, à la lumière qui filtrait des fenêtres du salon. Pendant un moment, le seul bruit était celui que nous faisions en crachant les noyaux. » Je voudrais bien qu’ils prennent racine dans la nuit et qu’au matin il y ait des cerises et des pastèques. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
AllantversAllantvers   03 août 2019
En règle générale, la cinquantaine correspond exactement à l'âge des fins d'après-midis de novembre, car en ce mois et à ces heures notre sens de la lumière ne semble plus relever de la vue mais de l'ouïe : la lumière s'éloigne dans un cliquetis.
Commenter  J’apprécie          60
GanameraGanamera   31 janvier 2013
- Je t'aimais, Brenda, je n'étais donc pas indifférent.
- Moi aussi je t'aimais. c'est pour ça d'ailleurs que j'ai acheté ce fichu truc.
Puis nous réalisâmes quel temps nous venions d'employer et nous rentrâmes en nous-mêmes et dans le silence.
Quelques minutes plus tard, je ramassai ma valise et mis mon manteau. Il me semble que Brenda aussi pleurait lorsque j'ouvris la porte.
Commenter  J’apprécie          10
GrouchoGroucho   28 décembre 2014
- Que diable essayez-vous de faire, Grossbart ? Je vous ai vu manger. Vous le savez ? J'ai dit au capitaine que je ne savais pas ce que vous mangiez, mais je vous au vu avaler comme un ogre à l'ordinaire.
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Philip Roth (57) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philip Roth
THE PLOT AGAINST AMERICA Trailer VOSTFR ★ Série OCS (Bande Annonce 2020) Zoe Kazan, Winona Ryder
autres livres classés : nouvellesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Dead or Alive ?

Harlan Coben

Alive (vivant)
Dead (mort)

20 questions
1336 lecteurs ont répondu
Thèmes : auteur américain , littérature américaine , états-unisCréer un quiz sur ce livre
.. ..