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Marie-Claire Pasquier (Traducteur)
ISBN : 207012309X
Éditeur : Gallimard (30/09/2010)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 393 notes)
Résumé :
Nous sommes en 1951, deuxième année de la guerre de Corée. Marcus Messner, jeune homme de dix neuf ans, intense et sérieux, d’origine juive, poursuit ses études au Winesburg College, dans le fin fond de l’Ohio.

Il a quitté l’école de Newark, dans le New Jersey où habite sa famille. Il espère par ce changement échapper à la domination de son père, boucher de sa profession, un homme honnête et travailleur, mais qui est depuis quelque temps la proie d’... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (70) Voir plus Ajouter une critique
Erveine
  10 mai 2014
Philip Roth me scotche et j'adhère, sans Indignation.
Sans même forcer le trait, il nous livre bien la psychologie qui façonne la jeunesse.
Marcus Messner, dix-neuf ans en cette année 1951, période de la guerre de Corée, est un jeune homme réaliste et sérieux. Lucide, et pour échapper à un univers familial pesant, il décide de s'éloigner pour intégrer le Winesburg College dans le New Jersey. Il rompt le cordon ombilical en somme et c'est dans une Amérique pudibonde et conservatrice que va se poursuivre désormais, son évolution mentale et physique.
Le jeune homme s'impose alors une règle de vie quasi ascétique et se ferme à tous pour poursuivre un seul but, réussir ses études. Il veut se soustraire à la guerre ou s'y soumettre, mais avec un diplôme lui valant grade pour ne pas être affecté en première ligne. Il se heurte alors à un questionnement intérieur que favorise son isolement. À savoir : ce qu'on pense de lui ? Ce que tel ou tel disent de lui ? Comment le voient-ils ? Comment le jugent-ils ? Et cette enveloppe que recouvre une personnalité naissance qui croît à vue d'oeil. Suis-je déjà cet autre qui mue et dont la carapace se solidifie, comme un ciment qui durcit ? Un adolescent qui se transforme et s'envole comme il sied à chacun.
Mais quand le directeur le convoque (puisqu'il à demandé à changer de chambre à plusieurs reprises), pour le sonder un peu, le faire cadrer dans quelques rigueurs, Marcus s'enflamme avec fougue. Bien que le doyen ne lui adresse pas, outre mesure, des remarques purement désobligeantes, ces propos retentissent comme autant de reproches et constituent selon le garçon, une intrusion dans sa vie privée. Lui, qui se considère comme étant irréprochable, puisque ses notes sont excellentes, puisqu'il ne fait partie de rien et s'isole de toute communauté. État qui suffit à lui rendre insupportable toute idée de justification.
Adolescent ! Qui dit ‘'oui'' qui dit ‘'non'', mais que son coeur contredit dans un contre qui n'est plus jouable. Cette fille parfaite qui l'enchante, le fascine et le déçoit. Qui, de lui se délie et n'est plus en osmose dans ses rêves. Qui lui donne du plaisir au-delà de ses espérances, tantôt attirante, tantôt repoussante. Attraction d'une force irraisonnée. Sublimation de la beauté et de la sensualité. Une fatalité qui l'égare de ses aspirations premières. Une constante comme une dénégation de la perfection. La laideur d'une destinée impossible à atteindre pour un être au coeur tendre qui chemine à l'inverse, en croisé du passé. Un sentiment de vieillesse, une blessure qui le dénature et lui vole jusqu'au meilleur du souvenir, cette image de son père, un père sombre qui par trop de sagesse le condamne...
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Malaura
  27 septembre 2011
Années 1950. L'Amérique est en pleine guerre de Corée.
Fils d'un boucher kasher de Newark, Marcus Messner est un jeune homme d'origine juive de 19 ans sérieux et travailleur, un garçon honnête et droit, bon fils et excellent élève.
Mais son père est subitement pris d'une peur paranoïaque de le voir mourir et le harcèle constamment sur ses allées et venues.
Une attitude extrême intolérable qui incite Marcus à s'inscrire dans une université loin de chez lui.
Sur le campus, Marcus vit ses premiers émois amoureux mais découvre aussi la difficulté de s'intégrer dans un monde rigide et conservateur.
L'étudiant se sent de plus en plus incompris, isolé, révolté, bridé dans ses désirs à une époque où les tabous sont légions.
Quelques mots malheureux vont changer irrévocablement sa vie, qui s'annonçait pourtant sous les meilleurs auspices…
Dès le départ on sent la mort rôder autour du jeune Marcus, un sentiment qui ne nous lâche plus, depuis l'angoisse irrationnelle mais prémonitoire du père, à la difficulté d'intégration dans une université trop conventionnelle, jusqu'à ce "allez vous faire foutre" décisif et fatal, dit avec toute l'indignation d'une jeunesse incomprise, qui sonne le glas d'un avenir qui aurait pu être, si seulement...
Amorcée avec le roman « Un homme », « Indignation » fait partie d'une série de textes courts rassemblés sous l'appellation « Cycle Némésis » par la brièveté et la noirceur de leurs sujets centrés essentiellement sur la maladie, la dégradation du corps et la mort.
L'on y retrouve l'importance accordée à la famille et à l'enfance, véritable et sincère fidélité pour l'environnement parental.
Si l'écriture de Philip Roth se fait ici moins licencieuse, elle reste néanmoins tout aussi jubilatoire et subversive car davantage politisée et imprégnée des difficultés sociales de son temps.
L'auteur s'est souvent attaché à des autofictions - « le complot contre l'Amérique », « Pastorale américaine » - par lesquelles, en se servant du contexte historique et des évènements politiques et sociaux de l'histoire américaine, sont abordés les thèmes puissants de l'héritage et du poids de l'Histoire.
Homme aux multiples influences, il a su créer un univers tout à fait personnel fait de rire et de désillusion.
Un écrivain qui n'a cessé de s'interroger sur l'humain, sa fragilité, sa vulnérabilité dans une société qu'il a observé à la loupe pour nous en donner la radioscopie impitoyable.
Son oeuvre hétéroclite passant sans retenue de l'autobiographie à la satire, du roman intimiste à la fresque sociale, en fait un écrivain majeur des lettres américaines.
« Indignation » est un petit bijou de noirceur, un roman d'apprentissage qui vire au drame et dépeint une Amérique des années 1950 corsetée dans des traditions et un conformisme restrictifs et vains.
Brillant.
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mariecesttout
  16 mars 2014
C'était une -bonne- surprise, même si j'avais i également aimé les romans précédents de Roth, de le voir passer des tourments de la vieillesse et de la mort à l'indignation d'un jeune homme. Car ce " récit" à la première personne semble vraiment , grâce à son talent littéraire , être celui d'un très jeune homme qui se heurte en permanence à l'enfermement , à un statut, à une appartenance communautaire , qui tente de fuir ( en cela, le doyen de son université n'a pas tort) , fuir quoi, au juste? Et bien peut être le destin que redoute pour lui son père, la mort en Corée. Tout est planifié, il lui faut réussir , et grâce à sa réussite, ne pas devenir de la chair à canon. C'est son père qui le lui a appris, en le faisant accomplir à la boucherie familiale des tâches peu ragoutantes, ce qui doit être fait doit être bien fait. Et ce qu'il fait, notre pauvre Marcus, c'est du sauve qui peut..
Sauf que.. à 19 ans, on ne peut rien contre le désir sexuel, et que sa rebellion , bouillonnante à force d'accumulations de contraintes, de frustrations et de blessures, va exploser. Enfin, exploser.. Même pas, il va juste se lâcher un peu! Mais trop pour l'époque et surtout trop pour son manque de chance, car, ne dévoilons rien, mais on le découvre très tôt:

"A savoir la façon terrible, incompréhensible dont nos décisions les plus banales, fortuites, voire comiques, ont les conséquences les plus totalement disproportionnées", le destin, la chance et l'incompréhension clairement analysée devant des destinées individuelles, c'est un thème important dans les romans de Philip Roth que l'on retrouve encore une fois ici poussé presque à l'extrême dans une démonstration assez magistrale.
A noter, en plus ,son don pour parler de métiers divers, ici un boucher kascher, dont il décrit les pratiques avec minutie, comme celles du gantier dans Pastorale américaine.
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tynn
  15 novembre 2013
Marcus a toujours été un garçon parfait.
Fils aimant et respectueux, jeune homme honnête et intègre, étudiant sérieux et travailleur, le type même du bon garçon lisse et naïf de l'Amérique des années 50, aux objectifs précis: soulager rapidement ses parents du poids financier de ses études, réussir sa vie professionnelle et tenter de se sortir au mieux du spectre des obligations militaires que représente la guerre de Corée pour sa génération.
Inscrit dans une université rétrograde du Middle West, c'est sans compter avec les pulsions de jeune adulte, le cataclysme d'un premier amour, la pression d'inquisition de son entourage éducatif, les contraintes de société d'un pays puritain et hypocrite.
Jeune homme solitaire et inadapté à la vie communauté universitaire, il avale couleuvres sur couleuvres, incapable de recul sur les comportements des autres, incapable de composer avec son ardent désir d'indépendance.
"Allez vous faire foutre !"
Et l'avenir rayonnant va s'arrêter net.
Dans un style concis et direct, Philip Roth nous offre une charge acérée contre une certaine Amérique avec un livre brillamment écrit, aux passages jubilatoires et féroces.
C'est aussi une réflexion ouverte sur l'éducation, le patriotisme, les croyances religieuses, les différences de classes sociales et la paranoïa. Un livre qui nous raconte avec talent un gros gâchis personnel et familial, doublé d'un témoignage émouvant de l'amour d'un fils pour ses parents.
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cprevost
  21 novembre 2010
Il faut toute l'implacable acuité et tout le savoir faire de Philip Roth pour imaginer et agencer les étapes qui mèneront un jeune homme à la mort. le style est fluide et agréable. Tout s'enchaîne et se suit. La construction d' « Indignation » donne en permanence le sentiment que nous n'avons aucun contrôle sur ce qui arrive. Nous apprenons en effet rapidement que Marcus est décédé et que c'est lui qui d'outre tombe s'adresse à nous. Ce livre est donc un compte à rebours d'actes anodins qui mène vers un trépas certain. C'est la relation des évènements du point de vue de celui qui les a vécus. L'avancée vers une conclusion connue et le récit résigné du mort lui-même donnent ici le sentiment d'une profonde fatalité.
Ces quelques lignes extraites des dernières pages du livre semblent être un bon raccourci de ce bref roman :
« Oui, le bon vieux défi américain, "Allez vous faire foutre", et c'en fut fait du fils de boucher, mort trois mois avant son vingtième anniversaire – Marcus Mesner, 1932-1952 – , le seul de sa promotion à avoir eu la malchance de se faire tuer pendant la guerre de Corée, qui se termina par la signature d'un armistice le 27 juillet 1953, onze mois pleins avant que Marcus, s'il avait été capable d'encaisser les heures d'office et de fermer sa grande gueule, reçoive son diplôme consacrant la fin de ses études à l'université de Winesburg -très probablement comme major de sa promotion -, ce qui aurait repoussé à plus tard la découverte de ce que son père sans instruction avait tâché de lui inculquer dès le début : à savoir la façon terrible, incompréhensible dont nos décisions les plus banales, fortuites, voire comiques, ont les conséquences les plus totalement disproportionnées. »
Tout est dit : l'exaspération et l'intransigeance de Marcus, la morale d'un moment et un conflit lointain vont entrer en résonnance pour broyer un individu.
Marcus, le gentil garçon juif, travailleur, dévoué à sa famille n'aura pas vu sa vie passer. Son court destin le conduira de la boucherie kasher familiale à la guerre de Corée. Il veut échapper à la surveillance maladive d'un père hyper inquiet et il choisit pour ses études une lointaine université du Middle West. Il désire simplement travailler d'arrache-pied et échapper à la guerre de Corée. Sorti de son milieu, Marcus va se révélé inadapté aux conventions sociales de son temps. Chacun de ses gestes va désormais être une réaction d'indignation à la sottise et à l'hypocrisie d'une époque. Il refuse de changer, de faire des compromis, des efforts d'intégration ou d'assimilation. Il ne veux pas suivre les rites étudiants, renier un corps, un amour miraculeusement offert.
« Indignation » est un roman extraordinairement humain. Il est le miroir d'une époque et d'un milieu. Il dévoile un pan de l'histoire des Etats-Unis peu connu. Une période de frustration sexuelle sur les campus des années cinquante et de boucherie guerrière en Corée. L'Amérique est vorace. Elle dévorera ses enfants qui ne sont, quoiqu'en disent les parents, amis ou doyens, ni rebelles, ni coupables.
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critiques presse (1)
Telerama   18 juillet 2012
Beau roman d'apprentissage, Indignation est aussi le regard glaçant d'un écrivain sur un pays perdu.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
MarianneDesroziersMarianneDesroziers   28 octobre 2010
Oui, le bon vieux défi américain, "Allez vous faire foutre", et c'en fut fait du fils de boucher, mort trois mois avant son vingtième anniversaire -Marcus Mesner, 1932-1952 -, le seul de sa promotion à avoir eu la malchance de se faire tuer pendant la guerre de Corée, qui se termina par la signature d'un amistice le 27 juillet 1953, onze mois pleins avant que Marcus, s'il avait été capable d'encaisser les heures d'office et de fermer sa grande gueule, reçoive son diplôme consacrant la fin de ses études à l'université de Winesburg -très probablement comme major de sa promotion -, ce qui aurait repoussé à plus tard la découverte de ce que son père sans instruction avait tâché de lui inculquer dès le début : à savoir la façon terrible, incompréhensible dont nos décisions les plus banales, fortuites, voire comiques, ont les conséquences les plus totalement disproportionnées.
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bacoltranebacoltrane   02 mars 2013
Dans la voiture, j'avais été tellement abasourdi que j'étais resté assis sans bouger en regardant le dessus de sa tête qui bougeait entre mes jambes comme si je regardais quelqu'un qui faisait ça à quelqu'un d'autre. Mais non pas parce que j'avais déjà vu pratiquer une telle chose, à part, à l'occasion, sur une de ces photos pornos toutes cornées, défraichies à force d'être passées et repassées entre les centaines de mains de chauds lapins, ces photos qui, immanquablement, faisaient partie des trésors chéris du cancre au fond de la classe. J'étais aussi médusé par la complicité d'Olivia que par l'application et la concentration qu'elle mettait à la tâche. Comment s'avait-elle ce qu'il fallait faire, et la façon de s'y prendre ? Et que se passerait-il si j'éjaculais, ce qui paraissait, depuis la première seconde, une éventualité fort probable ? Fallait-il que je l'avertisse, à supposer même que j'en uses le temps ? Devais-je décharger discrètement dans mon mouchoir ? Ou bien ouvrir la portière de la voiture et arroser la rue du cimetière plutôt qu'elle ou moi ? Oui, fais ça, me suis-je dit, décharge dans la rue. Mais, bien sûr, c'était impossible. L'idée même de décharger dans sa bouche, de décharger dans autre chose que l'air, un Kleenex ou une chaussette sale, était si inconcevable que son pouvoir de fascination sur un novice en devenait irrésistible. Pourtant Olivia ne broncha pas. (p 62)
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fredhofredho   11 juin 2016
La religion, déclare-t-il, est fondée principalement sur la peur - la peur de l'inconnu, la peur de la défaite, et la peur de la mort. La peur, dit Bertrand Russell, engendre la cruauté, il n'est donc pas étonnant que cruauté et religion aillent de pair depuis des siècles. Conquérir le monde par l'intelligence, dit Russell, plutôt que d'être soumis comme des esclaves par la terreur que suscite le fait d'y vivre. Toute la conception de Dieu, conclut-il, est une conception indigne d'hommes libres.Telles sont les pensées d'un lauréat du prix Nobel...
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fredhofredho   10 juin 2016
Fou d'angoisse à l'idée que son fils unique et bien-aimé était aussi mal préparé à affronter les périls de l'existence que n'importe quel jeune garçon au seuil de l'âge adulte, fou d'avoir découvert avec stupeur qu'un petit garçon grandit, en âge et en taille, qu'il se met à éclipser ses parents, et qu'à ce moment-là on ne peut pas le garder pour soi, qu'il faut le livrer au monde.
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GwordiaGwordia   10 juin 2012
C'était une vieille fille grisonnante, ronde, entre deux âges, qui s'appelait Miss Clement, le parangon de l'infirmière à l'ancienne, attentionnée, parlant d'une voix douce. Elle portait même une coiffe blanche amidonnée, contrairement à la plupart des infirmières plus jeunes de l'hôpital. Quand j'avais dû utiliser le bassin pour la première fois, après l'opération, elle m'avait tranquillement rassuré en disant : "Je suis là pour vous aider tant que vous avez besoin, pour le moment c'est de ça que vous avez besoin, il n'y a rien là d'embarrassant", et pendant tout ce temps elle me glissait le bassin en douceur, puis elle m'essuyait avec du papier toilette humide, et à la fin elle enlevait le bassin qui contenait ma fange, puis elle me réinstallait sous les draps.
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