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EAN : 9782020679312
156 pages
Éditeur : Seuil (04/11/2005)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Dès juin 1932, au café Mampe à Berlin. Joseph Roth déclare à un ami : « Il est temps de partir. Ils brûleront nos livres et c'est nous qui serons visés. Quiconque répond au nom de Wassermann. Döblin ou Roth ne doit plus tarder. Il nous faut partir afin que seuls nos livres soient la proie des flammes. »
Le 30 janvier 1933, jour où Hitler est nommé chancelier du Reich, Roth s'exile définitivement à Paris. Les six années qui lui restent à vivre seront particuli... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
d1404
  21 avril 2020
Né en 1894 en Galicie (Ukraine actuelle), Joseph Roth était, pour ses contemporains des années 1930, un homme qui signait des articles journalistiques avant d'être un écrivain. Sa carrière, qui a débuté dans la presse viennoise, a véritablement pris son essor du moment où il a écrit dans la presse allemande sur des sujets allemands puis internationaux. En 1933, après l'arrivée des nazis au pouvoir et l'autodafé, il s'exile à Paris.
En France, il continue de publier des articles pour les journaux germanophones d'oppositions.
Ce petit recueil qui rassemble des écrits de juillet 1933 à mai 1939 reste un bel exemple de lutte et de résistance politique. Dénonçant tout à la fois les différentes lois anti-juives, les mentalités hypocrites et les raisonnements fumeux des nazis, Joseph Roth refuse de voir l'Allemagne sombrer dans la démence.
Observer le combat journalistique de l'auteur en gardant à l'esprit les ténèbres qui s'abattront ensuite sur l'Europe est très émouvant. Lutter, résister, faire face au sentiment d'impuissance sous peine qu'il ne nous détruise : c'est toute la force de cet ouvrage.
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pgremaud
  15 septembre 2013
La filiale de l'enfer dont parle Joseph Roth, c'est le Troisième Reich. Il en est directement victime puisqu'il est juif. Il part donc définitivement en exil le jour où Hitler est nommé chancelier.
Ce livre rassemble des articles que Roth a écrits à Paris entre 1933 et sa mort (en mai 1939) pour différents journaux germanophones. On y retrouve son aversion profonde pour les nazis, sa nostalgie de l'ancien empire austro-hongrois. Il invite à la vigilance face à la nouvelle Allemagne, mais il se rend compte aussi que c'est l'indifférence qui l'emporte.
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Kukba65
  21 août 2019
Joseph Roth, écrivain autrichien, juif, habitant de Berlin, a près avoir quitté sa Galicie natale au profit de Vienne. Il a non seulement écrivain des romans fabuleux, nostalgiques de l'ancienne monarchie austro-hongroise (la marche de Radetzky) mais il a surtout écrit de nombreux articles sur le cancer politique qui gangrénait les années 30. Il a fui l'Allemagne fin janvier 33 pour se réfugier à Paris. Cet ouvrage reprend nombre d'articles de cette époque, articles brillants d'acuité et de vigilance intellectuelle sur les totalitarismes à l'oeuvre. Publié il ya quinze ans, cet ouvrage mérite une relecture active. gageons que l'histoire ne repasse pas les plats.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
pgremaudpgremaud   15 septembre 2013
Ma conscience de soldat et d'ancien combattant autrichien ne pouvant en effet accepter que je figure sur les listes de l'armée prussienne, je me vois dans l'obligation de renoncer à mon grade. (...) J'ai combattu durant deux ans et trois mois pour l'Autriche, même si ce fut, à la suite d'une fatale erreur historique dont je ne suis pas responsable, avec les Allemands, en leur donnant un « coup d'épaule », pour parler derechef votre langue. C'est sur ces épaules allemandes que votre Führer est venu se jucher, voici quelques années. Aujourd'hui, je me sens doublement, voire triplement obligé de refuser toute solidarité avec ces hordes à la discipline irréprochable.(...)
Il vous serait certes facile de répondre que vous vous passerez volontiers d'un vieux sous-lieutenant de l'armée austro-hongroise. (...) Je compte servir la France que vous songez à attaquer, et je crois pouvoir espérer que bon nombre de mes anciens camarades seront de mon côté et non du vôtre. Voulant éviter de recevoir quelque décoration d'un gouverneur autrichien de votre espèce, je vous prie de noter que je ne suis plus soldat autrichien.
Joseph Roth, ancien sous-lieutenant de l'armée impériale et royale
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pgremaudpgremaud   15 septembre 2013
La vraie patrie de l'écrivain émigré est la langue dans laquelle il écrit, et sa liberté consiste a avoir le droit d'exprimer ce qu'il pense.
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Videos de Joseph Roth (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joseph Roth
Émission “Répliques” animée par Alain Finkielkraut. L'amitié de Stefan Zweig et Joseph Roth : diffusion sur France Culture le 08 février 2014. Invités : Pierre Deshusses, traducteur et écrivain Philippe Lançon, journaliste à Libération (critique littéraire) et écrivain
Thème(s) : Idées| Littérature Etrangère| Stefan Zweig| Joseph Roth
Source : France Culture
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