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Josée Kamoun (Traducteur)
EAN : 9782070329854
224 pages
Éditeur : Gallimard (02/02/2006)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 460 notes)
Résumé :
Le lecteur retrouvera ici David Kepesh, le héros de Professeur de désir. Âgé maintenant de 62 ans, c'est un homme arrivé, qui enseigne à l'université et a créé son émission de télévision. Parmi ses étudiants, il distingue une certaine Consuelo, d'origine cubaine, jeune femme fascinante au corps merveilleux, mais qui se révèle incapable de s'abandonner à la sexualité. Progressivement, le fait qu'elle ne le désire pas va rendre David fou de jalousie… Sur cette trame c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (56) Voir plus Ajouter une critique
carre
  08 juillet 2012
On retrouve dans ce roman les thèmes chers à Roth : l'amour et la liberté sexuelle, le vieillissement, la mort. David Kepesh, 62 ans, universitaire brillant et reconnu est aussi un incorrigible séducteur, sa dernière conquête : une jeune étudiante cubaine au charme envoutant et aux formes généreuses. On voit bien les obsessions Rothienne dans le portrait de Kepesh, le sexe comme dernier plaisir face à la vieillesse et la mort qui se profilent.
Philip Roth est un immense écrivain, alors forcément il est toujours difficile d'aller à contre courant des nombreuses louanges concernant « La bête qui meurt ». Pourtant ce roman m'a moins enthousiasmé. Si on retrouve le style inimitable, les réflexions sur le sens donné à la vie, Roth se complait aussi à nous mettre dans l'inconfort (les scènes intimes doivent t'elles être aussi explicites et scabreuses) et puis ce vague sentiment d'une répétition dans les interrogations.
Mais malgré ces bémols, « La bête qui meurt » reste une oeuvre largement estimable.
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Under_the_Moon
  25 janvier 2014
Chapeau bas Mr Roth ! 1er coup de coeur de l'année !
Dans La Bête qui meurt (The Dying Animal), Philip Roth donne la parole à David Kepsh, professeur à l'université et célébrité locale. Au moment où il nous livre ses tourments, il est âgé de 70ans, et commence par nous parler d'une aventure qu'il a eu avec une de ses étudiantes 8ans plus tôt (elle avait 24ans).
Le moins qu'on puisse dire c'est que Roth et son personnage ne vendent du rêve à personne ! Il n'est nullement question d'un amour romantique où l'on se regarde dans les yeux à sourire bêtement. Que nenni ! Ce qui fait tourner "la tête" du vieil homme, ce sont bien les courbes de la jeune femme (et qui n'a pas des mensurations de mannequins), de la naissance de ses seins en passant par la courbe de ses fesses. Et c'est de sexe qu'il nous parle d'abord, de domination même. Ceci dit, ne rêvons pas, ce n'est pas un roman pornographique, et cette histoire passe vite (pendant un temps) au second plan.
Dave Kepesh avoue que sa doctrine de "liberté de baiser" (si on peut dire) est vite mise à mal par un mal qui ronge beaucoup d'entre nous : la jalousie ! Pris à son propre piège : quelle horreur ! Et très vite, Kepesh a peur de perdre Consuela comme il a peur de perdre la vie. Son aventure est une évasion à sa condition d'homme vieillissant : sexualité versus fatalité , un match ardu ! (et oui, Philip Roth est d'abord un intello pour ceux qui en douterait)
Ce que j'ai trouvé magnifique dans ce roman, ce sont tous les procédés que Philip Roth a mis en place pour que le lecteur voit petit à petit les fêlures de ce Dom Juan retraité. Divorcé et détesté par son fils quadragénaire, puis ami désemparé face à la mort et la maladie, sans oublié l'appréhension que suscite le flétrissement de son être tout entier. Il y a l'écriture de Roth dans ce roman que j'ai adoré aussi : franche et directe. le recours à l'intertextualité pour mettre en scène la détresse de son personnage (et cela a fait remonter certains livres de ma PAL un peu plus haut qu'ils ne l'étaient!).
D'une histoire de cul qui pourrait être banale, Roth nous parle des années 1960, le temps de la libération des moeurs entre hommes et femmes, des paradoxes de la société américaine moderne ,etc. Il arrive à aller là où on ne s'y attend pas, et cela m'a émue.
J'ai refermé ce court roman (150pages) très touchée par cette histoire et en me demandant si finalement : se faire avoir par quelqu'un que l'on attendait pas et être près de cette personne dans un moment difficile (je n'en dit pas plus pour ne pas parler de la fin) alors que rien n'y oblige, et sans rien en attendre : est-ce que ça ce n'est pas (aussi) de l'amour ?
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zabeth55
  12 septembre 2016
Un professeur de fac entretient une relation avec une de ses élèves de vingt-quatre ans.
Il a passé sa vie à multiplier les aventures, au détriment de sa vie de famille, et entretient des relations tendues avec son fils
En plus d'être un roman, c'est une réflexion sur la sexualité à partir de l'émancipation des années soixante. le changement de la sexualité des filles a quelque peu perturbé le statut des hommes. C'est aussi un regard sur la complexité des rapports père/fils et sur l'angoisse de la vieillesse et de la mort.
J'ai acheté ce livre sur un vide grenier, et l'homme qui me l'a vendu m'a dit : « Vous verrez, c'est très bien. »
Effectivement, c'est très bien, et surtout très bien écrit. Un style irréprochable.
C'est un livre qui doit beaucoup plaire aux hommes et qui éclaire les femmes sur le comportement sexuel masculin.
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Osmanthe
  05 juin 2018
Philip Roth met en scène le David Kepesh de Professeur de désir, dans ce qui a tout l'air d'une suite. À 70 ans désormais, il se livre, dans un monologue, à une personne quasi-muette dont on ne connaîtra jamais l'identité (un ami, un psy...ou tout simplement toi, moi lecteur ?!). Son sujet, lui le prof universitaire, l'homme à femmes, et sa relation débutée 8 ans plus tôt avec une de ses étudiantes, la voluptueuse petite cubaine Consuela. Durant deux ans, il va devenir fou de ce corps, de ses seins parfaits, et l'admirer comme une véritable oeuvre d'art. Il revit ses sentiments complexes, une forme d'avilissement (s'humiliant lui-même en se gorgeant à genoux et à leur source des règles de sa Belle), de jalousie (la Belle a eu et a peut-être encore des amants de son âge, quand lui a déjà 62 ans), d'impuissance face au temps qui passe et le rapproche inéluctablement de la fin de sa vie sexuelle. Cette question de l'anéantissement qui approche, de l'incapacité de l'homme vieillissant, à assurer notamment sexuellement, est décidément centrale chez Roth, et même assez obsessionnelle. Il en profite aussi pour remettre sur le grill la question des relations filiales difficiles, confrontant David Kepesh à son fils, mari et père infidèle lui aussi mais qui contrairement au père le vit mal et en rend son ascendance responsable. Après la rupture avec Consuela, David traversera une période de dépression. Il surmontera ce moment douloureux...mais au moment où il livre cette confession, il s'apprête à rejoindre Consuela qui le réclame...au risque de se perdre. Car trois mois auparavant, il l'a revue...dans des circonstances bouleversantes. Le récit de ces retrouvailles à la veille de l'an 2000 offre de belles pages sur l'absurdité de la vie, mais aussi sur le dérisoire de nos petites sociétés et fêtes de la consommation, face à l'implacabilité de notre destin individuel...à savoir l'approche de notre mort, notre Némésis comme il l’appellera dans son ultime roman, celle qui vient nous cueillir, injuste et sournoise, sans qu’on n’y puisse rien. Dans le drame qui se joue, Kepesh apparaît désormais protecteur, paternel, émouvant dans son émotion mais aussi paradoxalement humain dans sa peur, sa distanciation masquant à peine une pointe de dégoût.
Ce n'est sans doute pas le meilleur livre de cet immense écrivain, il y a parfois quelques effets faciles, et pourtant je me suis surpris à accumuler les citations, comme bien d'autres lecteurs apparemment...ce qui en dit long sur le talent du bonhomme et la puissance de son oeuvre !
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Malaura
  26 juin 2011
Eminent professeur de littérature, critique littéraire à la radio et à la télé, David Kepesch a passé sa vie à revendiquer sa liberté sexuelle; un séducteur impénitent, amoureux de la beauté sans attache et sans sentiment.
A 62 ans, il rencontre Consuela, une belle cubaine de 24 ans et entre les seins de cette femme aussi envoûtante qu'une oeuvre d'art, David découvre les tourments de la passion amoureuse, les affres de la peur et de la jalousie ainsi que la conscience de la vieillesse et de la mort.
On retrouve ici les thèmes chers à Philip Roth, les plaisirs de la chair, les conventions rigides dans une Amérique bien-pensante, les souvenirs de la révolution sexuelle... à travers le portrait de ce professeur sympathique, esthète érudit et cultivé pris dans les rets de la dépendance amoureuse.
Brillante analyse des comportements humains, réflexion sur la vieillesse et la mort, "la bête qui meurt" est un petit bijou de finesse et d'émotion.
Comme à son habitude, Roth est tout simplement magistral !
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Citations et extraits (87) Voir plus Ajouter une citation
OsmantheOsmanthe   29 mai 2018
On aura beau tout savoir, tout manigancer, tout organiser, tout manipuler, penser à tout, le sexe nous déborde. C'est un jeu très risqué. On éviterait les deux tiers de ses problèmes si on ne s'aventurait pas hors des balises pour baiser. C'est le sexe qui jette le désordre dans nos vies bien réglées en temps normal. Je le sais aussi bien qu'un autre. Toutes tes vanités, jusqu'à la dernière, feront retour pour te moquer. Il suffit de lire le Don Juan de Byron. Oui, mais que faire, quand on a soixante-deux ans, et qu'on se dit que jamais plus on n'aura la jouissance d'un objet aussi parfait ? Que faire quand on a soixante-deux ans et que l'urgence de cueillir ce qui se cueille encore n'a jamais été aussi impérieuse ?
Que faire quand on a soixante-deux ans et qu'on comprend que ces pièces détachées jusque-là invisibles (les reins, les poumons, les veines, les artères, le cerveau, les intestins, la prostate, le coeur) vont commencer à se manifester de la manière la plus alarmante à mesure que l'organe jusque-là si central est condamné à se rabougrir jusqu'à l'insignifiance ?
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OsmantheOsmanthe   04 juin 2018
Le plus joli conte de fées de l’enfance, c’est que tout se produit à son heure. Les grands-parents disparaissent longtemps avant les parents, et ceux-ci longtemps avant leurs enfants. Avec un peu de chance, ça se passe comme ça, les gens vieillissent et meurent en respectant l’ordre chronologique, si bien que pour leur enterrement, on se console en se disant qu’ils ont eu une longue vie. L’idée n’atténue guère la monstruosité de l’anéantissement, mais c’est bien l’astuce à laquelle nous avons recours pour sauvegarder l’illusion métronomique, et tenir en échec la torture du temps. « Untel a eu une longue vie. »
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OsmantheOsmanthe   27 mai 2018
Nous avons descendu l'escalier d'acier en colimaçon qui mène à la bibliothèque, j'ai trouvé un grand volume de reproductions de Vélasquez, et nous nous sommes assis côte à côte pour en tourner les pages pendant quinze minutes, quart d'heure palpitant, et édifiant pour elle comme pour moi. Elle, elle découvrait Vélasquez, et moi je redécouvrais l'imbécilité délicieuse du désir érotique. Mais quel verbiage ! Et que je lui montre Kafka, et que je lui montre Vélasquez...pourquoi fait-on ces choses ? Ma foi, c'est qu'il faut bien faire quelque chose, justement ; ce sont les voiles pudiques de la danse amoureuse. A ne pas confondre avec la séduction. Il ne s'agit pas de séduction. Ce qu'on déguise, c'est son mobile même, le désir érotique à l'état pur. Les voiles dissimulent la pulsion aveugle.
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Corboland78Corboland78   22 mars 2015
Comprends-moi bien. Tu ne te berces pas de l’illusion qu’à travers une Consuela tu vas retrouver ta jeunesse une dernière fois. Au contraire, la différence n’est jamais aussi flagrante. Du fait de sa jeunesse à elle, de son enthousiasme, de l’inexpérience de sa jeunesse, de l’expérience de sa jeunesse, la différence ressort à chaque instant. Pas d’erreur, c’est bien elle et non toi qui a vingt-quatre ans. Il faudrait être un abruti pour croire retrouver sa jeunesse. Si on croyait la retrouver, ce serait un jeu d’enfant. Loin de te sentir rajeunir, tu mesures l’écart poignant entre son avenir illimité et les bornes du tien, et tu éprouves encore plus qu’à l’ordinaire l’éphémère poignant de toutes les grâces perdues. Tu te fais l’effet de jouer au base-ball avec des types de vingt ans, dans ces moments-là. On remarque la différence à chaque seconde du match. Mais au moins, on n’est pas assis sur le banc de touche. En somme, on éprouve douloureusement son âge, mais d’une façon nouvelle.
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BillDOEBillDOE   21 février 2019
Figure-toi la vieillesse en ces termes : tu risques ta vie au quotidien. Tu n’échappes pas à la conscience de ce qui t’attend à brève échéance, ce silence qui va t’entourer pour toujours. A part ça, c’est pareil. A part ça, on est immortel tant qu’on est vivant.
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Videos de Philip Roth (54) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philip Roth
4/4 Philip Roth : Le refus de l'idylle (2016 - La compagnie des auteurs / France Culture). New York, le 17 septembre 2010. Portrait de Philip Roth, écrivain américain à son domicile new-yorkais. Photo Pascal PERICH. Diffusion sur France Culture le 10 novembre 2016. Production : Matthieu Garrigou-Lagrange. Avec la collaboration de Corinne Amar, Didier Pinaud et Anne-Vanessa Prévost. Réalisation : Laurence Millet. Réaliste, satirique, sarcastique, voire érotique, Philip Roth écrit des romans complexes dans lesquels il se joue des clichés. Guy Scarpetta et Alain Finkielkraut analysent dans ce dernier volet les grandes thématiques rothiennes et son rapport à la politique américaine. Philip Roth s'emploie à mettre en évidence les dérives du politiquement correct et joue de l'artificialité de certaines représentations. Guy Scarpetta, romancier et critique, et Alain Finkielkraut, philosophe et académicien, nous parlent dans ce dernier temps de la poétique de Philip Roth ainsi que de son rapport à la politique.
« L'histoire est toujours là. Mais ce qui intéresse Roth ce n'est pas l'histoire en tant que telle, (...) ce sont les effets qu'elle produit sur les subjectivités et les effets d'incertitude, de paradoxes, d'ambiguïtés, qui peuvent être révélés dans l'expérience humaine de certaines circonstances historiques. » Guy Scarpetta
« Si le roman de Philip Roth nous dit quelque chose, c'est à travers précisément cette critique du politiquement correct, de cet antiracisme devenu fou, parce que précisément Donald Trump a joué sur cette idéologie. Il est en quelque sorte la Némésis du politiquement correct. Toute une part de l'Amérique étouffe sous le poids de cette bien-pensance idéologique et le malheur est qu'elle se soit choisi comme porte-parole un homme comme lui. Le politiquement correct est une calamité politique et morale, mais ce que Donald Trump combat sous ce nom c'est le tact, la nuance, la complexité, la civilisation elle-même. » Alain Finkielkraut sur “La tache”.
À 15h30, Bernard Geniès de “L'Obs” nous parle de l'exposition “L'histoire commence en Mésopotamie” qui se tient du 2 novembre 2016 au 23 janvier 2017 au Louvre-Lens. Et à 15h55, Jacques Bonnaffé lit W.B. Yeats.
Musique générique : “Panama” de The Avener (Capitol) fin : “Dwaal” de Holy Stays (Something in Construction) Musique chronique : “Self portrait” de Chilly Gonzales.
Intervenants :
Guy Scarpetta, romancier, essayiste, critique d'art Alain Finkielkraut, philosophe, académicien, et producteur de l'émission “Répliques” sur France Culture Bernard Géniès, journaliste Jacques Bonnaffé, comédien
Source : France Culture
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