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Theodore Solotaroff (Autre)Georges Magnane (Autre)
EAN : 9782070376070
120 pages
Éditeur : Gallimard (14/11/1984)
3.47/5   99 notes
Résumé :
Ce roman est un apologue de l'aliénation. Un professeur de littérature comparée, spécialiste de Gogol et de Kafka, s'est métamorphosé en une sorte de " glande mammaire " comme on en voit parfois en rêve ou sur les peintures de Dali. De cette situation, Philip Roth tire des effets du plus haut comique et de la plus franche obscénité. Mais au-delà du scandale, de tous les rapprochements kafkaïens, le lecteur découvre à travers cette allégorie surréalisante un déchiran... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Shan_Ze
  18 juin 2018
Le sein est un petit roman de Philip Roth qui m'était inconnu jusqu'à présent. le titre est assez équivoque, comme l'image en première couverture. Pourtant, je ne m'attendais pas à une approche kafkaïenne. A l'instar de la métamorphose du célèbre auteur tchèque, un homme se transforme... non pas en insecte mais en une partie de l'anatomie féminine, le sein !
La description de son état était est très détaillée au début est très étonnante (un sein qui parle !) et les interactions avec son entourage est assez... comique (?). David Kepesh se pose des questions sur son identité, la réalité de ce fait, ce qu'il se passe autour de lui... il a l'impression de perdre la tête. L'aspect sexuel est aussi bien présent car comme il est désormais un membre sensible de l'anatomie féminine, il devient lui-même, très sensible aux effleurements et autres câlins des personnes de sexe féminin...
Un livre très curieux mais qui fait réfléchir sur son identité !
J'ai encore Portnoy et son complese sur mes étagères, à lire prochainement.
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Commenter  J’apprécie          390
Malaura
  04 juillet 2011
Le professeur de littérature comparée David Kepesh s'est étrangement et brutalement métamorphosé en une énorme glande mammaire !
Nul ne sait comment cet événement pour le moins insolite a bien pu se produire, mais le fait est là...David est un sein !
Aveugle, sans membre, il arrive toutefois à communiquer du bout de son téton....
Malgré la situation, aussi dramatique que grotesque, David Kepesh, à l'instar d'un héros kafkaïen, tente désespérément de conserver son identité.
Ce court récit surréaliste alternant entre farce et tragédie, dévoile, sous le comique de situation, l'angoisse de la question d'identité.
Philip Roth, au style plus débridé et scabreux que jamais, nous montre toute l'ampleur du drame d'un homme réduit à l'état de sein et qui passe par toutes les étapes successives de la révolte, de l'illusion et de la résignation pour conserver sa propre part d'identité.
La préface de Théodore Solotaroff apporte un éclairage très intéressant à cet apologue complètement déjanté que l'on lit entre rire et apitoiement pour ce pauvre Kepesh.
Savoureux...
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ATOS
  10 juillet 2018
Est il sein d'esprit ? Englouti par le désir ? Métamorphose ou malédiction ? Sexualité et création sont intimement lié, à la vie comme à la mort, du premier jour jusqu'à la nuit, à en devenir fou. Psychanalyse au hamac..., le sein emblème nourricier, matriciel, fontaine souterraine. Ce qui le nourrit le dévore, mais que recèle donc ce sein ?
« Alors j'ai fait le saut.Au de-là de la sublimation, j'ai fait que le mot est devenu chair.J'ai été plus kafkaïen que Kafka.Il ne pouvait qu'imaginer un homme transformé en cancrelat.Alors que moi, regardez ce que j'ai fait » !
Enseveli dans le sein de sa création, Philip Roth nous offre le livre de sa dévoration.
Un totem et des tabous revisités par un grand maître de la littérature américaine.
Astrid Shriqui Garain
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Blandine2
  28 mai 2018
Tout petit ouvrage qui dormait depuis longtemps dans ma bibliothèque et que j'ai lu à l'occasion du décès de Roth.
Etonnant et amusant, inspirant et révulsant.
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merlonrouge
  11 novembre 2012
oui, oui, le roman a surement une dimension hautement philosophique et intellectuelle ! oui, surement ... mais bon ! sa lecture m'a ennuyé à mourir tant tout m'a paru dénué de sens ou du moins totalement inaccessible à mon entendement . Pour moi, pas la moindre trace d'humour. Un pur exercice littéraire hallucinatoire ou délirant mais sans le moindre intérêt ! J'ai dû passer à côté de quelque chose de très voire trop profond sans doute !
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
davidozdavidoz   13 juin 2021
- Alors, j'ai fait le saut. J'ai fait que le mot est devenu chair. Ne comprenez-vous pas ? J'ai été plus kafkaïen que Kafka.
Klinger se mit à rire, comme si je n'avais eu d'autre intention que d'être amusant.
"Après tout, repris-je, qui est le plus grand artiste, celui qui imagine la prodigieuse métamorphose, ou celui qui se transforme prodigieusement lui-même ? Pourquoi David Kepesh ? Pourquoi entre tous les hommes, est-ce moi qui ait été doté d'un tel pouvoir ? C'est tout simple : pourquoi Kafka ? pourquoi Gogol ? pourquoi Swift ? Pourquoi qui que ce soit ? Le grand art est une chose qui arrive aux gens, comme le reste... Et ce qui m'est arrivé est ma grande oeuvre d'art !"...
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Shan_ZeShan_Ze   31 mai 2018
La question, voyez-vous, n'est pas de faire ce qu'il est bien ou séant de faire ; je ne me soucie pas, je puis vous l'affirmer, de ce qu'il est convenable de faire quand on est un sein. Ce qui me tracasse, c'est plutôt ce que je dois faire pour continuer à être moi. Car si je ne suis plus moi, alors qui suis-je ? que suis-je ?
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DuluozDuluoz   25 juin 2018
Est-ce la littérature qui m'a < fait > cela ?
< Comment serait-ce possible ? demande le docteur Klinger. Non les hormones sont les hormones, et l'art est l'art. Votre mal ne vient pas d'une overdose de grands imaginatifs.
- C'est ce que je me demande, dis-je. Il se pourrait très bien que ma voie soit d'être un Kafka, un Gogol, un Swift. Eux, ont pu se représenter l'incroyable. Ils avaient le langage pour l'exprimer et ce don implacable de créer des fictions. Moi, je n'ai ni l'un ni l'autre, je n'ai rien - des aspirations littéraires et c'est tout. J'aimais l'outrance en littérature, j’idolâtrais ceux qui l'exprimais par l'écriture, j'étais pratiquement fasciné par son imagerie et son pouvoir de suggestion.
- Et après ? Le monde est plein de gens qui aiment l'art...alors ?
_ Alors, j'ai fait le saut. J'ai fait que le mot est devenu chair. J'ai été plus Kafkaïen qu Kafka. >
Klinger se mit à rire, comme si je n'avais eu d'autre intention que d'être amusant.
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DLNDLN   15 février 2020
Je parle d'une jouissance purement tactile - d'une sexualité qui n'était ni dans la tête ni dans le cœur, mais atrocement restreinte à l'épiderme du pénis : l'intensité et l'extase toute entière contenues dans la peau du sexe.
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StelimaStelima   10 janvier 2013
Deux longs et fins poils roussâtres poussent sur l'une des petites granulations à la périphérie de mon aréole.
"Combien mesurent-ils?
-- Exactement sept pouces.
-- Mes antennes." L'amertume. Puis l'incrédulité. " Voulez-vous tirer sur l'un d'eux, s'il vous plaît?
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Videos de Philip Roth (49) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philip Roth
4/4 Philip Roth : Le refus de l'idylle (2016 - La compagnie des auteurs / France Culture). New York, le 17 septembre 2010. Portrait de Philip Roth, écrivain américain à son domicile new-yorkais. Photo Pascal PERICH. Diffusion sur France Culture le 10 novembre 2016. Production : Matthieu Garrigou-Lagrange. Avec la collaboration de Corinne Amar, Didier Pinaud et Anne-Vanessa Prévost. Réalisation : Laurence Millet. Réaliste, satirique, sarcastique, voire érotique, Philip Roth écrit des romans complexes dans lesquels il se joue des clichés. Guy Scarpetta et Alain Finkielkraut analysent dans ce dernier volet les grandes thématiques rothiennes et son rapport à la politique américaine. Philip Roth s'emploie à mettre en évidence les dérives du politiquement correct et joue de l'artificialité de certaines représentations. Guy Scarpetta, romancier et critique, et Alain Finkielkraut, philosophe et académicien, nous parlent dans ce dernier temps de la poétique de Philip Roth ainsi que de son rapport à la politique.
« L'histoire est toujours là. Mais ce qui intéresse Roth ce n'est pas l'histoire en tant que telle, (...) ce sont les effets qu'elle produit sur les subjectivités et les effets d'incertitude, de paradoxes, d'ambiguïtés, qui peuvent être révélés dans l'expérience humaine de certaines circonstances historiques. » Guy Scarpetta
« Si le roman de Philip Roth nous dit quelque chose, c'est à travers précisément cette critique du politiquement correct, de cet antiracisme devenu fou, parce que précisément Donald Trump a joué sur cette idéologie. Il est en quelque sorte la Némésis du politiquement correct. Toute une part de l'Amérique étouffe sous le poids de cette bien-pensance idéologique et le malheur est qu'elle se soit choisi comme porte-parole un homme comme lui. Le politiquement correct est une calamité politique et morale, mais ce que Donald Trump combat sous ce nom c'est le tact, la nuance, la complexité, la civilisation elle-même. » Alain Finkielkraut sur “La tache”.
À 15h30, Bernard Geniès de “L'Obs” nous parle de l'exposition “L'histoire commence en Mésopotamie” qui se tient du 2 novembre 2016 au 23 janvier 2017 au Louvre-Lens. Et à 15h55, Jacques Bonnaffé lit W.B. Yeats.
Musique générique : “Panama” de The Avener (Capitol) fin : “Dwaal” de Holy Stays (Something in Construction) Musique chronique : “Self portrait” de Chilly Gonzales.
Intervenants :
Guy Scarpetta, romancier, essayiste, critique d'art Alain Finkielkraut, philosophe, académicien, et producteur de l'émission “Répliques” sur France Culture Bernard Géniès, journaliste Jacques Bonnaffé, comédien
Source : France Culture
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