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ISBN : 281261885X
Éditeur : Editions du Rouergue (09/10/2019)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Lucas et son père passent une semaine de vacances isolées dans un chalet de montagne, à la demande de la mère de famille. Eux qui ne se parlent plus retrouvent au fil des jours une complicité. Un roman à deux voix, dans lequel Madeline Roth fait converser avec subtilité un adolescent et son père. Un livre de retrouvailles émouvant.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Ziliz
  19 novembre 2019
Lucas n'est pas à la fête. Sa mère a décidé qu'il passerait une semaine des vacances de printemps avec son père, dans un vieux chalet familial coupé du monde. Pas d'électricité, pas de réseau, et pour seule compagnie cet homme de quarante-six ans auquel Lucas ne parle plus vraiment. Ils ne sont pas fâchés, mais le père est un taiseux, un grand pudique, et le gamin ('petit con' comme il se doit à seize ans et même au-delà) méprise vaguement ce type qui n'a jamais su faire mieux que bosser en usine.
On imagine les phases par lesquelles va passer Lucas là-haut, sur la montagne : mauvaise humeur, ennui, décision de rentrer, résignation...
Mais père et fils se ré-apprivoisent, réalisent que le temps a passé vite, trop vite, et qu'ils ont laissé s'effilocher des liens. Il n'est jamais trop tard pour en tisser d'autres : à la veille de sa vie d'adulte, Lucas a encore des choses à apprendre de son père. Bricoler, faire un feu, éplucher artistiquement une orange, respecter les choix de vie des autres... Et ça, notamment :
« Il faut apprendre à vivre avec une femme, et puis après il faut apprendre à vivre à trois, et encore après, on se rend compte que c'est avec soi qu'il faut vivre, avant tout. »
Belle histoire, simple et douce. Pas trop mon genre habituellement (l'évocation de Thoreau dans le récit est intéressante, à ce titre, pour les lecteurs hermétiques au nature writing), mais le récit est suffisamment bref pour toucher sans ennuyer.
Dans ce registre, j'avais été plus émue par 'L'Echelle de Glasgow' (Marcus Malte).
Cadeau à tou(te)s les petit(e)s con(ne)s 😉, cette réflexion de Lucas :
« Y avait rien qui m'obligeait à faire pareil [que mon père], à être pareil, y avait rien non plus qui me disait de faire le contraire. »
___
♪♫ https://www.youtube.com/watch?v=CfCxItPlidc
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Apikrus
  19 novembre 2019
Lucas, âgé de seize ans, accompagne son père pour une semaine dans un petit chalet familial, sans eau courante - hormis celle s'écoule de la montagne dans un bassin sur le terrain - ni électricité, ni réseau. Sa seule compagnie pendant sept jours sera donc ce père peu expansif, qui depuis longtemps laisse son épouse gérer l'éducation du fiston.
Dans ce contexte, il est difficile pour chacun d'éviter l'autre...
Ces retrouvailles entre un père et son fils permettent au premier de prendre conscience de ce qu'il a pu rater, tandis qu'elles prennent un caractère initiatique pour le second.
En guise de morale, l'histoire montre que leurs rejetons n'ont pas nécessairement vocation à mener la vie dont ils rêvent pour eux, ou celle dont eux-mêmes ont pu rêver mais n'ont pas réussi à mener...
Parents et adolescents devraient apprécier.
Merci à Babelio et au Rouergue.
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orbe
  01 novembre 2019
Difficile pour un père de parler à son ado...
Un jeune homme se voit obligé de passer tout une semaine avec son père dans un endroit isolé. Ils vont tenter de continuer à aménager ensemble un chalet sans confort dans la montagne.
Lucas n'est pas content de quitter son quotidien et surtout Zoé à qui il pense beaucoup. le père lui se demande pourquoi sa femme a insisté pour que les deux partent seuls.
Alors le garçon pense rafistoler la cabane que son père avait construite quand il était petit, ils vont tenter de tracer ensemble des moments de partage.
Au départ, il s'agit de quelques échanges timides puis d'un vrai nouveau dialogue...
Un court roman qui donne du baume au coeur au moment où l'on pense avoir perdu ses enfants devenus de jeunes adultes qu"on n'est pas toujours certain de comprendre.
Il montre qu"il est toujours possible de retisser de nouvelles bases de communication. Entre la nostalgie de l'enfance et le silence des corps, il reste de nouveaux mots à inventer.
J'ai beaucoup aimé la finesse de l'écriture qui nous fait ressentir le lâcher prise de l'adolescent face au mystère que constitue pour lui son père. La nature joue le jeu de l'apaisement dans les tensions qui s'étaient constituées entre eux.
Un beau livre à partager !
Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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beberoots
  26 octobre 2019
Lucas est en vacances. Malheureusement sa mère a à faire, il ne peut donc rester à la maison. Il va passer une semaine avec son père dans le vieux chalet familiale, perdu dans la montagne, sans eau, sans électricité et surtout sans portable, sans jeux vidéo. Pfouf une semaine avec son père ça va être long. Lucas et son père ne sont pas fâchés, juste ils ne se parlent pas. Il s'est passé quelque chose à un moment donné, un fil s'est rompu, le lien a cédé, Lucas a grandit, son père n'a plus rien compris, bref ils ne se parlent pas.
Oui oui ce roman pour ado pourrait être triste, un peu déprimant, teinté de pluie. Lucas et son père ne savent plus comment faire, comme deux étrangers, il cohabitent mais ne se connaissant pas vraiment. Pendant cette pause hors du temps, ils se touchent du bout des doigts, font un pas vers l'autre puis reculent. Cette semaine coupée de tout est peut-être l'occasion de s'apprendre. Les deux hommes sont touchants et tendres. Leur situation tord le coeur dans tous les sens, on aimerait tellement qu'ils se retrouvent ! Malgré le sujet pesant ce roman est lumineux et fort. 
Les questions que pose Madeline Roth à travers ce livre sont intéressantes. Connait-on vraiment ses parents ? Comment les aimer malgré les différences, les incompréhensions ? Peut-on aimer sans ressentir de fierté pour l'autre ?
Le style de l'auteur colle parfaitement à ses personnages. Saccadé, rythmé et efficace, avec des chapitres et des phrases courts, des héros qui cherchent leurs mots, une sensibilité à fleur de peau, la forme est au service du fond et sublime ce duo chaotique.
Ce roman est petit petit par la taille mais grand pour le coeur. J'ai beaucoup aimé !
Lien : https://lesmotschocolat.word..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
ZilizZiliz   18 novembre 2019
Ça n'a pas toujours été comme ça, froid entre lui [mon père] et moi. Quand j'étais petit, je sais que c'est lui qui m'a appris à faire du vélo et on jouait au foot dans la rue, devant la maison. Parfois il m'emmenait au cinéma et on achetait du pop-corn. Et puis je ne sais pas ce qui s'est passé, j'ignore de quand ça date, je ne me souviens pas d'un moment précis qui aurait basculé. Un jour je me suis rendu compte qu'on ne faisait presque plus rien ensemble, et qu'on se parlait de moins en moins. Mais comme on est trois, et que je parle beaucoup avec ma mère, les repas, la vie à la maison, tout ça ne m'a jamais semblé compliqué. Là c'est différent. On est lui et moi. On n'est pas fâchés, j'ai plutôt le sentiment qu'on est gênés. A un moment donné, j'ai dû grandir. Peut-être que c'est juste à cause de ça.
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beberootsbeberoots   26 octobre 2019
Il faut apprendre à vivre avec une femme, et puis après il faut apprendre à vivre à trois, et encre après, on se rend compte que c'est avec soi qu'il faut vivre, avant tout.
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Alma93Alma93   28 octobre 2019
Je veux bien vieillir, hein de toute façon, est-ce que j'ai le choix ? - mais j'ai prié un peu pour que jamais je ne fasse de sudoku de ma vie. Jamais.
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