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EAN : 9782070127207
240 pages
Gallimard (04/10/2012)
3.92/5   681 notes
Résumé :
C'est le long et chaud été de 1944 dans le quartier Weequahic de Newark. La plupart des jeunes hommes du pays sont engagés à l'étranger, mais Bucky Cantor, un muscle-bound, instructeur de 23 ans PE, est coincé à la maison à cause de ses yeux louches. Au lieu d'aider son pays dans la lutte contre Hitler, son travail pour l'été est de superviser le bien-être d'un groupe d'enfants, en tant que directeur de l'un des terrains de jeux de la ville. C'est à peine le rôle gl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (126) Voir plus Ajouter une critique
3,92

sur 681 notes
Newark , été 1944 ; les jeunes gens sont partis se battre en Europe , enfin presque tous il y a les réformés pour divers problèmes de santé .
Bucky Cantor est de ceux-là , il a été réformé pour des problèmes de vue et traîne sa culpabilité . S'il avait fait la guerre , tout aurait été différent . Il est jeune , vigoureux , intelligent , est amoureux d'une belle jeune fille Marcia , tout semble lui réussir cet été -là .
Mais alors on ne serait pas dans un roman de Philip Roth car ici l'orgueil , la culpabililé vont faire leur oeuvre néfaste
Cet été 1944 , une épidémie de poliomyélite s'abat sur Newark , ses jeunes enfants prometteurs , en pleine santé sont gravement touchés , handicapés à vie , certains meurent en quelques jours .
Bucky Cantor va en faire trop , non seulement , il va s'occuper des enfants pendant leurs vacances au camp d'été mais il va aussi aller rendre visite aux familles touchées , il essaye de ne pas céder à la panique .
Puis par amour pour Marcia , par désir surtout , il accepte de la rejoindre au camp d'Indian Hill mais dès qu'il arrive , il se sent coupable d'avoir ' abandonné ' les enfants de Newark , Marcia l'a amené à se renier , c'est une situation intolérable pour lui , il a envie de faire demi-tour , il ne peut pas être heureux à Indian Hill . c'est plus fort que lui , il a envie de contrarier Marcia , il lui en veut , il lui demande plusieurs fois pourquoi 'son ' Dieu permet ça ;
Toute sa vie , il s'est efforcé d'être honnête , de faire la fierté de ses grands -parents , lui qui n'a pas connu sa mère , morte en le mettent au monde .Il est complexé , il est étonné que les parents de Marcia d'un milieu beaucoup plus aisé que le sien non seulement l'acceptent mais sont heureux de l'avoir comme beau-fils .
Quand il arrive à Indian Hill , il apprend qu'à Newark la situation s'est aggravée , les espaces de jeux doivent fermés , il aurait donc perdu son travil et n'aurait pas dû donner sa démission .
A Newark , chacun cherche un coupable , c'est peut-être l'autre communauté ' les Italiens ' qui ont propagé la maladie , c'est peut-être Horace , le jeune handicapé mental à l'hygiène douteuse , il faut un coupable , un bouc émissaire .
Losrque la polio arrive à Indian Hill , le monde de Bucky Cantor s'écroule , et si c'était lui , le porteur sain , celui par qui le handicap , la mort même arrivent .
Par orgueil , il va renoncer à Marcia , il ne veut pas qu'elle passe sa vie au côté d'une personne handicapée , diminuée , il doit passer le reste de sa vie à expier ; Encore un très beau roman de l'auteur sur les paradoxes de l'être humain , sur le sens de l'honneur , l'orgueil , la culpabilité . Pourtant , un autre voie était possible , c'est ce que le jeune héros va découvrir des années après , un jeune de Newark qui a la polio a une vie heureuse , il est marié , il a des enfants .
Le contexte est bien rendu , la seconde guerre mondiale , la mentalité des années 40 , l'histoire de la maladie invalidante , parfois mortelle de la ploimyélite avec l'évocation du président Roosevelt touché en pleine force de lâge , le passages sur les rites Indiens à Indian Hill ajoutent encore au plaisir de lecture .
Une lecture qui m'a demandé un petit effort pour ' rentrer ' dedans . Un bon Philip Roth , ce n'est que quelques jours après avoir teminé que je me suis rendue compte de sa grande qualité , une lecture qui pose de bonnes questions sur la destinée .
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Pendant que la jeunesse se bat dans le Pacifique ou en Europe, comme si le malheur n'y suffisait pas, une terrible épidémie de poliomyélite frappe, en cet été 44 la petite ville de Newark. C'est là que vit Bucky Cantor jeune professeur de sport à qui la vie semble sourire, les gosses l'adorent et la belle Marcia lui est promise. Mais Bucky se reproche d'être au pays pendant que ces amis se battent pour la liberté. Alors quand la maladie attaque les jeunes dont il s'occupe, Cantor se torture les méninges. Est-il responsable de ce malheur ? Pourquoi Dieu ou les Dieux s'en prennent à des innocents ? A t'il le droit d'être heureux alors que l'épidémie se répand à une vitesse galopante et cause désolation et peur légitime ? Comment passer à côté d'un destin qui semble tout tracé ? La vengeance de Némésis est impitoyable.

Roth s'interroge sur la destinée, la culpabilité, sur nos croyances. Il ne porte pas de jugement, n'apporte pas de pistes, il relate juste l'histoire d'un homme trop sensible, qui refuse l'inacceptable, qui s'accable de tous les maux. Qui préfère se couper des autres, se plonger dans la solitude pour payer sa part de malheur.
Comme à l'accoutumé chez Roth, le brio de la narration fait merveille. Il nous interroge sur nos questionnements de mortel sans la moindre baisse de rythme. Une nouvelle fois, un grand bouquin.
A quand le Nobel de littérature pour ce géant ?
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Dans un entretien accordé aux Inrocks , Philip Roth se défend d'écrire des romans " philosophiques". Qu'est ce alors que ce Némésis? Une tragédie grecque.. Némésis est une messagère de justice qui sanctionne la démesure par un châtiment approprié. Et le châtiment sera rude.
"Parfois on a de la chance, et parfois on n'en a pas. Toute biographie tient du hasard et, dès le début de la vie, tout relève du hasard, de la tyrannie de la contingence. le hasard , je crois que c'est ce que Mr Cantor voulait dire quand il accusait ce qu'il appelait Dieu."

Ce Bucky Cantor est encore très jeune, sa mère est morte en le mettant au monde -c'est déjà lourd à porter-et son père, un voleur, a disparu . Il a été élevé par des grands parents aimants , le grand père lui inculquant très fortement le sens des responsabilités. Trop, sans doute, car cette impossibilité d'accepter l'inexplicable , cette constante volonté de trouver un responsable aux malheurs qui frappent les autres , ou une explication alors qu'il n'y en a pas, cette quasi pathologie très enfantine du "pourquoi " ressassé , va aboutir exactement au contraire de ce qu'il aurait tant souhaité. Et mérité.. Car Philip Roth est vraiment dur avec son héros, qui n'est coupable (?) que de son incapacité à accepter l'absurdité souvent totale de la vie.

Encore une fois un beau et très sombre roman. le dernier.

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Némésis ou la colère divine, la vengeance divine... Encore n'y a-t-il pas que les dieux pour être en colère dans ce roman, Bucky l'est tout autant. Lui ne se vengera d'aucune façon, la culpabilité le ronge déjà tellement et lui semble se refléter dans tant de domaines.


1944, l'Amérique en guerre, Pearl Harbor a précipité l'engagement dans le conflit.
Bucky a vu ses deux amis s'engager, partir servir le pays, lui est resté en arrière, une vue trop mauvaise pour être incorporé. Il regrette de ne pas avoir été à leurs côtés sur les plages normandes, il regrette d'être celui qui reste, le "privilégié", d'une certaine façon.

Eugène Cantor, dit "Bucky", est professeur de sports et, puisque c'est l'été, responsable d'un terrain de jeux où se retrouvent quotidiennement les enfants du quartier.
Il met tout son esprit à les encadrer, à les faire jouer, plaçant honnêteté, dignité et respect au premier rang des qualités.
Mais 1944, cet été-là à Newark, ce sont les ravages d'une épidémie de polio... Elle se répand, parmi les enfants, si vite et si terriblement en cet été caniculaire.
Bucky essaye de montrer l'exemple, d'être partout, avec les enfants pour les rassurer, devant eux pour les protéger quand en plus de l'épidémie, l'antisémitisme s'invite sur le terrain de jeux, ou dans les rues de la ville - ne parle-t-on pas de faire un ghetto pour encercler la maladie -, aux côtés des familles accablées, des parents endeuillés, aux côtés de ce cet adolescent handicapé rendu responsable de tous les malheurs parce qu'il faut bien trouver un coupable.
Et Bucky est en colère, au point de remettre en question sa foi, d'en vouloir à ce dieu qui reprend la vie des enfants, qui détruit les existences...

Quasiment orphelin, élevé par une grand-mère aimante et un grand-père sévère, il ne doit pas être lâche, il doit affronter... tout... le danger de la contamination, les égarements des enfants, la peur, les cris et l'agressivité des parents, essayer d'apaiser les peurs de tous et de protéger celui qu'on accuse injustement... Mais bien sûr, il pourrait aussi s'éloigner de l'épidémie...



Roman de la peur, de la peur de ce qui est inconnu, roman du rejet de l'autre, de l'antisémitisme, du refus de la différence, roman de la colère qui explose comme compagne du deuil, Némésis est un livre extrêmement riche dans ses thèmes.
Némésis, incarnant la vengeance fait se questionner Bucky sur la légitimité de son dieu, sur la réalité de la croyance. Pourquoi un dieu - par définition "bon" - inflige-t-il cela à ses enfants ? S'il savait... 1944... On ne peut s'empêcher de penser aux atrocités qui sont encore à découvrir dans les années qui vont suivre et au questionnement qui ne sera jamais résolu pour certains...

Némésis c'est aussi le roman de la culpabilité. Est-il coupable celui qui est exempté pour raison physique ? Est-il coupable celui qui songe seulement à fuir ce virus , à désirer un ailleurs plus tranquille ? Bucky le croit et cela le ronge...
C'est le questionnement incessant de celui qui veut respecter en toutes occasions, un code qui définirait "l'honneur", l'attitude parfaite à avoir devant les événements.

Roman également du temps qui fait vieillir les corps, roman de la vieillesse et de ses affres, regard porté sur les affronts des ans.

Roman d'une époque, l'atmosphère de ces années est rendue palpable, on s'immerge réellement dans la vie de ces quartiers, dans les rivalités, la solidarité parfois et cette peur qui recouvre tout...

La troisième partie du roman, en quelque sorte "griffe" de Philip Roth puisqu'elle fait rencontrer celui qui a rédigé cette biographie de Bucky, ne répond finalement pas aux interrogations du jeune homme devenu quinquagénaire. Mais elle marque le lecteur quant à la destruction des existences, non pas tant par l'épidémie ou la guerre, en l'occurrence, mais par l'idée que cet homme s'est toujours faite de l'honneur, de l'attitude à avoir en ces moments hors temps… Et de ce qu'il a choisi d'être à cette période. Un retour pas forcément lucide de sa part sur sa conduite, un besoin de se punir, de s'accabler tout le temps, définitivement.


Philip Roth, dont c'est le dernier écrit, nous fait rencontrer un personnage qui plie sous la destinée, un de ceux que l'existence broie… Un de ceux qu'on oubliera difficilement.
Philip Roth nous captive, son écriture fabuleuse ne juge pas, nous laisse avec nos interrogations tout autant que Bucky avec les siennes et bien peu de certitudes.
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J'ai lu ce dernier roman d'un grand auteur, comme un testament précieux dont tous les mots comptent car ils sont les derniers publiés, et j'ai beaucoup aimé cette tragédie grecque en Amérique pendant la seconde guerre mondiale.

Némésis c'est le destin qui frappe des humains qui n'y peuvent rien, avec la maladie, la mort, le deuil, le handicap ou même la génétique. C'est le destin brisé de ce prof de gym, rejeté de l'armée en raison de sa mauvaise vue. Ne pouvant partir à la guerre avec ses deux amis, il se retrouve à vivre à Newark une des grandes épidémies de polio du 20eme siècle.

Philip Roth nous plonge alors dans ce passé pas si lointain où on ne comprenait pas grand-chose à cette maladie qui frappait au hasard les enfants et les jeunes adultes, tout comme la guerre au loin fauchait à l'aveugle la jeunesse du monde dans le Pacifique et en Europe.

On a oublié, car depuis, la plupart d'entre nous n'ont loupé aucun de leurs rappels de vaccins, mais j'ai le souvenir dans mon enfance de ces voisines appareillées qui marchaient avec des cannes anglaises, survivantes handicapées et témoins de cet horrible virus paralysant.

Maintenant on sait et on a vaincu, mais Philip Roth nous ramène en ce temps où l'on ignorait tout, et il analyse comment se défait la vie, le corps, et l'esprit de Bucky Cantor à l'épreuve de la maladie, comment dans l'ignorance, s'installe une psychose collective, se délitent les liens sociaux avec la recherche de boucs émissaires, le sentiment de culpabilité ou de châtiment divin.

J'aime beaucoup la construction en boucle du récit, dont on découvre qui est le narrateur au début, et comment il a eu connaissance de l'histoire à la toute fin. C'est magistral, du travail de virtuose. Enfin, on ne peut s'empêcher de penser que cette chronique de la souffrance résonne avec son propre destin d'homme malade, la fiction se confondant avec sa réalité.


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critiques presse (6)
Bedeo
11 février 2021
Le style du dessin avec des personnages à la musculature saillante et sa violence exacerbée est révélateur d’une époque et s’inscrit pleinement dans la ligne des autres séries du magazine.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Actualitte
11 avril 2013
Philip ROTH ne suggère pas [...] que le refus des responsabilités est la seule barrière à l'abattement quand les désillusions se font immenses, mais, avec ce roman franchement morose, il met clairement Dieu devant ses responsabilités.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Lhumanite
17 décembre 2012
Philip Roth nous offre également une galerie de personnages attachants, chacun incarnant une attitude différente face à l’injustice.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Culturebox
10 octobre 2012
Tout le talent de Roth est d'aborder des questions philosophiques complexes, simplement en racontant une histoire. "Némésis" est un très grand roman, qui vaudra peut-être à son auteur, oublié jusqu'ici malgré une œuvre colossale, de recevoir le Nobel de littérature.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LeMonde
08 octobre 2012
Rien donc n'est vrai dans Némésis. Mais de cette fiction totale est née l'inoubliable vérité d'un homme terrassé par sa grandeur d'âme et par son incapacité de consentir à la part de hasard et d'absurdité que comportent toutes les choses humaines.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeFigaro
08 octobre 2012
L'écrivain américain Philip Roth signe un roman poignant qui raconte l'histoire d'une communauté atteinte de la polio.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (95) Voir plus Ajouter une citation
Le grand-père, Sam Cantor, était venu tout seul en Amérique dans les années 1880, petit immigrant originaire d'un village juif de Galicie polonaise. Il avait appris à n'avoir peur de rien dans les rues de Newark, où il s'était fait casser le nez plus d'une fois dans des bagarres avec des bandes antisémites. Les agressions violentes contre les Juifs, chose courante pendant sa jeunesse dans les quartiers pauvres de la ville, contribuèrent beaucoup à former sa conception de la vie, et plus tard celle de son petit-fils. Il l'encouragea à se défendre en tant qu'homme, et à se défendre en tant de Juif, à comprendre qu'on n'en a jamais fini avec les combats qu'on mène, et que, dan sua guérilla sans fin qu'est la vie, «quand il faut payer le prix, on le paye».
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Il lui avait toujours été facile de se montrer respectueux jusqu'au moment où la perte de tous ces enfants, y compris les insupportables petits Kopferman, avait excité sa colère. Une colère dirigée non pas contre les Italiens ou les mouches ou le courrier ou le lait ou l'argent, ou les mauvaises odeurs de Secaucus ou la canicule ou Horace, pas contre l'une ou l'autre de ces causes, si improbables fussent-elles, que les gens, dans leur panique et leur trouble, mettaient en avant pour expliquer l'épidémie, pas même contre le virus de la polio, mais contre la source, le créateur - contre Dieu, le responsable du virus.
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Horace était le « dingo » du quartier […]. Il traînait ses pieds sous lui, et sa tête, qui avançait au-devant de son cou comme celle d’une tortue, se balançait à chaque pas, ce qui lui donnait l’air de se déplacer en trébuchant plutôt qu’en marchant. La salive s’accumulait au coin de ses lèvres lors des rares occasions où il parlait et, quand il se taisait, il bavait quelquefois. Il avait un visage maigre, irrégulier, comme s’il avait été écrasé et tordu dans l’étau du col utérin au moment de la naissance, à part le nez, qui était grand et, étant donné l’étroitesse de son visage, bizarrement et grotesquement bulbeux, ce qui invitait certains gamins à se moquer de lui en criant « Hé, nez en clairon ! » quand il passait de son pas traînant devant le perron ou l’allée où ils étaient réunis. Ses habits étaient parsemés de taches sanguines, petites écorchures de la peau qui témoignaient du fait que, même si Horace avait l’esprit d’un bébé, il avait aussi la barbe d’un homme et que, tant bien que mal, il se rasait, ou se faisait raser par son père ou sa mère avant de partir de chez lui tous les jours.
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Parfois on a de la chance, et parfois on n’en a pas. Toute biographie tient du hasard et, dès le début de la vie, tout relève du hasard, de la tyrannie de la contingence. Le hasard, je crois que c’est ce que Mr Cantor voulait dire quand il accusait ce qu’il appelait Dieu.

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Il faut qu’il convertisse la tragédie en culpabilité. Il lui faut trouver une nécessité à ce qui se passe. Il y a une épidémie, il a besoin de lui trouver une raison. Il faut qu’il se demande pourquoi. Pourquoi ? Pourquoi ? Que cela soit gratuit, contingent, absurde et tragique ne saurait le satisfaire. Que ce soit un virus qui se propage ne saurait le satisfaire. Il cherche désespérément une cause plus profonde, ce martyr, ce maniaque du pourquoi, et il trouve le pourquoi soit en Dieu soit en lui-même, ou encore, de façon mystique, mystérieuse, dans leur coalition redoutable pour former un destructeur unique. Je dois dire que, quelle que soit ma sympathie pour lui face à l’accumulation de catastrophes qui brisèrent sa vie, cette attitude n’est rien d’autre chez lui qu’un orgueil stupide, non pas l’orgueil de la volonté ou du désir, mais l’orgueil d’une interprétation religieuse enfantine, chimérique.
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