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Mirèse Akar (Traducteur)Maurice Rambaud (Traducteur)
EAN : 9782070389483
251 pages
Éditeur : Gallimard (15/11/1994)
4.14/5   91 notes
Résumé :
Ce récit, écrit à la première personne, raconte la lente maladie du père de l'auteur âgé de quatre-vingt-six ans, sa lutte obstinée pour vaincre la tumeur au cerveau qui finira par l'emporter. Dans ce combat contre le drame de la vieillesse, le fils guide et assiste le père jusqu'à s'identifier à lui. Patrimoine est une histoire vraie (comme le précise le sous-titre) dont Herman, le père, plus encore que le fils, est le barde. Une histoire cruelle et émouvante, que ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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Merik
  16 juin 2018
Un récit de Philip Roth à la première personne, qui évoque directement la fin de vie de son père, ça sort de l'ordinaire de ses romans sur la société américaine. Pourtant on y retrouve sa patte à base de prose dense et envoûtante, tandis que ses personnages, surtout celui du père, prennent l'épaisseur, la justesse et la sincérité que son acuité sur la vie impose avec naturel.
Herman Roth est le père de 86 ans, à la tumeur au cerveau révélée qui n'entame pas tant que ça son caractère impérieux. le fils Philip Roth (narrateur) se montre empli de bienveillance et de compassion envers son paternel. Un fils dévoué qui va même jusqu'à inciter son père à l'oublier dans son testament au profit de son frère Sandy, alors que la concrétisation de sa demande le laissera abasourdi. Il se contentera de l'aide, de la merde : « Tel était mon patrimoine, non pas l'argent, non pas les téphillim, non pas le bol à raser, mais la merde ».
Un beau récit fort et poignant, sur des choses tristes qui concernent tout le monde, pour lesquelles on peut (malheureusement) facilement s'identifier.
« Pourquoi, après tout, demanderait-il, faut-il qu'un homme meure ? Ce que, bien entendu, il aurait raison de demander. C'est là une bonne question. »
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Under_the_Moon
  13 juin 2021
Récit signé Philip Roth en hommage à Herman Roth, son père. Il travaillait pour un assureur, n'était pas ce qu'on qualifierait d'un "grand homme", mais c'était son père, "LE" père pour lui.
Ce livre n'est pas simplement le récit de la vie du père de Philip Roth ni même un simple témoignage de son expérience du deuil.
C'est un récit certes "inégal" mais intéressant lorsqu'on a lu plusieurs des ouvrages de l'auteur car on y retrouve finalement l'origine des obsessions qui traversent l'oeuvre de Philip Roth. Étonnamment aussi, on retrouve dans le portrait qu'il fait de son père les traits de certains de ses personnages.
L'autre intérêt de cette lecture réside dans le fait que la vie d'Herman Roth est l'occasion pour l'écrivain de décrire l'Amérique des années 1940-1960 pour cet immigré et fils d'immigré sur la côte est.
S'il est vrai que contrairement à Paul Auster, Philip Roth n'est pas un intello et cela se ressent sur son écriture, cela reste bien écrit. Certes, c'est une écriture moins travaillée, plus âpre, avec des visions plus crues et pessimistes - sans doute à cause de ses origines modestes et au fait que sa famille a été confrontée à la discrimination en plus des fins de mois difficiles - mais cela donne une autre vision de cette Amérique si fascinante.
Au final, ce n'est peut-être pas une lecture que j'encenserai plus que de raison, mais c'est une lecture que j'ai apprécié. Et j'en retiendrai certains passages drôles (comme la fois où le père se fait volé par un ado noir) et l'émotion que l'on voit dans ces passages qui nous ramène à l'essence de notre condition humaine qui réside aussi dans la peur de la mort. Et cela sans emphase stylistique de Roth. Sans pudeur non plus, mais c'est sans chichi, cette condition humaine qui n'a rien de politique mais est plutôt. physiologique et émotionnelle : l'effroi de se voir et de voir l'autre diminuer, autant que la difficulté d'accepter la fatalité et de laisser partir; mais surtout : se souvenir malgré tout.
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Arimbo
  18 août 2020
Le grand romancier américain nous livre cette fois un récit autobiographique.
Il nous raconte la dernière année de vie de son père, âgé alors de 87 ans, à partir du moment où il est établi que la paralysie faciale dont celui-ci souffre est dû à une tumeur du cerveau qui évoluait depuis longtemps, et dont l'extension est telle qu'elle va le tuer à plus ou moins brève échéance si on ne fait rien, mais qu'une intervention chirurgicale pour l'enlever n'est pas dénuée de risques. Et le père ne prendra pas cette option.
Philip Roth nous décrit, sans fioritures et sans misérabilisme, le parcours conjoint du fils et du père, la combativité et la détresse de ce père qui fut et reste autoritaire, difficile à vivre, mais en même temps d'un incroyable courage et dévouement pour les autres.
Se mêlent au récit les souvenirs de la mort de sa mère quelques années auparavant, et d'autres souvenirs évoqués par son père, ou par lui-même.
On y découvre un père issu de l'immigration juive d'Europe, qui s'attachera toute sa vie à s'intégrer aux Etats-Unis, et qui, à force de travail, connaîtra une certaine ascension sociale malgré son niveau d'éducation limité.
On y découvre surtout l'amour profond qui lie le fils au père, avec une interrogation sur le rôle que joue le fils aîné, Sandy, dont ne saura pas vraiment les sentiments, ni pourquoi le père fait surtout appel au fils cadet, alors que l'aîné, je l'ai lu sur internet, est chirurgien. Sans doute l'auteur est il, sans qu'il le dise, le préféré de son père.
Et le récit nous révélera, de façon surprenante et brutale, quel patrimoine Philip Roth évoque dans le titre de son livre.
C'est très émouvant, très sincère, très cru, mais c'est la volonté de l'auteur de nous faire partager les détails même les plus intimes de la souffrance, et de la détresse, la sienne et celle de son père, qui se confondent souvent. Il y a aussi des grands moments de tendresse et d'humour.
C'est un témoignage d'amour entre fils et père, très fort, et une réflexion profonde sur le temps et la mort, qui touche au plus profond toutes celles et ceux qui ont traversé l'épreuve de la fin de vie de leurs proches.
"On ne doit rien oublier", ce sont les derniers mots du livre, on comprend que c'est pour cette raison que ce grand romancier qui nous a emmené sur tant de chemins d'auto-fiction, a écrit, cette fois, "une histoire vraie".
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Corboland78
  03 février 2020
Philip Milton Roth (1933-2018), est un écrivain américain, auteur d'un recueil de nouvelles et de 26 romans, dont plusieurs ont fait l'objet d'adaptations cinématographiques. Patrimoine, paru en 1992, et sous-titré Une histoire vraie, n'est pas un roman mais un récit autobiographique relatant les derniers mois de vie du père de Philip Roth.
Herman Roth, veuf et âgé de quatre-vingt-six ans, bien qu'aveugle d'un oeil est en parfaite santé jusqu'à ce qu'une paralysie faciale lui déformant le visage entraine des examens mettant en évidence la présence d'une tumeur au cerveau qui finira par s'avérer fatale. C'est ce laps de temps de quelques mois que l'écrivain nous invite à partager.
Le récit alterne passé et présent au gré des discussions entre le père et le fils. le présent, ce sont les examens et avis des spécialistes, l'éventuelle opération comportant de nombreux risques certains pour un avantage pas vraiment assuré. Inquiétude, moments de calme, le père et le fils, chacun à leur manière réagissent différemment. le passé ce sont les souvenirs du père qui remontent à sa mémoire, l'époque où il était agent d'assurance à Newark, sa femme décédée, ses enfants dont Philip, ses copains juifs et leurs commerces, la ville qui a changé etc. Mais ce sont aussi les souvenirs du fils sur ces mêmes sujets.
Toute la beauté de ce livre – car il est magnifique – tient dans l'universalité du propos. Si le bouquin parle d'Herman et Philip, tous les lecteurs se sentiront concernés surtout si comme moi, ils ont un certain âge… pouvant alors se glisser aisément dans la peau des deux protagonistes à la fois. le fils qui accompagne les derniers instants de son père ; et ce père qu'on voit vieillir avec tous les travers liés à l'âge : l'irritabilité et l'entêtement, les souvenirs ressassés, le corps qui lâche prise au grand désespoir de l'esprit encore vaillant etc.
L'écriture est précise et détaillée et si le sujet est dramatique, l'écrivain ne verse pas dans le sentimentalisme pleurnichard. On y trouvera même une pointe d'humour, ne serait-ce que dans le titre du livre, « patrimoine », qu'on croit évident au vu du sujet, mais qui cache une astuce bien dans l'esprit de l'auteur.
Un livre extrêmement touchant et émouvant, tout d'infinie tristesse et d'amour où l'oeuvre de mémoire est primordiale, « « Je dois tout me rappeler avec précision, me disais-je, tout me rappeler avec précision pour, le jour où il ne sera plus, pouvoir recréer le père qui m'a créé. » On ne doit rien oublier. »
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tesdichiti
  04 août 2016
Philip Roth est appelé au chevet de son père, le diagnostic est établi : tumeur au cerveau. Il décide alors d'être présent et d'accompagner son père de 86 ans dans la recherche des soins adéquats.
Rien ne lui semble inutile pour guérir le vieil homme : consultations de spécialistes aux avis variés, examens douloureux, évolution du mal...indéfini. Faut-il opérer ? avec qu'elle chance de réussite ? ...et avec quelles séquelles.
Le vieil homme se plaint de ne plus pouvoir lire, il a perdu l'usage de son oeil droit, le gauche ne valant guère mieux, il veut être opéré et pouvoir lire le journal. Mais cette demande passe au 2nd plan face à la lourdeur de la tumeur.
Au fil des semaines, le fils se rapproche humainement du père, est plus à l'écoute de ses réels besoins (il veut lire son journal) et puis surtout, il comprend que le vieil homme n'a qu'une idée en tête : "ne pas mourir".
L'histoire de l'annonce du décès d'un père racontée et vécue par un fils. le héro de ce livre est le père, l'auteur reste en retrait.....Un livre dur, émouvant, personnel mais que beaucoup d'entre nous portent dans le coeur.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
lireanimeslireanimes   04 mai 2008
On nettoie la merde de son père parce qu’elle doit être nettoyée, mais, dans le sillage du nettoyage, tout ce qu’il y a lieu de ressentir se ressent comme jamais auparavant : du jour où l’on passe outre à son dégoût, où l’on ignore son écoeurement et où l’on se jette à l’eau pour échapper à des phobies aussi fortement ancrées que des tabous, la vie offre énormément à chérir.
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Corboland78Corboland78   03 février 2020
Après je ne pus rien faire d’autre que suivre son brancard jusque dans la chambre où on l’installa, et m’asseoir à son chevet. Mourir est un travail, et c’était un travailleur. Mourir est quelque chose d’horrible, et mon père était en train de mourir. Je lui pris la main qui, elle au moins, donnait encore l’impression d’être sa main ; je lui caressai le front qui lui, au moins, donnait encore l’impression d’être son front ; et je lui dis toutes sortes de choses qu’il n’était plus en mesure de comprendre. Heureusement, il n’y avait dans ce que je lui dis au cours de cette matinée rien qu’il ne sût déjà.
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Sak71Sak71   20 juin 2018
A voir la salle de bain, on aurait pu croire que quelque voyou pervers avait cambriolé la maison et laissé sa carte de visite [...] Je pensais avec horreur à ses héroïques et vains efforts pour se nettoyer [...] et à la honte, à l’humiliation dont il se sentait l’objet [...]. On nettoie la merde de son père parce qu’elle doit être nettoyée, mais dans le sillage du nettoyage, tout ce qu’il y a lieu de ressentir se ressent comme jamais encore auparavant [...] . Du jour où l’on passe outre son dégoût, où l’on ignore son écœurement et l’on se jette à l’eau pour échapper à des phobies aussi fortement ancrées que des tabous, la vie offre énormément à chérir.
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dcombierdcombier   21 mars 2019
Mourir est un travail, et c'était un travailleur. mourir est quelque chose d'horrible et mon père était en train de mourir. je lui pris la main qui, elle au moins, donnait l'impression d'être sa main ; je lui caressai le front qui, lui au moins, donnait l'impression d'être son front ; et je lui dis toutes sortes de choses qu'il n'était plus en mesure de comprendre. Heureusement, il n'y avait dans ce que je lui dis au cours de cette matinée rien qu'il ne sût déjà.
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ThibaultMarconnetThibaultMarconnet   05 septembre 2020
Pourquoi un homme devrait-il mourir ? Elle avait, cette question, de quoi mettre n’importe qui en fureur. Il était indispensable, bon Dieu de bon Dieu, sinon maintenant aux autres, du moins à lui-même ! Alors, pourquoi un homme devrait-il mourir ? Qu’un être intelligent y réponde, à cette question ! (p. 205, Folio Gallimard)
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Videos de Philip Roth (50) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philip Roth
Philip Roth : Entretien avec Alain Finkielkraut (1999 - Radio libre / France Culture). Photo : Philip Roth devant sa maison de campagne du Connecticut, 2010. (© Nancy Crampton.) Réalisation de Marc-Alexandre Millanvoye. Philip Roth s'entretenait avec Alain Finkielkraut, en 1999, pour l'émission "Radio libre" diffusée sur France Culture. Ses deux derniers romans alors parus en France, "La Pastorale américaine", et "Le Théâtre de Sabbath", sont l'occasion de réflexions sur le rêve américain, la vie dans la nature, le sexe. Amateurs de confessions transgressives s'abstenir : Philip Roth n'a rien à avouer, il n'enfreint pas d'imaginaires tabous pour mieux exhiber ses plaies intimes. Obéissant à une impulsion romanesque de plus en plus oubliée par les professionnels de la lecture, il nous aide à comprendre, c'est-à-dire à acquérir ce que le roi Salomon demandait dans ses prières, et qu'Alain Finkielkraut appelle de ses vœux : "Un cœur intelligent". Philip Roth, ce reclus du Connecticut, adore la conversation, pourvu qu'on lui épargne la question : « Vos livres sont-ils autobiographiques ? » Les interrogations nées en Alain Finkielkraut à propos du "Théâtre de Sabbath" ou de "Pastorale Américaine", les deux derniers livres de Philip Roth parus en France, portent sur l'art du roman, les vies que l'Histoire dévaste, le monde tel qu'il ne va pas, l'Amérique de notre temps. Philip Roth, en 1999, vit et travaille en Nouvelle-Angleterre, dans un décor enchanteur d'arbres, de fougères et de champs. Il croise, lors de ses promenades, des daims ou des tamias - petits écureuils affairés qui ressemblent étonnamment à Audrey Hepburn. Rien, sinon le croassement amical des corbeaux, n'altère le silence du lieu. Philip Roth évoque sa maison à la campagne en Nouvelle-Angleterre où il vit depuis 1972, sa naissance et son enfance passée dans une ville industrielle du New Jersey, sa découverte de la campagne dans son adolescence, sa vie à New York dans les années 1960 : l'impact de l'assassinat de J.F. Kennedy et de la guerre du Vietnam sur la société américaine ; la venue de sa célébrité littéraire à partir de 1969, son départ à la campagne, quelques voyages, son installation définitive à la campagne consécutive à sa rencontre avec Vaclav Havel qui vit également à la campagne. À propos de "Pastorale américaine", Roth évoque la réalité du rêve américain, le personnage de son héros, Seymour Levov, dit "le Suédois", un industriel d'origine juive polonaise, bien installé dans la société américaine ; la brusque entrée de l'Histoire dans la vie de Levov, dans les années 60, par l'acte terroriste commis par sa fille. Philip Roth explique les raisons pour lesquelles il a choisi une fille comme terroriste impliquée dans les meurtres. Il évoque enfin la mise à l'épreuve de l’allégeance des Américains à l'égard de leur pays par la guerre du Vietnam, la réaction de la jeunesse à la guerre du Vietnam comme une des raisons principales de sa fin. À propos du "Théâtre de Sabbath", Philip Roth analyse le personnage de son héros, Mickey Sabbath, un marionnettiste de 64 ans, éternel séducteur, "briseur des tabous", antipathique aux yeux de tous les lecteurs. Roth essaye d'expliquer ce qu'il y a de scandaleux dans ce personnage, raconte l'histoire familiale de Sabbath, sa souffrance morale face à la trahison de la vie, sa hantise de la mort, définit le but de la vie de son héros : "faire entrer le repoussant". Il décrit l'univers de son livre comme celui du corps : la destruction du corps, l'acte sexuel. Philip Roth analyse le caractère scandaleux du personnage de Sabbath, notamment son côté "vieux dégoûtant", sa haine de tout. Il explique les raisons pour lesquelles il aime son personnage. Pour mieux cerner son caractère, il le compare aux autres personnages de littérature. Il affirme qu'il n'y a pas de raisons pour lesquelles son héros, totalement américanisé, est un Juif par ses origines. Il explique que si son personnage est aussi scandaleux c'est parce qu'il est libéré du désir de plaire. Il évoque enfin ses réflexions sur sa propre vie pour dire d'où lui vient l’inspiration d'un tel personnage, et conclut sur une "leçon de vie", avec humour : « Il faut passer par le stade de la stupidité pour comprendre ses erreurs, et ne pas être un con. »
Source : France Culture
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