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Mirèse Akar (Traducteur)Maurice Rambaud (Traducteur)
ISBN : 2070389480
Éditeur : Gallimard (15/11/1994)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 65 notes)
Résumé :
Ce récit, écrit à la première personne, raconte la lente maladie du père de l'auteur âgé de quatre-vingt-six ans, sa lutte obstinée pour vaincre la tumeur au cerveau qui finira par l'emporter. Dans ce combat contre le drame de la vieillesse, le fils guide et assiste le père jusqu'à s'identifier à lui. Patrimoine est une histoire vraie (comme le précise le sous-titre) dont Herman, le père, plus encore que le fils, est le barde. Une histoire cruelle et émouvante, que ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Merik
  16 juin 2018
Un récit de Philip Roth à la première personne, qui évoque directement la fin de vie de son père, ça sort de l'ordinaire de ses romans sur la société américaine. Pourtant on y retrouve sa patte à base de prose dense et envoûtante, tandis que ses personnages, surtout celui du père, prennent l'épaisseur, la justesse et la sincérité que son acuité sur la vie impose avec naturel.
Herman Roth est le père de 86 ans, à la tumeur au cerveau révélée qui n'entame pas tant que ça son caractère impérieux. le fils Philip Roth (narrateur) se montre empli de bienveillance et de compassion envers son paternel. Un fils dévoué qui va même jusqu'à inciter son père à l'oublier dans son testament au profit de son frère Sandy, alors que la concrétisation de sa demande le laissera abasourdi. Il se contentera de l'aide, de la merde : « Tel était mon patrimoine, non pas l'argent, non pas les téphillim, non pas le bol à raser, mais la merde ».
Un beau récit fort et poignant, sur des choses tristes qui concernent tout le monde, pour lesquelles on peut (malheureusement) facilement s'identifier.
« Pourquoi, après tout, demanderait-il, faut-il qu'un homme meure ? Ce que, bien entendu, il aurait raison de demander. C'est là une bonne question. »
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Commenter  J’apprécie          690
tesdichiti
  04 août 2016
Philip Roth est appelé au chevet de son père, le diagnostic est établi : tumeur au cerveau. Il décide alors d'être présent et d'accompagner son père de 86 ans dans la recherche des soins adéquats.
Rien ne lui semble inutile pour guérir le vieil homme : consultations de spécialistes aux avis variés, examens douloureux, évolution du mal...indéfini. Faut-il opérer ? avec qu'elle chance de réussite ? ...et avec qu'elles séquelles.
Le vieil homme se plaint de ne plus pouvoir lire, il a perdu l'usage de son oeil droit, le gauche ne valant guère mieux, il veut être opéré et pouvoir lire le journal. Mais cette demande passe au 2nd plan face à la lourdeur de la tumeur.
Au fil des semaines, le fils se rapproche humainement du père, est plus à l'écoute de ses réels besoins (il veut lire son journal) et puis surtout, il comprend que le vieil homme n'a qu'une idée en tête : "ne pas mourir".
L'histoire de l'annonce du décès d'un père racontée et vécue par un fils. le héro de ce livre est le père, l'auteur reste en retrait.....Un livre dur, émouvant, personnel mais que beaucoup d'entre nous portent dans le coeur.
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emilie5335
  08 octobre 2018
Dans ce récit écrit à la première personne Philip Roth évoque la fin de vie de son père, Herman Roth, à qui on découvre à l'âge de 86 ans une importante tumeur au cerveau. Toute la question est de savoir s'il faut ou non se lancer dans une très lourde opération à l'issue incertaine pour extraire cette tumeur. A travers ces problèmes médicaux Philip Roth fait un portrait de ce père si différent de lui mais à qui il se révèle très attaché. Herman Roth a travaillé toute sa vie dans les assurances. C'était un homme intransigeant envers les autres mais aussi envers lui-même. Ce trait de caractère qui a pu horripiler Philip Roth quand il était jeune le rend admiratif quand il le voit s'exprimer à nouveau face à la maladie. L'histoire de son père permet aussi à l'auteur d'évoquer une question plus large que chacun se pose : pourquoi faut-il mourir un jour ?
J'ai apprécié ce texte en dépit de son thème peu engageant car Philip Roth écrit « vrai ». Il ne cherche pas à émouvoir mais plutôt à rendre compte. Il ne cache rien de ce que son père et lui vont traverser. Il n'édulcore pas et il nous fait ainsi ressentir le lien profond qui se crée entre le fils et le père dans ces moments très compliqués.

Lien : http://monpetitcarnetdelectu..
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Erzulie
  19 juillet 2012
Philippe Roth raconte l'histoire de son père et particulièrement un moment décisif dans les relations entre parents et enfants, quand la maladie emporte le père et que les places sont ainsi bouleversées. Roth restitue avec justesse toute les ambiguïtés, les incompréhensions, les silences de des relations père-fils et plus largement des relations humaines.
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dcombier
  21 mars 2019
Un Roth qui sort de l'ordinaire de ses romans sur les juifs et la société américaine et pourtant tout Roth est là : le style, la qualité de l'écriture, l'humour décalé si caractéristiques
Cette page de sa vie, la déchéance physique et le décès de son père, est racontée avec beaucoup de pudeur et de franchise ; elle contient des moments extrêmement bouleversants.
Il rend un hommage poignant à ce père quasiment inculte qui a su à force de travail et de volonté s'élever dans la société américaine, dans une entreprise essentiellement WASP (White Anglo-Saxon Protestant) où les minorités juives et catholiques n'étaient représentée qu'en bas de la hiérarchie, élever une famille, faire de ses fils des diplômés de l'université, aider les autres, grâce (ou malgré selon les moments) à une rigidité d'esprit qui a pu créer avec ses proches, notamment dans la jeunesse de ceux-ci, des conflits que le temps a su aplanir.
Un beau livre qui ne peut que rappeler des souvenirs chers mais douloureux à tous ceux qui ont perdu un parent à la suite d'une longue maladie.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
lireanimeslireanimes   04 mai 2008
On nettoie la merde de son père parce qu’elle doit être nettoyée, mais, dans le sillage du nettoyage, tout ce qu’il y a lieu de ressentir se ressent comme jamais auparavant : du jour où l’on passe outre à son dégoût, où l’on ignore son écoeurement et où l’on se jette à l’eau pour échapper à des phobies aussi fortement ancrées que des tabous, la vie offre énormément à chérir.
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dcombierdcombier   21 mars 2019
Mourir est un travail, et c'était un travailleur. mourir est quelque chose d'horrible et mon père était en train de mourir. je lui pris la main qui, elle au moins, donnait l'impression d'être sa main ; je lui caressai le front qui, lui au moins, donnait l'impression d'être son front ; et je lui dis toutes sortes de choses qu'il n'était plus en mesure de comprendre. Heureusement, il n'y avait dans ce que je lui dis au cours de cette matinée rien qu'il ne sût déjà.
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Sak71Sak71   20 juin 2018
A voir la salle de bain, on aurait pu croire que quelque voyou pervers avait cambriolé la maison et laissé sa carte de visite [...] Je pensais avec horreur à ses héroïques et vains efforts pour se nettoyer [...] et à la honte, à l’humiliation dont il se sentait l’objet [...]. On nettoie la merde de son père parce qu’elle doit être nettoyée, mais dans le sillage du nettoyage, tout ce qu’il y a lieu de ressentir se ressent comme jamais encore auparavant [...] . Du jour où l’on passe outre son dégoût, où l’on ignore son écœurement et l’on se jette à l’eau pour échapper à des phobies aussi fortement ancrées que des tabous, la vie offre énormément à chérir.
+ Lire la suite
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tesdichititesdichiti   04 août 2016
p24 . Ce que prouvent les cimetières, en tout cas à des gens comme moi, ce n'est pas que les morts sont présents, mais plutôt, qu'ils ne sont plus là.
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DuluozDuluoz   13 juin 2019
Si Hamlet avait contemplé non le crâne, mais les IRM du cerveau de Yorick, sans doute lui-même serait-il resté sans voix.
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Videos de Philip Roth (53) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philip Roth
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