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ISBN : 2220096521
Éditeur : Desclée de Brouwer (06/11/2019)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 7 notes)
Résumé :

" Il est plus facile à un chameau de passer par le chas d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume des Cieux ", dit l'Evangile. Entre le jour de Noël et l'Epiphanie, fête des Rois mages, s'étendent les Douze petits mois : douze jours différents des autres, douze nuits de clarté et de neige. de ce moment d'hiver, Marie Rouanet fait un temps privilégié, celui du dépouillement nécessaire. Renon&... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
nina2loin
  06 avril 2012
C 'est seulement aujourd'hui que je découvre Marie Rouanet, grâce à Douze petits mois, et je dois dire que c'est un ravissement, car il est d'une grande sensibilité et matière à méditation. Elle dépeint ces douze jours d'hiver entre le 26 décembre et le 6 janvier où la neige recouvre tout, laissant un paysage nu et dépouillé. En parallèle elle évoque le détachement, ce qui devient une évidence en vieillissement . C 'est une réflexion sur la vie, où à un certain âge on dresse le bilan faisant le tri entre l'essentiel et le futile.
Ce qui peut faire défaut pour bien apprécier le livre c'est la méconnaissance de la région décrite et les lacunes en matière religieuse.
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Tifany
  03 février 2014
Ce petit traité du dépouillement, nous dit l'importance d'aller vers l'essentiel, en se détachant du superflu, à l'heure où il est nécessaire de se retrouver soi-même, dans son identité et sa vérité.
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marc34
  28 novembre 2014
Une si belle langue, et cet éloge du dépouillement. La voix si particulière de Marie Rouanet est toujours aussi attachante.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   09 mai 2014
J'ai pris aussi la décision de me défaire en chacun de ces jours d'objets significatifs, symboliques de moi. Je n'ai jamais oublié ce dessin sur l'un des murs d'un couvent où je faisais une retraite. Un homme poussait dans le ravin une pleine brouette de biens. "Désencombrez-vous !" disait l'image.

Car c'est à la nudité qu'invitent ces jours courts de la nuit hivernale. Quand le temps est si serré qu'il est crépusculaire, quand les aubes sont de givre et les soirs de glace dès que le soleil a chu, quand les arbres sont graciles, les jardins déserts, les champs labourés, les haies presque effacées, on va droit au centre. Au centre des buissons, au centre de la maison, au centre de soi. (p.11)
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nina2loinnina2loin   06 avril 2012
Le dénuement final commence avec la simplification du vêtement. On supprime les collants que parfois aux toilettes on n'a pas le temps de baisser assez vite. On porte alors des chaussettes. On supprime les gaines, le talon des souliers, certaines coiffures trop compliquées, toute l'élégance incommode.
Et c 'est le corps qui le premier, avant le vouloir, impose le changement. Le corps dans ce qu'il a de plus trivial, les excréments, lance un appel. Et l'appel vient d'en bas. Il est trop tard souvent pour opérer soi-même la mise en ordre.
En voyant ces résidus de vie ― les vêtements salis des scories de la vie ―, en songeant au contenu de ces armoires qui après ma mort révèlera son côté superflu, qui racontera le rapport à moi-même et l'attachement à ma propre apparence, je me demandai quelle dose d'égoïsme, d'avidité, d'orgueil imbécile proclameraient, après moi, mes vêtements.
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nina2loinnina2loin   06 avril 2012
J 'ai pensé à ma mère, celle des derniers jours se regardant dans la glace au moment de sa toilette et disant : quelle horreur ! Jeter le miroir ou le garder précieusement c'était tout comme, c'était refuser aussi bien la course perdue d'avance après le miracle que la panique maternelle. Avoir le courage de se regarder dans le miroir et de faire face aux dégâts, sereinement. Sans tenter de les réparer. Un miroir ou une absence de miroir de sagesse. Ne plus songer à cette apparence qui préoccupe, trouble et occupe un temps précieux.
Toutefois le petit miroir ovale n'est pas le seul où se voir. Il y a ce regard des autres où nous cherchons une image flatteuse, où nous craignons de ne pas la trouver, où nous désirons si fort nous voir beaux et bons que nous multiplions les séductions.
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TifanyTifany   01 février 2014
Car c'est à la nudité qu'invitent ces jours de la nui hivernale. Quand le temps est si serré qu'il est crépusculaire, quand les aubes sont de givre et les soirs de glace dès que le soleil a chu, quand les arbres sont graciles, les jardins déserts, les champs labourés , les haies presque effacées, on va droit au centre. Au centre des buissons, au centre de la maison, au centre de soi.
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nina2loinnina2loin   06 avril 2012
En déménageant, dans le double allégement d'une maison et d'une mémoire, j'ai avancé dans une nouveauté venue de l'absence d'habitudes, j'ai avancé dans l'insécurité et la clarté.
En tirant derrière moi cette porte, j'étais habitée d'une grande paix.
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