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EAN : 9782290071595
380 pages
Éditeur : J'ai Lu (19/02/1999)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Voici de la littérature à manger, ou de la nourriture à lire. Car, dans ces pages jubilatoires, l'odorat s'accompagne d'échos d'enfance, la bouche est une...› Lire la suite chambre de mémoire, où les sensations gustatives sont des panoramiques sur les paysages ou des gros plans jardiniers. Ce livre convie à de multiples bonheurs : humer dans la maison les odeurs annonciatrices du repas, se mettre à table et accomplir une opération poétique, magique, philosophique, g... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Mimimelie
  30 mars 2013
Une gourmandise .... !
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
MimimelieMimimelie   12 avril 2013
Importance de la lingerie
La cuisine, comme l'amour, veut la toile immaculée à l'âme bleue. N'oubliez jamais ceci, cuisinières : tout homme rêve d'écarter des blancheurs pour arriver au corps féminin, il rêve de faire l'amour avec sa grand-mère parmi les corsets, les jupons et les pantalons brodés. Utilisez donc les toiles bien repassées, blanches de préférence. Linge de table ou fine chemise, c'est tout comme. La préparation des mets est un courtisement. Dans le lin on éponge le poisson, avant de le jeter dans la fine farine d'où il sort poudré comme un marquis ; dans le lin on frotte la pomme de terre nue ; c'est sur un torchon aux plis marqués que l'on pose les oreillettes ; c'est sous une toile que reposent les pâtes ; on offre le pain coupé que sur une serviette au chiffre du maître et sous les treilles de l'été un torchon est posé sur le plat pour le préserver des mouches et des abeilles : au dernier moment, on l'enlève, comme tombe la dernière lingerie – dessous, c'est la chose offerte. La cuisine est traversée de blancheurs.
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MimimelieMimimelie   12 avril 2013
Mai
Mois rouge vif et blanc, mai est celui des amours et de la Vierge. A la première cerise, à la première fraise, on fait un vœu. C'est la possibilité offerte de réaliser tous ses rêves et aussi de philosopher un peu : un an déjà depuis la dernière fois où on a vu luire près de troncs, dans le feuillage neuf retroussé par le vent, les fruits rutilants. On est frais, riant, déshabillé. Attention toutefois aux saints de glace : Mamert, Servais et Pancrace ! Alors, soupez le soir de macaronades diverses : elles tiennent au corps. Allez vous promener dans la campagne où fleurit, sphérique, l'ail sauvage. C'est le mois de toutes les grâces : entre les communiantes et les poupées de coquelicot, mai offre en beignets aux fillettes les grappes de fleurs d'acacia. C'est quatre heures sur les trottoirs tièdes. Le civet, alors, ne peut être que blond. Comme des bijoux dans leur cosses de velours vert pâle, les fèves se cuisinent ou se croquent crues.
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MimimelieMimimelie   12 avril 2013
Le chou de madeleine
Le troisième jour, Dieu créa le chou et il s'émerveilla lui-même de le trouver si bien plié : cœur dans cœur, dans cœur, dans cœur, jusqu'au point central d'où tout s'ordonne, recelant entre ses feuilles les gouttes d'eau les plus rondes et les plus brillantes du monde.
Lorsqu'il sort de la pépinière, le plant de chou est formé de deux petits cœurs verts réunis à leur pointe d'une minuscule racine. Quand il a grandi, qu'il est presque prêt à être consommé, mettez-vous au bord d'un champ de choux un jour d'hiver et de grand vent. Regardez la légère brume bleutée qui se marie au vert, puis fermez les yeux et écoutez au ras du sol. Vos entendrez une petite musique comparable à celle de l'archet sur les cordes : ce sont les feuilles jouant sur elles-mêmes.
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MimimelieMimimelie   12 avril 2013
La cuisine
La cuisine est vaste. La table assez grande pour que le livre voisine avec les épluchures, avec une lettre commencée, le matériel de peinture d'un enfant, votre dernier manuscrit, le dictionnaire, le bouquet de saison, plus loin le compotier garni. Elle est vaste parce qu'on aime s'y tenir, y siéger. L'idéal serait qu'elle soit pourvue d'une cheminée et d'un four à pain, de fauteuils, de chats endormis, d'un buffet où l'on expose, beau, plus beau qu'une fleur, le chou-fleur ou l'artichaut violacé, de lits et de rayons de bibliothèque. Que la cuisine soit une pièce à vivre où la nourriture s'impose aux gens, qu'elle se prépare ou subsiste comme un odorant souvenir.
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MimimelieMimimelie   12 avril 2013
On n'aime plus les odeurs. On les traque avec des bombes « déodorantes » qui diffusent de fausses senteurs de rose ou de chèvrefeuille. On ne sent que dans quelques rues populaires ces forts effluves des poissons pauvres en train de frire, des « fricots », plats uniques où les femmes réalisaient des prodiges avec peu d'argent et beaucoup d'oignons et de bas morceaux. Et pourtant, tout ce qui rappelle la nourriture à un estomac en bonne santé devrait réjouir et épanouir.
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