AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
3,38

sur 1121 notes
achmoye
  10 août 2022
En tant que pure lecture, les Confessions sont un vrai plaisir littéraire. Pas étonnant de la part de quelqu'un qui a grandi avec les livres, notamment de philosophie. Il raconte avec élégance les travers de son enfance et prend le parti de la sincérité. Je me suis attaché à ce personnage (oui, personnage, car malgré le caractère autobiographique, on est clairement dans l'hyperbole et l'auto-fiction), notamment son plaisir de la contemplation, de la nature, des balades, et de la solitude.

Malheureusement, cette image qu'il se donne du seul homme au monde qui serait sincère et honnête, admettant ses torts, (à deux doigts d'inventer l'autobiographie) révèle en lui un orgueil gigantesque, ce qui est d'autant plus paradoxal. le début du livre est hallucinant d'égocentrisme. A l'entendre, il aurait inventé l'honnêteté.

Qu'a-t-il avoué, exactement ? A part un ruban volé et quelques mesquineries d'enfance ? Ces épisodes sont présentés de façon théâtrale, pour bien insister sur sa sincérité. C'est poussif et hypocrite. Au final, ses contemporains s'accordent à dire qu'il se place systématiquement en victime, d'ailleurs il le dit lui-même, qu'il aimerait être un martyr. Son délire de persécution vient décrédibiliser sa posture philosophique. En effet, en désaccord avec ses pairs sur le Discours de l'inégalité parmi les hommes, il se pense la victime d'un complot "le plancher a des yeux, les murs ont des oreilles" écrit-il. Au lieu d'avouer ses fautes, c'est la société toute entière qui semble en tort contre lui. Il n'avouera même pas clairement avoir abandonné ses cinq enfants. Cet acte abominable est justifié ainsi "c'était courant à mon époque"
On sent la frustration à chaque paragraphe, de n'avoir pas fait accepter ses idées, de n'avoir pas trouvé d'amour réciproque, d'être tiraillé entre le plaisir de la solitude et sa soif de reconnaissance. Un portrait vraiment étrange, et lui-même ne parvient pas à masquer ses défauts les plus terribles. Ce qu'il confesse véritablement, c'est-à-dire en tant que grave faute, il le confesse malgré lui, entre les lignes.
Constamment en exil, en porte-à-faux avec la vie mondaine, il est souvent pauvre, malade et malgré tout reçoit étonnamment toujours un toit où s'abriter. Il enchaîne les querelles littéraires avec Voltaire et autres contemporains, notamment sur son abandon d'enfants.
Je reste perturbé de ma lecture, face à tant de contradictions intérieures. On apprend peu de choses de la vie de l'époque, comme il vit en reclus. Ca reste un ouvrage qui a marqué la littérature, et que je recommande.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
BlackRadis
  08 juillet 2022
"Je n'ai qu'une chose à craindre dans cette entreprise ; ce n'est pas trop dire ou de dire des mensonges ; mais de ne pas tout dire, et de taire des vérités."
Jean-Jacques a décidé de raconter sa life de façon vachement sincère "comme une vieille bigote" (Même si les notes de bas de page montrent un J-J plutôt approximatif).
L'une des raisons de ce livre est qu'il en a gros sur la patate, rapport à un forfait qu'il a commis.
Sa mère meurt à sa naissance : ce sera son premier malheur.
Quand il était petit, il a fait pipi dans la marmite de la voisine.
Rapidement, il prend goût à la fessée.
Découvre l'injustice, et je le redis ici : le peigne, c'est pas lui qui l'a cassé !
Précoce, à dix ans il construit un aqueduc (cf. le noyer).
Plus tard il sera in love de Me de Warrens qu'il appelait Maman.
Et qui lui en fit voir de toutes les couleurs.
Pauvre Jean-Jacques...
Lui, ce qu'il aime, c'est la bourgeoise.
Il fut souvent malheureux en amour.
De façon plus générale, c'est un gars qui pleure pas mal...
Professionnellement, il s'est aussi longtemps cherché.
La vie tient à peu : avec un bon patron, il serait devenu artisan...
A 16 ans, alors qu'il est logé à Turin chez des religieux, un gars essaye de lui mettre le grappin dessus.
Il en sort un truc gluant et blanchâtre qui dégoûte J-J.
C'est aussi pendant ce séjour qu'il se converti, à la demande de Maman, Me de Warrens, qui fut son grand amour, en catholique.
C'est du sérieux, il passe devant l'inquisition.
Il est la fois sensible et orgueilleux ("Je chantais admirablement").
Et donc très marrant.
Rapidement, il préfère la campagne à la conversation.
"Souvent j'ai dit, me sentant plus mal qu'à l'ordinaire : quand vous me verrez prêt à mourir, portez-moi à l'ombre d'un chêne ; je vous promets que j'en reviendrai."
C'est vers 25 ans qu'il commence à s'intéresser à la philosophie.
Il lit Malebranche, Locke, Leibniz, Descartes...
Entre autres, car comme il le fut précédemment avec les échecs et la musique, c'est un obsessionnel...
Il étudie aussi l'algèbre, le latin avec lequel il a beaucoup de mal, la faute à sa mémoire dit-il...
Dès 25 ans, il est valétudinaire et un peu hypocondriaque aussi.
Tous ses défauts le rendent si humain.
L'écriture est superbe, précieuse et naïve à la fois.
La note de ce livre me laisse dubitatif (4,16 pour L'affaire Alaska Sanders, je te rappelle...).
Mon édition en Livre de poche s'achève au livre VI qui est mon préféré...
Nous le quittons alors que Me de Warrens a mis un perruquier dans son lit.
J-J décide de monter à Paris et vivre de la musique...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
AnnaCan
  15 mai 2022
« Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature; et cet homme ce sera moi. »
Quand j'ai lu cette phrase pour la première fois, j'avais une petite vingtaine d'années et j'ai été immédiatement conquise. J'étais jeune alors, ma culture littéraire était on ne peut plus limitée. Ce n'est pas qu'elle soit considérable aujourd'hui, mais disons qu'elle s'est un peu élargie. Entretemps, j'ai lu Les mémoires du duc de Saint-Simon et Les Essais de Montaigne entre autres. Et même si je reste séduite par Les Confessions et par la personnalité de son auteur, je ne peux me départir d'un léger et persistant agacement. Visiblement, pour Rousseau, ses prédécesseurs comptent pour rien. S'il reconnaît du bout des lèvres que Montaigne, avant lui, a bien écrit quelque chose qui pourrait vaguement s'apparenter au projet qu'il forme aujourd'hui, c'est pour le railler aussitôt :
« J'avais toujours ri de la fausse naïveté de Montaigne, qui, faisant semblant d'avouer ses défauts, a grand soin de ne s'en donner que d'aimables ». On pourrais aisément lui retourner le compliment, mais convenons avec Rousseau qu'étant « le meilleur des hommes » il dut avoir toutes les peines du monde à dénicher en lui de vrais et vilains défauts.

J'en reviens à Montaigne. L'ambition affichée par l'auteur des Essais paraît bien modeste en comparaison. Pour Rousseau, il s'agit, prenant Dieu à témoin, de s'adresser à « l'innombrable foule de ses semblables », ceci afin de tenter de rétablir une image terriblement dégradée : « mais puisqu'enfin mon nom doit vivre, je dois tâcher de transmettre avec lui le souvenir de l'homme infortuné qui le porta, tel qu'il fut réellement, et non tel que d'injustes ennemis travaillent sans relâche à le peindre. » C'est à une véritable entreprise de réhabilitation qu'il s'attèle.
Rien de tel chez Montaigne qui, se gardant bien de mêler Dieu à ses petites affaires, se contente de s'adresser à ses parents et amis, « à ce que m'ayant perdu (ce qu'ils ont à faire bientôt) ils y puissent retrouver certains traits de mes conditions et humeurs, et que par ce moyen ils nourrissent plus entière et plus vive la connaissance qu'ils ont eue de moi. »

Et pourtant, la démarche, dans les deux cas, est rigoureusement la même. Il semble bien que ce que Rousseau nous présente comme une « entreprise qui n'eut jamais d'exemple » ait été formée avant lui par Montaigne qui, dans son adresse au lecteur, prévient :
« Je veux qu'on m'y voie en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans contention ni artifice : car c'est moi que je peins. (…) Que si j'eusse été entre ces nations qu'on dit vivre encore sous la douce liberté des premières lois de nature, je t'assure que je m'y fusse très volontiers peint tout entier et tout nu. Ainsi, lecteur, je suis moi-même la matière de mon livre. »

Il serait assez tentant, à ce stade de mon raisonnement, d'accuser Rousseau de mauvaise foi. Je m'en garderai bien. Il me semble autrement plus fécond d'explorer une autre hypothèse, celle de sa parfaite bonne foi. Rousseau en effet est intimement persuadé d'être radicalement différent des autres hommes. « Je ne suis fait comme aucun de ceux que j'ai vus; j'ose croire n'être fait comme aucun de ceux qui existent. » S'il a cru rencontrer l'âme soeur quelquefois, en la personne de Madame de Warens ou de Diderot, cela s'est avéré à chaque fois être un mirage, et la déception, le chagrin qui s'ensuivirent vinrent conforter un peu plus sa conviction d'être « une espèce d'être à part ». Quoiqu'il en soit, que Rousseau ait réussi ou échoué dans son entreprise de dévoilement, le résultat n'en est pas moins passionnant, servi par une langue sans fioritures, sobre et directe, ironique et savoureuse, un morceau de choix pour collectionneur, un matériau incomparable dans lequel des générations de psys ont puisé avec allégresse.

L'un d'eux, Jean Starobinski, historien des idées et docteur en psychiatrie, lui a consacré une somme : « La transparence et l'obstacle. » Honnêtement, je n'ai pas lu tout le livre, mais je crois en avoir saisi l'idée : Rousseau désire ardemment « la transparence des coeurs », c'est-à-dire une communication directe et immédiate, une sorte de télépathie en somme (là, c'est moi qui parle, pas Starobinski), mais comme il « est frustré dans son attente » (et pour cause!), « il suscite l'obstacle », c'est-à-dire qu'il se renferme en lui-même tout entier drapé dans sa dignité de vierge outragée (c'est à nouveau moi qui parle). Donc, il fait tout l'inverse de ce à quoi il aspire, il se ferme comme une huître (quand il ne tient pas des propos carrément offensants), diminuant d'autant ses chances d'être compris, et, pire encore, s'aliénant pour toujours les personnes douées des meilleures intentions à son encontre. Car pour le coup, à force de se croire le seul de son espèce, il a blessé un nombre de gens proprement stupéfiant, s'en faisant des ennemis irréductibles. Durant ma re-lecture, alors que je prenais connaissance de l'invraisemblable litanie de complots réels ou imaginaires ourdis contre l'infortuné Jean-Jacques, j'ai souvent pensé à cette phrase de Desproges : « L'ennemi est bête. Il croit que c'est nous, l'ennemi. Alors que c'est lui. » On touche là un point crucial. Comment un homme, se voyant des ennemis de toutes parts, se croyant attaqué, blessé par ceux-là même qui l'ont aimé, ne voyant jamais qu'il ait pu lui-même blesser et offenser, peut-il prétendre se bien connaître? Sans compter qu'il existe un biais dès l'origine de son projet. Sa motivation première n'est pas de fournir à ses futurs lecteurs « une pièce de comparaison pour l'étude du coeur humain » comme il l'affirme, mais de répondre à ses détracteurs et de défendre son honneur. Comment dès lors, ne pas douter de l'absolue sincérité de sa démarche?

Bref, l'histoire de « Jean-Jacques l'incompris », pourrait bien être celle des « autres incompris de Jean-Jacques », et c'est une grande leçon pour nous tous. Car chacun d'entre nous est convaincu, à des degrés divers, d'être incompris. Et c'est largement vrai, bien sûr. Ce qui l'est moins, ce qui ne l'est pas du tout, c'est de croire être le seul dans ce cas.


+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          5114
Cronos
  21 mars 2022
C'était horrible à lire, l'auteur se pose constamment en victime mais ne se remet jamais en question, il a un égo surdimensionné et c'est très désagréable à lire. Je note aussi que l'écriture est en deçà de la qualité que j'espère trouver dans un classique, vraiment, je ne comprends pas l'engouement de certains professeurs qu'il y a autour de ce livre. C'est une autobiographie pas franchement passionnante à lire, il ne se passe jamais rien d'intéressant à mon goût. Il ne reflète même pas l'époque à laquelle il a été écrit, c'est creux, et vide de sens pour un lecteur contemporain. J'ai détesté en tout point.
Commenter  J’apprécie          66


Laureneb
  21 février 2022
J'ai peut-être lu Rousseau trop tôt, de façon trop scolaire pour pouvoir réussir à l'apprécier désormais. Je me souviens d'heures de première passées sur le Préambule des Confessions que je trouvais d'une lourdeur et d'une emphase dans le style, dans la formulation... Au lycée, j'y avais lu aussi le portrait d'un homme jouant une fausse modestie pour insister sur sa singularité et donc son exceptionnalité. de cette époque date mon peu d'intérêt pour le genre même de l'autobiographie en général.
Je continue néanmoins, je persévère même, ma lecture de Rousseau, sans aller toutefois jusqu'aux oeuvres vraiment philosophiques. J'avais beaucoup appréciée les Rêveries du Promeneur solitaire pour leur écriture, cette pose poétique pré-romantique. Je me suis donc enfin décidée à lire les Confessions, surtout après un ouvrage sur ses rapports avec la Savoie, ma région d'adoption.
J'ai donc retrouvé avec un certain plaisir le début de l'oeuvre - et la fin, lorsque Rousseau célèbre les beautés de la nature, ses promenades notamment autour de Chambéry, d'Annecy, de Genève. Il aime la nature et la randonnée, en parle avec poésie, ce qui ne peut que me plaire !
Il y a ensuite des passages tellement étudiés, repris, lus ailleurs, que j'avais l'impression d'une relecture : la scène des cerises jetées dans le sein d'une jeune fille, l'amour platonique pour Mme de Warens, l'abandon des enfants, les études de gravure, le portrait mélioratif de Genève... D'autres passages m'ont bien plus surprise, notamment ceux en lien avec la sexualité - qui n'est que peu abordée par Rousseau qui rêve plus d'une union des âmes que des corps : son exhibitionnisme devant des prostituées, le ménage à trois avec "Maman" et son secrétaire, la tentative d'agression homosexuelle dont il est victime par un jeune converti au catholicisme. Il aime les femmes de façon idéalisée, désincarnée, rêvant plus qu'il ne séduit. Peu à peu, il se met en ménage avec Thérèse, tout en la décrivant comme une fille gentille, mais incapable de le comprendre. La façon dont Rousseau parle des femmes est donc assez irritante pour moi, lectrice du XXI ème siècle...
Et puis... il y a tous les passages sur les intrigues philosophico-mondaines à Paris, le coeur de l'ouvrage. J'avoue m'être perdue dans toutes les nobles femmes qui protègent Rousseau puis le haïssent, n'avoir pas saisi tous les enjeux des cabales. "Il n'y a que le méchant qui soit seul" écrit Diderot, phrase que Rousseau prend pour lui. Je ne sais pas à quel point il est vraiment persécuté, mais il pense l'être et s'en plaint et geint sur de très, très, longues pages, et se retrouve effectivement seul.
Néanmoins, d'autres passages ont retenu mon attention. Ce sont ceux qui montrent l'écrivain, le philosophe, l'artiste, au travail, ceux qui présentent son processus de création. D'où vient une idée ? Comment se transforme-t-elle en oeuvre ? J'ai apprécié ce processus d'introspection.
Une lecture très longue, qui ne me réconcilie pas avec Rousseau, loin de là, mais qui m'a donné d'autres pistes de lecture.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
cegeglyx
  15 janvier 2022
Même si je suis un peu sceptique sur la philosophie de l'auteur et un peu dubitatif sur la véracité de tous les faits qu'il décrit, je dois reconnaître que son style est incroyablement beau, et dire que c'est un autodidacte. J'ai d'ailleurs appris que notre cher JJ a toujours mis à la première place de ses goûts la musique et la composition, qu'il place même devant la philosophie. L'incipit est légendaire.
Commenter  J’apprécie          63
verlainerimbaud
  30 décembre 2021
J'ai absolument adoré ce roman .
L'intrigue est superbe , les personnages bien dépeints par le narrateur accompagné d'un ensemble réaliste .
Nous avons aussi pu découvrir différentes atmosphères mais avec une écriture assez soignée .
C'est un livre envoûtant qui amène à la réflexion .

Cet ouvrage m'a aussi plu car l'on voyait toutes les faces de l'auteur ce qui laissait au lecteur une liberté de jugement et d'interprétation .

De même , à travers Rousseau qui se confesse , nous voyons la vie et le monde qui l'entoure .
Cela m'a vraiment paru être un dialogue entre l'auteur et le lecteur.
Même si certains éléments de sa vie ne m'ont pas plu énormément , j'aime le principe d'écrire sa vie et son âme avec tous leurs aspects .

Je dédierais donc , pour finir, ce livre à ceux qui aiment l'esprit des Lumières car il est difficile de mieux le représenter.
Commenter  J’apprécie          25
Simplementfab
  08 décembre 2021
Ma connaissance de ce philosophe se limitait à son ''Discours sur la science et les arts'', et quelques unes de ses notions sur le désir. J'ai beaucoup aimé son ''Discours sur la science et les arts'', c'est ça et d'avoir lu ''Les mémoires d'outre-tombe'' De Chateaubriand il y a quelques années qui m'ont donnés envie d'en savoir plus sur ce philosophe. Donc quoi de mieux que ses confessions, ou Rousseau se dépeint ''dans toute sa vérité .'' Il nous offre une autobiographie classique dans son déroulement, depuis une rapide partie sur la rencontre des ses parents, jusqu'à sa vieillesse. Une autobiographie où il n'hésite en effet pas à montrer ses mauvais cotés, ses mauvaises actions, en plus des bonnes. Un document très intéressant sur l'intimité d'un des plus grands philosophes des Lumières, qui était certes loin d'être parfait, dont une certaine opinion de lui-même, mais qui avait, la plupart du temps, le courage des ses opinions, dont la majorité était à contre-courant. Et on voit à travers cette oeuvre qu'oser prôner des idées à l'encontre de la pensée générale des Lumières pouvait s'avérer risqué. A noter cependant que l'on a là évidement que le point de vue de Rousseau, il lui est arrivé dans ses souvenirs de s'être trompé (volontairement ou non) et qu'il a toujours été enclin à une certaine paranoïa qui n'a fait que s'accentuer avec l'âge. Ses descriptions de faits ainsi que ses jugements sur certaines personnes sont donc, parfois, à prendre avec des pincettes. Les passages dans la 2ème partie du livre où il tient absolument à se justifier sur certains évènements par l'apport de lettres écrites ou reçues m'ont parut un peu lourds. Mais ça en dit également beaucoup sur son caractère.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Rosbade
  24 avril 2021
Bon… je n'aime pas Rousseau, je suis plutôt team Voltaire ; mais c'était une lecture obligatoire, un texte important pour le genre autobiographique, un classique !
Je ne vais pas y aller par quatre chemins, cette lecture forcée m'a autant exaspérée qu'un discours de Trump. L'auteur dit vouloir se présenter de façon authentique et honnête, la base (en apparences) dans une autobiographie ; et pourtant, je n'ai jamais senti une once de sincérité derrière ces mots embellis et surdramatisés. La personnalité du personnage n'aide pas, il fait des erreurs comme la plupart de nous certes, mais il n'en apprend rien.
Un des rares livres que je ne recommande pas.
Commenter  J’apprécie          34
David3868
  22 avril 2021
Une référence... et un plaisir d'y retourner. D'une grande modernité, la pensée et l'autobiographie d'un homme d'exception. Un guide pour apprendre à penser, le témoignage d'une époque particulière, l'éclairage de tout une oeuvre et un philosophie à part entière.
Commenter  J’apprécie          00


Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Philo pour tous

Jostein Gaarder fut au hit-parade des écrits philosophiques rendus accessibles au plus grand nombre avec un livre paru en 1995. Lequel?

Les Mystères de la patience
Le Monde de Sophie
Maya
Vita brevis

10 questions
396 lecteurs ont répondu
Thèmes : spiritualité , philosophieCréer un quiz sur ce livre