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EAN : 9782603025222
128 pages
Delachaux et Niestlé (01/10/2017)
3.42/5   19 notes
Résumé :
Qui n'a pas un jour pesté face à un objet trépassant quelques jours seulement après la fin de la garantie ? Acheter, acheter, encore acheter…Et à peine achetées, voilà qu'il faut déjà remplacer nos petites emplettes, vite démodées, vite cassées.
Nous sommes les victimes de la pub, des industriels, de la pression sociale : tout s'intensifie, nous détournant des choses essentielles de la vie…Sans parler des conséquences désastreuses sur la planète ! Réchauffem... >Voir plus
Que lire après Mais pourquoi j'ai acheté tout ça !?Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Voici un petit livre très sympa et très instructif qui aborde l'un des grands enjeux environnementaux actuels : la surconsommation.... ou comment en venir à bout.

Avec humour et sérieux, l'auteur Elise Rousseau, journaliste et auteur d'ouvrages sur le thème de l'environnement, de la biodiversité et des animaux domestiques, nous présente ce fléau pour la planète, auquel nous participons tous de près ou de loin. Mais qui, heureusement, n'est pas une fatalité.

Tout commence avec une radio qui lâche alors qu'elle est encore quasiment neuve, une garantie dépassée de 10 jours, l'obligation de racheter du neuf "car cela coûte moins cher que de faire réparer"... Cela continue avec la grosse envie de s'acheter le dernier smartphone à la mode (alors que le nôtre fonctionne toujours très bien) et sur lequel nous perdons des heures à installer des applications que nous n'utiliserons jamais mais qui pompent, ça c'est sûr, une énergie folle... C'est la dernière paire de chaussures à la mode qu'il me faut ab-so-lu-ment car ce sont les SOLDES !... Et c'est toute une prise de conscience qui s'amorce pour la narratrice de ce livre graphique.

Avons-nous vraiment besoin de toutes ces choses pour être heureux ?

Bien évidemment que non. Mais la pression sociale est telle, le système de consommation est tel, que l'on capitule. La publicité, totalement omniprésente, entraîne la frustration de ne pas posséder. Peur de ne pas être "comme les autres", peur d'être qualifié de "has been", angoisse de l'avenir car forcément, un jour où l'autre, ce que l'on possède sera dépassé... Bref, tout nous pousse à acheter toujours plus, souvent des choses inutiles, même lorsque l'on n'en a pas les moyens. En un mot : on surconsomme car pour nous, bonheur = possession. Et le plus grave : on tue à petit feu notre planète car la surconsommation entraîne un dérèglement de la planète, générant une extinction massive des espèces animales et végétales.

Après cet état de fait, l'auteur, à travers des personnages rigolos mais symboliques, part à la rencontre de ceux qui luttent pour améliorer notre consommation : entreprises du BTP, agriculteurs bio, associations de consommateurs... avant de terminer par une série d'actions à faire chez nous. Elle rappelle également, à l'aide de la philosophie, que se désintoxiquer de cette frénésie de consommation, c'est revenir à des valeurs plus simples et plus profondes. A retrouver une sérénité qui rime avec bonheur, le vrai celui-là.

En fait, sous des airs rigolos, cet ouvrage aborde de nombreuses questions essentielles à notre vie future qui, pour ma part, m'ont un peu angoissée ! Je ne suis pas meilleure qu'une autre côté consommation, ni pire. L'auteur est sûrement une écolo convaincue et à ce titre, elle défend vigoureusement ses idées. Je pourrais lui rétorquer que la société (et les moyens financiers de chacun) ne nous facilitent pas toujours la tâche pour être en adéquation avec des principes que je partage avec elle.

Cela étant dit, c'est un livre qui a le mérite de dire des vérités et de nous alarmer. En le refermant, on se dit qu'effectivement le bonheur n'est pas dans une énième paire de chaussures ou un nouveau téléphone. Bon, ça, je le savais depuis longtemps ...
Il serait plutôt dans un livre.

Côté graphisme, textes et dessins se marient très bien : on a d'un côté des encarts explicatifs avec des définitions et nombreuses informations, et de l'autre des petites planches dessinées qui nous permettent de suivre les aventures de notre narratrice. La lecture est aisée et sympathique.

A lire pour se recentrer sur l'essentiel, et surtout avec nos enfants qui se font bouffer par la pub.

Tiens, je vais le laisser traîner sur la table de salon quelques temps...
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Lecture sympathique que ce "mais pourquoi j'ai acheté tout cela".
On est sur une BD mettant en scène l'auteur , une poule très drôle qui défend l'écologie , un monstre vert symbole de la surconsommation et un lapin avec la corde au cou, traduisant l'obsolescence programmée. Au milieu des planches , on a des données sur la réalité de notre monde , nos habitudes, nos travers , l'écologie...
Exemple : Notre empreinte écologique : c'est la pression exercée par l'homme sur la nature, du fait de sa consommation, de son mode de vie. le calcul permet d'évaluer la surface productive nécessaire dont on a besoin pour ses ressources mais aussi pour 'absorption des déchets : Pour un américain moyen , c'est cinq planètes...

Alors quand tu lis ce livre , si parfois tu t'auto-congratules parce que toi aussi tu vas acheter ton fromage chez le paysan local, tu culpabilises quand même souvent parce que tu es loin des critères du bien vivre qui sont édités ici. En gros , il faut vivre comme un zadiste : tu as une hutte en paille , tu fais pousser tes légumes , tu troques ,tu bricoles, t'es anti système, tu t'habilles avec les fringues que t'as eu à 18 ans et pour les bijoux, un bon vieux collier de nouilles fera l'affaire. de toutes les façons, si "t'es cool ", t'attireras les mecs ou les filles... :)

Beaucoup de choses dites dans ce livre coulent de bons sens : moins consommer, mieux s'alimenter, privilégier les filières courtes, couper avec les modes imposées...

La partie sur l'obsolescence programmée est sympa, cette propension des entreprises à programmer la mort de leur produit . Apple vient d'être mis en cause sur ce point d'ailleurs , peu surprenant pour une marque qui fonde son business sur tout ce que dézingue le livre .

Alors, on aurait aimé un peu plus de nuances, un peu moins de" boboïsme" que le lambda ne peut se permettre (moi aussi, je veux bien des légumes tordus, mais je n'ai pas toujours le temps d'aller à leur rencontre), un peu moins de poncifs comme " ceci , c'est bien , ça c'est mal". Une petite étude sur l'impact des mesures préconisées sur l'emploi n'eut pas été de trop.
Mais on a aimé la vision globale d'une société qui se meurt dans la consommation, les saloperies que sont les portables , la supercherie consumériste des fêtes inventées ou détournées, les nombreux liens vers des assos qui se battent au quotidien, l'humour ...
Un livre à mettre entre toutes les mains, à commencer par celles des ados s'ils arrivent à lâcher leur putain de portable...
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Cette bande dessinée pédagogique a, comme son sous titre "Stop à la surconsommation" l'indique, pour but de faire réfléchir aux conséquences et aux raisons de nos comportements en matière d'achat. Les conséquences sur l'environnement de la production d'objets de consommation sont assez bien connues par tous et toutes, maintenant. Ce sont les comportements qui paraissent les plus difficiles à changer pour modifier ces conséquences.On commence à avoir connaissance de nouveaux modes de consommation liés à l'idée de modération, de partage et de don. Cela répond à une réflexion sur l'organisation de notre société et notre rapport aux autres : privilégier l'être à l'avoir. Chaque idée (concept) est présentée du point de vue économique, sociologique, philosophique, psychologique dans un texte dont la complexité conviendra plutôt aux élèves de troisième/lycée ou aux enseignant·es, surtout pour une lecture intégrale. Les planches dessinées intercalées illustrent les idées présentées. Des conseils pratiques permettent aux lecteurs-lectrices de mettre en oeuvre les bonnes pratiques pour une nouvelle organisation économique.
La professeuse documentaliste
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Cette bande dessinée pédagogique a, comme son sous titre "Stop à la surconsommation" l'indique, pour but de faire réfléchir aux conséquences et aux raisons de nos comportements en matière d'achat. Les conséquences sur l'environnement de la production d'objets de consommation sont assez bien connues par tous et toutes, maintenant. Ce sont les comportements qui paraissent les plus difficiles à changer pour modifier ces conséquences.On commence à avoir connaissance de nouveaux modes de consommation liés à l'idée de modération, de partage et de don. Cela répond à une réflexion sur l'organisation de notre société et notre rapport aux autres : privilégier l'être à l'avoir. Chaque idée (concept) est présentée du point de vue économique, sociologique, philosophique, psychologique dans un texte dont la complexité conviendra plutôt aux élèves de troisième/lycée ou aux enseignant·es, surtout pour une lecture intégrale. Les planches dessinées intercalées illustrent les idées présentées. Des conseils pratiques permettent aux lecteurs-lectrices de mettre en oeuvre les bonnes pratiques pour une nouvelle organisation économique. Cet ouvrage viendra compléter le fonds E3D car peu d'ouvrages accessibles aux élèves abordent ces nouveaux modes de consommation.
La professeuse documentaliste de cdicollegeguisthau
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Un livre à lire, et à relire, autant de fois que nécessaire car, oui, la surconsommation est réellement ancrée dans notre société, et il est difficile d'y échapper, d'y résister.

Parfois je parviens à me poser la question "est-ce que j'en ai vraiment besoin ?", lorsqu'une envie d'achat se présente à moi. Mais ça ne fonctionne pas à tous les coups : ça dépend du moment, ou du type de produits. Soyons honnêtes, j'ai du mal à me raisonner quand il s'agit de livres, par exemple.
Lire cet ouvrage m'a donc permis de réactiver ce questionnement dans mon cerveau, qui me semble essentiel pour ne pas se faire engloutir par le monstre capitaliste.

Mais il m'a aussi remis les idées en place sur d'autres sujets, car le problème n'est pas seulement de trop consommer... il faut aussi apprendre à mieux consommer. Ce que j'essaie de faire, mais il n'est pas aisé de toujours garder le cap. Il est plus simple de se laisser porter, que de résister.

Pourtant, nous le savons bien, il vaut mieux vivre les choses que les posséder. Être et non avoir, c'est bien là la clé pour vivre de véritables moments de joie.

Et ce n'est qu'en reprenant les bases d'une consommation responsable que nous respecterons réellement la planète que nous habitons.
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
Parmi les problèmes d'alimentation, la surpêche est l'un des plus gravissimes. Une espèce de poisson sur 3 est menacée d'extinction ! Tiens, voilà justement Charles. C'est un ancien marin pêcheur en pêche durable, reconverti dans la protection de l'environnement et notamment de la mer.
- Salut Charles ! C'est vrai que la surpêche appauvrit la biodiversité marine ?
- Bien sûr ! Les nouvelles technologies de pêche, l'augmentation de la puissance des moteurs, l'utilisation de sonars, ont décuplé les possibilités de pêcher plus. Or, la pêche, ce n'est pas l'agriculture. C'est de la cueillette, on prélève dans un milieu naturel. Le poisson, on ne peut pas le faire 'pousser'. On a trop exploité la ressource... De plus, on rend cette protéine indisponible à des populations qui en ont plus besoin que nous, comme les Africains de l'ouest... Certains poissons, de plus en plus rares, sont devenus trop chers [pour eux].
- Alors que faire pour manger du poisson 'durable' ? Ça semble compliqué !
- Ça l'est. L'idéal, ce serait de savoir à qui on achète son poisson. Mais c'est impossible si on n'habite pas en bord de mer. En gros, tu peux manger des huîtres, des moules, des anchois, des sardines, des maquereaux, des crustacés de casier... [...] Quant aux poissons d'élevage... Pour produire du saumon d'élevage, par exemple, il faut lui donner à manger du poisson que l'on pêche ! CELA NE RESOUT DONC PAS LE PROBLEME !
(p. 68-69)
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Notre idée n'est pas de revenir en arrière, mais de s'inspirer de ce qui se faisait avant, en terme de solidité, pour faire encore mieux grâce aux progrès actuels.
Coupler les bonnes pratiques du passé à la technologie du futur ! [...]
Pour les plus jeunes, la crise économique, sociale et écologique, c'est très sérieux. On a l'impression de foncer dans le mur, et le désir de changer de voie est très fort.
C'est vrai que c'est super anxiogène...
Or, il existe plein de solutions. Par exemple, le prêt. Au lieu d'acheter une perceuse, on se la prête entre voisins.
Les sites de troc, d'échanges de services, de prêts gratuits, de covoiturage, se développent et fonctionnent de mieux en mieux !
(p. 76)
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Selon des études, nous rions de moins en moins ! 19 minutes en 1939, 6 minutes en 1983 et moins d'une minute aujourd'hui... De plus, nous ferions aussi de moins en moins l'amour, les jeunes générations étant moins actives que leurs aînés.
Les nouvelles technologies ne seraient pas pour rien dans cet état de fait : trop occupés par nos objets et nos écrans, vivant une vie virtuelle, nous manquons de temps... Et désirer quelqu'un, c'est plus compliqué que désirer un smartphone ?
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Finalement [...] ma mémé avait raison. Les grands-parents, ils réparaient, ils faisaient attention à tout. C'était des écolos, en fait.
Je me rappelle, ma mémé, la génération soixante-huitarde et sa consommation débridée, ça l'énervait. Elle appelait ça le gaspillage !
- Nous, on a connu la guerre. On comprend pas ça, tout ce gaspillage. Si vous aviez eu faim, vous ne gaspilleriez rien...

[ dessins ]
-> meuble réalisé par l'oncle Robert en 1885, toujours debout
-> chaussons : 8 ans d'usage, à peine râpés
-> pendule : 45 ans de bons et loyaux services
-> frigo : il a duré au moins 25 ans...
-> vase en grès garanti incassable

En fait, c'était logique, mais on avait l'impression qu'ils étaient ringards.
GASPILLAGE, GASPILLAGE ! On voyait pas le problème parce qu'il y avait une impression d'abondance.

(p. 10)
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L'obsolescence programmée, à l'origine, c'est le fait d'inciter les gens à remplacer un appareil qui fonctionne par un autre plus moderne, avec encore plus de possibilités, ou plus à la mode.
Mais on est allé plus loin avec la non-durabilité planifiée : au moment même de créer le produit, on le conçoit de sorte qu'il ne puisse durer longtemps, afin de nous en faire racheter un autre. Bien que quelques lois molles tentent d'empêcher ces pratiques, elles continuent d'avoir la vie belle...
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Vidéo de Elise Rousseau
Découverte d'un atelier qui a ouvert il y a quelques mois seulement à Auray (dans le Morbihan)... Trois auteurs de BD aux styles très différents se cotoîent dans cet espace de co-working où Quentin Carudel et Philippe Beaugey sont allés se promener.
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