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ISBN : 281450522X
Éditeur : publie.net (01/01/1900)

Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Ce serait le deuil, mais aussi l'envers du deuil. Le deuil qui est aussi l'ouverture d'une enquête, car derrière celui qui vient de partir, une vie tout entière se dessine, dont nous étions absents. On connaît Martine Rousseau comme fondatrice avec Olivier Houdart du blog Langue Sauce Piquante, dans lequel les correcteurs du journal Le Monde nous initient à tant de secrets de la langue. Ici, elle l'affronte pour elle-même. Texte semé ou troué de photographies d'arch... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
brigetoun
  21 octobre 2011

Description de la mort du père (pendant la canicule), des conséquences, démarches.... au plus près. Et cette épreuve qu'est la dispersion des objets de la vie de nos parents (et les pans de cette vie que nous découvrons, ou voyons soudain avec leurs yeux). Non sans la trace d'égoïsme, d'auto-défense contre la vue, l'odeur.. de son vieillissement, qui nous est pente naturelle, mais assumée presque inconsciemment, ce qui est sans doute sain et laisse toute la place à la douleur de cette fin. Un ton froid, presque journalistique, un peu raisonneur, mais des poèmes qui s'intercalent et disent. Une chaleur, humanité qui se nie, qui vient peu à peu avec les souvenirs attachés aux objets (et sur les photos sépias qui ponctuent le livre, les gens sont beaux) et la redécouverte, le questionnement de la vie de ce père, et de celle des grands parents. Et la poésie, un lyrisme humble qui arrive.
Cette impression est mienne, a peut-être à voir avec mon vécu, ne saurait être un jugement – il appartient à chaque lecteur de ce texte (conseillé) de réagir à sa façon.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
brigetounbrigetoun   21 octobre 2011
Il n’y voyait plus guère, mais comment, comment savoir jusqu’où ? Un soir, seule chez nous, je tente de marcher en fermant à plein les yeux pour ne plus qu’entre un halo de lampe, se diriger alors comme on peut, une légère ivresse qui fait à peine tanguer pour retrouver l’origine de son pas incertain, mais jamais il n’avait la plainte du presque aveugle, juste l’équilibre, instable. Son corps ? il chavire.
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brigetounbrigetoun   21 octobre 2011
Ça y est, je crois qu’ils ont compris, silence, je suis ailleurs, du côté des corps qui se transforment, pourrissent, se dégonflent, qu’on me laisse tranquille. Je veux cuver ta mort.
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brigetounbrigetoun   21 octobre 2011
clochard discret, cassé,
les mains rougies de bière
et les passants que tu croisais
faisant ce qu’il savent le mieux – passer
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brigetounbrigetoun   21 octobre 2011
Onze heures, il n’avait même pas pu arriver à celle du déjeuner. Je ne sais plus si on l’avait trouvé dans son lit, ou par terre, ou affalé comme une voile sur une chaise. L’avais-je demandé d’ailleurs  ? C’était l’aide ménagère que j’avais envoyée voir ce qui se passait.
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brigetounbrigetoun   21 octobre 2011
Les jours entre mon retour à Paris et ton enterrement m’avaient été un soin de coton qu’on étire.
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