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ISBN : 9791091365413
Éditeur : Le Realgar (01/03/2017)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 4 notes)
Résumé :
« Cela appelle, je ne sais pas d’où mais cela appelle, d’une voix sourde, lointaine, masquée, c’est peut-être une rumeur qui vient de l’océan, ramenée par les vagues sur ce rivage désert où je me tiens en alerte, sur le qui-vive et comme habité par la houle, une certaine façon de tanguer dans la langue et même un certain goût pour le naufrage, j’aime à imaginer que je dois ma survie à cette chose précaire et fragile, un morceau de bois déchiqueté, un mot brisé auque... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Ilfioredelmale
  30 janvier 2018
J'ai lu ce livre dans le cadre de masse critique, je remercie donc les éditions le Réalgar et Babelio.
Je n'ai malheureusement pas pu être charmé par l'oeuvre. C'était la première fois que je lisais un livre de ce genre, et peut-être est-ce à cause de mes goûts littéraires, de mon âge et du fait que ce soit ma première fois, que je n'ai pas su l'apprécier.
J'étais rapidement noyée au cours de la lecture. Je n'ai rien compris, ou ressenti...à part de l'incompréhension justement.
Les mots s'enchaînaient vite. C'est réussi pour le coup, le titre est bien trouvé. La phrase erre énormément. On passait d'un thème à un autre, d'une situation à une autre, ainsi de suite, sans répit, en une seule phrase ponctuée de virgule qui ne m'a pas permis de voir où l'auteur voulait en venir, ni ce qu'il voulait dire, ou faire partager.
La lumière ne jaillissait pas non plus pour les allégories, mais j'ai pu, après avoir bien réfléchi, prendre note à certaines parties, des allitérations et des assonances.
Ce qui est regrettable, car j'ai l'immense sensation d'être passée totalement à côté d'un ouvrage d'environ une cinquantaine de pages à papier doux, de bonne facture, agrémentées de dessins à certaines parties, que je n'ai là, aussi, pas pu décrypter, comprendre ou même voir ce qu'ils représentaient. J'ai apprécié la couverture et son grain, ainsi que l'espacement des mots et des lignes du livre.
Cependant, les pages 10, 14 et 15 ont un problème de police et de style, la mise en page est agressive pour les yeux, différente du reste du livre. Je suppose que c'est une erreur.
J'essaierai de relire à une autre période de ma vie, peut-être que je comprendrai mieux cette fois-ci...Surtout pour les thèmes philosophiques concernant l'innommable de la matière et du réel et les parties où l'auteur semblait s'amuser parfois à rajouter du surréel.
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ChryseiaVonSourde
  19 mars 2017
Faire un récit (roman, prose poétique, peu importe) qui ne soit qu'une longue phrase, c'est un passage presque imposé pour un auteur contemporain. de James Joyce jusqu'à Ali Zamir (auteur de l'envoûtant Anguille sous roche), nombreux sont ceux qui s'y sont frottés, avec plus ou moins de bonheur. Pourquoi un tel exercice de style? Pour traduire la pensée comme elle va. Comme elle coule. Un texte fluide, bondissant d'écueil en écueil, remuant, tourbillonnant, se perdant parfois — en apparence du moins — pour mieux retrouver son fil conducteur ténu et cependant présent, voilà ce que propose La phrase errante d'Alain Roussel (du même auteur, j'ai présenté déjà le Labyrinthe du singe). Certains passages le disent, qui semblent une mise en abîme de cette démarche littéraire:
"… mots dispersés d'une écriture devenue folle et qui donne l'impression de n'avoir ni commencement ni fin, pas linéaire, non, mais spatiale, avec une profondeur, des mots côte à côte et les uns derrière les autres à des distances incroyables, en salves continues, proposant au regard de multiples itinéraires, avec des boucles et des spirales dans la voie lactée …"
La suite sur mon blog !
Lien : https://litteraemeae.wordpre..
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larubriquedolivia
  16 février 2018
Dans cet ouvrage, les mots se suivent et s'enchaînent très vite, la phrase est vibrante et vivante et file pages après pages en une impression d'infini. le champ lexical dominant est celui de la mer et ce texte contient différentes figures de styles comme par exemple les allitérations.
De plus, quelques dessins de Sandra Sanseverino s'ajoutent au filament de cette très longue phrase. En effet, ce long monologue est construit d'une seule et unique phrase comme si l'auteur faisait éclore sa pensée jusqu'à son tarissement. Ce livre est donc original et j'en ai apprécié la musicalité du texte, l'humour et son aspect poétique.
Ainsi, Alain Roussel, jongle avec les mots et les mots dansent sous sa plume poétique en passant par le réel, le surnaturel, l'imaginaire, les souvenirs d'enfance, la philosophie, des références littéraires (Rimbaud et les illuminations...), les proses poétiques...
Voici un de mes passages préférés :
- , voulant y croire encore et pour cela scrutant les encoignures dans l'espoir d'y voir s'ouvrir une bouche et d'entendre le murmure du monde, la poésie enfin, en source fraîche, suintant goutte à goutte par d'invisibles brisures, mais rien ne vient, même si j'entends au loin comme des chuchotements à peine audibles qui filtrent sous la porte ouvrant sur un long couloir dont seule une médiocrité accablante peut nous donner à croire qu'il donne sur une salle de bains alors que,
Je vous invite à vous laisser emporter par la singularité de "La phrase errante" , l'errance de la phrase transcrite à la manière d'un long poème, où la sonorité des mots a son importance, tourbillonnant sous la plume de l'auteur !
Lien : http://larubriquedolivia.ove..
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Etsisite
  26 février 2018
Cinquante pages, une phrase : la pensée et les mots divaguent, errent et s'interrogent sur eux-mêmes, sur leur source et leur signification… ou plutôt leur mystère,vs'en vont du côté des souvenirs, pour revenir auprès des objets familiers qu'ils réinventent.
De l'un à l'autre et de l'autre à l'un, toujours en mouvement.
Et moi lectrice, j'ai lu lentement, j'ai pris le temps de savourer. En y croisant André Breton, j'ai pensé à l'écriture automatique. J'ai relu cette phrase, encore, pour mieux m'en imprégner. Et je me suis étonnée, encore et toujours, de ce que certains livres ne soient pas davantage reconnus et mis en avant !
Merci à Babelio (Masse critique) et aux éditions le Réalgar pour ce livre !
Lien : https://etsisite.wordpress.c..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
larubriquedolivialarubriquedolivia   26 janvier 2018
le silence qu'on assassine, à qui l'on veut arracher l'être en le considérant d'une manière toute négative comme une absence de sons, alors qu'il a, dans l'inaudible, ses propres articulations, et qu'il se nuance, engendrant des émotions diverses
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EtsisiteEtsisite   26 février 2018
(…) je peux courtiser les choses par la parole, tenter des flirts impossibles, élever vers elles un chant vibrant et mélancolique, tel un troubadour en mal d’amour vers sa Dame absente, elles ne répondent pas à mes sollicitations et s’enferment dans un silence sans appel qui pourrait faire de moi un amoureux transi si je n’avais une grande capacité à réinventer le réel et à rêver, dans le sommeil et dans l’éveil, à jouer ainsi avec l’apparence des choses en alliant l’humour et l’insolence, aussi vrai qu’à l’instant même je fuis à toute allure dans mon appartement poursuivi par un saucisson sec à la musculature grise et patibulaire, avec des bourrelets (…)
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EtsisiteEtsisite   26 février 2018
(…) je sentais intuitivement que quelque chose d’essentiel m’échappait, (…) que chaque chose, dans ce qu’elle pouvait avoir de plus intime, était innommable, les réverbères, les amarres, les bateaux, le quai, la fraîcheur de l’air, le pont, les phares des rares voitures qui passaient à proximité, les façades des maisons un peu à l’écart que l’obscurité rendaient mystérieuses, que j’étais moi-même innommable, marchant dans la nuit innommable, me demandant ce que je faisais là, mon innommable carnet à la main, celle-ci, avec ses doigts, tout aussi innommables, dans mon combat désespéré à vouloir malgré tout nommer l’innommable (…)
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EtsisiteEtsisite   26 février 2018
(…) la phrase m’entraîne avec elle au fil d’un courant puissant auquel je ne peux résister, c’est parti de presque rien, le murmure d’une source, un mince filet d’eau chuintant dans la rocaille, à peine audible, puis cela a dévalé les pentes en cascades, ce tumulte abyssale dans la langue, avant de s’élargir dans la vallée, avec ces rivières qui s’y jettent, la mémoire et l’imaginaire se mêlant à la voix obscures des choses pour parler en une seule phrase qui me prends à rebours et m’entraine (…)
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IlfioredelmaleIlfioredelmale   30 janvier 2018
Il y a dans chaque figure du réel, ce que l'on connait, ce que l'on ne connait pas encore et ce qu'on ne connaîtra jamais.
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Video de Alain Roussel (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alain Roussel
Interview d'Alain Roussel (http://www.editions-apogee.com/auteurs-1/r-1/alain-roussel.html) par Michel Ogier (2 avril 2015) à propos de son dernier livre paru tout récemment aux Éditions Apogée : le Labyrinthe du Singe http://www.editions-apogee.com/labyrinthe-du-singe-le.html Autre titre d'Alain Roussel publié chez Apogée : Chemin des équinoxes (2012) http://www.editions-apogee.com/chemin-des-equinoxes.html Notre site : http://www.editions-apogee.com/ Abonnez-vous ici pour visionner nos futures vidéos : https://www.youtube.com/channel/UC_kKh3XLssOCE7RUGFDGmyA?view_as=public
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