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Émile Copfermann (Préfacier, etc.)
ISBN : 2012789137
Éditeur : Hachette Littératures (20/05/1998)
Résumé :
Rescapé du camp de Buchenwald, David Rousset présente les camps de la mort comme le produit d'une industrie, reposant sur une logique absurde, qui ne prendra fin qu'avec l'arrivée des Alliés. Écrit pendant sa convalescence, il s'agit d'un ouvrage de référence sur cette sombre période de l'histoire.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Yassleo
  21 décembre 2015
Qu'apporte l'univers concentrationnaire de David Rousset de plus sur les camps de concentration que nous ignorons? Ou que tous les autres récits sur le même thème ne nous apprennent déjà? Rien.
Probablement la raison pour laquelle l'ouvrage est aujourd'hui méconnu malgré ce prix Renaudot obtenu en 1946, qui récompensait alors un récit précurseur car un des premiers paru après-guerre, écrit à chaud, et qui relate la triste réalité des camps.
Il n'a qu'une seule tare mais de taille: avoir été effacé et relégué au second plan par la parution du prestigieux témoignage de Primo Levi l'année suivante.
Et il a malheureusement la malchance d'être aujourd'hui noyé dans la masse de ces multiples romans, essais, récits sur le nazisme parus depuis les 70 dernières années.
Pourtant il me paraît indispensable de ne pas l'enterrer définitivement, de le remettre sur le devant de la scène. Ne serait-ce que par souci de mémoire et de respect pour son auteur.
Rousset a connu les camps de l'intérieur, témoin impuissant de la détermination nazie à exterminer et déshumaniser, et retranscrit ici la redoutable industrie et machine de destruction que sont les camps.
Sans colère. Sans haine. Sans animosité ni ressentiment.
Simplement un regard résigné, certes parfois ironique devant l'absurdité de cette magistrale organisation mécanique, comparée tout au long du récit à l'univers d'Ubu et de Kafka, mais étonnament toujours sans malveillance.
Ecrit quelques mois après sa libération, ce récit semble un exutoire à ce trop-plein de silence emmagasiné pendant deux ans. Et un besoin de transmission aux générations futures afin que le pire ne se reproduise pas. Un devoir de mémoire.
Ok ce n'est pas de la grande littérature, le style est parfois lourd, difficile à suivre ponctuellement, mais qu'importe.
Comme devant tout témoignage des horreurs de la guerre, le respect et l'humilité s'imposent.
Toujours une belle leçon d'humanité et de courage que ces rescapés.
Une nécessaire pierre à cet édifice de la tolérance si instable en ces temps-ci.
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sylvain1975
  23 septembre 2013
Un retour sur l'indicible, qui happe le lecteur et l'entraîne dans un voyage aux confins de l'inhumanité. le témoignage est d'une concision clinique, ne s'embarrassant d'aucune fioriture et figeant à jamais l'horreur des camps, brandi comme un avertissement sans frais aux générations futures, alors que se relèvent aux quatre coins du monde les démons de la peste brune.
"Ceux qui ne connaissent pas leur histoire s'exposent à ce qu'elle recommence."
(Elie Wiesel)
Lien : http://territoirescritiques...
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
douziemedouzieme   28 août 2007
"Silhouettes noires et menues à la lisière du plateau, courbées sous les rafales de neige qui les ensevelissent et les découvrent tour à tour, des portent, traînent, poussent des caisses, des tonneaux, des brouettes de merde. La merde est pompée dans de grands bassins et répandue sur les jardins des S.S., à quatre cent mètres de là. Le chemin est un étroit sentier raboteux et gelé, là où les pieds dérapent. Les muscles sont tendus de fatigue. Les visages et les mains brûlent de froid. Les Vorarbeiter aboient et cognent. Sans répit, déportées par les bourrasques, les colonnes se croisent douze heures de rang." (pp. 18-19)
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YassleoYassleo   20 décembre 2015
Le peuple des camps, c'est un monde à la Céline avec des hantises kafkéennes.
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Video de David Rousset (3) Voir plusAjouter une vidéo

David Rousset
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