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ISBN : 2738103537
Éditeur : Odile Jacob (17/01/1996)

Note moyenne : 3/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Que se passe-t-il entre un psychanalyste et son patient ? Qu'est-ce que cette relation a de particulier ? Pourquoi, dans des cas trop nombreux la cure ne procure-t-elle aucun bienfait ? Pourquoi, bien souvent, est-elle le théâtre de détériorations persistantes ? " François Roustang excelle dans ce texte très polémique. " (Corinne Ehrenberg, Esprit.) " François Roustang : un hérétique particulièrement astucieux, des essais toujours surprenants et excitants pour l'esp... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
colimasson
  18 avril 2016
François défend maintenant l'hypnose comme il défendait sans doute hier la psychanalyse. Comme un enfant qui croit ne pouvoir aimer une chose qu'à condition d'en détester une autre. Persuadé de ne pouvoir aimer le nouveau jouet qu'à condition d'avoir saccagé le vieil ami.

Deux arguments majeurs sont énoncés :
- Pour l'hypnose : On revendique sa capacité à dépasser l'aporie de la représentation de l'affect, par définition indicible. C'est recevable.
- Contre la psychanalyse : On dénonce son origine mythologique freudienne. Parce que Freud maîtrisait trop l'art de la rhétorique (François ne peut pas en dire autant), on en arrive à dire qu'il faut réduire la psychanalyse à une construction intellectuelle, donc sans valeur. François n'a sans doute jamais lu « Contre la méthode » de Feyerabend : il saurait que même les constructions scientifiques les plus rigoureuses en apparence sont établies sur du vent. François n'a sans doute jamais lu « L'Ethique » de Spinoza : il saurait que la réduction de la philosophie à la seule démarche déductive a engendré l'incomplétude de notre philosophie ontologique. François dénonce chez Freud ce qu'il essaie lui-même de mettre au point. Certes, ça peut faire rire un paranoïaque. Mais pas moi.

Voilà bien un livre qui veut détruire l'idole (Freud) pour prendre sa place. François a peur des idoles, ça se comprend, il rêverait peut-être d'en devenir une. Ceux qui n'ont pas peur des idoles ont plus de chance que lui : ils peuvent s'intéresser à la fois à l'hypnose et à la psychanalyse sans se sentir obligé d'établir une fausse distinction entre ces deux disciplines.
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Bruno_Cm
  26 avril 2018
Je ne pensais pas du tout lire ce que je l'ai lu au moment où je dépensais les quelques euros pour acheter ce livre. Je pense que je m'en serais abstenu, ou l'aurait acheté en seconde main.
Parce que non, vous n'allez pas parvenir à faire rire un paranoïaque avec cet ouvrage. Non, non, non.
Le titre est plus que trompeur. Il ne concerne que quelques pages et encore.
Il s'agit surtout d'un livre théorique, intellectuel, polémique autour de la psychanalyse classique et de la psychanalyste des suiveurs, peureux. Roustang, certes avec son intelligence et sa verve, et sa poésie, s'affronte, s'aborde, saborde quelques-un des grands concepts ou tente serait-on dire de les sauver. A coup d'acceptation que la psychanalyse ne serait qu'une mythologie. Mais les mythologies ça a son intérêt, nous dit-il. Freud n'a pas arrêt de brouiller les concepts pour qu'ils soient toujours insaisissable, c'est mieux pour gouverner. Freud, Freud, Freud, j'avais pas envie de lire des trucs sur lui, moi.
Roustang critique surtout les suiveurs, à vrai dire, parce qu'il reconnaît vraiment un intérêt à cette psychanalyse, mais il veut lui redonner un souffle, et peut-être le souffle plus antérieur et ancien de l'hypnose. de l'imaginaire, l'imagination qu'il conseille de substituer au terme trop ambivalent, polyvalent d'inconscient (surtout quand il est utilisé comme substantif).
Roustang veut qu'on permette par la cure de permettre une réouverture au vivant, que la vie recoule à nouveau, elle le fait toujours, mais d'une façon qui soit acceptable, acceptée par l'analysant. Et nul espoir de tout comprendre, de tout saisir, c'est évidemment ce qui reste incompréhensible et insaisissable qui est la vie elle-même. Ou pas.
Ah oui, j'oubliais, ce livre est une addition d'articles ou de conférences à destination des "pros", et si vous n'êtes pas du sérail vous n'allez plus ou moins rien comprendre. Et ce livre vous tombera clairement des mains. Bref, c'est un livre d'entre-soi qui ne fera pas vraiment réfléchir grand monde, ni infléchir grand monde. Il va surtout confirmer ce que vous aviez déjà envie de croire, et que vous continuerez sans doute à croire. Si vous aimez Roustang vous lui trouverez des vertus, des excuses ou aurez envie de complimenter ses talents. Si vous n'aimez pas Roustang vous le trouverez incomplet, pompeux, verbeux, peut-être à côté de la plaque.
Perso, j'ai aimé tous les livres précédents de cet auteur et donc j'en ai un a priori positif.
Bref, ce livre j'ai peiné grave pour le lire, comme je le disais je n'avais pas envie de lire ça, le titre est trompeur, et au final je ne pense pas avoir appris grand chose, alors que ça sonne tellement intelligent.
Quelque chose qui sonne intelligent et qui donne l'impression qu'on n'apprend rien, c'est quand même terrible....
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Citations et extraits (178) Voir plus Ajouter une citation
colimassoncolimasson   24 juin 2018
Ils ont vu, et leur regard, définitivement, a été modifié. Le cours de leur vie, fleuve sortant de son lit sous la violence d’un séisme, ne retrouvera plus les vallées d’autrefois. Un instant qui courbe l’histoire. Jamais plus. Désormais. La nouveauté. Le radicalement autre. Eblouissement d’un soleil insupportable ou bien vertige au bord d’un abîme, Dieu, la mort. Brusquerie d’un commencement qui réduit le passé à l’inconsistance d’un tas de broutilles. Les traits épars de l’avenir prennent leur place, limaille sous l’effet d’un formidable aimant. Une route qui redresse les courbes et les détours, des échos se répondent parmi les accidents et les monstres, une harmonie des aspérités. Le sens parcourt la diversité naguère insignifiante. Pascal : joie, pleurs de joie, et plus tard, tout accepté jusqu’à l’eau bénite. Maître Eckhart créant le monde, pas seulement avec Dieu, mais ainsi que Dieu lui-même. Jean de la Croix : miens sont les cieux, mienne la terre. Plus rien qui échappe, plus rien au-dehors, plus rien d’étranger ou d’étrange.
[…] Où avez-vous vu le définitif et le plus jamais, sinon celui qui dévorerait de son feu les multiples visages et les multiples faces ?
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colimassoncolimasson   09 mai 2016
Les symptômes sont utiles voire nécessaires ; ils ont été forgés savamment pour préserver un quelque chose auquel le patient est attaché, accroché, collé, et qu’il ne veut pas lâcher. Tout se passe comme si la souffrance liée aux symptômes était son bien le plus précieux, comme si en la perdant il devait renoncer à son identité, comme si finalement sa souffrance, sa façon propre de souffrir, était sa forme d’existence singulière, sa seule richesse.
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colimassoncolimasson   05 mai 2016
Freud a utilisé, le sachant ou ne le sachant pas, […] des processus d’exposition qui font régresser sa syntaxe vers les langues primitives dominées par la parataxe. [Par exemple dans La Science des Rêves], les répétitions de mots, à l’intérieur d’un paragraphe ou d’une série de paragraphes, se faisait selon un certain nombre de règles strictes qui sont à l’œuvre dans les langues anciennes, entre autres le grec ou l’hébreu. […] Comme si le fondateur de la psychanalyse, contraint de parler de l’indicible s’était laissé aller à inventer ou à redécouvrir quelque chose qui caractérise la langue à l’heure de sa naissance.
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colimassoncolimasson   17 avril 2018
Ce qu’on peut modifier, c’est le rapport de cette souffrance au monde de la représentation. Elle n’est souffrance que parce qu’elle tente de se représenter à elle-même et donc aux autres ; si elle se détourne du miroir, la souffrance se change en force. […] L’affect dans son auto-affection n’a plus besoin de la représentation ni pour lui-même ni pour les autres. Il est sorti du théâtre où il se complaisait.
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Bruno_CmBruno_Cm   09 avril 2018
Comment serait-il possible de le faire rire de lui-même, si en mineur nous produisions les mêmes manières de nous défendre ? Nous avons l'air de nager dans un tel océan de certitudes concernant notre métier, sa pratique et ses théories que l'on ne voit pas par quelle fracture pourrait s'introduire le rire sur nous-mêmes. Pour que nous soyons capables de transmettre cette forme de rire, nous devons accepter un premier impératif qui pourrait se formuler ainsi : mettre en incertitude toute affirmation théorique. Le psychanalyste ou psychiatre ou psychothérapeute qui tiendrait quelque chose pour définitivement assuré dans l'ordre de la construction intellectuelle ne pourrait que faire le jeu du paranoïaque.
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