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ISBN : 2226391924
Éditeur : Albin Michel (28/12/2016)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 84 notes)
Résumé :
1993, Justine a 25 ans et rêve d’une grande histoire d’amour. Une nuit d’ivresse, elle rencontre deux frères, Alex et Nicolas, et tombe éperdument amoureuse d’Alex. Mais vingt ans plus tard, elle est mariée à Nicolas. Ils ont deux enfants et vivent un bonheur tranquille, jusqu’au jour où Nicolas est licencié et tout se détraque.
Comment un couple peut-il résister à l’adversité du temps ? Au chômage? À l’âpreté et à la matérialité de la vie ? Sans concession e... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (53) Voir plus Ajouter une critique
Ydamelc
  16 décembre 2016
Je suis bien contente que Babelio ait pensé à moi pour découvrir ce livre en avant première !
Je les remercie, ainsi que les éditions Albin Michel.
Je suis heureuse, parce que ce roman m'a beaucoup plu !
L'immersion au sein de la famille que composent Justine et Nicolas est très aisée.
Il est assez naturel de s'identifier à au moins l'un des personnages.
J'aime particulièrement cela dans mes lectures. Me sentir concernée, un peu comme si j'étais prise en otage par le déroulement de l'histoire.
Les événements qui se produisent sont d'actualités, font état de notre société.
C'est le quotidien de nombreux français.
Réaliste et criant de vérité.
Justine et Nicolas sont mariés et parents de 2 grands enfants, lorsque monsieur perd son emploi à l'aube de ses 50 ans.
Il ne réalise pas tout de suite, l'impact que ce bouleversement aura sur sa vie et celle de sa famille, de ses proches.
Tout ce dont on rêvait, c'est l'histoire d'une descente aux enfers, d'un combat aussi...
Un combat face à la conjoncture actuelle,
un combat face au regard des autres,
contre l'image que l'on renvoie,
contre soi,
surtout,
la baisse de l'estime et de la confiance en soi....
Comment surmonter une telle épreuve ?
Comment faire face quand on est confronté à cette situation ? Qu'on ne se sent plus utile à rien ?
Où trouver la force d'avancer et de conserver le peu qu'il nous reste ?
L'essentiel, sans aucune doute,d'ailleurs...
François Roux nous immerge au sein de cette famille, assez commune et nous plonge dans leur quotidien semé de doutes, de questionnements, de découragements, mais aussi d'espoir, d'envie... tout cela avec brio.
J'ai combattu avec lui,
j'ai tenté de comprendre et d'épauler avec elle,
j'ai soutenu et me suis révoltée aussi,
exprimé mes idées et balancé mes 4 vérités !
Et je me suis surtout posé de nombreuses questions... sur ma vie, mes à priori, mes convictions, ma situation, mes envies...
et... sur MA vie, oui... Ce qu'elle est et ce que j'ai envie d'en faire.
Vous l'aurez compris, ce roman m'a un peu secouée...
Je vous invite à le découvrir dès sa sortie, le 04 janvier 2017.
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Commenter  J’apprécie          533
domisylzen
  16 octobre 2017
Tout ce dont ils rêvaient et pourtant le bonheur de ce couple n'est pas au rendez-vous.
Justine en quête du grand amour rencontre Alex. Mais pour Alex, Justine n'est qu'une passade, une fille de plus. Par défaut, elle finira par se mettre en couple avec Nicolas, frère de. Nicolas est l'opposé, droit, serein, travailleur, sûr de lui.
Le père de Justine est du genre vieux con aigri par la société, les parents des frangins sont morts dans un accident d'avion. Nicolas se sent coupable, il a tout géré.
La vie de ce couple va basculer le jour où Nicolas perd son emploi de directeur financier. Toute cette jolie façade va s'écrouler pour révéler les traumatismes liés à l'enfance.
Je ne connais pas les personnages de l'histoire mais immanquablement ils nous entourent, on connaît tous des Nicolas, des Justine et tous les autres.
Un roman qui sonne vrai par tous les événements qui servent de toile de fond : mai 1968, l'attentat de Charlie Hebdo, les restructurations industrielles … Mais surtout ce couple qui n'est qu'un exemple de ce que bien d'autres traversent.
La famille qui sert de havre de paix se déchire, se réconcilie, s'oppose, se rapproche ou s'éloigne.
La plume de François Roux dépeint à merveille cette histoire, nous pousse à découvrir la suite, malheureusement nous sommes en terrain connu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          481
Eve-Yeshe
  27 avril 2017
Au travers de l'histoire d'une famille parisienne, bien contemporaine, l'auteur nous parle des plaies de notre époque : le couple, le chômage, les enfants qui grandissent, la famille…
On a un couple étrange, Justine ayant épousé Nicolas alors qu'elle était tombée amoureuse de son frère, Alex, lors de sa période alcool, boîtes de nuit, sexe à tout crin. Un couple où a priori tout va bien, l'argent entre à flots, l'appartement douillet… les enfants poussent bien, le dernier étant hyperactif sans que cela semble trop perturber tout le monde.
Mais, une ombre surgit sur ce tableau idyllique, un peu trop nombriliste : le chômage brutal de Nicolas qui se fait licencier, pour cause de doublon et trop vieux (49 ans), par un jeune homme dont les dents rayent le parquet ; du jour au lendemain il se sent devenir inutile alors que sa femme Justine est surchargée de travail.
Le personnage de Justine est intéressant : son père, Joseph, hyper autoritaire, pervers, et frontiste, (qui se dit artiste mais vit aux crochets de sa femme qu'il traite comme une servante), l'a rabaissée durant toute son enfance et adolescence, ce qui a provoqué bien sûr une estime de soi au ras de pâquerettes, qu'elle va tenter de sublimer par des études d'infirmière psy (pour fuir au plus vite la maison familiale) et reprendre des études de psychologie pour s'occuper de… personnes atteintes d'addictions diverses. Ce que j'appelle « le syndrome de Mère Térésa ».
« Contrairement à Joseph, Justine voulait être utile, donner du sens à ses actions et, pour y arriver, il n'y avait pas meilleur chemin à ses yeux que de s'engager dans une activité à caractère médical. » P 80
Le chômage va mettre en évidence ce qui était latent dans leur couple, les non-dits, les vieilles jalousies, les culpabilités enfouies ; de ce fait, la communication va devenir de plus en plus difficile.
Une mention spéciale pour le pseudo stage de réinsertion bidon, oups, pardon, on parle de « outplacement » !!!! avec son cortège de winners, killer… « vous n'êtes pas licencié, vous êtes sorti de l'entreprise. Vous n'êtes pas en recherche d'emploi, vous êtes en repositionnement professionnel »
François Roux décrit très bien la société urbaine actuelle, son nombrilisme, ses valeurs bien peu affirmées, enfermée dans métro boulot dodo et qui ne voit pas la détresse des laissés pour compte, des campagnes.
J'ai bien aimé, même si elle est souvent insupportable, le personnage d'Adèle, la fille de Justine car elle s'engage, elle ne reste pas passive devant l'évolution de la société (crise de la banque HSBC, attentat de Charlie Hebdo, la marche où on voyait trôner des dictateurs…), sans tomber dans la violence.
J'ai passé un bon moment avec ce livre mais j'ai moins accroché qu'avec le précédent de l'auteur : « le bonheur national brut », probablement car il parlait des années 80 donc plus proche de ma « jeunesse », avec un idéal politique alors que celui-ci m'a irritée par son côté autocentré, mais aussi désenchanté, branché fric et subissant sans espoir. Ceux qui ont un travail deviennent addicts et ne comptent plus leurs heures et les autres se sentent inutiles et perdent toute confiance en eux.
Une fracture entre deux mondes qui est le reflet de notre société et fait réfléchir… forcément on se sent responsable quelque part… « tout ce dont on rêvait », le titre sied à merveille….

Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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jeunejane
  12 décembre 2016
"Tout ce dont on rêvait", le titre du roman sauf que Justine, mon personnage préféré, ne rêvait à rien.
On la rencontre jeune tout à fait perdue dans les désillusions, détruite par un père négatif à son égard, loser, révolté. Elle vit une vie débridée, dégoûtée par les hommes, et elle rencontre Nicolas, le frère de celui qu'elle convoitait.
Ils se marient, ont deux enfants. Nicolas dirige un service financier dans un palace, Justine est infirmière en psychiatrie.
Elle veut se rendre aussi utile que son père a été inutile.
Justine montre une face extérieure rassurante et cache une face intérieure tourmentée.
C'est un personnage étonnant.
Je ne dévoile pas la suite, ce serait gâcher le plaisir du lecteur.
J'ai beaucoup apprécié le style de l'auteur qui analyse en profondeur les personnages et la société dans laquelle ils évoluent .
J'ai par exemple beaucoup aimé la scène où Justine se rend à une réunion de l'extrême droite avec son père pour observer l'auditoire. C'est plein d'empathie pour ces personnes déçues par la société .
François Roux n'est jamais ennuyeux même quand il aborde les conversations politiques à travers la bouche de Joseph, le grand-père, et Adèle, la petite-fille.
Il est très réaliste, il me semble.
Je remercie Babelio et les éditions Albin Michel pour m'avoir permis de découvrir l'auteur et son livre.
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carre
  13 avril 2017
Après "Le bonheur national brut", François Roux continue d'ausculter des personnages lambda confrontés à la violence de notre époque (la crise de 2008 jusqu'aux attentats commis contre Charlie Hebdo en toile de fond). Ici un couple, Justine et son mari Nicolas tout les deux solidement installés socialement qui voit son équilibre menacé par la perte d'emploi de Nicolas à l'approche de ces 50 ans. Si les sujets abordés font écho à nos angoisses, notamment sur le chômage et tout les traumatismes que celui-ci engendre, le livre perd de sa force lorsque François Roux s'intéresse à la déliquescence du couple, le désir et la routine qui s'installe fatalement dans une relation au long cours. L'autre défaut majeur vient du regard pas forcément empathique pour ces personnages. Bien en deçà de son précédent roman pour ma part.
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Les critiques presse (1)
Lexpress   30 janvier 2017
François Roux dresse un portrait sensible de la France actuelle.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
QueLireQueLire   12 février 2017
Le plus pénible maintenant, c'était d'être seul chez soi, tout le temps, à ne rien faire ou presque. L'appartement était devenu son ennemi, sans cesse il semblait désigner Nicolas et le convier à admettre qu'il n'aurait jamais dû se trouver là, en cet endroit, à cette heure, sur cette chaise, dans ce fauteuil, sur ce lit, affalé devant cet ordinateur ou télévision. Les déjeuners par exemple, qui constituaient une transition naturelle, un sas légitime dans la journée bien remplie de n'importe quel travailleur, stigmatisaient pour lui l'infinie lenteur d'heures passées sans aucun projet, sans aucune perspective, la répétition ininterrompue d'une même vacuité, un mitan douloureux où la moitié de la journée était encore à affronter alors que l'autre moitié venait à peine de péniblement se conclure.
+ Lire la suite
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domisylzendomisylzen   23 septembre 2017
Justine, tu sais combien de personnes sont nées dans les dernières vingt-quatre heures ? Deux cent quarante-quatre mille. Notre planète héberge exactement deux cent quarante-quatre mille personnes supplémentaires par jour. Deux cent quarante-quatre mille personnes qu'il va falloir nourrir, habiller, divertir, équiper assez rapidement de smartphones, de laptops et de tablettes, et donc pour lesquelles il va falloir abattre toujours plus de forêts, mettre en culture toujours plus de nouvelle terres, déséquilibrer toujours plus sauvagement l'économie et le sous-sol de pays déjà pas mal amochés par le démantèlement de leur ressources minières. C'est ça la grande théorie du capitalisme. Toujours plus.
+ Lire la suite
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jeunejanejeunejane   12 décembre 2016
Comme vous n'êtes jamais arrivé à rien, ça vous ennuie que les autres arrivent à quelque chose. C'est même ce que vous détestez le plus chez eux, il me semble. Et pire encore chez vos enfants. Vous êtes maladivement jaloux de tout.
En fait, je crois que vous n'êtes pas méchant, Joseph, vous êtes juste un raté malheureux et aussi un raté très seul.
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Myriam3Myriam3   10 décembre 2016
Au fond, c'était une intelligence imbécile, se disait Justine quand elle en avait assez de se battre. En tout état de cause, une intelligence stérile qui n'avait pour seul but que d'écraser les gens et de les spolier de leur capacité à réfléchir et à comprendre. Il n'y avait rien de bon dans cette intelligence-là, elle ne voulait rien engendrer hormis la haine et la discorde. Impossible de l'ébranler, impossible de la faire reculer, c'était un bloc inaltérable et la seule chose envisageable était de s'y casser les dents.
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YdamelcYdamelc   11 décembre 2016
Et puis arriva la fin du mois de juillet, et, avec elle, le temps des vacances. Ce mot révulsait Nicolas, il le renvoyait à son étymologie : vacance, à l'origine, ne signifiait pas autre chose qu'être sans. Sans, Nicolas l'était depuis trop longtemps. Sans travail, sans joie, sans désir. Inutile d'adjoindre le moindre vide à un vide déjà considérable.
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Videos de François Roux (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de François Roux
Dans les années 90, Justine, vingt-cinq ans, rêve d?une grande histoire d?amour. Elle tombe éperdument amoureuse d?Alex, mais vingt ans plus tard, c?est avec son frère, Nicolas, qu?on la retrouve mariée et mère de deux enfants. Elle vit un bonheur tranquille, jusqu?au jour où Nicolas est licencié et plonge irrémédiablement. Le talent de François Roux est de s?emparer de l?histoire immédiate et d?en faire le récit, au plus près de la réalité sociale, affective et politique. Après le bonheur national brut, fresque virtuose des années Mitterrand, il poursuit la chronique de notre époque, minée par le chômage et les compromis idéologiques, avec une lucidité et une sensibilité de grand romancier. du mariage pour tous à la tuerie de Charlie-Hebdo, le portrait sans concession de notre société à travers l?histoire, la chute et la rédemption d?un trio amoureux.
http://www.albin-michel.fr/ouvrages/tout-ce-dont-on-revait-9782226391926
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