AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
>

Critique de April-the-seven


April-the-seven
  15 février 2016
Le Dernier Royaume, ou la saga hautement addictive qui me donne toujours l'impression de trouver le monde moderne beaucoup trop ennuyeux… Dans ce troisième opus, on sombre de plus en plus dans un univers dangereux et on ne peut pas dire que l'auteur rallonge l'histoire inutilement. Chaque chapitre a son importance, chaque information est un élément qui vient ajouter sa pierre à l'édifice. C'est un énorme et retentissant coup de coeur !

Les choses ont beaucoup changé depuis le tout premier tome. Les actions de Jonas ont eu des répercussions dramatiques, mais lui ont permis, à lui et à Magnus, d'être témoins de phénomènes magiques. Les garçons le savent désormais, les Quatre Soeurs existent bel et bien et les desseins du roi Gaius ne sont pas dénués de sens. du côté de Cléo, il se pourrait qu'elle ait une nouvelle alliée, quelqu'un susceptible de lui apporter ce qu'elle a toujours désiré : prendre sa place sur le trône d'Auranos. Lucia peine à maintenir en elle la noirceur de sa magie élémentaire, et dans le Sanctuaire, les manigances vont bon train. Les plans de Mélénia vont-ils se concrétiser, oui ou non ?

Un peu nul, ce résumé, non ? Il est délicat de vous parler de l'histoire sachant qu'elle évolue à toute allure. Mais qu'est-ce que j'ai aimé ça ! C'était comme de se retrouver dans l'oeil du cyclone. le monde part en vrille tout autour de moi et j'y assiste, en simple spectatrice.

Comment vous expliquer à quel point j'ai apprécié, aimé, surkiffé, adoré et raffolé de cette suite ? Les mots me manquent encore à ce stade, mais bon sang… Quelle tuerie ! Je suis passée par un maelstrom de sensations, et je n'ai pas été déçue du voyage. Ce qui fait la force du Dernier Royaume, c'est le tempérament de ses personnages et les choix qui en découlent. C'est la complexité de ce qui les lie et les conséquences de leurs actes qui se répercutent toujours ailleurs, d'une manière ou d'une autre.

Ce que j'aime dans cette saga, c'est qu'aucune situation ne reste figée, tout peut arriver. Morgan Rhodes ne craint pas de démolir des faits qui paraissent immuables, et d'en faire quelque chose de totalement différent. Il faut s'attendre à tout, ne jamais penser qu'elle se repose sur ses lauriers. Car il y a toujours un événement inattendu en préparation.

Chaque personnage mène ses propres croisades. Leurs desseins et leurs rêves sont différents, mais tous tendent vers un but commun et proprement égoïste : mettre la main sur les Quatre Soeurs, s'approprier leur pouvoir.

Le roi Gaius... Ralala, celui-là si je le tenais, il passerait un sale quart d'heure ! J'ai envie de le voir souffrir et périr de façon très, très lente. Je souhaite tellement qu'il ait les deux pieds dans la tombe (ou ses membres éparpillés aux quatre coins de Mytica), qu'à chaque fois qu'il obtient ce qu'il veut, je sens la colère enfler en moi comme une vague. C'est épidermique, je peux plus le sentir, ce bonhomme. Néanmoins, j'adore le haïr et entretenir ma colère à son égard. Il est passé maître dans l'art de la manipulation.

Et il n'est pas le seul ! Il y en a qui se montrent si froids, si profondément mauvais, qu'on se demande comment le désir de conquête peut constituer un leitmotiv suffisant ! Certains personnages jouent sur deux tableaux, rendant l'intrigue encore plus corsée. Les plus malveillants ne sont pas toujours ceux que l'on croit, néanmoins. Il faut bien garder cela en tête lorsque l'on lit ce livre.

De nouveaux protagonistes font leur entrée dans cet univers impitoyable. Ils posent leurs pions et les avancent, en attendant patiemment leur tour (ou pas !). le lecteur oscille donc entre curiosité et méfiance. C'est un éternel jeu des devinettes. Plus l'intrigue avance, plus les objectifs de chacun se dévoilent. C'est le moment de choisir son camp. La limite entre le bien et le mal, l'égoïsme et la cause noble se mélangent. Rien n'est tout blanc ou tout noir et sortir son épingle du jeu n'a rien d'une promenade de santé.

Les alliances se font et se défont, la quête magique est au coeur de tout. Hélas, les enjeux sont tellement grands qu'il n'est pas encore évident à ce stade de poser ses pronostics. Mais quelque part, c'est très agréable de se laisser porter sans chercher à savoir ce qui nous attend dans la scène suivante. Car quoi que l'on s'imagine, Morgan Rhodes trouvera toujours le moyen de nous surprendre. D'une manière ou d'une autre.

Des liens particuliers se créent entre certains personnages. Stratégie ? Amitié ? Ou prémices d'une histoire d'amour ? Je n'ai toujours pas découvert la vérité, toujours est-il que c'est follement amusant de se poser la question et de s'imaginer les futurs possibles.

Je me demande comment l'auteur parvient à s'y retrouver. Il se passe énormément de choses dans ce tome. Les révélations et les enchaînements d'action rendent tout cela tortueux et compliqué, sans que ce soit incompréhensible pour autant, bien au contraire.

Le maître mot dans le Ralliement des ténèbres : manipulation. Ne faites confiance à personne, méfiez-vous de tout le monde sans exception ! Si vous essayez de coller une étiquette aux personnages trop rapidement, vous risquez de vous casser les dents ! Personnellement, je pensais avoir compris beaucoup de choses, je me suis fait balader comme une amatrice. Maintenant, l'idée est de savoir qui va réussir à sortir vivant de tout cela…

En résumé, c'est un immense coup de coeur ! Des retournements de situation en veux-tu en voilà, j'en avais le tournis. Morgan Rhodes joue de nombreuses cartes et cette fabuleuse épopée est rondement bien menée. Les personnages d'aujourd'hui n'ont plus rien à voir avec les petits poussins sortis du nid dans Les Cendres d'Auranos. Un délice !

Lien : http://april-the-seven.weebl..
Commenter  J’apprécie          20



Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Ont apprécié cette critique (2)voir plus