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Yves Beauchemin (Préfacier, etc.)
ISBN : 2877061973
Éditeur : Editions de Fallois (21/09/1994)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 68 notes)
Résumé :
Gabrielle Roy sort à peine de l'école quand elle obtient son premier poste d'enseignante, à Cardinal, au Manitoba. C'est en 1929, elle a 20 ans et quelques semaines d'expérience comme suppléante.
C'est à partir de cette expérience fondamentale que l'auteure de Bonheur d'occasion a écrit Ces enfants de ma vie, des récits qui ont toutes les apparences du "vrai", même si Gabrielle Roy y a en fait mêlé les époques et les lieux pour ne garder que l'essentiel, les ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
clairejeanne
  03 novembre 2014
Prix du Gouverneur général du Canada (1977)
Dans ce très beau livre, l'auteure de "Bonheur d'occasion" et de "Rue Deschambault" nous emmène dans sa classe à Saint-Boniface, Manitoba, Canada. Avant d'écrire, elle fut institutrice quelques années et se souvient là d'enfants qui l'ont marquée. D'une écriture soignée et fluide, dans un très beau français, un peu à l'ancienne, elle raconte ces moments attendrissants de contact avec les tout-petits qui viennent à l'école pour la première fois; ou ces enfants qui s'attachent à elle et veulent lui faire de beaux cadeaux pour Noël mais qui bien souvent, sont issus de familles trop pauvres ou très nombreuses. Il y a ceux qu'il faut littéralement apprivoiser, celui qui a la voix la plus pure, l'élève trop rudoyé à la maison à qui un professeur attentif peut redonner confiance. Nommée ensuite dans une école de village où elle assure l'enseignement dans les huit niveaux, G. Roy raconte les arrivées du matin après des heures de marche, les départs du soir de tous ces enfants qui habitent des fermes lointaines; elle n'a pas sa pareille pour voir dans une personne si jeune soit-elle ce qu'il s'y passe, ne surtout pas la heurter, la blesser; et garder l'objectif qu'une solide instruction pourra les faire changer de condition, leur permettre d'accéder à une vie moins dure. Nous aurions tous aimé être de ses élèves, de "ces enfants de sa vie" comme elle dit, avoir auprès de nous le temps d'une année scolaire une telle maîtresse, compétente et d'une infinie bienveillance.
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sylire
  29 octobre 2012
Ces enfants de ma vie : C'est le premier que j'ai lu et c'est aussi mon préféré. Gabrielle Roy nous raconte ses souvenirs de toute jeune institutrice. Elle a enseigné successivement dans des petits villages ruraux perdus au fin fond des vastes plaines canadiennes et dans la banlieue d'une ville peuplée d'émigrés d'origines différentes.
Le livre est composé de six récits, chacun centré sur un enfant. Ces portraits sont à la fois pleins de fraîcheur et d'humanité. A l'époque où Gabrielle Roy enseignait (entre 1930 et 1937), la population souffrait de pauvreté. Gabrielle Roy était très sensible à cette misère, ayant vécu une période de précarité dans sa propre famille.
Elle nous livre ses doutes et interrogations de toute jeune institutrice, soucieuse d'appliquer la meilleure pédagogie possible. Par ailleurs, elle n'hésite pas à rencontrer les familles, se déplaçant jusqu'à leurs maisons parfois éloignées de l'école, traversant des paysages qui font penser à ceux de "la petite maison dans la prairie" (j'adore !)
J'ai vraiment aimé son écriture. Chaque mot est choisi avec soin, les portraits sont bien construits, bref j'ai passé un très bon moment avec ces enfants.
Lien : http://sylire.over-blog.com/..
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Moan
  02 mai 2012
J'ai découvert ce livre dans une sympathique petite librairie de Montréal.
Au départ c'est le sujet qui m'a attiré. Une enseignante raconte sa première année avec ses élèves dans un petit village du Manitoba. Et j'ai été envoûtée par l'écriture de Gabrielle Roy.
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Malice
  09 septembre 2012
Nouvelles qu'elle a écrite quand elle était une très jeune institutrice au Manitoba.Elle retrace le portrait d'enfants ses élèves.Ses débuts d'institutrice, elle était douce et attentionnée surtout envers les plus pauvres.Son écriture est très classique. Elle est reconnue comme l'une des auteurs les plus importante dans la littérature canadienne du vingtième siècle. Dommage qu'elle soit méconnue en France. Et l'on trouve difficilement ses livres. Ses nouvelles dans "Ces enfants de ma vie" sont extrêmement touchantes, car elles sont vécues par l'auteur. Ces nouvelles sont des courts récits autobiographiques en quelque sorte. Quoiqu'elle y met beaucoup de poésie dans ces courts textes.
Mes nouvelles préférées de ce recueil sont : L'alouette avec Nil
Nil est un petit ukrainiens, un petit génie à la voix d'or. Ces chansons ukrainiennes émerveillent, distraient, enchantent son entourage les plus malheureux et en particulier son institutrice.
La dernière nouvelle est particulièrement très belle. de la truite dans l'eau glacée.Cette nouvelle ressemble à un conte, la belle institutrice, l'enfant et le père un véritable ogre. Médéric vient en classe tel un cowboy chapeau et cheval. Il vit avec son père un homme riche, violent, il boit.Sa femme de sang indien la quitté et il s'en remet pas.L'enfant, Médéric, est difficile ne s'intéresse pas à l'instruction. Son seul intérêt est la nature.Se noue une très belle complicité entre l'enfant et l'institutrice pour la beauté des paysages du Manitoba.
Jacques Poulin admire énormement cette romancière canadienne, elle est souvent citée dans ses livres.
Lien : http://livresdemalice.blogsp..
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Klergau
  27 novembre 2017
Un des plus beaux livres de Gabrielle Roy inspiré du temps qu'elle enseignait aux tout-petits. Certaines histoires demeurent dans la mémoire longtemps.
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   11 mai 2013
J’ouvris les yeux. Je me trouvai à regarder dans l’une des
deux lanternes à quatre faces, joliment serties de
baguettes de plomb, qui se faisaient pendants de chaque
côté du traîneau. La vitre assombrie me renvoya le reflet
de mon visage. Il m’apparut flou, gracieux, avec de
lointains yeux qui perçaient la neige en tourbillons et des
cheveux fous qui moussaient. Je ne pouvais en détacher le
regard.
Alors, tout à côté du mien, vint s’inscrire le visage de
Médéric qui s’était rapproché sans se rendre compte que
le verre captait aussi son image. Il se pencha vers moi,
peut-être pour voir si je dormais. Comme je ne bougeais
ni ne parlais, il put me croire sommeillante. Les yeux miclos,
je le surveillai dans la face réfléchissante de la
lanterne où passaient, emportés sur des courants de neige,
nos deux visages brouillés comme en d’anciennes photos
de noces. Puis tout s’éclaircit un moment, et je distinguai
qu’était tendu vers moi le visage de Médéric. Une mèche
de cheveux, envolée de mon bonnet, gonflée d’air, s’éleva,
lui frôla la joue. Immobile, les yeux fixés sur le verre de la
lanterne, je le vis ôter son gant et chercher à capter la
mèche folle. Il fut près de la saisir au vol, mais s’arrêta, la
main en suspens, surpris de lui-même et de son geste. Son
regard me révéla un étonnement infini et une tendresse
douce comme on n’en voit jamais plus dans l’amour
satisfait ni même dans celui qui se reconnaît amour.
Médéric semblait aussi flotter sur des îles de neige, et
j’avais cette curieuse impression que tout ce que je voyais
ne se passait que dans la lanterne, que c’était elle qui
inventait ces jeux auxquels nous ne prenions vraiment
part ni Médéric ni moi. Mais alors elle me montra le
visage de Médéric, défait, puis fermant les yeux dans le
premier effarement du coeur qui lui venait.
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MoanMoan   01 avril 2012
Alors il se campa comme pour résister à du vent, les pieds écartés, la tête projetée en arrière, le regard déjà vif, se transformant sous mes yeux infiniment plus que j'avais pu le voir jusqu'à cette fois-ci --- la première où il chanta à l'école dans la langue de sa mère ---, petit rustique devenu un possédé de musique. Le corps se balançait à un rythme enlevant, les épaules se soulevaient, les yeux lançaient des flammes et un sourire écartait de temps en temps les lèvres un peu charnues, cependant que sa main levée il paraissait nous indiquer au loin dans un geste gracieux quelque joli spectacle, et l'on ne pouvait que suivre le geste et tenter de voir aussi ce qui le mettait en joie. Je ne savais ce qui était le mieux: l'écouter les yeux fermés pour goûter sans être distraite cette délicieuse voix; ou le regarder faire, si vivant, si enjoué, qu'il semblait près de s'élever du sol.
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CielvariableCielvariable   11 mai 2013
Tôt, ce matin-là, me parvinrent des cris d'enfant que les hauts plafonds et les murs résonnants amplifiaient. J'allai sur le seuil de ma classe. Du fond du corridor s'en venait à l'allure d'un navire une forte femme traînant par la main un petit garçon hurlant. Tout minuscule auprès d'elle, il parvenait néanmoins par moments à s'arc-bouter et, en tirant de toutes ses forces, à freiner un peu leur avance. Elle, alors, l'empoignait plus solidement, le soulevait de terre et l'emportait un bon coup encore. Et elle riait de le voir malgré tout si difficile à manœuvrer. Ils arrivèrent à l'entrée de ma classe où je les attendais et m'efforçant d'avoir l'air sereine.
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CielvariableCielvariable   11 mai 2013
La mère, dans un lourd accent flamand, me présenta son fils, Roger Verhaegen, cinq ans et demi, bon petit garçon très doux, très docile, quand il le voulait bien - hein Roger ! - cependant que, d'une secousse, elle tâchait de le faire taire. J'avais déjà quelque expérience des mères, des enfants, et me demandai si celle-ci, forte comme elle pouvait en avoir l'air, n'en était pas moins du genre à se décharger sur les autres de son manque d'autorité, sans doute tous les jours menacé :"Attends, toi d'aller à l'école, pour te faire dompter."
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JondellesJondelles   16 mai 2012
ces six nouvelles nous apportent un personnage différent, un élève surprenant et on se laisse entraîner dans ce souci permanent de l'enseignante vers ce petit élève particulier. L'écriture est belle, pleine de tendresse.
comme j'aurai voulu avoir un tel souci de moi par mes enseignants.
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