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ISBN : 207070873X
Éditeur : Gallimard (20/02/1987)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Le narrateur, Etienne, est celui qui reste à la propriété familiale, laissant la " brillante carrière " à son frère Olivier.
Celui qui va de soi et dont le bagage pèse le poids de tout ce qu'il n'a pas fait : il ne s'est pas marié et n'a pas eu d'enfants, il n'a pas voyagé, il n'a pas écrit. C'est pourtant à ce spectateur de passage encore adolescent qu'un jour d'été, sur une plage de la Conche, s'attache le jeune Stefan Stein. Il est alors l'ami imprévu : pl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Bruno_Cm
  05 juillet 2015
J'aime presque tout dans ce livre court, mais dense.
Les thèmes de l'amitié, de l'identité, des racines, de l'attachement... C'est traité sobrement, sans mièvrerie, avec justesse, on passe d'un moment à l'autre, d'un personnage à l'autre dans un entrelacement narratif fin.
Je me suis attaché au narrateur, qui vit sa vie avec une impression de si peu, d'être si peu... et pourtant la certitude d'avoir une place à part dans la vie de l'autre personnage principal du livre, Stefan. Dont la vie est pleine de tout ou de rien, d'ailleurs. Un contraste saisissant et la question de comprendre en quoi se retrouvent ces deux opposés est une question bien intéressante.
Le style est sobre, mais bien imagé sans trop de détails, un fort pouvoir d'évocation.
J'ai apprécié un certain emploi de la ponctuation, là encore rien n'est spectaculaire, mais en finesse. Les virgules ou pas de virgules, le temps suspendu ou non. le temps suspendu ou non.
Le temps passé avec ce livre m'a plu, ça c'est sûr.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Bruno_CmBruno_Cm   05 juillet 2015
La cheminée de la bibliothèque est dure à allumer. Même avec du bois très sec, elle fume un bon moment, avant de prendre vraiment. Je reste chaque fois, bêtement, à secouer les bûches avec les pincettes, à tisonner l'absence de tisons. Comme toujours, maladroit, inutile. Le feu prend sans moi. Je me suis agité pour rien. J'ai simplement les yeux qui pleurent, à ne plus savoir si c'est tristesse, ou bien fumée.
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coco4649coco4649   19 septembre 2016
« Qu'est-ce que vous faites ici ? » demande Hardy.
« On pêche. »
« Qui vous a autorisé à pêcher ? » demande Laurel.
« Je ne savais pas… »
«Quand on t'adresse la parole, il n'est pas poli de
me répondre assis », dit Hardy.
« Debout ! » dit Laurel.
[…]
« La prochaine fois que tu voudras pêcher, dit
Hardy, tu viendras me demander l'autorisation, à
moi. »
« Mais je ne sais pas où vous habitez ! »
« Aucune importance, dit Hardy. De toute façon,
je ne te donnerai pas l'autorisation. »
« Pourquoi ? »
«Parce que c'est une rivière allemande pleine de
poissons allemands il n'est pas permis à un juif de
pêcher », dit Hardy…

p.62-63
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Bruno_CmBruno_Cm   05 juillet 2015
" [...] Je me dis que si j'ai une impression si sournoise de découragement, de désespoir, c'est parce que mon corps est découragé, que mes poumons désespèrent de jamais plus se remplir librement d'air, que mon coeur est comme un vieux moteur qui tousse, et que ce que je pense du monde n'a pas plus de valeur que l'image qu'en donnent des jumelles aux lentilles salies et embuées."
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Bruno_CmBruno_Cm   04 juillet 2015
Lui, il était plus que jamais le loup solitaire des bandes dessinées de son enfance, Lone Wolf le justicier de l'Ouest. Il n'avait pourtant pas envie de mordre, et aucun ressentiment généralisé. Il aurait seulement aimé voir les nazis écrasés. Il vit, aux Actualités, Daladier sur les Champs-Elysées, acclamé pour avoir à Munich signé avec Hitler un accord qui livrait la Tchécoslovaquie à l'Allemagne. "Savoir très précisément qui on hait, me dira-t-il plus tard, laisse une grande ressource de bienveillance - ou d'indifférence."
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Bruno_CmBruno_Cm   04 juillet 2015
En me regardant comme il le fait souvent, avec cet oeil objectif du médecin qui examine un malade, Olivier a dit un jour : "Etienne sait garder ses amis : il les choisit absents." La malice est pénétrante. On s'aime plus facilement d'un bout du monde à l'autre que lorsqu'on est, comme disent les gens, "les uns sur les autres".
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