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ISBN : 2841865576
Éditeur : Michalon Editions (01/01/2011)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Octobre 2008. L’auteur apprend que son père est atteint d’une maladie incurable. Selon le pronostic médical, son espérance de vie n’excédera pas six mois. Dévasté par cette nouvelle, il mobilise toutes ses forces pour déjouer la fatalité, espérant un miracle qui pourrait empêcher l’issue fatale. Entre les deux hommes, que tout a longtemps opposé, un dialogue se tisse, les liens se resserrent. Le fils découvre un père insoupçonné.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Cath36
  30 mai 2011
Rien ne nous remet plus en question que la fin de vie d'un proche, en particulier d'un père. C'est un véritable séisme affectif, qui remet tout en question, et détruisant le quotidien bien ancré des habitudes affectives, redonne au doute et à l'incertitude la possibilité de porter sur celui qu'on aime un autre regard. le remord, la culpabilité (due à l'impuissance face à la maladie) et le sentiment de n'avoir pas su communiquer donnent à ces instants une valeur irremplaçable, comme si l'amour avait besoin de cette proximité de la mort et de l'absence définitive pour pouvoir enfin se dire.
C'est tout cela qu'Hugues Royer a su exprimer en peu de mots, avec beaucoup de justesse et de pudeur, cachant ses sentiments profonds sous une apparente maladresse à s'exprimer. Beaucoup d'entre nous y retrouveront une expérience vécue, se souvenant de toutes ces remises en questions que ces moments provoquent, ébranlant jusqu'à ces motivations inconscientes qui nous permettent de vivre. J'ai beaucoup aimé ce livre, où l'auteur partagé entre la maladie de son père et les rires de ses filles se trouve comme porté par la vie dans son approche de la mort, souffrant et vivant à la fois de cette contradiction. Ce récit est un beau témoignage sur la fin de vie d'un proche.
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gerry29
  16 mai 2011
Ce court récit proposé par Hugues Royer et retraçant l'annonce brutale de la maladie ainsi que les derniers mois de vie de son père est très intimiste. En effet, le lecteur plonge dans des révélations médicale du père de l'auteur et progressivement vit, en même temps que la famille, les derniers mois de combat d'un homme que le cancer n'aura pas épargné.

J'ai été touchée par la façon dont l'auteur met en évidence la combativité de son père face à la maladie. Ce refus de se laisser vaincre, cette détermination de l'esprit quand le corps ne suit plus. Je tiens aussi à souligner la confiance accordée au lecteur par Hugues Royer qui n'hésite pas à expliquer, sans tabou l'affection qui ronge son père.

Les phases d'hospitalisation sont décrites, les premiers traitements par chimiothérapie aussi, ainsi que les effets et réactions physiques du père de l'auteur. Par moment c'est même dérangeant mais c'est la réalité. La déchéance face à la maladie est vraiment palpable et le combat voué à l'échec de cet homme est d'une tristesse immense.

J'ai été troublée lors du dernier paragraphe, lorsque l'auteur "délivre" son père, en lui révélant qu'il est fier de lui et de sa détermination à survivre. le corps ne s'apaise pas tant que l'esprit n'est pas soulagé...

Une fin au goût d'inachevé, c'est ce que j'ai ressentis. J'imagine que l'auteur n'a pas voulu parler de la délivrance de son père dans ce récit et de son décès par pudeur, mais après cette lecture difficile je pensais que l'auteur avait suffisamment investit le lecteur pour lui permettre d'aller au bout.

Ceci est une appréciation personnelle, et je peux bien évidemment comprendre que Hugues Royer ne veuille pas partager avec le lecteur, les derniers moments de son père.

Son père que j'ai beaucoup aimé lors de cette lecture. Cet homme vrai qui se sera battu jusqu'au bout pour ses proches, avec la pudeur si particulière aux hommes.

En résumé, un livre poignant sur la combativité d'un homme, d'une force de la nature face à la maladie. La tristesse, la résignation des proches face à la déchéance physique d'un emblème familial.

Ma note: 8/10
Une lecture à des kilomètres de ce que j'ai pour habitude de lire. Un bel hommage.
Lien : http://gerry.vefblog.net/146..
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Desmaze
  22 mai 2011
Il y a toujours de l'émotion à entrer dans une histoire aussi intime, une relation père-fils sur fond de maladie, de mort qui rôde.
A fortiori quand est soi-même un fils et un père.
Hugues Royer excelle à traquer les souvenirs enfouis, les complicités infimes, les confidences arrêtées sur le seuil de la pudeur.
Pour autant, plusieurs petites choses m'ont gêné et m'ont empêché de prendre un véritable plaisir de lecteur : des incises "people" qui font peut-être partie de l'univers de l'auteur (j'ignorais tout de son statut médiatique
, je l'avoue) mais qui sonnent étrangement dans cette histoire (que diable vient faire Michel Drucker dans cette histoire familiale ?) - des passages d'un réalisme exacerbé qui tuent un peu l'émotion (p86 "Je n'ai pas arrêté de penser à lui, tout en me vidant l'intestin pour me préparer à ma coloscopie").
Ce récit vaut donc essentiellement par l'émotion née de ce combat dans lequel père et fils s'unissent contre la mort mais ne correspond pas à ce que je recherche dans la littérature.
Note 2/5
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mguy
  24 mai 2011
L'auteur de ce livre apprend que son père est atteint d'une maladie très grave. Il va écrire pour l'empêcher de mourir, pour ne pas quitter son père un seul instant. Il évoque les moments d'espérance, mais aussi les moments plus difficiles, où la mort semble l'emporter.
C'est un très beau texte d'un fils à son père, qui sonne juste d'un bout à l'autre. On y retrouve les interrogations de chacun de nous face à la maladie d'un être cher. de plus, ce texte montre bien que la tristesse et le désarroi touchent aussi un adulte, et qu'il est difficile pour un père de famille d'assumer son rôle de père protecteur face à la tristesse.
Enfin, on peut ajouter que ce texte ne tombe jamais dans le pathos exagéré. Il n'en est que plus émouvant.
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l-opulence-de-la-nuit
  31 août 2013
Avec une écriture juste, sans pathos et sans dramaturgie, une question simple. le dilemne de : doit-on laisser partir celui qu'on aime et qui souffre ? Ou voulons-nous, malgré sa douleur, rester auprès de lui jusqu'à son dernier souffle. Dans les deux cas, le mourant et son accompagnateur crient chacun leur douleur. Mais de quel côté faut-il faire basculer la balance ?
Hugues Royer nous livre ici une partie intime de son autobiographie avec grand talent.
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
Cath36Cath36   30 mai 2011
Mon père ne s'est jamais laissé domestiquer dans la cage dorée d'un foyer. Jamais il n'a renoncé à sa liberté. L'appât du profit, l'idée de gagner davantage d'argent et de tout mettre en oeuvre pour ça, ne l'a jamais mobilisé. La liberté est la seule richesse après laquelle il ait couru. J'y vois une forme de sagesse qui se passe de mots. La seule contrainte que la vie lui ait imposée, c'est de devoir quitter son château. Il est en train d'en payer le prix fort.
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Cath36Cath36   30 mai 2011
Même en dehors des cimetières, tout indique que les défunts continuent d'être présents parmi nous. Pas besoin de croire en une vie éternelle. C'est leur travail qui a tracé les routes que nous empruntons, qui a érigé les immeubles que nous habitons. C'est aussi dans leurs livres que nous trouvons parfois refuge.
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Cath36Cath36   30 mai 2011
Je suis resté un moment comme ça, près de lui, en apesanteur. J'ai compris que mon nouveau rôle, c'était ça, l'aider "à monter", à traverser sa peur de mourir, à prendre de la hauteur. Fini le discours de guerre contre la maladie. Ce combat_là était perdu d'avance. Le seul défi, désormais, c'était qu'il fasse la paix avec lui-même. Qu'il parte soulagé.
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gteisseire2gteisseire2   07 avril 2011
« Malgré le balancement de l’autocar, j’écris. Mon bloc-notes sur les genoux, j’écris. J’écris parce que mon père est encore en vie. Pour qu’il ne meure pas. Quand j’écris, je ne me disperse plus. J’exorcise ma peur de le voir disparaître. Je lui insuffle l’énergie des mots dans les veines. Si je le lâche d’une semelle, il pourrait s’endormir dans un irrévocable sommeil. »
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Cath36Cath36   30 mai 2011
Avec toute la morphine qu'il absorbe chaque jour, j'imagine à quel point mon père doit se sentir quelqu'un d'autre. Quand il boit, c'est différent. Il réveille une part de ses frustrations, un courage qui lui manque parfois, il exhume
une colère qu'il n'arrive pas à faire entendre autrement. Quand il boit, ma mère, mes frères et moi détestons l'homme qu'il devient, mais il est encore lui-même.
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Journaliste et biographe des stars, Hugues Royer a notamment publié "Mylène" (Archipoche, 2009) et "Cabrel" (Flammarion, 2010). Il est également l'auteur de ...
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