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EAN : 9782265092532
576 pages
Éditeur : Fleuve Editions (08/09/2011)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 60 notes)
Résumé :
Traduit de l'anglais (Etats-Unis)
par Carinne Chicchereau

16 septembre 1920, un jour d’automne radieux à Manhattan. La prohibition joue ses premiers accords mafieux, les politiciens véreux martèlent les dalles du Congrès en toute impunité, les jeunes filles dansent le swing… Personne ne se doute que cette date marquera l’entrée du mot « terrorisme » dans le vocabulaire américain.
Dans la matinée, le docteur Stratham Younger, revenu d’Eu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
caro64
  30 décembre 2011
Jed Rubenfeld, l'auteur de L'interprétation des meurtres, revient avec un roman mêlant enquête policière et étude psychanalytique, dans lequel on retrouve James Littlemore et, pour notre grand plaisir, Freud lui-même.
New-York, 16 septembre 1920. Une bombe cachée dans une calèche explose en plein coeur de Wall Street à l'heure du déjeuner. L'attentat terroriste fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. Quelques minutes auparavant, le capitaine de police James Littlemore et le docteur Stratham Younger s'étaient rencontrer à quelques centaines de mètres de là, et Younger avait présenté son amie Colette Rousseau – une scientifique française – au capitaine. Au fil des jours, Colette sera la cible de diverses agressions. Est-elle la véritable cible ou n'est-ce là que pur hasard ? Littlemore et Younger vont menés leur enquête pour venir en aide à leur amie. de plus, Colette est venue aux Etats-Unis accompagnée de son petit frère Luc, traumatisé par la Première Guerre Mondiale et les atrocités dont il a été le témoin. Depuis son retour des tranchées, plus aucun son n'est sorti de sa bouche. Pour leur enquête, ils traverseront l'Europe, ce qui les amènera jusqu'à Vienne où ils feront la connaissance Sigmund Freud. Ce dernier les aidera dans leur énigme et tentera d'expliquer le silence de Luc à l'aide de ses théories psychanalytiques.
Jed Rubenfeld fait appel à son sens de l'intrigue, mais aussi aux archives américaines pour décrypter la première attaque terroriste qui ébranla New-York. En effet, les attentats meurtriers de septembre 2001 ne sont pas les premiers qu'aient connus les Etats-Unis. New-york avait déjà été prise pour cible. Tout au long du roman, le lecteur est bousculé, ses théories sont remises en question, il ne sait où donner de la tête. Des enquêtes croisées, des personnages étranges qui font figure de suspect idéaux… Tout est là pour rendre fou le lecteur ! Dans ce nouveau roman (contrairement au précédent) Sigmund Freud ne fait qu'office de consultant.
Vous vous étiez laissés prendre par L'interprétation des meurtres ? Vous ne quitterez pas L'origine du silence jusqu'à avoir tourné la dernière page, même s'il est ( à mon avis) un cran en dessous du précédent…
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JeanPierreV
  31 janvier 2019
16 septembre 1920 : 1er attentat terroriste dont fut victime le peuple américain : 38 morts plus de 200 blessés....à Wallstreet
A partir de ce fait historique avéré, Jef Rubenfeld, a écrit ce roman policier plaisant à lire et instructif, qui permet de voyager des tranchées de 1918 au NewYork des années 20 dans lequel les grattes ciels faisaient 24 étages...., en passant par Vienne, Prague, et de rencontrer Marie Curie et son radium, Freud.
Il a bien sur pris quelques libertés avec L Histoire avec un grand H, et comme les auteurs de cet attentat n'ont jamais été identifiés, il a conçu un roman dans lequel les 4 héros mènent en parallèle 2 enquêtes, une sur l'attentat, et l'autre sur un vol de Radium. 3 héros de roman policier, intelligents, forts, coureurs de jupons....et un gamin ...bien silencieux..
Mais l'essentiel reste à mes yeux les informations sur cet attentat, sur l'atmosphère de l'époque, sur les tensions politiques à la sortie de cette guerre, les relations entre la Russie et les Etats -Unis, sur la guerre de 1914 vue du côté américain, le cynisme des financiers, la montée de la xénophobie, l'éventualité d'une guerre contre le Mexique, la corruption des politiciens américains, le pétrole (déjà) dont les gisements se trouvaient au Mexique et pas encore au Moyen-Orient), la découverte et l'utilisation industrielle du radium, qui préfigure l'ère atomique...
A la fin du livre Jef Rubenfeld nous dit clairement : tel fait est vrai, celui-ci je l'ai arrangé, celui-la je l'ai inventé. Et certains faits mettent à mal les informations historiques que nous connaissions.
Un bon moment de lecture, pour l'amateur d'Histoire contemporaine que je suis
Lien : https://mesbelleslectures.co..
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Marcellina
  04 août 2016
Wouah !
Un livre qui se lit d'une traite, juste entrecoupée de pleins de petites discussions avec mon mari qui l'avait lu juste avant moi ;-)
Un roman super bien documenté qui nous transporte sur les champs de bataille de la première guerre mondiale, en passant par les camions Curie qui offraient aux médecins de guerre une radio instantanée des blessés ; qui nous livre un peu de la théorie de Freud et son profond changement de cap après guerre suite à l'observation de cette maladie dite obusite que les médecins appellent aujourd'hui Stress Post Traumatique ; qui trouve aussi une solution, assez convaincante ma foi, à l'énigme de l'attentat de Wall Street du 16 septembre 1920.
Un récit bien rythmé, riche en rebondissements, truffé de détails précis qui rendent notre visuel de lecteur tellement plus vivant. Des personnages complexes et attachants qui se croisent au fil de leurs histoires et qui croisent L Histoire à travers ses propres figures bien connues.
Une analyse pertinente finalement du terrorisme ou plutôt des terroristes qui ne sont que des marionnettes aux mains de quelques personnages obscures qui tirent les ficelles au détriment du peuple pour plus de richesses, plus de pouvoir…
Et si en 1920, l'or était le nerf de la guerre maintenant, le pétrole et l'uranium notamment sont des matières premières que convoitent à n'importe quel prix ces quelques puissants qui « gouvernent » le monde :-(
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Charlye
  20 septembre 2011
Dans ce roman très dense, l'auteur nous entraîne dans le New York de 1920, où il va nous faire assister à un attentat sanglant, celui du 16 septembre 1920, dans le quartier de Wall Street.
Ce drame va être le point de départ d'une enquête prenante et passionnante qui ne trouvera sa solution qu'à la toute fin du roman.
L'auteur se base sur des faits historiques et politiques réels et y mêle des situations et des personnages fictifs, mais avec un tel brio que l'on n'y voit que du feu et que l'on a du mal à dissocier la réalité de la fiction.
Jed Rubenfeld décrit avec beaucoup de détails, la vie de l'époque, mais également les personnages qui sont d'une incomparable densité. Les descriptions sont fouillées, précises : je n'ai eu aucun mal à me représenter les scènes ou les personnages.
Dans ce roman, se mêlent avec bonheur et intelligence : Histoire, Politique, Romance,Science, et Psychiatrie.
L'Origine du silence est avant tout une enquête policière menée très intelligemment par le capitaine de police James Littlemore qui dans cette période de prohibition, et de corruption, va être confronté à des complots politiques sur fond d'élection présidentielle et de tensions diplomatiques.
L'écrivain nous explique les blessures de ses personnages en nous entrainant dans leur passé, principalement la première guerre mondiale. Il va développer les théories de Freud pour expliquer le mutisme du jeune Luc et certains autres traumatismes de ses personnages. Il va aussi nous entraîner à la rencontre de Marie Curie et nous expliquer la position et les croyances de l'époque à propos du radium.
Je ne vous en dirai pas plus sur cette histoire si ce n'est qu'elle est très bien construite et racontée, pleine de rebondissements et de découvertes (j'ai appris énormément de choses pendant cette lecture)
Je ne peux que vous conseiller de lire ce roman que j'ai adoré.
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danielehoslet
  16 février 2020
Le 16 septembre 1920, une explosion retentit à Wall Street faisant de nombreuses victimes et blessés. Une enquête s'en suit menée par le policier Littlemore. Les Anarchistes sont rapidement accusés. Sur les lieux de l'attentat se trouvent un médecin Stratham Younger, disciple de Freud, ayant participé à la guerre 14-18 en Europe et Colette Rousseau, disciple de Marie Curie venue en Amérique pour une levée de fonds en vue de financer les recherches de Marie Curie. Collette voyage avec son petit frère qui se retranche derrière un mutisme inquiétant depuis un jour de la guerre.
Cette fiction historique prometteuse - il y a effectivement eu un attentat à Wall street le 16 septembre 1920 - m' a beaucoup déçue. le livre se perd dans les tranchées de la guerre 14-18, les recherches de Marie Curie et Sigmond Freud. Ses longues pages auraient pu être réduites des 3/4 sans nuire à l'histoire. L'intérêt pour l'enquête arrive bien trop tard dans le récit. L'origine du Silence avait pourtant été bien accueilli par la critique. J'avais lu l'Interprétation des meurtres, paru antérieurement, du même auteur que j'avais beaucoup apprécié. Comme quoi, c'e n'est pas parce que on aime un auteur que l'on apprécie l'ensemble de son oeuvre sans condition. Mais personne ne peut être au faîte de sa création tout le temps. de son côté, le lecteur a aussi ses préférences. (lu en 2018)
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critiques presse (2)
Lexpress   11 octobre 2011
Jed Rubenfeld joue les aventuriers du genre, associant dans un même élan Conan Doyle et Donald Westlake, le premier pour les déductions pointues, le second pour l'aventure tout risque. Sans se prendre au sérieux. On l'en félicite.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde   09 septembre 2011
Si l'écriture proprement dite de Rubenfeld manque encore de relief, son art de conteur et son approche historique emportent immédiatement l'adhésion. Et l'harmonieuse intégration de tous ces éléments fait de L'Origine du silence un divertissement de grande qualité.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
mandarine43mandarine43   26 octobre 2011
La mort n'est que le commencement ; le plus dur vient après.
Il existe trois manières de vivre en sachant qu'on va mourir un jour - sans céder à la panique. La première consiste à l'oublier : ne pas y penser, faire comme si ça n'existait pas. Voilà ce que font la plupart d'entre nous. La deuxième est son exact opposé : mémento mon. Souviens-toi que tu vas mourir. Garde sans cesse la mort à l'esprit, car la vie prend vraiment son sens dès* lors qu'on sait qu'aujourd'hui est notre dernier jour. La troisième voie est celle de l'acceptation. Celui qui accepte la mort - qui l'accepte pour de bon - ne craint rien, aussi fait-il preuve d'une parfaite équanimité face aux pertes de toute nature. Ces trois stratégies ont une chose en commun : ce sont des mensonges. La panique, au moins, serait une attitude honnête.
Toutefois, il existe une quatrième voie. C'est l'option impossible, celle dont nul ne peut discuter, même pas avec soi-même, dans le calme de ses méditations intérieures. Cette route-là ne nécessite ni oubli, ni mensonge, ni prosternation devant l'autel de la fatalité. Il s'agit juste d'une pulsion.
À midi pile, en ce 16 septembre 1920, les cloches de l'église Trinity se mirent à retentir. Comme si elles étaient montées sur le même ressort, toutes les portes donnant sur Wall Street s'ouvrirent d'un seul coup, déversant un flot d'employés, de messagers, de secrétaires et de dactylos qui partaient profiter de leur précieuse pause déjeuner. Ils s'engouffrèrent dans l'artère, déferlèrent au milieu des voitures pour aller faire la queue devant leur vendeur ambulant préféré, peuplant en un instant le carrefour de Wall Street, Nassau Street et Broad Street que, dans le monde de la finance, on appelait tout simplement «the Corner». Là, s'élevait le bâtiment du Trésor des États-Unis, avec sa façade inspirée des temples grecs, gardé par une statue de bronze à l'effigie de George Washington. À côté, se trouvaient la Bourse de New York, avec ses colonnes blanches, et enfin, la forteresse au dôme de la banque J. P. Morgan.
C'est devant cet établissement que piaffait une vieille jument baie, attachée à une charrette surchargée, recouverte d'une toile grossière, sans cocher, et qui bloquait le passage. Derrière, cornaient des chauffeurs en colère. Un taxi râblé sortit de son automobile en levant les bras pour exprimer un juste courroux, prêt à s'en prendre au conducteur de la charrette, qu'il ne trouva pas. Il fut en revanche intrigué par un étrange bruit assourdi, qui semblait émaner du chargement. Il tendit l'oreille et identifia avec certitude le tic-tac d'une horloge.
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MarcellinaMarcellina   04 août 2016
Il existe trois manières de vivre en sachant qu'on va mourir un jour – sans céder à la panique. La première consiste à l'oublier : ne pas y penser, faire comme si ça n'existait pas. Voilà ce que font la plupart d'entre nous. La deuxième est son exact opposé : memento mori. Souviens-toi que tu vas mourir. Garde sans cesse la mort à l'esprit, car la vie prend vraiment son sens dès lors qu'on sait qu'aujourd'hui est notre dernier jour. La troisième voie est celle de l'acceptation. Celui qui accepte la mort – qui l'accepte pour de bon – ne craint rien, aussi fait-il preuve d'une parfaite équanimité face aux pertes de toute nature. Ces trois stratégies ont une chose en commun : ce sont des mensonges. La panique, au moins, serait une attitude honnête.
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MarcellinaMarcellina   04 août 2016
L'or ne tire pas sa valeur du fait que quelqu'un peut vous l'échanger contre des dollars, capitaine. Le dollar en revanche tire sa valeur du fait que l’État peut vous l'échanger contre de l'or. La véritable valeur du métal jaune est psychologique. Il est précieux parce que les hommes le croient précieux. 
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MarcellinaMarcellina   04 août 2016
Néanmoins, ils se ressemblaient tous. Tous avaient été commis par des hommes jeunes et pauvres, en général d'origine étrangère, membres d'obscurs réseaux internationaux, et partageant une idéologie morbide qui leur faisait presque désirer leur destin funeste. Ces attentats semblaient avoir pour cible toutes les nations occidentales, la civilisation dans son ensemble. Ceux qui les commettaient étaient affublés de bien des dénominations : anarchistes, socialistes, nationalistes, fanatiques, extrémistes, communistes. Mais dans les journaux et dans le discours public, un nom les désignait tous : terroristes.
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genougenou   18 juin 2013
Plongées dans les ténèbres alors qu'il était midi. Il neigeait. Comment était-ce possible ? En quel mois sommes-nous, déjà, s'interrogea Younger ?
Non, pas de la neige : du verre.
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