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EAN : 9782130732747
166 pages
Éditeur : Presses Universitaires de France (17/02/2016)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 6 notes)
Résumé :
La maladie d’Alzheimer est-elle uniquement liée à une altération du cerveau ?
On décrit ici ce que nous en savons, mais aussi ce que l’on nous cache, comme le rôle catalyseur du déterminisme psychologique et du narcissisme, l’inefficacité des médicaments actuels, la contrainte perverse du dogme du maintien à domicile, l’horreur de la prise en charge institutionnelle et les retentissements néfastes sur la vie des familles.
Chez ces patients, le déclin ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
gill
  04 juin 2016
Dans "la vérité sur la maladie d'Alzheimer" ne se cachent pas, comme son titre pourrait le laisser penser, de sulfureuses révélations, ni de sombres machinations, ni même de scandaleux mystères.
Le livre du docteur Rubinstein est un essai, intelligent et accessible, qui se révèle être une balise, un livre référence pour tous.
L'ouvrage est une fine analyse, un état des lieux complet.
Il est étayé par une solide expérience professionnelle et une impressionnante connaissance du sujet.
Il est illustré par de nombreux cas concrets.
Et surtout il est éclairé par l'étonnante aptitude que semble posséder son auteur de considérer avec justesse chaque point de vue concerné, qu'il soit professionnel ou non.
Je viens de refermer la dernière page de ce livre.
Et il me paraît indispensable de le mettre à disposition des collègues qui partagent ma vie professionnelle d'aide médico-psychologique, à Vannes, dans un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes.
Mais peut-être avant vais-je le relire ? ...
Qu'est-ce que la maladie d'Alzheimer ?
C'est une maladie neurodégénérative incurable qui entraîne la destruction irréversible des fonctions mentales et notamment de la mémoire.
C'est une tragédie humaine, médicale, socio-culturelle et économique.
Ce serait la forme la plus fréquente de démence chez l'homme ...
Le livre est passionnant.
Son principal propos est de s'interroger sur la nature de la maladie d'Alzheimer qui, véritable déséquilibre entre déterminisme psychologique et causes physiologiques, projette l'esprit dans la démence.
Mais pour autant il ne néglige aucun aspect du sujet.
Le docteur Rubinstein fait un exposé lucide et clair.
Et s'il ne semble pas verser dans le catastrophisme ambiant, il ne fait pourtant aucune concession, ni à la maladie qu'il redéfinit exactement, ni aux pouvoirs publics dont il dénonce le discours ambigu sur le maintien à domicile, ni aux établissements spécialisés qu'il accuse de réaliser des profits "très rentables" ...
Jamais auparavant, sur Babelio, n'ai-je dit "merci" avec autant de sincérité et de conviction.
"Merci".
"Merci" au docteur Rubinstein, pour ce livre, qui aussi bien qu'une formation*, aura insufflé de l'air frais à ma pratique professionnelle.
Merci aux "Presses Universitaires de France" qui ont porté ce brillant essai.
"Merci" à l'équipe de la masse critique ...
* Et l'on connaît, pour apprendre mais aussi pour reprendre haleine, l'importance dans nos métiers d'une formation régulière et éveillée.


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jeunejane
  10 juin 2016
Le docteur Rubinstein pose une question fondamentale dans son essai.
La maladie d'Alzheimer est-elle d'origine purement biologique avec la dégradation des zones du cerveau observées sur IRM ou bien apparaît-elle après un comportement qui a favorisé l'apparition de celle-ci?
Fameuse question...
Son ouvrage est intéressant quand il fait le tour des dégénérescences du cerveau .
Son expérience personnelle l'aide à avancer dans ses études des différents cas et il nous les fait partager.
C'est néanmoins un ouvrage que je trouve plus intéressant pour les professionnels parce que très travaillé dans les détails. Pour une personne grand public comme moi, c'est déjà un peu trop complet.
Je suis concernée car je rends visite chaque semaine à une tante atteinte de la maladie. Elle est dans un centre depuis quatre ans et j'observe avec beaucoup d'empathie les malades. Je suis frappée par la diversité des cas et la diversité des classes sociales atteintes par cet horrible mal.
Très bel ouvrage du docteur Rubinstein.
Merci aux Presses Universitaires de France et à Masse Critique pour l'envoi du livre.
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JCLDLGR
  15 octobre 2019
La problématique de la maladie d'Alzheimer est posée de manière simple dès le départ : un "marketing" autour d'une maladie qui aboutit à la confusion sur toutes les démences séniles aussi bien dans l'esprit du public que, et c'est plus inquiétant, dans celui des médecins.
En 2016, les recherches permettaient de comprendre à la fois les symptômes de la maladie et les désordres neuronaux qui en sont à l'origine, mais aucune explication sur l'origine et les causes profondes.
Le livre est clair sur l'état des recherches et des débats, sur les fantasmes et les ombres de cette maladie, dans un style accessible, étayé par des exemples.
Il donne particulièrement place aux causes psychopathologiques, autour de la peur de vieillir, de certaines névroses, et de troubles de la personnalité antérieurs... il met en avant des idées de prévention plutôt psychologique.
Toujours d'actualité (très peu d'avancées significatives de la médecine depuis 3 ans), ce livre est à lire pour nous ramener à plus d'objectivité et d'humilité, pour trouver quelques réponses à nos questions et calmer nos angoisses ; mais comme c'est en fait un livre sur toutes les démences liées au vieillissement, ce n'est pas forcément rassurant, d'autant que beaucoup de questions restent sans réponses.
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isachon42
  14 juin 2016
Merci à Masse critique Mai 2016, qui m'a permis de découvrir l'excellent essai du DR RUBINSTEIN : « LA VERITE SUR LA MALADIE D'ALZHEIMER »
Découverte en 1906 par ALOÏS ALZHEIMER, cette maladie neurodégénérative incurable, liée à une altération du tissu nerveux du cerveau, terrorise tout un chacun victime de troubles de mémoire.
Pourtant, rares sont les cas d'authentiques maladie d'Alzheimer.
Plus courantes sont « les démences séniles », pathologies ainsi nommées pour la sénescence ou vieillissement cérébral, et qui désigne les changements qui apparaissent avec le passage du temps.
Mais les causes de cette maladie sont-elles uniquement physiologiques ?
« Il est plus aisé à la médecine d'apporter une réponse au COMMENT de la maladie qu'au POURQUOI de cette dernière ».
Dire que l'on débute un Alzheimer, c'est à coup sûr source d'angoisse, et LES MOTS ENGENDRENT LES MAUX…
Alors, qu'en est-il du mécanisme psychique, de l'aspect émotionnel ?...
Pour beaucoup, se perdre dans la démence est peut-être la seule façon de fuir la peur de vieillir, la hantise de la maladie et surtout la crainte de mourir… La vieillesse et son échéance – la mort – n'est pourtant pas chose nouvelle. Avec notre société qui n'investit que le culte du corps et qui a remplacé l'éthique par l'esthétique, à force de courir après une jeunesse éternelle, nous en oublions l'essentiel : La vie est une aventure avec un début – LA NAISSANCE – et une fin – LA MORT…
Aussi, lorsque la vieillesse nous rattrape, sombrer dans une maladie de type Alzheimer, n'est-il pas le moyen de survivre, coincé entre « l'être et le paraître » ? …
Confrontée de près par cette affection, chaque mot, chaque phrase, chaque cas, ont résonné à mon esprit…..
Alzheimer…. Lente descente aux enfers, avec l'inexorable érosion d'un cerveau altéré par la maladie.
Je vous recommande fortement cet essai accessible à tous et très bien argumenté.

Lien : http://www.babelio.com/livre..
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Marti94
  28 juin 2016
Quand on aide une personne défaillante atteinte de la maladie d'Alzheimer on se pose beaucoup de questions. le docteur Henri Rubinstein propose d'y répondre pour partie ou du moins de témoigner de son expérience et de donner son point de vue.
Avec "La vérité sur la maladie d'Alzheimer" on n'apprend pas toute la vérité bien sûr mais on se rassure.
La maladie d'Alzheimer n'est pas une fatalité même si au final on ne sait pas grand-chose car les causes exactes de cette maladie restent encore inconnues. de plus, elle est plus rare qu'on ne le croit car il y a beaucoup de personnes atteintes de troubles de la mémoire mais bien souvent bénins et qui peuvent être soignés.
Le docteur Rubinstein propose des réponses aux questions légitimes et développe un point de vue très intéressant sur le fait que les démences peuvent naitre de la peur de vieillir et de mourir. Et le jeunisme ambiant n'aide pas. Il précise que certains traits de personnalité, comme l'anxiété, peuvent aussi avoir un impact sur le déclin cognitif.
Ce que j'ai vraiment apprécié, se sont ses préconisations qui offrent des perspectives face à la détresse des patients et de leur entourage. Il prône par exemple l'engagement actif des personnes âgées dans les activités éducatives, sociales et familiales. Il évoque aussi le fait que l'on peut se préserver face à sa propre vieillesse en acceptant le réel et en profitant de la vie. Un chapitre est consacré aux établissements spécialisés et un autre sur les médicaments utiles pour stabiliser la maladie.
Il est difficile de développer tout ce qui est dit ici sans donner des explications détaillées, c'est pour cela qu je conseille ce livre à tous ceux qui se sentent concernés.

Lu en juin 2016
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
isachon42isachon42   14 juin 2016
A ce titre, il est intéressant de souligner les rapports entre le narcissisme et la maladie d'Alzheimer. Une personnalité narcissique est difficile à vivre, ne s'intéresse jamais aux autres, ramène tout à elle. Il faut que la conversation porte exclusivement sur elle. Elle pense que tout ce qu'elle fait est génial, exceptionnel et admirable, que le monde tourne autour d'elle. Elle n'est gentille et bienveillante que si cela peut lui être utile. Elle est capable de manipulation pour arriver à ses fins, tout en trouvant cela normal. Elle n'a pas de véritables amis, mais seulement des connaissances. Elle est volontiers artiste, égoïste, belle et intelligente. Telles sont les principales caractéristiques d'une personnalité profondément narcissique... Les individus particulièrement narcissiques, lorsqu'ils souffrent de problèmes de mémoire, en veulent vite au monde entier. C'est comme si autrui leur portait un préjudice irréparable. L'amnésie représente une profonde blessure narcissique pour les patients car l'altération de l'image de soi est constante dans la maladie d'Alzheimer.
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gillgill   28 mai 2016
Les familles et les proches constituent la première ligne des aidants qui accompagnent au quotidien une personne handicapée par la maladie d'Alzheimer.
Ils sont de véritables combattants de l'ombre, taillables et corvéables à merci, qui s'épuiseront jusqu'à ce que "leur" malade soit placé dans un établissement spécialisé.
Alors interviendront les aidants professionnels, une arrière garde dont le travail est loin d'être aisé ...
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isachon42isachon42   14 juin 2016
Aujourd'hui, le nouveau tabou c'est la mort, la mort qui nous saisit sans que nous n'ayons rien à dire, sans que la médecine y puisse quoi que ce soit. La mort absurde, sans rime ni raison, celle qui fait de nous des mortels, on ne veut plus en entendre parler. Pour esquiver le sujet, on dénie l'existence de cette mort absurde afin de tenter de conjurer l'angoisse qu'elle entraîne. On édifie des barrières de discrimination et de ségrégation à l'encontre des personnes âgées. On construit le mythe d'une maladie d'Alzheimer exclusivement organique. On nous décrit un homme-ordinateur, un cyborg, chez lequel on ne tiendra compte que de l'altération des circuits de la mémoire et nullement des aspects émotionnels. On nous démontrera volontiers combien il est abominable d'être Alzheimer, combien cela coûte cher à la société. On nous suggérera parfois qu'il n'est guère utile et raisonnable de continuer à vivre ainsi, qu'il vaudrait mieux se suicider, plutôt que de vivre indignement. Comment peut-on accepter d'être vieux, si l'on ressent l'angoisse de la mort et le désir des autres de vous voir disparaitre ? Une "bonne" solution, devenir Alzheimer pour ne pas penser mais aussi pour embarrasser tout le monde... Comment avoir envie de raisonner et de réfléchir quand on ne veut plus se souvenir d'hier, parce qu'hier était beaucoup mieux ? Comment penser à aujourd'hui, puisqu'aujourd'hui on n'a plus sa place ? Comment penser à demain, qui ne signifie que penser à sa fin ?
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gillgill   04 juin 2016
C'est jouer sur la culpabilité des aidants que de leur faire miroiter de faux espoirs.
Ce mensonge ne contribue qu'à la destruction de personnes encore saines.
Pour des raisons principalement liées à l'économie de la Santé Publique, on leur impose des contraintes insoutenables.
La décision de placer "son" alzheimérien dans un établissement spécialisé est toujours la bonne.
Il faut simplement veiller à ce que tout se passe dans la dignité ...
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isachon42isachon42   14 juin 2016
Plus les ordinateurs gagnent en mémoire, plus les individus perdent la leur, à force d'être tous les jours abreuvés d'informations futiles qui ne leur servent à rien. Nous vivons tant dans l'immédiateté, dans le culte de la nouveauté et dans le narcissisme effréné que nous ne nous donnons plus les moyens de nous souvenir de ce qui fonde nos valeurs. Nous oublions que la manière dont nous vivons, les choses que nous pensons sont le fruit de toute une histoire. C'est en quelque sorte un Alzheimer culturel. Si "la culture, c'est ce qui reste quand on a tout oublié", c'est-à-dire la forme d'esprit qui a constitué le savoir d'un individu, cela ne doit pas conduire à l'incapacité de se souvenir du peu qui reste quand on a déjà tout oublié.
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