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Critiques sur Lazarus, tome 1 : Pour la famille (15)
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Tatooa
  06 février 2016
Woaw !
Un comics dystopique vraiment très noir, acheté par ma fille sur les conseils d'un libraire passionné. Une histoire qui se dévore à tel point qu'arrivé à la fin de ce tome 1, on se dit "mince, c'est déjà fini !".

L'histoire de ces "familles" se partageant le monde sur le dos des "serfs" et des "déchets", en ayant, elles, toute la puissance nécessaire et le pouvoir "génétique" pour arriver à créer des sortes de surhommes, est un "avenir" plutôt plausible, carrément glauque et débectant.

Si le fond, donc, demeure relativement classique (jeux de pouvoir, trahisons, complots, etc), la richesse de cette bande dessinée réside dans les personnages clés que sont les "Lazare", ces surhommes et surfemmes créés de toute pièce, autoréparables et capables de ressusciter, sous certaines conditions.
Ils semblent "contrôlable" mais certains indices laissés par les auteurs montrent que ça risque de ne pas durer, et que la complexité psychologique de ces personnages va être passionnante à suivre, du moins je l'espère, dans les tomes suivants.

Les dessins sont un peu brouillons à mon goût, les traits des personnages manquent de finesse, cependant les décors sont au top, et la qualité de l'ensemble demeure grâce à un scénario des plus intéressants ! Il me tarde la suite !
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Malahide75
  15 septembre 2015
Amérique du Nord, futur indéterminé. le pays est exsangue et la lutte pour les produits de première nécessité est à son comble. Les multinationales ont changé de visage et ce sont à présent une poignée de Familles qui mènent la danse économique et politique. Forever Carlyle est le Lazare de la famille Carlyle, un être génétiquement modifié, quasi indestructible, manipulé psychologiquement par sa parentèle pour tenir le rôle de bras armé. Sa mission : protéger la famille envers et contre tous, et notamment contre les attaques des autres familles.
Mais contrainte d'effectuer des actions toujours plus radicales, Forever commence à se poser des questions sur les motivations et l'intégrité de ses frères et soeurs.

Un sentiment partagé m'anime à la lecture de ce premier tome. D'une part l'engouement pour la narration graphique, tout simplement bluffante, qui permet de s'affranchir, parfois totalement, du texte. Les dessins sont tellement forts qu'ils parlent d'eux-mêmes. Mais d'un autre côté, mon enthousiasme a été un peu refroidi par l'histoire, somme toute assez classique, voire rabâchée... La lutte pour les ressources naturelles, des Familles en guerre, deux Lazares de familles opposées qui se rapprochent... Tout cela a un air de déjà vu.
Cependant, dans la balance, le plaisir de lecture l'importe et j'attends le second opus avec impatience, espérant simplement qu'il sera un peu plus surprenant.
Un agréable lecture, à déconseiller cependant à celles et ceux qui cherchent à se remonter le moral, car « Lazarus », c'est très sombre, très violent et franchement peu optimiste...
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stefjoe
  31 juillet 2015
Forever est une fille de la famille Carlyle. Mais c'est surtout le produit de manipulations génétiques et technologiques qui lui confèrent des qualités hors du commun et qui en font le bras armé de la famille. Une famille omnipotente dans un monde d'anticipation et de cauchemar.
L'immersion dans cet univers se fait sans sas de décompression mais non sans frayeur en découvrant cette société aux catégories bien tranchées : les membres des familles dominantes, les serfs (leurs serviteurs) et les déchets (le reste de l'humanité)… L'absence d'échappatoire, le rythme haletant et ses personnages impitoyables font de cet album un must dans le domaine de la BD d'anticipation.
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Presence
  15 avril 2015
Il s'agit du premier tome d'une série indépendante de toute autre. Il contient les épisodes 1 à 4 initialement parus en 2013, écrits par Greg Rucka, dessinés et encrés par Michael Lark (aidé par Stefano Gaudiano et Brian Level), et mis en couleurs par Santi Arcas. Il contient également les 4 pages du prélude initialement paru dans le catalogue "Preview" du distributeur Diamond.

Dans un futur indéterminé, les États-Unis sont constitués de fiefs, soumis à l'autorité d'une famille. Les membres de la famille sont des citoyens à part entière, les employés bénéficient d'avantage concrets (logement, nourriture, salaire), tout le reste de la population est considérée comme inutile (qualifiée en anglais de Waste). Les familles possèdent et gèrent des domaines de production (essentiellement agricoles qui sont sous la responsabilité de l'un d'entre eux.

Alors que le récit commence, Forever Carlyle (la Lazarus de la famille, c'est-à-dire l'individu chef militaire de la milice de la famille, avec un corps bénéficiant d'augmentation technologique, et d'un monitoring à distance de ses différentes fonctions physiologiques par un médecin / technicien, James pour la famille Carlyle) vient de recevoir au moins 2 balles dans le corps en voulant neutraliser une intrusion dans le site de stockage des réserves de graines de la famille Carlyle. Il s'en suit une boucherie. Après cette intrusion, le patriarche de la famille convoque tous ses enfants (tous adultes : Jonah, Bethany, Stephen, Johanna et Forever) pour décider de la stratégie à adopter en termes de représailles. Tous les indices désignent un groupe commandité par la famille Morray.

En ces débuts d'années 2010, Image Comics est devenu le principal éditeur pour les créateurs souhaitant publier leur propre série en en gardant la propriété intellectuelle. Pour être rentable, ce modèle exige des créateurs de publier le premier recueil le plus rapidement possible, ce qui explique que "Family" ne comprend que 4 épisodes (pour un prix modique). Ce choix constitue une lourde contrainte pour les auteurs qui doivent réussir à caser un récit substantiel pour accrocher le lecteur en moins de 100 pages (ici : 88 + 4 car chaque épisode comprend 22 pages).

Greg Rucka n'est pas un jeune débutant et il a bien compris l'enjeu. Son récit commence par un affrontement sanglant qui ne laisse pas indifférent. L'enquête sur les raisons de cette intrusion démarre tout de suite après, et il réussit à présenter suffisamment d'éléments de l'environnement pour que le lecteur en saisisse les particularités et les enjeux. Rucka ne perd pas de temps puisque dès le premier épisode le lecteur découvre le principal suspect, et comprend également qui est probablement le coupable. Les relations entre les différents membres de la famille Carlyle sont tout de suite complexes et prouvent que chacun à son objectif bien à lui.

Forever Carlyle se pose quelques questions sur le bien-fondé de ses actions, faisant ainsi émerger sa personnalité propre. Rucka ménage son suspense de manière habile puisque le lecteur a la sensation de pouvoir anticiper quelques éléments du scénario (qui est le vrai coupable ?), sans pour autant deviner ce qui va advenir par la suite.

Rucka n'a pas choisi une solution de facilité en inscrivant son histoire dans un récit d'anticipation, puisqu'il doit en plus exposer les spécificités de cet environnement original. Sur ce plan, il ne réussit qu'à moitié son pari. D'un côté, il y a le positionnement des familles, la biotechnologie des Lazarus et leur maintenance, ainsi que quelques détails (comme la devise de la famille Carlyle) qui constituent autant d'éléments tangibles et originaux. de l'autre, il n'est pas encore possible de se rendre compte du réel fonctionnement politique de ce monde dominé par ces familles, de la manière dont fonctionne cette société, de qui s'occupe de la maintenance des infrastructures, etc.

Au fil des pages, le lecteur aurait tendance à accorder sa confiance sur ces points à Rucka, puisqu'il a poussé le souci du détail jusqu'à définir une devise pour les Carlyle : "Oderint dum metuant" ("Qu'ils me haïssent, pourvu qu'ils me craignent !", phrase souvent attribuée à Caligula qui avait aménagé un aphorisme de l'empereur Tibère).

Michael Lark avait déjà collaboré avec Greg Rucka sur plusieurs épisodes de la série Gotham Central. Son style s'inscrit dans une veine réaliste, avec un encrage fortement appuyé donnant une apparence consistante à ses dessins. À première vue, le lecteur peut ressentir une impression de finition un peu brute dans la mesure où Lark aime bien introduire quelques discontinuités dans ses traits, ainsi que faire apparaître qu'il en a repassé certains plusieurs fois. Ces maniérismes participent à un aspect plus âpre et plus sérieux, tout à fait dans la tonalité du récit. Ils lui permettent également d'intégrer des décors dont l'apparence est à la frontière entre la photographie retouchée façon Alex Maleev (période Daredevil) en plus dégradée et le dessin réaliste. Il utilise l'infographie avec parcimonie pour intégrer les écrans holographiques dont se servent les personnages, ce qui crée un contraste parlant et intelligent avec le reste du dessin.

Les combats sont impressionnants dans les mouvements, sans se reposer sur des effets pyrotechniques. Lark utilise des expressions de visages mesurées qui s'apparentent à des expressions normales. Les mises en scène des dialogues sont assez travaillées, ne se reposant pas uniquement sur des champs et contrechamps de têtes en train de parler.

Avec ce premier tome, Greg Rucka et Michael Lark en donnent pour leur argent au lecteur : intrigue étoffée, scènes d'action, personnages crédibles, environnement inédit. Ils sont toutefois victimes de la politique d'édition les contraignant à sortir un recueil le plus rapidement possible n'incluant que 4 épisodes, ce qui fait que le lecteur reste un peu sur sa faim.
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mikaelunvoas
  18 janvier 2019
Dans un futur post sismique, la cote ouest des Etats Unis est aux mains de plusieurs familles extrêmement puissante. La génétique a progressé et est devenue une arme, certains s'en servent pour améliorer les semences, d'autres pour créer des machines de guerre. Chaque famille possède son "lazare", un enfant génétiquement modifié pour devenir le "défenseur" de la famille, chaque lazare est une bête de guerre. Mais même au sein des familles, des dissensions peuvent survenir (Dallas est dans le secteur...).
Chaque chapitre contient ses tons de couleurs, le tout est traité dans le style comics, la violence domine ce monde où les êtres humains extérieurs à l'armée et aux familles sont appelés les déchets.
.
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Le_plaisir_de_lire
  23 novembre 2017
Vous voulez un chef d'oeuvre de la science-fiction ? En voilà un !

Par où commencer … l'univers je suppose. Comme expliqué sur la quatrième de couverture, notre monde n'est plus divisé avec des frontières géopolitiques classiques: les nations n'existent plus. Maintenant ce sont une dizaine de familles hyper-puissantes qui gouvernent la planète. Chacune avec un territoire, des alliés et rivaux et sa spécialité. Certaines préfèrent l'industriel militaire, d'autres plus vers l'aérospatial ou encore la biologique et l'industrie pharmaceutique. Une dystopie parmi tant d'autres mais qui a un petit quelque chose en plus.

Nous suivons la famille Carlyle, contrôlant l'Ouest des États-Unis et du Canada, rivale avec son voisin direct Hock, de l'autre côté du Mississippi. Les Carlyle sont maîtres dans la technologie de pointe. Dans cette famille, la Lazare est nommée Forever, fille du chef de famille. Jeune, sexy, intelligente et mortelle c'est la femme fatale par excellence.

Et c'est là que cette saga réussi son premier coup de maître, son personnage principal. Forever est une héroïne presque parfaite (la perfection n'existant pas objectivement). Elle est intéressante, attachante et possède une histoire et un développement qui sont à la fois complexes, riches et fascinants. Et surtout sa personnalité colle parfaitement à ses graphiques, Santi Arcas la réalisant comme elle est censée être. Les émotions se libèrent sur son visage et dans ses mouvements, nul besoin de lire pour les connaitre. L'on lui notera juste une certaine naïveté parfois mignonne et innocente, souvent agaçante car ne collant pas au personnage.

Ensuite, c'est l'idée des Lazare (Lazarus en langue de Shakespeare) qui permet à cette dystopie de tirer son épingle du jeu. Véritables gardiens des familles, tous sont des combattants mais ils servent également de diplomates, de conseillers, de généraux et très souvent de gladiateurs, déterminant l'issu d'un litige afin par exemple d'éviter un conflit. Plus mineurs que Forever, il est quand même agréable de les voir interagir, notre héroïne s'identifiant plus à eux qu'à sa famille dans certains moments.*

L'histoire est classique, des conflits éclatent dans cette guerre froide du pouvoir. Mais la violence qui en sort est jouissive, voir les différents Lazare à l'action est, il faut l'avouer, très divertissant. Notamment quand ils neutralisent un char avec … une épée et une brique. Les dialogues sont également très bien écrits et contiennent une petite touche de sarcasme, de satyre et d'humour qui fait souvent mouche.

Nous accompagnons donc Forever dans une aventure, une odyssée à la découverte de ses véritables origines au milieu d'un conflit qui risque de dégénérer au niveau mondial avec des enjeux à la fois plus importants que le territoire, le pouvoir et l'argent mais en même temps plus subtiles et personnels.


Retrouvez la critique complète sur le plaisir de lire : http://www.leplaisirdelire.fr/lazarus-greg-rucka/
Lien : http://www.leplaisirdelire.f..
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Catilina38
  13 novembre 2018
Beaucoup entendu parler de cette série du scénariste tendance Greg Rucka, du coup je me lance: dystopie absolue où le monde est régi par des grandes familles à la tête de multinationales, qui font la loi, la police, la guerre, bref, dirigent le monde en un système proche de la féodalité. Les humains sont répartis en trois classes: les familiers (la famille élargie), les serfs, travaillant pour la Famille, et les déchets qui sont considérés comme inutiles. Ce monde est absolument terrible et le scénariste nous fait suivre les pas du Lazare de la famille Carlyle, Eve, machine de guerre invincible formée dès son plus jeune age pour assurer la sécurité de la famille. Impitoyable, elle est néanmoins humaine et s'interroge sur sa place dans la famille et sur l'amour supposé de ce père génétique, le patriarche De La Famille qui entretien une relations ambiguë avec elle.

Si les dessins sont assez difficiles pour moi (style américain fait de numérique très noir et pas toujours précis (style que pouvait avoir Bec à une époque et qui allie photoréalisme et aspect très froid), je reconnais que ce monde sorti des cauchemars de Renato Jones est passionnant en même temps que terriblement dur. On part sur un format long dans le style des séries US et l'histoire (très axée sur la psychologie des personnages) et l'univers justifient de poursuivre la lecture.
Lien : https://etagereimaginaire.wo..
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nath_A_lie31
  20 janvier 2016
Très surprise par cette BD. Je l'ai offerte à mon ami pour son univers masculin en me disant qu'il aimerait bien, et donc, je l'ai lu avant (bien entendu :) )
J'ai eu un peu de mal pour comprendre le cadre spatio temporel, car je ne suis pas habitué à ce genre de "code" de science fiction. Des "famille" des numéros. Et la police dans laquelle est écrite le texte est plus petite, plus complexe à lire avec les mots en gras, etc.
Donc je l'ai lu en deux fois, par complication de lecture.
J'ai trouvé les illustrations très belles, et très representative de ce qu'il se passe dans le scénario.
On comprend bien les émotions que ressent Eve, le rapport avec sa "famille" et c'est bien ça qui nous donne envie de savoir la suite.

Une BD que je conseille, car même si l'on n'aime pas vraiment le coté SF et futur proche, on peut apprécier l'histoire de cette jeune fille qui se découvre.
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jelydragon
  07 septembre 2018
Premier tome d'une série de comics, une dystopie se passant dans une monde où de riches familles ont pris le pouvoir et gèrent leur territoire. Chacune de ces familles possède un lazare, ayant subi un entrainement intensif et boosté par une technologie très avancée, le lazare est le protecteur et le bras armé. Chez les Carlyle, le lazare est forever, la petite soeur de la famille.
J'ai adoré ce comics, j'ai trouvé l'univers intéressant et le personnage de forever m'a beaucoup plu et touché. Ce n'est pourtant pas mon style de lecture habituel, mais j'ai adoré l'intrigue et le rythme du récit.
Cela manque peut être d'originalité en terme de scénario, mais ça m'a tout de même bien accrochée et j'ai très hâte de lire la suite.
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FofyGurgi
  09 janvier 2016
Un premier tome d'installation, on découvre les personnages, le contexte et assez rapidement on comprend ce qui va se passer. L'intrigue se met en place. La fin du tome 1 donne clairement envie de lire la suite, en espérant que cela décolle un peu plus. le personnage d'Eve Carlyle "Forever" sera surement plus développé. Graphiquement, c'est assez sympa à lire.
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