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ISBN : 2344028552
Éditeur : Glénat Comics (13/06/2018)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Ce nouveau volume de Lazarus, série désormais culte et fleuron du catalogue Glénat Comics, est une succession de 6 histoires indépendantes. Chaque récit, dessiné par un artiste différent, est focalisée sur un personnage et un endroit du monde distincts. Un tome de transition pour approfondir l'univers dystopique développé par Greg Rucka et Michael Lark.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  23 juillet 2018
Par ordre de parution, ce tome a été publié après Lazarus, tome 5 : Génocide programmé (épisodes 22 à 26) Il comprend les 6 épisodes de la minisérie, initialement parus en 2017, tous les épisodes étant coécrits par Greg Rucka et se focalisant sur des personnages différents, avec des artistes différents. La mise en couleurs des 6 épisodes a été réalisée par Santi Arcas.
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Épisode 1 (coscénariste Eric Trautmann, dessiné et encré par Steve Lieber) - Casey Solomon débute son entraînement dans le camp militaire destiné à former l'élite des soldats de la famille Carlyle : les Daggers. Elle bénéficie du respect de ses supérieurs parce qu'elle a été désignée par la Lazarus Forever Carlyle, elle-même. Par contre, certaines autres recrues estiment qu'elle n'a pas mérité sa place car elle ne l'a pas gagnée comme eux, en particulier le candidat Cervantes.
Il n'est pas certain que le lecteur soit emballé à l'idée de lire une série dérivée de la série principale Lazarus, d'autant plus qu'il s'agit déjà de la deuxième (avec celle des 3 sourcebooks), que Rucka n'en est que le coscénariste, et que les épisodes ne sont pas dessinés par Michael Lark, le dessinateur attitré de la série principale. S'il réussit à dépasser ses réticences, il se rend compte que chaque épisode se focalise sur un personnage différent, et que la mention +66 correspond à 66 ans après le partage du monde en territoires gouvernés par des familles, avec une société basée sur un système de 3 castes : les familles, les serfs et les rebuts (waste).
Pour ce premier épisode, il vérifie une deuxième fois qu'il n'est pas dessiné par Michael Lark. Effectivement, la mise en couleurs est réalisée à l'identique de la série mère, et pour cause puisque c'est le même coloriste Santi Arcas qui s'en occupe avec un parti pris réaliste et en utilisant avec intelligence les possibilités de l'infographie, sans en abuser. Steve Lieber réalise des dessins plus légers en aplats de noir que de Lark, avec des traits de détourage un peu plus épais. Il sait se retenir dans les expressions des visages pour ne pas provoquer d'effet comique comme dans l'excellente série The Fix, tome 1 : de l'or pour les banques de Nick Spencer. Les décors sont assez fournis pour que le lecteur puisse voir les personnages interagir avec les baraquements et le matériel militaire, ou encore peiner dans la boue. Lieber reste dans un registre descriptif mesuré sans dramatiser les postures ou les prises de vue, ce qui donne plus d'impact aux blessures ou aux épreuves comme celle du bain de sang.
Le lecteur se rend compte qu'il retrouve avec plaisir Casey Solomon et qu'il ne se fait pas prier pour assister à son entraînement pour intégrer le corps militaire d'élite des Daggers. Sur la base d'une intrigue classique, Eric Trautman, sait nourrir les relations interpersonnelles pour que les personnages s'incarnent et qu'il puisse éprouver de l'empathie pour eux, espérer qu'ils pourront supporter les épreuves et les douleurs pour atteindre leur but. Arrivé à la fin de ce premier épisode, le lecteur se dit qu'il a bien fait de céder à la tentation car la qualité est au rendez-vous, même si Forever Carlyle ne passe que le temps d'une case, et de dos encore. Casey Solomon méritait de voir son histoire développée, et les dessins sont à la hauteur, ainsi que la narration. 4 étoiles.
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Épisode 2 (coscénariste Aaron Duran, dessiné et encré par Mack Chater) - Dans le fief de la famille Morray (implantée dans ce qui fut autrefois le Mexique), la question se pose de l'allégeance de Joacquim Morray, leur Lazarus. Il va être testé par les membres de la famille qui l'envoient pour une mission, afin d'évaluer le degré de liberté qu'il est possible de lui accorder.
S'il a lu la série Briggs Land de Brian Wood, le lecteur se fait un plaisir de retrouver les dessins secs et durs de Mack Chater. À nouveau, la mise en couleurs de Santi Arcas assure une continuité parfaite avec la série mère. Il s'avère que Chater dessine encore plus de manière similaire à Michael Lark, au point que le lecteur ressent l'impression de lire un épisode de la série mère, avec des visuels descriptifs et factuels, sans parti pris émotionnel pour les personnages. Il note que Chater utilise un peu plus d'angles de vue en contreplongée pour augmenter l'effet dramatique, mais sans basculer les visuels de superhéros non plus. Changement de famille et changement de personnage principal, les coscénaristes montrent les conséquences des choix de Joacquim Morray dans la série mère. À nouveau, le lecteur est agréablement surpris par le soin apporté aux dialogues qui ne restent pas dans un domaine uniquement fonctionnel, mais qui apportent également des informations sur l'état d'esprit des personnages, en utilisant régulièrement les non-dits, les expressions de vidage portant le degré de nuance nécessaire pour que le lecteur puisse se faire son opinion sur le ressenti des protagonistes même s'il n'est pas explicité dans les dialogues. Il se laisse donc emporter dans la manière dont la famille gère le risque représenté par son Lazarus, appréciant en plus la qualité du thriller qu'est la mission du Lazarus. 5 étoiles.
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Épisode 3 (coscénariste Neal Bailey, dessiné et encré par Justin Greenwood) - Lors de la précédente cérémonie de Cueillette (Cull), Michael Barrett a été cueilli et élevé au rang de serf par la famille Carlyle, occasionnant ainsi l'intégration de ses parents Bobby & Joe Barrett dans la ville de San Francisco. Ils se rendent au bal du printemps organisé par la famille Carlyle, l'événement bénéficiant d'une couverture médiatique assurée par Seré Cooper en personne.
Dans le tome 2 Lazarus - Tome 02: Ascension, le lecteur avait découvert la richesse thématique de la série, utilisant les conventions du genre post apocalyptique pour effectuer des commentaires pénétrants sur le système capitaliste, en particulier avec l'espoir des parents Bobby & Joe Barrett que leur enfants puissent être repérés et accéder au statut de serf, classe sociale enviée. Il retrouve donc avec plaisir ces 2 parents dans lesquels il s'était investi émotionnellement pour découvrir comment ils vivent à l'abri du besoin, en tant que serf. Il retrouve toute la dextérité de Geg Rucka car finalement les parents ont pu améliorer leur condition sociale grâce à l'investissement et aux sacrifices réalisés par leurs enfants, dans une inversion perverse du schéma habituel où les parents se sacrifient pour les enfants.
Justin Greenwood effectue l'effort de passer du temps dans la représentation des différents décors, accessoires et costumes. Toutefois, il détoure les contours de manière plus lâche que Michael Lark, et s'éloigne donc plus de ce modèle que les 2 autres dessinateurs. Sa narration visuelle reste impeccable, comme elle l'est dans la série The Fuse d'Antony Johnston, mais le lecteur peut éprouver une sensation de flottement du fait de la légère différence d'approche graphique. À nouveau la trame de l'intrigue reste convenue, et à nouveau le coscénariste sait donner vie aux personnages au travers de dialogues bien travaillés, de telle sorte à ce que le lecteur ressente les émotions des personnages, leurs doutes, leur questionnement sur leurs convictions et leurs valeurs. 5 étoiles.
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Épisode 4 (coscénariste Eric Trautmann, dessiné et encré par Alitha Martinez) - Par le jeu des alliances, la famille Carlyle a confié la mission d'infiltrer une ancienne base de la famille Solari (maintenant exterminée, basée en Afrique), à deux autres familles les Nkosi et les Meyers-Qasimi. Chacune envoie son lazarus : Xolani pour les Nkosi, Alimah pour les Meyers Qasami. Ils doivent récupérer des données sensibles sur le processus qui a permis de développer Semyon Stepanovitch Morozov (surnommé Zmey), le Lazarus de la famille Vassalovka.
À nouveau le lecteur est séduit d'amblée par l'idée de découvrir 2 autres familles et leur Lazarus. Il n'en perçoit que mieux la richesse du monde créé par Greg Rucka et ses potentialités, ainsi que la cohérence de ce futur post apocalyptique. Les dessins d'Alitha Martinez reviennent dans un registre plus réaliste, en respectant la nature para militaire du récit, que ce soit pour les tenues vestimentaires ou les opérations commando. Ses traits de contour présentent un tout petit peu trop d'arrondis pour rendre compte de la dureté de cette civilisation, les personnages sourient un tout petit peu trop et sa narration n'est pas assez dans le ton d'un reportage. Néanmoins sa mise en image reste claire et factuel, facile à lire et à nouveau rehaussée par la mise en couleurs de Santi Arcas.
Le lecteur accepte bien volontiers que la relation entre les Lazarus des familles Nkosi & Meyers-Qasimi soit moins tendue que celles du Lazarus des Carlyle avec tous les autres. La mission qui leur a été confiée fait sens dans le contexte de ce futur post apocalyptique, et apparaît bien tordue ce qui est cohérent avec les exigences à double fond de la famille Carlyle. En outre, l'enjeu de la mission a des répercussions sur la série mère, en fonction de son dénouement. 4 étoiles.
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Épisode 5 (coscénariste Eric Trautmann, dessiné et encré par Bilquis Evely) - Seré Cooper a longtemps été la journaliste à qui on confiait les enquêtes les plus sensibles pour le compte de CeeTV. Après s'être retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment, elle ne couvre plus que des événements mondains. Contre l'avis de sa responsable Sua Khab, et sur les conseils de l'agent James Sloane (haut responsable du service de sécurité de la famille Carlyle, elle décide de réaliser un reportage sur les réfugiés arrivant sur le territoire du clan Carlyle.
Le lecteur se fait un plaisir de retrouver la dessinatrice de la série Sugar & Spike de Keith Giffen. Evely s'est elle aussi coulée dans le moule graphique défini par Michael Lark, sans rien perdre de l'élégance qu'elle sait conférer aux personnages. À nouveau la mise en couleurs assure la cohérence de l'impression générale avec les autres épisodes et ceux de la série mère. La précision de la description s'élève de plusieurs degrés et le lecteur s'immerge totalement dans les environnements où évolue Seré Cooper. Rucka & Trautmann ont conçu une intrigue imprévisible et logique, basée sur une enquête avec un suspense réussi, des conséquences sur l'intrigue de la série mère, et une mise en scène intelligente des enjeux de l'information en temps de guerre, avec une réflexion qui n'est pas qu'à charge contre l'autorité totalitaire. Cet épisode est une grande réussite, au niveau des meilleurs épisodes de la série mère. 5 étoiles.
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Épisode 6 (coscénariste Eric Trautmann, dessiné et encré par Tristan Jones) - Dans l'ex -République de Sakha (aussi appelée Yakoutie), Vladislav Martatovitch Mstislvaskiy est parti à la chasse au dragon dans une région désertique. Il affronte des loups et finit par arriver à l'entrée de la caverne du dragon. Il se prépare à l'affrontement contre Semyon Stepanovitch Morozov, dit Zmey, le Lazarus de la famille Vassalovka
Dans le tome 5, le lecteur avait eu un aperçu effrayant et effarant des capacités du Lazarus de la famille Vassalovka. L'épisode commence comme un conte, avec un monologue intérieur ambivalent pouvant aussi bien être celui du chasseur que celui du dragon. le lecteur sait que l'enjeu de l'épisode est d'étoffer l'histoire personnelle de Semyon Stepanovitch Morozov, et qu'il n'échappera pas à quelques poncifs sur les événements qui peuvent conduire un individu à se conduire comme un monstre. de ce point il est servi même si l'histoire du chasseur fournit un contrepoint aux stéréotypes mis en oeuvre. Tristan Jones réalise des dessins se coulant dans le moule graphique de la série, avec une petite influence Tim Bradstreet qui donne une sensation plus rugueuse tout à fait adaptée. 4 étoiles pour un récit intense et sans pitié, mais un peu convenu.
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Au final, cette série dérivée s'avère être d'excellente facture, et sa lecture se justifie pour elle-même, sans devoir être jugée sur la base de ce qu'elle apporte à la série mère. Les auteurs n'ont pas lésiné, que ce soit Greg Rucka sur les trames qu'il a fournies, sur la manière dont les coscénaristes ont su faire exister les personnages, et pour le travail des 6 différents artistes qui ont su concilier l'identité graphique de la série avec leurs propres identité graphique, tout en s'investissant pour des pages soignées. En outre, le lecteur peut à la fois constater la richesse et le potentiel du monde créé par Greg Rucka, et en apprendre plus plusieurs situations et personnages de premier plan.
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critiques presse (1)
Sceneario   28 août 2018
Si vous ne connaissez pas cette série, je vous conseille de vous pencher sur ce sixième volume qui est une introduction parfaite pour mieux appréhender la complexité de ce monde sec et tendu ! En attendant donc la suite, la mini série X + 66 démontre tout le potentiel de cet univers.
Très conseillé !
Lire la critique sur le site : Sceneario
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