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ISBN : 2907681931
Éditeur : Tristram (05/01/2012)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Des adolescents, pour certains à peine sortis de l’enfance et déjà en perdition : massacrés par la famille, la société, les institutions.
Six d’entre eux vont raconter, à la première personne, dans la langue brutale et splendide qui est leur seule arme, la guerre invisible que l’époque mène contre ses propres enfants. Cela se passe aujourd’hui, en France, dans les marges de la région bordelaise. À mesure que Marco, Sylvie, Xavier, Malid, Manon et Thierry raco... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Laurence64
  15 mars 2013
Il est des visages dont les multiples imperfections en construisent la beauté. de disharmonie en disharmonie, les traits s'assemblent en un tout plus ensorceleur que le canon esthétique.
Le dernier contingent est ce visage-ci de la littérature.
Une construction de guingois (selon les normes en vigueur), une construction ravageuse pour un écrivain loin des salons parisiens. Un écrivain à la plume qui crache, pleine de tripes et de violence, griffant les pages comme d'autres cognent les murs ou la trogne du passant qui ne demandait rien.
Un écrivain dont l'écriture tonitruante puise ses mots dans les caniveaux afin d'en révéler la beauté. Il y a de l'amour dans cette rage là.

Ça brûle, ça râpe, ça charrie la fureur, ça emporte comme une tentative désespérée de vivre. Julien Rudefoucauld parle de l'urgence pour les adolescents cabossés par l'existence comme, avant lui, Calaferte avait fait jaillir dans le trop sage paysage littéraire les cités dortoirs où le rital étouffait et ne pouvait gueuler.
A l'exact opposé d'un Foenkinos délicat et courtois, Rudefoucauld défouraille, braque son projecteur sur une part de notre société que l'on préfèrerait ne pas connaître afin de mieux la condamner sans culpabilité.
Il y a d'abord Marco dont la voix singulière accroche. C'est vrai que ça cause ainsi un adolescent en déshérence. On est d'abord surpris. Puis on s'habitue.
Il y a aussi Sylvie, Xavier, Malid, Manon et Thierry. SIx jeunes qui arpentent le bitume de la région bordelaise, le défoncent à coup d'espoir et de rage, lestés de fausses aides, d'institutions inadaptées, d'éducateurs dépassés, de justice impuissance, de père absent, de familles démissionnaires, de maltraitantes diverses, d'adultes ennemis.
Chacun parle. Chacun dit "je". Les voix se bousculent, se superposent, enroulent leurs pensées brutes, racontent sans fin ce quotidien auquel elles se heurtent. Il s'agit de trouver un échappatoire dans une société où l'inégalité reine n'offre que des non-solution. Il s'agit de créer cette tendresse dont l'absence troue cruellement la trame des jours. Exister, refuser de se soumettre. Exister, bordel, exister!
Marco, Sylvie, Xavier, Manon, Thierry, Malid… Par jets brûlants, leurs mots noircissent le papier, saccagent la littérature de bon aloi, font exploser les codes. Dans les destins qui se croisent, une tragédie noire émerge peu à peu pour s'achever dans un raz de marée aussi impétueux que leur jeunesse, aussi bouillonnant que cette violence sociétale qui broie sûrement dans l'indifférence des mieux lotis.
Marco, Malid, Manon, Sylvie, Xavier, Thierry. Une litanie sans fin qui, en ce moment même, s'allonge.
Manon, Thierry, Xavier, Marco, Sylvie, Malid. Quatre vingts fois refusés par les maisons d'édition. Ben oui, ce n'est pas de l'écriture délicate et du sentiment policé. Dans le milieu parisien, on n'en a pas voulu de cette épopée explosive. Ce fut une maison d'édition gersoise qui hissa les voiles au bout de vingt quatre mois.
Et comble d'ironie, lorsque le bombardier atterrit dans les librairies, les critiques encensèrent. Et on attribua un prix.
Pourtant, ce livre qui ne ressemble à aucun autre, jamais ne saura se laisser enfermer.
Marco, Sylvie, Xavier, Manon, Thierry, Malid… Que votre rébellion soit!
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Kittiwake
  15 avril 2012
D'emblée entraîné dans le sillage de Marco, Goliath de la banlieue bordelaise, le lecteur se trouve pris dans un tourbillon infernal où sombrent Malid, le lettré qui vend son corps, tout comme Manon, même si elle ne joue pas dans la même cour, Sylvie (elle a eu le tort de molester deux voyous qui voulaient apprendre la vie à sa petite soeur), Xavier le lecteur-voleur de bédés, et Thierry bousillé très tôt par des adoptifs (ils ne méritent pas le nom de parents) pervers. Leur route va se croiser là où les autorités tentent de les contrôler. Juges, éducs, flics, autant d'obstacles mis sur un chemin qu'ils n'ont pas anticipés, pris dans cette course folle, et dont les balises vont se définir entre survie et vengeance, dans un crescendo de haine et d'incompréhension., au cours d'une fuite éperdue et vaine
Ce n'est pas une promenade de santé, âmes sensibles s'abstenir : la violence du langage est à la hauteur de la brutalité ou du désespoir des protagonistes, qu'ils soient du côté de la délinque ou des redresseurs de torts. Sans oublier le sexe aussi : assorti de fougue ou de violence, qu'il soit tarifé ou non.
Quant à la langue : c'est Céline revisité par Audiard! Un rythme effréné, j'ai dû interrompre ça et là la lecture pour reprendre mon souffle! :
"ah le mec, c'est un, un dindon, un, un, pintadeau! Un chapon! J'sais pas comment ils font les Vouvous pour travailler avec lui. Aux ordres il est. le doigt sur la couture. Un pauvre type qu'arrête pas de faire chier l'éduc chef. Ce mec faut le dégraisser. Stage de balayage dans les foyers. Quarante jours, sans manger, à peine. Tous les directeurs,ils,devraient y passer. Tous. Ça rend humble. Comme nous."
C'est Malid qui donne le ton, il a beaucoup lu et beaucoup retenu, mais sur ce terrain, les autres ne sont pas à la ramasse. Les mots sont torturés, triturés, ré-inventés (le correcteur d'orthographe a dû péter un plomb), scandés avec l'énergie du désespoir et brandis comme des armes inutiles face à des cibles inaccessibles et vainement combattues.
L'auteur ne ménage personne, et l'on se prend une sacrée claque, pas de démagogie ni d'apitoiement, juste un constat d'une réalité sociale dérangeante, et dont les sources sont trop complexes pour y appliquer un contrepoison unique : les antidotes judiciaires ou éducatives sont autant de cautères sur une jambe de bois
Et pourtant on se surprend à sourire! :
«on marche pas. On limace dépressif. Les escargots à côté de nous c'est Usain Bolt, et c'est pas les baggies qui nous causent l'effet, parce que les pantalons de taulards on les a pas, rien, tenus de marin à la con, et faut les laver en plus»
«C'est comme un film sur les graffitis en allemand, avec des sous-titres en sioux où ils parlent finlandais»
«Ils ont des tronches pas possibles les chameaux de près. Gueule prétentieuse. les dents en avant. L'air du fort en thème fier de son dico. Tout ce qui fait qu'on les tabasse.»
Ce roman a obtenu le prix France-Culture télérama, auquel participent des lecteurs.


Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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JMLire17
  03 juillet 2017
Le dernier contingent, c'est un groupe d'adolescents que la vie va entraîner vers une tragédie. Ils sont malmenés dans leur vie personnelle, par la société, par les institutions judiciaires, policières. L'histoire se déroule dans les environs de Bordeaux, sur une période de 12 semaines, à part le prologue et l'épilogue qui retracent des événements qui ont lieu pour le prologue 3 ans avant, et pour l'épilogue, 3 ans après. L'auteur nous fait suivre, Mario, dix sept ans, un colosse qui a grandi physiquement trop vite, qui a subi enfant l'agression sexuelle d'un moniteur de colonie. Sylvie, dont le père gendarme s'est suicidé, qui défend violemment, sa petite soeur Arlette. Thierry, dont la jeune soeur Cécile connait un destin tragique. Xavier, fils de profs de philo, qui vole des BD au festival d'Angoulême. Malid, élevé dans une famille perverse, qui se prostitue dans les parkings sous-terrains. Manon, prostituée également, qui devient le jouet d'assemblées de notables dévoyés. Les aléas de leurs parcours vont les faire se rencontrer, s'allier pour résister, s'aimer, mais également se perdre dans une fin dramatique. Leurs vies sont rythmées par des passages en Centre éducatif, devant les juges des mineurs, par des fuites, des agressions, et des affrontements avec les forces de police. Malgré la violence sous-jacente, véhiculée par des propos souvent très crus et des événements décrits avec une dramaturgie à couper le souffle, le livre est jalonné par des grands moments d'amitié, de solidarité, de complicité, d'amour filiaux, entre un frère et une soeur, entre un grand-père et son petit-fils, de sensualité, entre Malid et Manon, d'amour physique décrit sans retenue, entre Sylvie et Sophie, mais également d'émotions, de tristesse, avec le décès de Cécile, ses obsèques et la peine de Mario, entre-coupé de moments épiques, tel qu'une visite chez le médecin scolaire, une fuite en mobylette, ou une altercation dans le tramway, ou de sérénité, la partie de pêche, la richesse de la lecture des classiques pour Malid, des bd de Xavier, voire de réflexions philosophiques, le mythe de Sisyphe est très présent. C'est l'écriture qui fait la force de ce roman. Une écriture riche d'un vocabulaire inventif, fait d'un langage, car les personnages parlent à la première personne, avec une langue brutale, imagée, mélange de verlan, d'argot, de raccourcis qui puise ses références, dans les mots de la rue, dans les jeux vidéos, les médias, la publicité, la bd, et la littérature. Lecteur, j'ai été, conquis par l'inventivité de la langue, bousculé par la violence, ému par la force des rapports humains, captivé par des moments de grande tension, essoufflé par les fuites, amusé par des moments épiques, je me suis senti parfois voyeur, souvent solidaire, quelquefois gêné par certaines scènes et bouleversé par la tragédie finale qui semble ne laisser aucun espoir à cette génération. Quel Choc! c'est un livre que l'on ne peut pas oublier et qui interpelle!
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gflaven
  17 mars 2013
Le dernier contingent raconte en douze semaines le destin d'un groupe d'adolescents délinquants. L'écriture est dense et d'une oralité très travaillée qui passe la rampe : l'auteur a écrit pour le théâtre et cela se sent dans le débit, les saillies et les silences.
Pourtant une chose me gêne. Alors que le roman se veut à plusieurs voix, nous branchant successivement sur Malid, Manon, Sylvie, Thierry, Xavier et Marco, j'ai trouvé qu'elles manquaient de singularité. Parfois, sur quelques pages (surtout dans le chapitres des filles), le personnage est là, en chair et en os mais ces épiphanies sont fugaces et les caractères finissent par se perdent dans un bruit indistinct. Cette indifférenciation est probablement en partie voulue mais cela donne aussi une sensation de monotonie.
L'auteur veut entrer par effraction dans la tête de ses jeunes délinquants et nous faire entendre ce qui s'y passe. le projet est louable mais difficile et un peu raté. Sa présence d'auteur est trop forte ou pas assez assumée. Je me souviens de la correspondance de Flaubert quand il parle de se petite femme Bovary, il s'y met tout entier. Il en a les jouissances et les illusions. Il joue le jeu, il s'abandonne jusqu'au ridicule. Dans le dernier contingent, quelque chose résiste. C'est un livre que j'aurais aimé mieux aimer mais qui vaut le coup par son style original et poétique.
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CelineGe
  25 octobre 2013
Alain Julien Rudefoucauld dresse le portrait de six adolescents, entre 15 et 17 ans, en perdition, en guerre contre le monde qui les entoure... Dans la région bordelaise, leurs trajectoires vont se croiser et se rejoindre.
Deux filles, Manon et Sylvie et quatre garçons, Marco, Thierry, Xavier et Malid.
Chacun porte sur ses épaules un passé plus ou moins lourd, et certains, incompris, cabossés par la société, par les parents, . D'autres se prostituent...
Les enchaînements de circonstances vont les rapprocher, sur une période de douze semaines, entre les arrestations par les gendarmes et les CRS, les passages devant le juge pour enfants et les placements dans des lieux d'accueil pénaux et/ou éducatifs.

L'auteur fait s'exprimer chaque personnage tour à tour, à la première personne, dans la langue vive, brutale, choquante, cash et crue qui leur est propre. Un "parler direct, jaillissant et imagé de l'auteur".
Les dialogues sont présents mais le lecteur est surtout plongé dans le flux continu et compact des pensées de chaque gamin. Beaucoup de scènes décrites sont très visuelles. On est au coeur de l'action, comme immergés dans un film dont on décortique les détails de chaque scène.
L'histoire n'est pas drôle. Elle reflète une certaine réalité de la société à la lecture de/et face à laquelle on se sent tristes et impuissants. Quel gâchis... Ça fait mal, ça fait peur mais c'est un livre qu'on ne peut lâcher. Ces ados "vont former ce dernier contingent dont l'épopée durera douze semaines - sidérantes de noirceur et de beauté, comme une longue catastrophe montrée au ralenti."
A lire si vous ne craignez pas les écritures non politiquement correctes !
Lien : http://linecesurinternet.blo..
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critiques presse (4)
Lexpress   10 février 2012
Le rare Alain Julien Rudefoucauld explore l'adolescence, ses illusions et ses vertiges. Etouffant et rageur.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde   03 février 2012
Dans un paysage littéraire français qui s'intéresse peu à la jeunesse, ou seulement pour l'utiliser comme une figure de l'ennui et de la résignation, le choeur d'adolescents rageurs qui porte cette épopée tragique en douze semaines se fait entendre d'autant plus fort.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Telerama   11 janvier 2012
Voilà longtemps qu'on n'avait lu pareil texte et pareille langue en littérature française. Le ­Dernier Contingent d'Alain Julien Rudefoucauld est incontes­ta­blement l'un des meilleurs r­omans de cette rentrée
Lire la critique sur le site : Telerama
Liberation   11 janvier 2012
En douze semaines, le Dernier Contingent scande l’engrenage de la violence. L’auteur, Alain Julien Rudefoucauld [...], ferraille avec un panache sans pareil. Il procure à ses déshérités l’arme infaillible du langage.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
michelekastnermichelekastner   09 juin 2012
Il me parle comme pour un conte de petit, - Les bêtes ça se déplace tu sais comment, ben les éducs ils bougent pas quand ils devraient bouger ; les bêtes ça fout le camp, tu sais quand ; les éducateurs, t'as la nuit qui tombe, ils sont plus là, on sait pas où ils sont passés ; là ils devraient être, ils y sont pas, ou alors pas à la même heure, pas à l'heure précise, mais tu finis par t'y repérer, et puis ils te tutoient, tous, à force tu t'y fais ; mais t'as l'autre race d'éducs, les qui tutoient pas, ceux-là c'est pas la peine de les tenter, c'est même pas la peine de les calculer avec le retard, ou les places qu'ils occupent, ou s'ils sont à l'heure ou s'ils fument ; tu les provoques, ils bougent pas ; tu casses une chaise, ils mouftent pas ; tu t'es fait mal, ils bronchent pas ; ils n'ont pas pitié, mais tous réglos ; ils te font pas chier ; ils ont pas les mains sur les épaules avec des tuvoistuvois, tupeuxm'parler, ils font jamais la fête, même le dernier jour, à la dernière heure de ton placement ; c'est un vétéran qui me l'a jacté, un solide, on peut lui faire confiance ; tu crois que finalement t"es rien ; ils te parlent pas pour eux, ou pour toi, pas de sentiment, rien ; tu te dis qu'ils en ont rien à foutre c'est normal ; par exemple t'es en bateau, tu te fous à la baille, ils s'agitent, ils te lancent une bouée, ben même à ce moment-là ils travaillent en pensant au mieux, mais tu t'en rends pas compte tellement t'es habitué à l'affolement des autres ; bon, la bouée ils te ratent, ils recommencent, sans s'affoler les mecs, calmes : ils te voient à la baille, ils t'observent, en manoeuvrant comme des bêtes, même s'ils sont ridicules à force de s'agiter, comme des fourmis quand elles chargent par milliers ; moi j'en ai vu, ça s'arrête pas, ça travaille comme des bêtes, remarque c'est des bêtes, c'est normal, c'est des insectes, t'entends rien, mais y paraît que ça fait du bruit ; les Vouvous, c'est des insectes ; mais les Tutus, même quand t'es loin tu les entends, alors quand t'es dans l'eau, ils s'affolent ; et c'est rien qu'un exemple hein !
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KittiwakeKittiwake   15 avril 2012
En plein devant, Y'a un casque qui se déboite et qui arrive sur nous comme un diable.. Je pousse un coup de gueulante et je continue sur ma lancée, comme un vieux à qui il manque une case, presque un tiroir
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KittiwakeKittiwake   15 avril 2012
ah le mec, c'est un, un dindon, un, un, pintadeau! Un chapon! J'sais pas comment ils font les Vouvous pour travailler avec lui. Aux ordres il est. Le doigt sur la couture. Un pauvre type qu'arrête pas de faire chier l'éduc chef. Ce mec faut le dégraisser. Stage de balayage dans les foyers. Quarante jours, sans manger, à peine. Tous les directeurs,ils,devraient y passer. Tous. Ça rend humble. Comme nous
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KittiwakeKittiwake   15 avril 2012
on marche pas. On limace dépressif. Les escargots à côté de nous c’est Usain Bolt, et c’est pas les baggies qui nous causent l’effet, parce que les pantalons de taulards on les a pas, rien, tenus de marin à la con, et faut les laver en plus
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AlineeAlinee   08 août 2012
- Ben dis donc, t'as du vocabulaire toi !
- C'est mon père, il me reprenait tout le temps.
- Comment ça c’est ton père ? qu'est-ce-qu'il fait ton père ?
(...)
- Le mort.
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Alain-Julien Rudefoucauld - Joseph libéré
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