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ISBN : 2363390180
Éditeur : Finitude (23/10/2012)

Note moyenne : 3/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Saute le Temps est le journal d'un écrivain d'une rare insolence. Mordant et ironique, il n'épargne rien ni personne dans ce début des années soixante tristement gaulliennes. Ni les politiques, ni le monde des lettres, pas plus que ses propres petites compromissions n'échappent à sa virulence.

Rudigoz est un observateur et un moraliste, un styliste et un pamphlétaire. Il y a du Céline dans ses rapports aigres-doux avec son éditeur, du Léautaud dans se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
horline
  23 novembre 2012
Il y a des journaux posthumes qui ont le mérite d'exhumer des auteurs méconnus et de susciter le désir de découvrir leurs oeuvres. La quatrième de couverture de « Saute le temps » en fait assurément partie en esquissant les traits d'une personnalité qui pourrait apparaître excentrique ou taciturne.
Mais en se laissant glisser entre les lignes, on retient le refus du conformisme de cet auteur oublié, Roger Rudigoz, revendiqué comme une forme d'ascèse. Au coeur des années soixante, en pleine guerre d'Algérie, l'auteur parisien nous fait partager des instants insignifiants qui, rassemblés, dessinent le portrait d'un homme plein de contradictions, tiraillé entre tendresse nostalgique et aspirations « révolutionnaires ». Car oui c'est un homme qui a toujours refusé de s'accorder à la mollesse ambiante.
On découvre une vie qui s'écoule entre souvenirs proustiens surgissant de la mémoire avec un nouvel éclat et petites guerres du quotidien qui permettent à l'auteur de fustiger les travers du confort bourgeois. du Président de Gaulle aux tendres amoureux croisés dans la rue, l'auteur promène un regard qui décline avec humour aussi bien un humanisme allègre qu'une misanthropie portée comme un étendard. Certes, c'est son histoire qu'il raconte mais il ravive aussi un certain romantisme, une nostalgie pour le commencement et les émotions nées de la redécouverte des choses simples.
Pas de phrase ronde et caressante, la prose s'épanouit dans un style tranchant comme une lame de rasoir. L'auteur ne s'embarrasse pas avec le souci de séduire, il décrit son quotidien avec un réalisme mordant.
Roger Rudigoz fait partie de ces rares auteurs qui rappellent que la littérature peut être un acte de résistance face à l'inertie de la masse.
On se laisse séduire par cette volonté de cultiver avec panache un certain goût pour la liberté, la désinvolture, l'irrévérence et cela s'avère rafraichissant.
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pat94
  03 janvier 2013
Journal d'un écrivain pas ordinaire.
Intéressant et documenté, sur fond de guerre d'Algérie, de janvier 1960 à juin 61.
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Madimado
  04 mai 2013
Le journal d'un écrivain pamphlétaire, voilà qui avait de quoi me séduire ! Malheureusement, je n'ai pas du tout accroché avec son écriture, quelque peu décousue. Beaucoup de références ont vieilli et ne facilitent pas la lecture déjà rendue difficile par le style quelque peu haché. C'est bien dommage car il y a quelques belles réflexions dans ce livre dans lequel je regrette vraiment de ne pas avoir réussi à rentrer.
Lien : http://madimado.com/2013/04/..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
moraviamoravia   05 juin 2013
Je peux dire que la gloire est passée près. Elle était là, je la tenais, et tout à coup plus rien. N’a pas voulu de moi. M’a trouvé trop entier, trop simple. S’est reprise. Comme une femme, comme les femmes, et comme les amis. On m’aime, on ne m’aime plus. Je n’y ai jamais rien compris.
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horlinehorline   23 novembre 2012
Je naquis, parait-il, avec près d’un mois de retard. Je me suis souvent dit, pensant à tous les ennuis de la vie, que c’était déjà bien du discernement.
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moraviamoravia   05 juin 2013
J'ai reçu du percepteur un formulaire à remplir. C'est un bel exemple de charabia. On dirait du Claudel.
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