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EAN : 9782253057673
Éditeur : Le Livre de Poche (01/01/1991)
3.44/5   18 notes
Résumé :
Six mois de vacances par an, une vie facile dans un monde d'hyper-consommation régi par un sénat dictatorial.
Le bonheur idéal? Non, affirment les Cerveaux et les Hommes Naturels qui prêchent l'abandon de la technique. Même les enfants, inquiétants et dangereux par leur maturité précoce, se dressent contre le sénat. Quel est alors le rôle des mutants, résultats d'expériences biologiques et haïs de tous ?
Qui est réellement Alberg, le chasseur de mutant... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
jamiK
  02 septembre 2020
Dès le départ, je suis emballé par cette ambiance à la “Blade runner”, univers de science fiction, dans une ville sur Vénus, avec un chasseur de primes qui chasse les mutants, univers inquiétant, citadin, avec quelques bonnes inventions d'anticipation, bien maîtrisées. le roman date de 1969, dans l'action, il y a un parallèle évident avec les évènements de mai 68, c'est une société de consommation, capitaliste, prospère, la production est délocalisée sur d'autres planètes où la main d'oeuvre est moins coûteuse. On sent des tensions, menaces de guerre, révolte de la jeunesse. André Ruellan soigne son univers, avec des décors mégalos, des labyrinthes de tunnels, des personnages troubles. Et c'est plutôt bien écrit. Au bout de quelques chapitres, je me suis dit que je tenais là une perle de cette collection FNA.
Puis on s'oriente vers le thriller de politique fiction, mais au fil de l'intrigue, le récit va se contenter d'accumuler les faits, de présenter une suite d'évènements, le rythme s'accélère, mais au dépend de la finesse des détails, l'univers créé et bien imaginé au départ se dilue dans une accumulation d'alliances et de trahisons, de combats de rues et de luttes d'influences et surtout les personnages si intéressants dans la première partie deviennent de simples pions que l'auteur inclut dans un récit de révolution linéaire, le soin apporté à insérer leur caractères dans l'intrigue disparaît. Avec un si bon départ, je m'attendais à plus de subtilités. André Ruellan, en voulant calquer les problématiques de son univers sur la société contemporaine, en proposant une critique du capitalisme, en recherchant une certaine complexité dans l'intrigue, en proposant une issue à la hauteur de ses ambitions, laisse en plan les qualités d'invention et d'atmosphère qui se trouvait dans la première partie. Dommage, c'était tellement bien parti que la déception n'en est que plus forte, mais on n'est pas passé loin d'un très bon roman de SF.
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Tatooa
  01 avril 2019
Wouch ! Dans la série "bouquin tornade" qui laisse sur le carreau, ça se pose là.
Extrêmement dense, foisonnant, d'une richesse impressionnante (pour 190 pages), ce monde multi-planétaire (les principaux Terre-Mars-Venus + les mondes étrangers), bâti sur le modèle de l'ultra-capitalisme, se dévoile peu à peu au détour des révoltes des "sous-classes" de cette société en apparence si parfaite.
La critique de notre société est à peine voilée. Et même pas du tout, en fait, lol.
Les mutants, les hommes naturels (prônant un retour à une vie simple et non-technologique), les enfants sont ces "sous-classes". Traqués pour les premiers, tolérés avec mépris pour les seconds, carrément exploités à des fins de guerre, de production sur les "exo-planètes" pour les 3ème, c'est épouvantablement noir, sombre et pessimiste. Et ça le restera tout du long.
On suit Aldberg, un tueur de mutants, uniquement préoccupé d'avoir suffisamment d'argent pour avoir la "vie de rêve" prônée par . Il tue un mutant, touche la prime, fait sa vie dans les palaces, et recommence quand il n'a plus un sou. Jusqu'au jour où il croise Iona, mutante chargée de le supprimer. (On se croirait dans "Blade Runner", hein ? Je l'ai pensé un moment. Très court... ça va beaucoup plus loin que Blade Runner, de fait).
En bon opportuniste, il va se retrouver mêlé aux intrigues "de cour", au plus haut niveau, des trois "partis" en présence, qui se battent contre les autorités "légales", le Sénat...
Et c'est au fur et à mesure de sa plongée en eaux troubles qu'on découvre les dessous de cette société, c'est très bien fait, quoi qu'un peu brouillon par moments, on s'y perd assez facilement. D'où la nécessité de ne surtout pas lire autre chose entre temps, beaucoup trop compliqué à mon avis, pour le reprendre...
(Je ne le savais pas, je me suis retrouvée à devoir le finir avant de reprendre mon autre bouquin en cours, beaucoup plus simple, lol !).
Et Aldberg découvre des évidences que nous-mêmes, du haut de notre société dite "civilisée", évitions soigneusement de regarder en face, jusqu'à ce qu'il devienne évident que nos gouvernants, non contents d'avoir des esclaves délocalisés dans les pays à main d'oeuvre "donnée", veulent à présent avoir cette même main d'oeuvre à portée de radars et de fusils flash-balls...
Bref, c'est un bon bouquin, bien critique comme j'aime, quoi qu'un brin fouillis et rapide !
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lehibook
  21 mars 2021
Je poursuis ma relecture des romans Ruellan/Steiner : lorsque en 1970 je l'avais lu pour la 1ere fois je ne connaissais pas "Do Androids Dream of Electric Sheep?" de Dick . Or la similitude entre cet oeuvre géniale et le début du roman de Ruellan est très frappante ( avec mutant à la place d'androïde ) . le chasseur séduit par sa proie , et lui même se révélant mutant , cette société obsédée par le commerce et l'image ... C'est d'ailleurs le meilleur du bouquin . Ensuite on passe à du space opera ( avec transport stellaire instantané bien pratique ) puis à de la politique fiction (avec des échos évidents de la situation de l'époque : 68 et ses suites) ; C'est brouillon ,schématique , la psychologie des personnages devient de plus en plus sommaire . Décevant après un tel point de départ.
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michelangelo
  24 janvier 2014
Qui est réellement Alberg, le chasseur de mutants ? Comment peut-il s'éprendre d'Iona dont les dents sont phosphorescentes à la moindre émotion ? Et pourquoi Silas, le chef des mutants, veut-il à ce point l'abattre ?
Pris dans le tourbillon de la révolte, Alberg ne cherchera-t-il pas lui aussi à s'emparer du pouvoir ? (4ème de couverture)
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
tgranductgranduc   16 octobre 2012
Iona se retourna lentement sur sa couche d'air pulsé pour faire face à Silas.
- Il n'est pas seul dans son cas, dit-elle. Si nous décidions de les abattre tous, la police ne mettrait pas longtemps à remonter les filières. A mon avis, chacun des nôtres se défend très bien individuellement quand il est attaqué, et cela présente l'avantage de limiter les enquêtes au maximum.
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TatooaTatooa   01 avril 2019
- Vous connaissez le Sénat et sa politiqué butée. Il va être prêt à tout pour que l'ordre soit maintenu c'est à dire qu'il va aggraver le désordre, au lieu de satisfaire une revendication anodine.
(Lewis à Binker)
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Video de André Ruellan (6) Voir plusAjouter une vidéo

Marie Mathématique : 1er épisode
Premier épisode d'une animation en six volets réalisée d'après une bande dessinée de Jean Claude FOREST sur des poèmes d'André RUELLAN et une musique de Serge GAINSBOURG.Serge GAINSBOURG est également l'interprète des textes.
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R.I.P !, André Ruellan.

André Ruellan a écrit le scénario de ce film de Pierre Richard sorti en 1970. Avec Pierre Richard, Maria Pacôme, Bernard Blier et Paul Préboist. Glycia Malaquet convainc son amant, Alexandre Guiton, directeur d'une agence de publicité, d'engager son fils Pierre, garçon charmant et imaginatif mais affligé d'une distraction de tous les instants. Ce dernier se signale très vite en proposant des idées plus saugrenues les unes que les autres et en semant la panique autour de lui. La confrontation de Pierre avec M. Klerdenne, autre personnage affublé d'une incroyable distraction, conduit à deux scènes comiques dignes d'anthologie

L'étourdi
L'évanescent
Le distrait
Le rêveur
L'écervelé

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