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ISBN : 2711201295
Éditeur : Les Arènes (20/02/2019)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 40 notes)
Résumé :
Emmanuel Macron et François Ruffin ont grandi derrière les mêmes grilles, celles du lycée La Providence à Amiens.

Très vite, leurs chemins se séparent.

L’un devient reporter en Picardie, porte-voix des « gens contre l’argent », réalisateur de Merci patron ! et député de la Somme.

L’autre choisit Paris et l’Ena, la commission Attali, la banque Rothschild, le palais de l’Élysée… Une vie entière dans le cocon des institution... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Arthemyce
  26 février 2019
Ruffin, c'est le député-reporter, modèle de représentation parlementaire, tant il à tissé de liens avec la France, « notre » France - Oligarchie auto-bannie. C'est le mec qui fait rentrer le peuple, en maillot de foot, à l'Assemblée ; ce qu'on lui a vivement reproché, retenue sur salaire en prime.
Ruffin, c'est aussi un homme de coeur. Ça crève les yeux comme une balle de LBD40. Un coeur à Gauche pour équilibrer un esprit droit. Un coeur capable de saigner des blessures du peuple, innervé qu’il est, pour mieux en dénoncer les causes, tenter quelque chose.
Ruffin écrit, Ruffin décrit. La vie de ces « Jojo » en ciré jaune et des autres ; sans gilet de sauvetage eux, mais dans la même galère. Ça rame dans la cale, sécession sur le pont.
Éparpillées aux quartes vents, des fragments de vie dépeignent une France omise des capitaines, invisible même, haut-perchée qu’est la vigie Elyséenne.
Ruffin accuse, Ruffin excuse. Tantôt cynique, tantôt critique, c’est aussi la vie du jeune M-o-n-a-r-c* qu’il décortique.
Cette France, il tente de lui faire comprendre pourquoi il ne peut pas la comprendre. Comprendra-t-il ? Lira-t-il au moins ?
Rien n'est moins certain...
Enarque, Banquier, Ministre… du Candidat au Chef d'Etat, une collection de titres, un palmarès sinistre pour un tel cuistre.
Tout ça bien sûr, au seul mérite.
« -Merci copain.
-De rien Lapin ».
Insatiable séducteur, accumulateur de sponsors. Arnaud, Niel, Drahi… bien pratiques pour l'arène médiatique. Hermand, Jouyet, Attali... bien pratiques pour l’arène étatique.
Ruffin, c'est pas de la littérature, c'est le cri des vies qu'on rature.
* Anagramme fortuit
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Dionysos89
  27 mars 2019
Après dix-huit mois de mandature et un événement social considérables (le mouvement des Gilets Jaunes), François Ruffin a décidé de publier un nouvel essai journalistique, Ce pays que tu ne connais pas, écrit comme un appel à la raison et au réel adressé au président de la République Emmanuel Macron.
Une construction duelle
François Ruffin a décidé de construire ce nouveau récit politique par un face-à-face entre deux personnalités liées par un même lieu : un lycée d'Amiens, où se sont côtoyés sans se connaître Emmanuel Macron et François Ruffin justement. L'un est devenu président de la République, l'autre son opposant. Comment est-ce possible et qu'est-ce qui les différencie tant ? alors qu'on pourrait supposer qu'un parcours similaire aurait pu les rapprocher, c'est l'inverse qui se produit. Dans ce face-à-face sociologique, l'auteur se met en scène, comme il le fait dans ses deux films (Merci patron ! et J'veux du soleil !, ce dernier co-réalisé avec Gilles Perret), mais met en lumière un troisième personnage, qui est la constante référence pour jauger l'un et l'autre à l'aune de l'actualité : le peuple. Comment Emmanuel Macron et François Ruffin pensent-ils leur rapport aux classes populaires ? L'avantage d'une telle construction est qu'elle permet de mettre facilement en perspective des prises de position différentes sur des événements communs (cet ouvrage est publié en plein mouvement des Gilets jaunes, ce n'est évidemment pas anodin) et des moments personnels de chacun des deux protagonistes.
Un style pamphlétaire
Afin de réaliser ce duel politique, François Ruffin a opté pour un style franc et direct, comme il en a l'habitude en fait dans d'autres publications qu'il a déjà réalisées. Cet ouvrage se veut une adresse directe au président Macron afin de régler le principal problème de son pouvoir « jupitérien » : son éloignement constant de la vie quotidienne de la plupart des gens, des classes populaires. Pour montrer cet état de faits, l'auteur use donc de phrases parfois crues, parfois alambiquées, mais toujours dans un but précis : démontrer la déconnexion chronique du pouvoir présidentiel d'avec ses administrés. Faisant partie de la classe moyenne intellectuelle qui sait que le basculement de sa classe doit se faire d'abord dans les esprits, l'auteur fait acte militant avec cet ouvrage et nous fait réfléchir, en tant que lecteur et citoyen, à notre proximité très relative avec M. Macron et notre proximité bien plus réelle avec ceux que François Ruffin vient faire témoigner par son discours.
Du pur journalisme de terrain
On peut détester le personnage, trouver le style trop direct même, mais par contre il est difficile de ne pas voir dans cet ouvrage une belle forme de journalisme de terrain. Bien sûr, le député-reporter est parti sur le terrain avec un angle de reportage, mais il a surtout accumulé chiffres accablants, anecdotes croustillantes et interviews en masse. On en apprend de belle, évidemment. Les lecteurs du journal Fakir (« Journal fâché avec tout le monde. Ou presque ») ne seront pas perdus, puisqu'on retrouve ici le ton volontairement roublard du reporter amiénois. C'est ainsi l'occasion de faire se côtoyer au sein d'un même récit et de pages communes l'aide-soignante au bord du burn-out et le banquier d'affaires qui oublie qu'il y a des gens derrière les millions d'euros qu'il administre, l'ouvrier et le représentant politique qui lui rend visite sans piger un broc de qu'il fait toute la journée, ou même le chômeur et l'homme politique qui va l'enjoindre à ne pas attendre tout de l'autre. L'ensemble est efficace par son caractère implacable.
Ce pays que tu ne connais pas est donc un bon essai d'actualité qui saisit la portée des structures dans notre prise en compte de la réalité ; dommage bien sûr que l'auteur lui-même fasse ce comparatif instructif avec le président Macron, mais il n'empêche que l'exercice fait mouche et est bien utile en ce moment.
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Renod
  08 mars 2019
Les portraits de deux adolescents sont extraits de vieilles photos de classe et sont associés dans un montage. A gauche, François Ruffin, les épaules voûtées, semble réservé et mal à l'aise. A droite, Emmanuel Macron affiche sous les boucles de ses cheveux un sourire enjôleur. Les deux hommes ont fréquenté le même établissement privé à Amiens mais leurs destins ont suivi des voies diamétralement opposées. Dans « Ce pays que tu ne connais pas », François Ruffin s'adresse directement à Emmanuel Macron. Ses propos sont – on s'en doute – féroces. Il lui reproche son arrogance, son mépris et son manque d'empathie. Des défauts qu'il cherche à comprendre, parfois avec maladresse quand il tente de fouiller la psyché de l'élu. Heureusement, l'auteur quitte rapidement la veine pamphlétaire. Il est bien plus redoutable quand il retrace la trajectoire éclair de son rival qui ne doit rien au hasard ou à la chance. Emmanuel Macron a travaillé pendant des années* à se construire un réseau, à additionner les amitiés, à fréquenter les grands patrons et les cercles du pouvoir. Autant de soutiens précieux pour sa future campagne qu'il saura remercier une fois élu. L'auteur dénonce une élite politique et économique solidaire, organisée et cupide qui nage dans le grand bain du conflit d'intérêt. Je connaissais mal le travail de François Ruffin (je n'ai jamais lu son journal et je n'ai pas vu son documentaire). Ce livre semble se nourrir des articles et des ouvrages préalablement publiés. Il rappelle ses combats menés comme journaliste ou député (Whirlpool, Goodyear, le scandale de la Dépakine). Il nous fait part de son goût pour le réel et de sa volonté de plonger dans l'arrière-cour de la «mondialisation heureuse», de partir sur les routes à la rencontre des « laissés pour compte » pour les écouter et leur donner la parole. Dans « Ce pays que tu ne connais pas », François Ruffin poursuit son projet de représenter le « pays réel » et de dénoncer l'imbrication du pouvoir politique, du pouvoir de l'argent et du pouvoir des médias. Une entreprise qu'il mène avec passion (depuis vingt ans), talent et... désintérêt.

* Ruffin cite l'ancien secrétaire d'Etat Christian Eckert qui révélait dans son livre qu'à Bercy, les Macron organisaient simultanément un apéritif et deux dîners dans trois salles de réception avant de rejoindre une autre sauterie en seconde partie de soirée. Tout ça sur le budget du ministère et pour préparer une campagne personnelle…
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axelreaute
  01 mars 2019
François Ruffin a publié sans prévenir “Ce pays que tu ne connais pas”, une longue lettre au vitriol à Emmanuel Macron. Voici ce qu'on peut en retenir.
Le premier uppercut de Ce pays que tu ne connais pas (Les Arènes), le livre au vitriol de François Ruffin adressé à Emmanuel Macron, vient de la citation mise en exergue. Elle est signée Paul Ricoeur, le philosophe dont le chef de l'Etat se dit proche, et qu'il considère comme son mentor : “Le danger aujourd'hui, est que la direction des affaires soit accaparée par des oligarchies de compétences, associées aux puissances d'argent”. Pendant 218 pages, le député de la Somme, membre du groupe parlementaire de la France insoumise (LFI), s'applique à montrer que cette mise en garde était prophétique, et qu'Emmanuel Macron l'a lui-même réalisée.
Dans Ce pays que tu ne connais pas, le député-reporter accuse le chef de l'Etat de surdité sociale : “Vous parlez d'une France que vous ne connaissez pas, c'est ‘le monde social vu d'en haut', aplani, aplati, comme Yann Arthus-Bertrand regarde la Terre depuis son hélicoptère”. Il remonte pour cela à l'époque où tous deux ont fréquenté le même lycée huppé, celui de la Providence, à Amiens. Ruffin en profite pour dissiper le mythe selon lequel ils s'y seraient connus, et que leur rivalité daterait de cette époque. En fait, ils ne se sont “jamais croisés” : “Nos deux années d'écart, et ma discrétion, nous en ont prémunis.” Seule sa soeur, plus âgée, l'a connu : “On se tirait la bourre pour la première place, lui confie-t-elle. On s'entendait plutôt bien. Les vieux l'adoraient.” Ruffin dit garder de cette époque la hantise des grilles qui le coupaient du reste du monde. Ces grilles qui, aujourd'hui, se seraient refermées sur l'actuel chef de l'Etat, le rendant hermétique au “peuple” sans qu'il s'en soit même rendu compte, au point qu'il est devenu le “président des ultra-riches”.
Au fil des chapitres, le député-reporter, qui fait coup double avec son film sur les “gilets jaunes”, J'veux du soleil (sortie prévue le 3 avril), retrace leurs destins croisés. Alors que le président, dont il fustige la “morgue”, ne regarde plus les citoyennes et les citoyens “qu'à travers des statistiques, des rapports, des textes de loi”, lui se dit “boulimique du réel, jamais mieux qu'au milieu d'eux, plongé dans le peuple”.
"De la lutte des salariés d'Ecopla à celle des ouvriers de Whirlpool, en passant par Goodyear, il relate ses rencontres avec les invisibles de la République, au fil des fermetures d'usines. Et le parcours parallèle de l'énarque devenu banquier d'affaires, ministre, puis président grâce au réseau qu'il s'est tissé dans la France d'en haut. “De votre naissance jusqu'à aujourd'hui, vous êtes le fruit de l'entre-soi bourgeois. Vous êtes le produit d'une ségrégation sociale, hors du peuple, loin du peuple, et maintenant contre le peuple”, assène François Ruffin, avec la même verve qui l'avait poussé à écrire sa fameuse “lettre à un président haï”.
Dans ce réquisitoire qui semble avoir été écrit d'une traite, comme poussé par l'explosion sociale qui secoue la France depuis le 17 novembre, François Ruffin convoque donc des éléments de ses reportages passés pour Là-bas si j'y suis (l'émission défunte de France Inter) ou Fakir, pour donner chair à la souffrance sociale qu'Emmanuel Macron ignore à ses yeux. En négatif, rejoignant l'analyse des sociologues Monique et Michel Pinçon-Charlot dans leur dernier livre, il entend montrer l'illégitimité de M. Macron, dont l'élection relèverait d'un “cas d'école qui marque l'imbrication du pouvoir politique, du pouvoir de l'argent, et du pouvoir des médias”. Apparemment écrit dans l'urgence, de la même manière que son film, J'veux du soleil, a été tourné et monté en un temps record, le petit livre rouge de Ruffin prend donc la forme d'un pamphlet sans concessions. Il le confesse d'ailleurs : “Tel est mon ADN professionnel, personnel : une certaine sauvagerie”.
On apprend donc peu de choses – l'hostilité tenace de François Ruffin envers Emmanuel Macron n'est pas un secret. Hormis peut-être cette anecdote sur la venue du candidat d'En marche ! sur le site de Whirlpool, le 26 avril 2017. Ce jour-là, Emmanuel Macron, qui passe après le coup de com' réussi de Marine le Pen, est chahuté par la foule. Ce serait grâce à François Ruffin et à un délégué CFDT, Patrice Sinoquet, que le candidat aurait sauvé sa chemise. “Vous mesurez le paradoxe ? Ce sont vos deux opposants les plus résolus qui, ce jour-là, peut-être, vous ont sauvé la mise. Moi, bon, mon CV, vous le connaissez. Mais Patrice Sinoquet, délégué CFDT, certes, mais militant frontiste aussi, un historique, tendance Jean-Marie. La vie est étrange, non ? Car nous vous avons bel et bien épargné, sinon la violence et les coups, le goudron et les plumes, du moins les cris, les crachats, les jets de canettes, les ‘Macron dégage !' qui auraient plombé votre image, qui auraient signé le divorce, définitif, d'emblée, avant même le scrutin, entre vous et cette France en souffrance”, écrit Ruffin.
Sur le fond, le réalisateur de Merci patron ! décrit une France coupée en deux, dans laquelle “88% des personnes montrées dans les sujets d'information appartiennent aux CSP+” (selon le baromètre diversité du CSA), où les ouvriers-employés ne comptent que pour 2,7% des députés à l'Assemblée, et où la classe intermédiaire, qui dispose des armes de ses diplômes, doit faire un choix : “Au service de qui allons-nous mettre nos armes ? Au service des nouveaux seigneurs, ou de leurs serfs ? Vous êtes à l'intérieur, à l'intérieur des grilles, pour l'éternité. J'ai choisi l'autre camp, délibérément, au grand air”.
Lien : https://abonnes.lesinrocks.c..
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anina
  24 février 2019
A mon humble avis, ce livre est une fine et brillante analyse du personnage présidentiel Macron.
Quelle pertinence !
La transition d'un personnage à l'autre se fait tout en justesse, aussi touchante que révoltante.
Ce livre me paraît être d'utilité publique pour tout ce qui est écrit dedans et surtout parce qu'il me fait l'effet d'être une soupape de sécurité, mais jusqu'à quand ?
Du grand François Ruffin !
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
EveduChambonEveduChambon   09 avril 2019
Ce brevet vous autorise un charabia : "Je fais le lien entre la transcendance et l'immanence. J'ai toujours assumé la dimension de verticalité mais, en même temps, elle doit s'ancrer dans de l'immanence complète de matérialité", un baratin prétentieux que les journalistes transcrivent avec zèle, comme s'ils questionnaient un profond penseur.
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EveduChambonEveduChambon   09 avril 2019
(...) le dernier "baromètre-diversité" du CSA en témoigne : "le conseil observe une quasi-absence des personnes en situation de précarité", etc... A l'inverse, "88% des personnes montrées dans les sujets d'information appartiennent aux CSP+". Et de conclure :"La représentation à l'antenne est très éloignée de la réalité".
La même chose qu'à l'Assemblée : les ouvriers-employés comptent pour 2,7% des députés. Quand les diplômés - médecins, avocats, DRH, consultants, enseignants, journalistes, etc... - trustent les sièges. Et ce Parlement se prétend "représentation nationale" !
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RenodRenod   06 mars 2019
Ça fait vingt ans, vous savez, que j’en récolte, des récits de frigo vide, de chauffage éteint l’hiver, de repas réduits à une biscotte, mais d’habitude ils sont chuchotés dans un appartement, en toute discrétion, quelques phrases jetées, bégayées, retenues, avec la garantie de l’anonymat, que ça ne sache pas au village, ou dans le quartier. Parce que le malheur ne suffit pas : il faut y ajouter la honte, la honte de ne pas s’en sortir, la honte de ne pas protéger sa famille, ou de ne pas lui offrir le bonheur conforme. Les pauvres se cachent pour souffrir.
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boudiccaboudicca   01 avril 2019
En dix ans, Sanofi a licencié un tiers de ses chercheurs, quatre mille dans le monde, deux mille en France. Cette année-là, la firme versait 3,8 milliard d’euros (soir cinquante années de Téléthon) à ses actionnaires, et en même temps, en même temps, visait « 1,5 milliard d’économie sur trois ans » passant « notamment par la suppression de 600 postes en France ». Mais comme ministre, ça ne vous choquait pas, cet usage des deniers publics. Vous n’en démordiez pas : heureusement qu’on leur versait des centaines de millions, à Sanofi, sinon…
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michdesolmichdesol   04 mars 2019
Vous menez une politique injuste, si manifestement injuste : comment le corps social n'en serait pas heurté, violenté ? Car il fallait oser : supprimer cet Impôt de Solidarité sur la Fortune, et en même temps, en même temps, relever la CSG pour les retraités, gratter cinq euros sur les APL des locataires, éliminer deux cent mille contrats aidés ? C'est excessif, tellement abusif : ça ne touche pas qu'au porte-monnaie, au « pouvoir d'achat », l'orgueil d'un peuple en est blessé, son honneur : on se moque de lui. Et à cette injustice, à cette évidence de l'injustice, comme on jette du sel sur une plaie, vous ajoutez l'arrogance de l'injustice, à grands renforts de « gens qui ne sont rien », de « feignants », de « Gaulois réfractaires », de « vous n'avez qu'à traverser la rue » et « autres pognon de dingue », comme des provocations renouvelées.
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Videos de François Ruffin (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de François Ruffin
« J'veux du soleil ! », de Gilles Perret et François Ruffin, projeté au cinéma Utopia de Saint-Ouen-l'Aumône (95), vendredi 5 avril à 20h30, devant une salle comble et... réactive. Vidéo tournée in situ par Antoine Perraud pour Mediapart.
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