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ISBN : 208141693X
Éditeur : Flammarion (28/03/2018)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Comment cet Aurel Timescu peut-il être Consul de France ?
Avec son accent roumain, sa dégaine des années trente et son passé de pianiste de bar, il n’a pourtant rien à faire au Quai d’Orsay. Il végète d’ailleurs dans des postes subalternes.
Cette fois, il est en Guinée, lui qui ne supporte pas la chaleur. Il prend son mal en patience, transpire, boit du tokay et compose des opéras… Quand, tout à coup, survient la seule chose au monde qui puisse encore ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
motspourmots
  23 avril 2018
Quand l'un de mes auteurs préférés s'offre un divertissement littéraire, je le suis. de toute façon, au risque de me répéter, Jean-Christophe Rufin pourrait écrire le bottin, je le suivrais. L'une des raisons pour lesquelles j'apprécie sa prose est justement sa faculté à explorer différents genres, à passer du roman historique (L'Abyssin, le Grand Coeur...) au roman contemporain (Katiba, Check-point...) tout en s'offrant un détour par le roman d'anticipation (Globalia) et en se livrant avec beaucoup de talent à l'exercice de l'autobiographie (Un léopard sur le garrot). La richesse de son parcours, ses multiples vies et centres d'intérêt lui permettent de puiser une matière passionnante. Son talent de conteur fait le reste.
Le voici donc qui lorgne du côté du polar, se dote d'un héros récurrent (ou devrions nous dire d'un anti-héros) et annonce au moins trois aventures d'Aurel Timescu, Consul de France. Ceux qui connaissent un peu l'histoire de Jean-Christophe Rufin ne sont pas très étonnés de trouver cette référence à son expérience en tant que diplomate (il fut Ambassadeur de France au Sénégal il y a quelques années) ; mais comme il l'a expliqué lui-même lors d'une rencontre au Divan, devoir de réserve oblige, hors de question de livrer ses mémoires avant d'être sur son lit de mort. le personnage d'Aurel Timescu est assez éloigné de lui pour que "toute ressemblance avec des faits ou des personnages ayant existé..."
Bref. Parlons d'Aurel donc. Un drôle de spécimen. La risée du Consulat de France en Guinée où il occupe un placard, sans connexion internet et sans ligne téléphonique. Il a l'habitude Aurel, toujours envoyé dans des endroits si improbables que même sa femme n'a jamais voulu le suivre. Ils ont fini par divorcer même si c'est grâce à elle qu'il a obtenu la nationalité française, lui le réfugié politique roumain, racheté par sa famille au régime de Ceaucescu. Aurel n'aime pas le climat trop chaud de l'Afrique, peu adapté à sa garde-robe composée essentiellement de tweed. Amateur de Tokay, ancien pianiste de café-concert, il traîne également un accent haut en couleurs, tout en roulement de r. Habitué à faire profil bas, son intérêt est soudain éveillé par une macabre découverte, le cadavre d'un plaisancier suspendu au mât de son yacht dans la marina de Conakry. le Consul général étant en déplacement, Aurel s'empare de l'affaire sous couvert de gérer la relation avec la famille de ce ressortissant français. Et tout en gardant le rythme d'ingestion de ses bouteilles de vin blanc entreprend de retracer le parcours du mort, en prenant soin de ne froisser aucune susceptibilité.
L'occasion est belle pour l'auteur de donner un aperçu de la subtilité de la gestion des relations diplomatiques entre les différents intervenants, sur un continent dont il a eu l'occasion de goûter les coutumes. Mais le personnage d'Aurel est une vraie trouvaille. Doté d'une réelle empathie et d'une sensibilité à fleur de peau, lesté d'un passé qui lui a permis de faire connaissance avec les méthodes particulières d'un régime dictatorial, il se révèle d'une passionnante complexité et d'une imprévisibilité totale. Tout en faisant preuve d'une acuité supérieure à la moyenne quant à l'appréhension de la nature humaine. Si la progression dans l'enquête et l'élucidation du crime se suivent avec intérêt, c'est vraiment Aurel qui emporte le morceau. Il intrigue, surprend, émeut... et donne sacrément envie de le retrouver dans de prochaines aventures.
Le deuxième volet est déjà écrit, le troisième est en cours. On peut prendre cette série comme un divertissement, ce qu'elle est et ce que revendique l'auteur, mais un divertissement qui bénéficie de l'oeil exercé de Jean-Christophe Rufin et trouve une cohérence intéressante au sein d'une oeuvre qui exprime une certaine vision du monde et fait la part belle aux "rêveurs qui agissent" comme les désigne leur créateur.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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Bigmammy
  07 avril 2018
Fort de son incroyable (et totalement justifié) succès, Jean-Christophe Rufin se fait plaisir avec ce court polar et son personnage principal, le Consul (vice – ou adjoint, on ne sait pas au juste) : Aurel Timescu.
Certains bouderont cette incursion dans un genre aux codes bien établis, mais pas moi. Car il n'est pas possible que l'auteur n'ait pas rencontré, au cours de sa carrière diplomatique, un spécimen aussi burlesque, accoutré de façon si étrange, avec une sensibilité à fleur de peau aussi encombrante et une trajectoire de vie si invraisemblable. A moins qu'Aurel ne soit le résultat d'un collage aux multiples facettes.
Sans dévoiler aucun des ressorts de cette aventure brillamment résolue par le héros le plus méprisé de la littérature policière, je suggère de lire ce livre à deux niveaux. L'extérieur : la description réaliste et pleine de respect d'un pays africain et de ses habitants – ce n'est pas si fréquent – la vie repliée d'une ambassade bien éloignée des circuits du monde civilisé, les rivalités et mesquineries du personnel et la morgue du consul général, la touffeur palpable des régions équatoriales et la sueur des expatriés avachis sur leurs vérandas, qui vivent fort mal leur entre-soi oppressant. et se consolent à l'alcool.
Et en filigrane, la description d'un autre héros, venu jusqu'en ce coin perdu de la marina de Conakry, rencontrer un destin tragique.
Au milieu de tout ça, un être fragile, en complet décalage avec ses pairs, relégué dans un placard mais portant en lui une expérience rare et des dons artistiques évidents – y compris dans la façon baroque de se vêtir – et surtout, une capacité conceptuelle hors norme. Un lourd défaut cependant : une addiction pour le vin blanc … Rufin nous promet une trilogie ... à suivre donc !
Bref, un bouquin bref et dense, qui débouche sur une conclusion pleine de sensibilité. Pas de quoi me faire pleurer comme lors des dernières pages du « Collier rouge », mais presque !
Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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Heleniah
  25 avril 2018
Aurel Timescu est un drôle de personnage. D'origine roumaine, il est consul de France à Conakry en Guinée. Fasciné par l'ancienne France, il déteste la chaleur, ce qui ne l'empêche pas de garder son par-dessus, de boire du whisky et de jouer du piano enfermé chez lui.
Mais lorsqu'un homme est retrouvé mort sur son bateau, suspendu par un crochet, il est intrigué et s'arrange pour mener l'enquête discrètement, en parallèle de l'enquête officielle. Il sera aidé par la soeur du défunt qui viendra de France.
Je connaissais Rufin pour ces romans historiques et j'avais entendu des critiques mitigées pour celui-ci, mais finalement, j'ai passé un agréable moment. L'histoire se lit vite et si elle a une construction assez classique c'est l'humour et le personnage qui rajoute du sel au récit. Ce anti-héros est attachant notamment à cause de sa maladresse avec les femmes, et son esprit affûté est dissimulé pour que ses supérieurs le laisse tranquille. Ses habitudes décalées dans ce milieu, apporte une bonne touche d'humour et lui donne un côté attachant.
L'intrigue est sympathique, peut-être moins profonde que celles des romans historiques, mais est agréable et entraînante. Elle aborde également des sujets plus profonds qu'on pourrait le penser au premier abord.
En m'attendant à être un peu déçue, j'ai finalement été surprise dans le bon sens et j'ai passé un bon moment de lecture, sans prise de tête !
Lien : https://girlkissedbyfire.wor..
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tomsoyer
  28 mars 2018
Je me suis précipité sur ce livre de Ruffin ce n est pas le Ruffin du collier rouge
Un bon polar mais sans plus pas de fond historique auquel j'étais habituée
Ce livre est facile à lire un bon moment mais pas un coup de coeur Je l attendais trop est cce pour cela que je suis un peu déçue
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Miralb
  20 avril 2018
J'ai beaucoup aimé ce roman policier, qui se lit rapidement et avec plaisir.
J'ai souri en lisant la description des ambassades et consulats français en Afrique, guère à leur honneur (euphémisme).
J'ai été émue par Aurel Timescu, cet attachant petit bonhomme maladroit et extrêmement sensible mais aussi, malin et fin connaisseur de l'âme humaine.
Il paraît que ce livre est le premier d'une trilogie. Tant mieux, cela nous change des flics durs à cuire et des tueurs en série, que je peux apprécier par ailleurs !
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critiques presse (2)
LeFigaro   11 avril 2018
Dès le premier volet de cette trilogie policière, on s'attache à son irresistible antihéros : Aurel, consul de France en Guinée.

Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaLibreBelgique   10 avril 2018
Jean-Christophe Rufin convoque tragédie et humour dans une fiction inspirée de choses vues.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
anne_le_bruit_des_vaguesanne_le_bruit_des_vagues   25 avril 2018
"La culpabilité n'a pas besoin d'un objet pour exister. C'est un sentiment qui vient de nous et qui pousse sur un terreau d'émotions, de souvenirs, de désirs qui nous est propre."
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chabichou2chabichou2   22 avril 2018
Ayant beaucoup aimé nombre de ses écrits, j'attendais avec impatience de lire ce nouveau roman de JC Ruffin. J'avoue être déçue, ni l'histoire, ni le personnage principal (manifestement appelé à être récurrent) ne m'ont convaincue, et je n'en sais pas plus sur Conakry qu'avant d'ouvrir le livre.
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rkhettaouirkhettaoui   04 avril 2018
Ce n'était pas parce qu'il était blanc et que tous les Blancs suscitaient encore souvent une sorte de crainte héritée des époques brutes de la colonisation. Il était convaincu que les Africains portaient une attention particulière et peut-être de nature magique à l'esprit des personnes qu'ils rencontraient. Aurel aimait penser qu'ils le respectaient parce qu'ils avaient décelé en lui une âme généreuse et pure.
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rkhettaouirkhettaoui   04 avril 2018
La vie l'avait doté, par la force des choses, d'une résistance inépuisable face à des vexations bien plus humiliantes. La Roumanie de Ceausescu, où il avait grandi, était à cet égard une école d'une exceptionnelle rigueur, qui armait à jamais contre la bêtise et le mépris.
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rkhettaouirkhettaoui   04 avril 2018
C'était un fonctionnaire en fin de carrière, et il était évident au premier coup d'œil qu'il ne survivrait pas à la retraite. Son visage au teint bistre ressemblait à un formulaire administratif qu'un usager devenu fou aurait rempli n'importe comment, à grands coups de rides, de taches, de boutons. Il était veuf et la rumeur, dans l'ambassade, voulait qu'il eût recours aux services de prostituées africaines très jeunes, et même mineures. Ce vice présumé lui valait un dossier chargé qui avait compromis depuis des années tout avancement.
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Videos de Jean-Christophe Rufin (63) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Christophe Rufin
Jean-Christophe Rufin présente les qualités qu'il faut avoir pour être un héros de roman policier...
En savoir plus sur "Le suspendu du Conakry" : https://bit.ly/2FeEoxc
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