AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 208141693X
Éditeur : Flammarion (28/03/2018)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 101 notes)
Résumé :
Comment cet Aurel Timescu peut-il être Consul de France ?
Avec son accent roumain, sa dégaine des années trente et son passé de pianiste de bar, il n’a pourtant rien à faire au Quai d’Orsay. Il végète d’ailleurs dans des postes subalternes.
Cette fois, il est en Guinée, lui qui ne supporte pas la chaleur. Il prend son mal en patience, transpire, boit du tokay et compose des opéras… Quand, tout à coup, survient la seule chose au monde qui puisse encore ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  08 mai 2018
Après des lectures graves, j'ai pris plaisir au dernier livre de J.C Rufin, dont j'apprécie toujours la plume et le parcours...
Ce livre reste une distraction, tout en offrant quelques vérités et observations caustiques sur les mondes des consulats et des ambassades...
J'ai eu dernièrement l'occasion d'écouter l'auteur parler de la création de
son nouveau personnage, un anti-héros, une sorte de luluberlu de Colombo, que les enquêtes criminelles passionnent bien plus que ses tâches de Consul- potiche...
Un personnage de J.C. Rufin a imaginé pour avoir la liberté de raconter
mille choses de son propre parcours, et de ses propres expériences ...
"Dupertuis aimait sincèrement l'Afrique et il entretenait de véritables amitiés avec ses collègues guinéens. On l'aurait beaucoup étonné en lui faisant remarquer qu'il parlait d'eux avec une condescendance qui n'était pas tout à fait sans évoquer la mentalité coloniale." (p. 38)
Un roman est à la fois distrayant, nous emportant sur les rives guinéennes...comme infiniment rempli de mélancolie, d'empathie... de la part de cet enquêteur original, Aurel, qui s'attache à cet homme mystérieux, assassiné sauvagement sur son bateau... Homme retraité, riche chef d'entreprise, qui a tout quitté, femme, maison et amis... pour un dessein inconnu... Aurel va creuser, enquêter ce crime incompréhensible,
et se battre contre l'injustice, et les conclusions trop rapides des institutions du lieu... pour la mort violente de cet homme...dont l'existence va se dévoiler progressivement à nous, lecteurs....
Une enquête criminelle qui ressemble plus à une quête existentielle et au recouvrement d'une dignité bafouée tant pour notre Luluberlu de Colombo , Aurel, que pour la victime assassinée, Jacques Mayères, au destin chahuté !
Un vrai suspens... en dépit d'un ressenti de quelques longueurs !!
Des personnages très attachants dont Aurel, notre Consul atypique, méprisé par ses collègues, à la dégaine indescriptible, un passé de pianiste de bar, une vie de célibataire pas très folichonne... qui prend de l'épaisseur au fil du récit..., nous devenant sympathique..., et même digne d'une véritable estime ...
- "Il n'y a pas besoin de mourir pour être un héros. "(p. 277)

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          480
tynn
  28 avril 2018
Un livre de Jean-Christophe Rufin, ça ne se refuse pas !
Même si celui-ci s'oubliera aussi vite qu'il a été lu, il apporte quelques heures de plaisir sans prétention, avec une escapade africaine dépaysante et un petit ton burlesque bien plaisant.

Nous voici donc entrainés dans les arcanes diplomatiques, par les souliers d'un fonctionnaire haut en couleurs, et en garde-robe inadaptée au climat caniculaire.
La carrière de Rufin lui a-t-il fait rencontrer des personnages aussi improbables que cet Aurel Timescu, natif de Roumanie et consul de France à Conakry ? L'hurluberlu est savoureux avec son physique ridicule, ses obsessions et ses marottes, son intelligence et sa clairvoyance décalée. Impossible de ne pas penser à l'inspecteur Colombo !
D'autant que le petit diplomate a raté une carrière dans la police. Il est donc trop heureux de se mettre sous la dent le sauvage assassinat d'un ressortissant français, et ceci dans le dos de sa hiérarchie qui l'a mis au placard depuis longtemps.
Le décor est posé : l'enquête n'a d'intérêt que pas la manière de la traiter, bien qu'elle mette en lumière la réalité de la Guinée, entre insécurité et trafics de drogues.
Un anti- héros bien attachant qui semble entamer une carrière de personnage récurrent dans une série policière, nouveauté dans la bibliographie de l'auteur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          330
motspourmots
  23 avril 2018
Quand l'un de mes auteurs préférés s'offre un divertissement littéraire, je le suis. de toute façon, au risque de me répéter, Jean-Christophe Rufin pourrait écrire le bottin, je le suivrais. L'une des raisons pour lesquelles j'apprécie sa prose est justement sa faculté à explorer différents genres, à passer du roman historique (L'Abyssin, le Grand Coeur...) au roman contemporain (Katiba, Check-point...) tout en s'offrant un détour par le roman d'anticipation (Globalia) et en se livrant avec beaucoup de talent à l'exercice de l'autobiographie (Un léopard sur le garrot). La richesse de son parcours, ses multiples vies et centres d'intérêt lui permettent de puiser une matière passionnante. Son talent de conteur fait le reste.
Le voici donc qui lorgne du côté du polar, se dote d'un héros récurrent (ou devrions nous dire d'un anti-héros) et annonce au moins trois aventures d'Aurel Timescu, Consul de France. Ceux qui connaissent un peu l'histoire de Jean-Christophe Rufin ne sont pas très étonnés de trouver cette référence à son expérience en tant que diplomate (il fut Ambassadeur de France au Sénégal il y a quelques années) ; mais comme il l'a expliqué lui-même lors d'une rencontre au Divan, devoir de réserve oblige, hors de question de livrer ses mémoires avant d'être sur son lit de mort. le personnage d'Aurel Timescu est assez éloigné de lui pour que "toute ressemblance avec des faits ou des personnages ayant existé..."
Bref. Parlons d'Aurel donc. Un drôle de spécimen. La risée du Consulat de France en Guinée où il occupe un placard, sans connexion internet et sans ligne téléphonique. Il a l'habitude Aurel, toujours envoyé dans des endroits si improbables que même sa femme n'a jamais voulu le suivre. Ils ont fini par divorcer même si c'est grâce à elle qu'il a obtenu la nationalité française, lui le réfugié politique roumain, racheté par sa famille au régime de Ceaucescu. Aurel n'aime pas le climat trop chaud de l'Afrique, peu adapté à sa garde-robe composée essentiellement de tweed. Amateur de Tokay, ancien pianiste de café-concert, il traîne également un accent haut en couleurs, tout en roulement de r. Habitué à faire profil bas, son intérêt est soudain éveillé par une macabre découverte, le cadavre d'un plaisancier suspendu au mât de son yacht dans la marina de Conakry. le Consul général étant en déplacement, Aurel s'empare de l'affaire sous couvert de gérer la relation avec la famille de ce ressortissant français. Et tout en gardant le rythme d'ingestion de ses bouteilles de vin blanc entreprend de retracer le parcours du mort, en prenant soin de ne froisser aucune susceptibilité.
L'occasion est belle pour l'auteur de donner un aperçu de la subtilité de la gestion des relations diplomatiques entre les différents intervenants, sur un continent dont il a eu l'occasion de goûter les coutumes. Mais le personnage d'Aurel est une vraie trouvaille. Doté d'une réelle empathie et d'une sensibilité à fleur de peau, lesté d'un passé qui lui a permis de faire connaissance avec les méthodes particulières d'un régime dictatorial, il se révèle d'une passionnante complexité et d'une imprévisibilité totale. Tout en faisant preuve d'une acuité supérieure à la moyenne quant à l'appréhension de la nature humaine. Si la progression dans l'enquête et l'élucidation du crime se suivent avec intérêt, c'est vraiment Aurel qui emporte le morceau. Il intrigue, surprend, émeut... et donne sacrément envie de le retrouver dans de prochaines aventures.
Le deuxième volet est déjà écrit, le troisième est en cours. On peut prendre cette série comme un divertissement, ce qu'elle est et ce que revendique l'auteur, mais un divertissement qui bénéficie de l'oeil exercé de Jean-Christophe Rufin et trouve une cohérence intéressante au sein d'une oeuvre qui exprime une certaine vision du monde et fait la part belle aux "rêveurs qui agissent" comme les désigne leur créateur.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
umezzu
  11 juillet 2018
De son passage dans la diplomatie en tant qu'ambassadeur en Afrique à Dakar, Rufin a sans doute gardé tout le climat qui fait le sel de ce livre : la chaleur de la Guinée, le ronronnement de l'ambassade de France, le petit personnel français, les relations encore empreintes de paternalisme entre diplomates et autorités locales, la banalité des conversations d'expatriés…
Par contre, Rufin n'a pu qu'inventer un personnage comme Aurel Timescu. Un consul de France, d'origine roumaine, ayant fui le régime de Ceausescu, mal fagoté, peu considéré, insensible à la chaleur, pianiste doué, mais surtout hypersensible. Son empathie lui joue des tours. Son métier l'indiffère, lui qui se rêvait enquêteur de police.
Mais voilà que dans la torpeur de Conakry, le cadavre d'un plaisancier français est découvert pendu au mat de son voilier. Sa maîtresse africaine est découverte à moitié nue dans une cabine et est immédiatement suspectée par le commissaire local.
L'ambassadeur est parti pour les vacances, l'affaire intéresse Aurel, qui s'improvise apprenti détective. Il accueille à l'aéroport la soeur de la victime. A partir de là, il va faire jouer son imagination pour deviner ce qui a pu se passer.
Ce petit roman policier change des romans plus « sérieux » de Rufin. Une production légère, sans prétention, qui doit beaucoup de sa réussite au personnage d'Aurel. Un peu lunaire, trop humble, manquant de confiance, d'assurance, cet Aurel vaut bien plus que ce que les apparences en disent.
Évidemment la forme est soignée et la lecture coule toute seule. En un rien de temps, l'enquête s'achève. Un bon petit polar, qui serait sans doute passé inaperçu sans la notoriété de son auteur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
spleen
  05 mai 2018
Jean-Christophe Rufin nous offre une fantaisie policière , accueillie par moi comme une récréation bienfaisante au milieu de thrillers sombres et angoissants ...
Aurel Timescu, originaire de Roumanie à l'époque de Ceausescu est un Consul de France bien peu ordinaire , objet de la risée de tous , avec son code vestimentaire totalement décalé , style inspecteur Colombo , ses habitudes d'un autre siècle , son talent de pianiste de bar de nuit et en plus accro au vin blanc .
Lorsqu'un ressortissant français est retrouvé suspendu au mât de son bateau dans le port de Conakry, sa marotte d'enquêteur, lui qui n'a pas pu rentrer dans la police , le pousse à aller mettre son nez d'un peu plus près dans l' assassinat de ce Français et la disparition de son magot planqué dans un coffre retrouvé ouvert, dans une Guinée où sévissent des bandes locales et des trafiquants de drogue.
On peut aisément imaginer que JC Rufin a pioché dans ses souvenirs d'ambassadeur en Afrique pour nous divertir avec ce consul au tempérament trop pusillanime pour en faire un véritable héros mais que je retrouverai avec plaisir .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230

critiques presse (2)
LeFigaro   11 avril 2018
Dès le premier volet de cette trilogie policière, on s'attache à son irresistible antihéros : Aurel, consul de France en Guinée.

Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaLibreBelgique   10 avril 2018
Jean-Christophe Rufin convoque tragédie et humour dans une fiction inspirée de choses vues.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
MysterfoolMysterfool   20 juillet 2018
Bonne journée, marmonna-t-il, et, après cette longue apnée, il replongea dans un dossier, pour y aspirer une longue bouffée d'oxygène bureaucratique.
Commenter  J’apprécie          10
umezzuumezzu   11 juillet 2018
Il est vrai qu’il y a des contradictions idéologiques dans certains esprits et que l’être humain est fait d’ambiguïté.
Commenter  J’apprécie          190
umezzuumezzu   11 juillet 2018
Une heure durant, au piano, il joua des pièces de Mozart. Sa formation classique laissait à désirer et il était loin d’avoir le niveau d’un concertiste. Cependant, pour lui, Mozart était pour lui une sorte de dernier recours, un dictame qui apaisait toutes les inquiétudes, extrayait de l’âme la laideur du quotidien et le faisait entrer dans le monde pur des idées.
Commenter  J’apprécie          10
umezzuumezzu   10 juillet 2018
Peut-être se trompait-il sur le personnage, mais il avait décelé en lui une sincérité, un désintéressement, une folie, en somme, qui ne cadraient pas avec la componction bourgeoise de ces notables.
Commenter  J’apprécie          30
umezzuumezzu   09 juillet 2018
Les femmes exceptionnelles sont rares. Mais je continue de les chercher et il s’en trouve.
Commenter  J’apprécie          60
Videos de Jean-Christophe Rufin (66) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Christophe Rufin
Jean-Christophe Rufin était l'invité de la journaliste Jacqueline Pétroz pour parler de son dernier roman lors de la dixième édition du Salon International du livre de poche Saint-Maur En Poche.
Retrouvez votre livre dans notre librairie en ligne ! :
Le suspendu de Conakry de Jean-Christophe Rufin aux éditions Flammarion https://www.lagriffenoire.com/?fond=produit&id_produit=108949&id_rubrique=363
La culture décontractée !!!!! ABONNEZ-VOUS A NOTRE CHAINE YOUTUBE ! http://www.youtube.com/user/griffenoiretv/featured (merci) La boutique officielle : http://www.lagriffenoire.com
Facebook ? http://www.facebook.com/lagriffenoire Twitter ? http://twitter.com/lesdeblogueurs?lang=fr
Retrouvez l'ensemble des coups de coeur de Gérard Collard et de vos libraires préférés ici : https://www.lagriffenoire.com/11-coups-de-coeur-gerard-coll? https://www.lagriffenoire.com/
#soutenezpartagezcommentezlgn
Merci pour votre soutien et votre fidélité qui nous sont inestimables. Gerard collard? Jean-Edgar Casel
#soutenezpartagezcommentezlgn #librairie #livres #livre #lecture #culture #passiondulivre #lirepourleplaisir #lirerendheureux #bookstagram #livrestagram #instaculture #instalecture #instalire #romans #roman
+ Lire la suite
autres livres classés : guinéeVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Rouge Brésil - Le quiz détourné...

Une saulaie est...

une pagaie ronde
une plantation de saules

29 questions
80 lecteurs ont répondu
Thème : Rouge Brésil de Jean-Christophe RufinCréer un quiz sur ce livre
. .