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ISBN : 208141693X
Éditeur : Flammarion (28/03/2018)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 163 notes)
Résumé :
Comment cet Aurel Timescu peut-il être Consul de France ?
Avec son accent roumain, sa dégaine des années trente et son passé de pianiste de bar, il n’a pourtant rien à faire au Quai d’Orsay. Il végète d’ailleurs dans des postes subalternes.
Cette fois, il est en Guinée, lui qui ne supporte pas la chaleur. Il prend son mal en patience, transpire, boit du tokay et compose des opéras… Quand, tout à coup, survient la seule chose au monde qui puisse encore ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (60) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  08 mai 2018
Après des lectures graves, j'ai pris plaisir au dernier livre de J.C Rufin, dont j'apprécie toujours la plume et le parcours...
Ce livre reste une distraction, tout en offrant quelques vérités et observations caustiques sur les mondes des consulats et des ambassades...
J'ai eu dernièrement l'occasion d'écouter l'auteur parler de la création de
son nouveau personnage, un anti-héros, une sorte de luluberlu de Colombo, que les enquêtes criminelles passionnent bien plus que ses tâches de Consul- potiche...
Un personnage de J.C. Rufin a imaginé pour avoir la liberté de raconter
mille choses de son propre parcours, et de ses propres expériences ...
"Dupertuis aimait sincèrement l'Afrique et il entretenait de véritables amitiés avec ses collègues guinéens. On l'aurait beaucoup étonné en lui faisant remarquer qu'il parlait d'eux avec une condescendance qui n'était pas tout à fait sans évoquer la mentalité coloniale." (p. 38)
Un roman est à la fois distrayant, nous emportant sur les rives guinéennes...comme infiniment rempli de mélancolie, d'empathie... de la part de cet enquêteur original, Aurel, qui s'attache à cet homme mystérieux, assassiné sauvagement sur son bateau... Homme retraité, riche chef d'entreprise, qui a tout quitté, femme, maison et amis... pour un dessein inconnu... Aurel va creuser, enquêter ce crime incompréhensible,
et se battre contre l'injustice, et les conclusions trop rapides des institutions du lieu... pour la mort violente de cet homme...dont l'existence va se dévoiler progressivement à nous, lecteurs....
Une enquête criminelle qui ressemble plus à une quête existentielle et au recouvrement d'une dignité bafouée tant pour notre Luluberlu de Colombo , Aurel, que pour la victime assassinée, Jacques Mayères, au destin chahuté !
Un vrai suspens... en dépit d'un ressenti de quelques longueurs !!
Des personnages très attachants dont Aurel, notre Consul atypique, méprisé par ses collègues, à la dégaine indescriptible, un passé de pianiste de bar, une vie de célibataire pas très folichonne... qui prend de l'épaisseur au fil du récit..., nous devenant sympathique..., et même digne d'une véritable estime ...
- "Il n'y a pas besoin de mourir pour être un héros. "(p. 277)

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tynn
  28 avril 2018
Un livre de Jean-Christophe Rufin, ça ne se refuse pas !
Même si celui-ci s'oubliera aussi vite qu'il a été lu, il apporte quelques heures de plaisir sans prétention, avec une escapade africaine dépaysante et un petit ton burlesque bien plaisant.

Nous voici donc entrainés dans les arcanes diplomatiques, par les souliers d'un fonctionnaire haut en couleurs, et en garde-robe inadaptée au climat caniculaire.
La carrière de Rufin lui a-t-il fait rencontrer des personnages aussi improbables que cet Aurel Timescu, natif de Roumanie et consul de France à Conakry ? L'hurluberlu est savoureux avec son physique ridicule, ses obsessions et ses marottes, son intelligence et sa clairvoyance décalée. Impossible de ne pas penser à l'inspecteur Colombo !
D'autant que le petit diplomate a raté une carrière dans la police. Il est donc trop heureux de se mettre sous la dent le sauvage assassinat d'un ressortissant français, et ceci dans le dos de sa hiérarchie qui l'a mis au placard depuis longtemps.
Le décor est posé : l'enquête n'a d'intérêt que pas la manière de la traiter, bien qu'elle mette en lumière la réalité de la Guinée, entre insécurité et trafics de drogues.
Un anti- héros bien attachant qui semble entamer une carrière de personnage récurrent dans une série policière, nouveauté dans la bibliographie de l'auteur.
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Titania
  02 octobre 2018
J'avais déjà lu de Jean-Christophe Ruffin, Katiba, un roman d'espionnage palpitant situé entre Paris et les groupes d'AQMI au Sahel, et l'enjeu d'un attentat à déjouer. Agents doubles, belle espionne, haute technologie pour observer les scorpions du désert depuis l'espace, tension bien ménagée jusqu'à la fin, j'avais adoré.
Là, c'est une toute autre ambiance qui nous attend, plutôt « Hercule Poirot », légère, acide et parfois drôle, ça change des sombres brumes scandinaves.
Avec le suspendu de Conakry, l'auteur nous livre un polar diplomatique, milieu qu'il connaît très bien, avec son original enquêteur improvisé. Aurel Timescu, est consul de France à Conakry. Son origine roumaine, et son look improbable suscitent moqueries et relégations dans des tâches subalternes ...trop bizarre pour être pris au sérieux, et pourtant, cet amateur de Mozart et de Tokay est tenace, observateur et patient.
Les consuls sont en principe les anges gardiens de tous les ressortissants qui ont perdu leur passeport ou se retrouvent sans un sou, ou même en prison, au bout du monde...
Aurel, lui, va devenir l'ange gardien qui va s'employer à résoudre l'affaire du meurtre de la Marina . Il faut bien s'occuper quand on est placardisé, qu'on rêvait d'être policier, qu'on s'est pris d'affection pour la très jolie soeur de la victime, qu'on veut pour elle la vérité des faits, que le Consul général est absent, laissant le champ libre...
Chemin faisant , notre auteur nous dépeint tout un monde baroque encore englué dans des représentations colonialistes sur l'Afrique, surtout après quelques verres dans ces innombrables fêtes qui meublent leur quotidien.
Notre anti héros est attachant, l'enquête bien menée , le style agréable, c'était un bon moment de lecture.


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motspourmots
  23 avril 2018
Quand l'un de mes auteurs préférés s'offre un divertissement littéraire, je le suis. de toute façon, au risque de me répéter, Jean-Christophe Rufin pourrait écrire le bottin, je le suivrais. L'une des raisons pour lesquelles j'apprécie sa prose est justement sa faculté à explorer différents genres, à passer du roman historique (L'Abyssin, le Grand Coeur...) au roman contemporain (Katiba, Check-point...) tout en s'offrant un détour par le roman d'anticipation (Globalia) et en se livrant avec beaucoup de talent à l'exercice de l'autobiographie (Un léopard sur le garrot). La richesse de son parcours, ses multiples vies et centres d'intérêt lui permettent de puiser une matière passionnante. Son talent de conteur fait le reste.
Le voici donc qui lorgne du côté du polar, se dote d'un héros récurrent (ou devrions nous dire d'un anti-héros) et annonce au moins trois aventures d'Aurel Timescu, Consul de France. Ceux qui connaissent un peu l'histoire de Jean-Christophe Rufin ne sont pas très étonnés de trouver cette référence à son expérience en tant que diplomate (il fut Ambassadeur de France au Sénégal il y a quelques années) ; mais comme il l'a expliqué lui-même lors d'une rencontre au Divan, devoir de réserve oblige, hors de question de livrer ses mémoires avant d'être sur son lit de mort. le personnage d'Aurel Timescu est assez éloigné de lui pour que "toute ressemblance avec des faits ou des personnages ayant existé..."
Bref. Parlons d'Aurel donc. Un drôle de spécimen. La risée du Consulat de France en Guinée où il occupe un placard, sans connexion internet et sans ligne téléphonique. Il a l'habitude Aurel, toujours envoyé dans des endroits si improbables que même sa femme n'a jamais voulu le suivre. Ils ont fini par divorcer même si c'est grâce à elle qu'il a obtenu la nationalité française, lui le réfugié politique roumain, racheté par sa famille au régime de Ceaucescu. Aurel n'aime pas le climat trop chaud de l'Afrique, peu adapté à sa garde-robe composée essentiellement de tweed. Amateur de Tokay, ancien pianiste de café-concert, il traîne également un accent haut en couleurs, tout en roulement de r. Habitué à faire profil bas, son intérêt est soudain éveillé par une macabre découverte, le cadavre d'un plaisancier suspendu au mât de son yacht dans la marina de Conakry. le Consul général étant en déplacement, Aurel s'empare de l'affaire sous couvert de gérer la relation avec la famille de ce ressortissant français. Et tout en gardant le rythme d'ingestion de ses bouteilles de vin blanc entreprend de retracer le parcours du mort, en prenant soin de ne froisser aucune susceptibilité.
L'occasion est belle pour l'auteur de donner un aperçu de la subtilité de la gestion des relations diplomatiques entre les différents intervenants, sur un continent dont il a eu l'occasion de goûter les coutumes. Mais le personnage d'Aurel est une vraie trouvaille. Doté d'une réelle empathie et d'une sensibilité à fleur de peau, lesté d'un passé qui lui a permis de faire connaissance avec les méthodes particulières d'un régime dictatorial, il se révèle d'une passionnante complexité et d'une imprévisibilité totale. Tout en faisant preuve d'une acuité supérieure à la moyenne quant à l'appréhension de la nature humaine. Si la progression dans l'enquête et l'élucidation du crime se suivent avec intérêt, c'est vraiment Aurel qui emporte le morceau. Il intrigue, surprend, émeut... et donne sacrément envie de le retrouver dans de prochaines aventures.
Le deuxième volet est déjà écrit, le troisième est en cours. On peut prendre cette série comme un divertissement, ce qu'elle est et ce que revendique l'auteur, mais un divertissement qui bénéficie de l'oeil exercé de Jean-Christophe Rufin et trouve une cohérence intéressante au sein d'une oeuvre qui exprime une certaine vision du monde et fait la part belle aux "rêveurs qui agissent" comme les désigne leur créateur.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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oran
  17 mai 2018
Certes ce roman a moins de puissance que, par exemple, Rouge Brésil ou le collier rouge, mais j'ai passé un moment divertissant, plaisant en compagnie d'Aurel Timescu, et malgré son physique et son look vestimentaire singulier , j' ai trouvé un certain charme à cet homme en souffrance, grand amateur de Tokay (Louis XIV savait aussi apprécier ce nectar, sûrement avec plus de modération ) il est émouvant, et recèle des talents cachés qui se révèlent au fil des pages. Je ne manquerai pas un nouveau rendez-vous avec lui, puisque JCh. Rufin envisage lui confier d'autres missions.
Par petites touches incisives, Ruffin nous dépeint l'ambiance africaine , nous révèle les caractères des personnages, avec beaucoup de réalisme et de vérité.
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critiques presse (2)
LeFigaro   11 avril 2018
Dès le premier volet de cette trilogie policière, on s'attache à son irresistible antihéros : Aurel, consul de France en Guinée.

Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaLibreBelgique   10 avril 2018
Jean-Christophe Rufin convoque tragédie et humour dans une fiction inspirée de choses vues.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (53) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   07 mai 2018
Les relations de famille en Afrique forment un tissu invisible sous le décor en trompe-l'oeil des institutions officielles. Un directeur d'administration et un coursier peuvent être très proches en raison de leur parenté et se rendre des services que leur position hiérarchique visible ne permettrait pas de soupçonner. A l'inverse, deux dignitaires en apparence égaux peuvent se révéler séparés par des antagonismes ancestraux, l'un persistant à considérer l'autre comme un ancien vassal, voire un descendant d'esclaves. (p. 197)
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fanfanouche24fanfanouche24   05 mai 2018
Ce qu'elle semblait affectionner le plus, c'étaient les cercles de bienfaisance. Pas ceux qui demandent un militantisme de terrain. Elle n'avait aucun goût pour les hôpitaux, les centres de distribution de nourriture, les foyers. Ce qu'elle aimait, c'était la bienfaisance mondaine, les dîners de charité où l'on parle des pauvres mais en exhibant ses toilettes les plus chères. (p. 137)
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fanfanouche24fanfanouche24   03 mai 2018
Dupertuis aimait sincèrement l'Afrique et il entretenait de véritables amitiés avec ses collègues guinéens. On l'aurait beaucoup étonné en lui faisant remarquer qu'il parlait d'eux avec une condescendance qui n'était pas tout à fait sans évoquer la mentalité coloniale. (p. 38)
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fanfanouche24fanfanouche24   04 mai 2018
A la fin, l'esprit gonflé par toutes ces existences, il se mettait au piano. Il jouait des heures pour épancher cet oedème affectif qui, sinon, se serait écoulé en larmes. (p. 78)
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montmartinmontmartin   04 mai 2018
Vous savez comment ça se passe dans notre culture. Il faut s'asseoir, boire le thé... Rien n'est plus inconvenant que d'aborder directement un sujet. La tradition d'hospitalité veut qu'on mette son hôte à l'aise. Et l'hôte prend son temps avant d'en venir à l'objet de sa visite.
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Videos de Jean-Christophe Rufin (67) Voir plusAjouter une vidéo
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